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7 - N°117 - OCTOBRE/NOVEmBRE 2018

Sports - Entreprises - Histoire - Saga cité - Reportage - Arrêt sur images

1918-2018 : Hommage aux combattants rivesaltais

Ils s’appelaient : Petit Louis, Emile, Jacques, Jojo, Henri, Pierre, Dédé… En tout, cent soixante
quinze noms sont gravés sur le monument aux morts de Rivesaltes, victimes de la Grande Guerre. Voici le
parcours de certains d’entre eux, tombés au champ d’honneur.

La ville de Hooglede où se sont retranchés les allemands

Dernière partie

Octobre 1918
En octobre, les Allemands se ressaisissent derrière une ligne de défense préalablement fortifiée. A un mois de la fin
du conflit, ils vont infliger de nouvelles
pertes aux alliés, laissant eux-mêmes sur
le terrain de très nombreux soldats. Les
Français passent à l’attaque dans les
Flandres belges mais les Allemands tiennent bon à Hooglede. Sur ce secteur,
deux Rivesaltais vivent leurs derniers
instants. François Laurent Roig est né au
village le 21 janvier 1896. Mobilisé le 12
avril 1915 au 142ème RI à Lodève, il part
aux armées pour participer à l’offensive
de Champagne du 25 septembre. Il
revient en 1ère ligne le 7 avril 1916, muté
au 159ème régiment d’infanterie alpine de
Briançon. Le 16 avril 1917, voici notre
jeune François monter hardiment à l’assaut des tranchées adverses au déclenchement de la bataille du chemin des
Dames. Toutes les positions ennemies

sont enlevées et conservées. Le 15-91 est
appelé en renfort en mars 1918 pour
contenir la ruée allemande près de
Reims, au Plémont. Pendant dix jours,
les Français vont y déployer tout leur
courage pour stopper l’ennemi. Enfin, le
17 juillet, ROIG et ses amis contre-attaquent. Dans cette affaire, le jeune
Rivesaltais a été particulièrement
héroïque en tenant sa place d’agent de
liaison. Il est cité et reçoit la Croix de
Guerre avec étoile de bronze. Il est décoré de la Médaille Militaire et est nommé
caporal à la 11ème compagnie, 3ème
bataillon. Le 14 octobre, après une avancée fulgurante, les poilus du 15-9 arrivent devant Hooglede et partent aussitôt à l’assaut. Entraînant ses hommes
avec panache à 7 heures du matin, le
courageux caporal est tué à l’ennemi. Il
recevra une nouvelle citation avec sa
seconde étoile de bronze : « Jeune
caporal d’une grande bravoure. A
superbement entraîné ses hommes à
l’attaque du 14 octobre 1918 en
Belgique. Tombé glorieusement au

cours du combat ».
Quatre jours plus tard, le 18 octobre
1918, à Rivesaltes, François Joseph
Auzolat ferme les yeux pour toujours à
son domicile. Ce cultivateur né au village le 10 octobre 1878 a fait son service
militaire à Castres en 1899, au 9ème RAC.
C’est dans cette même unité qu’il a fait
deux périodes de réserve, en 1905 et
1908. Placé dans un service auxiliaire, il
n’est mobilisé que le 3 juillet 1918,
comme 2ème canonnier conducteur au
105ème régiment d’artillerie lourde hippomobile. Il est affecté à la 66ème batterie
d’observation et de liaison. C’est en
Champagne que notre Rivesaltais va
exercer son difficile métier de liaison
alors que les armées françaises entrent
dans leur phase offensive. Victime des
tirs d’obus à gaz, François voit sa santé
s’étioler. Il est, malgré tout, présent face
à la Vesle le 30 septembre, pour voir son
régiment écraser les ennemis de plus de
six mille obus de 155. Sa santé étant de
plus en plus précaire, François est hospitalisé, puis autorisé à rentrer en convalescence chez lui. Il y décède le 18
octobre 1918.
Il est de « 14 ». Il a fait toute la guerre.
Il est né le 17 mai 1887 à Latour de
France et travaille comme porteur de
pain. Il a fait son service militaire en
octobre 1908 à Rodez, au 122ème RI,
avant d’y retourner en 1912 pour une
période de réserve. C’est dans ce même
régiment qu’il est mobilisé à la déclaration de guerre. Il va connaître l’horreur
des combats en Lorraine, au bois de la
Voisogne puis à la mêlée des Flandres. En
1915, il va monter à l’assaut des boyaux
de Beauséjour puis prendre de vive force
la côte 193 avec ses camarades lors de
l’offensive de Champagne. Il est évacué
pour maladie le 3 octobre 1915 à l’hôpital de Montluçon avant de partir effectuer un stage de mitrailleur. Cet homme,

c’est Émile Pierre Lebrau. En mai 1916,
il assiste en réserve aux duels atroces de
la côte 304 à Verdun. En juillet 1917, au
service de sa pièce, il participe hardiment à la prise du Mort-Homme. Le
122ème RI y sera tellement brave qu’il
gagnera un nom sur son drapeau.
Lebrau, méprisant la Mort, se servira de
son arme avec gloire et sera cité : « Bon
soldat mitrailleur, brave et dévoué. Le
20 août 1917, malgré les obus tombant à proximité de sa pièce, a continué le tir, donnant ainsi à ses camarades un bel exemple du devoir » . Il
accroche une étoile de bronze à sa Croix
de Guerre. En avril 1918, le 122ème RI est
porté d’urgence à la bataille défensive
des Flandres où Bascou, Izopet et
Auzolat sont tombés. Après la dernière
attaque allemande du 15 juillet, les poilus du 122ème RI font une avancée fulgurante sur l’Ailette et la Serre. Le régiment
est très offensif et attaque tous les jours.
Le 19 octobre, il s’agit de s’emparer des
réduits fortifiés de la Serre, près de
Barenton Cel. Le départ est donné à 5
heures 50. La 1ère ligne est prise ainsi
qu’une portion de terrain de 600 mètres.
Le mitrailleur rivesaltais avance avec ses
lourdes munitions lorsqu’une balle le
couche pour toujours. A quelques jours
de l’armistice, le Rivesaltais « de 14 »
aura fait toute la guerre.
Charles Michel Genes n’a que 16 ans au
début de la guerre mais celle-ci va rattraper le roulier né au village le 12 avril
1898. Le 17 avril 1917, il est mobilisé au
3ème RAC de Carcassonne pour y être instruit comme canonnier conducteur. Il
part sur le front,
en 2ème ligne avec
le 56ème RAC de
Montpellier le 12
janvier 1918, mais
il est pris dans
l’engrenage des

Émile LEBRAU (coll.privée)

offensives allemandes. Il y montre un
grand courage. Le 10 avril 1918, il est
muté au 30ème RAC d’Orléans. Après un
séjour « pépère » en Alsace, notre jeune
ami participe à partir du 17 juillet à la
poursuite de l’armée allemande en retraite avec la 9ème division. Les choses se
passent mal sur le secteur, en effet, la
division est soumise à de violents bombardements toxiques. Le 30ème RAC s’en
va récolter sa part de gloire avec la 14ème
division. Par des bonds successifs, les
artilleurs placent leurs canons aux bons
endroits pour appuyer l’infanterie.
GENES, dont le métier le rend spécialiste
des chevaux, conduit avec adresse sa
pièce lors de la traversée de la Vesle. Le
régiment est félicité par le commandement pour sa conduite. Le 30 septembre,
GENES arrive devant les positions allemandes de la Hunding Stellung. Grâce
aux artilleurs, les passerelles sont jetées
et l’infanterie peut traverser la Vesle.
Aveuglé par tant de succès, le 30ème RAC
s’avance dangereusement du 16 octobre
au 3 novembre et subit de lourdes
pertes. A cette date, le jeune Genes part
en permission. A peine arrivé à
Rivesaltes, il est obligé de s’aliter. Il
meurt pour la France le 10 novembre. Le
lendemain, c’est l’armistice ! Il est enterré au cimetière de Rivesaltes.
1 - Surnom du 159ème RIA

Programme de commémoration du centenaire

11 novembre 1918 – 11 novembre 2018
3 Novembre

Exposition de photos, peintures et sculptures autour du « canon » du Maréchal Joffre
À découvrir dans les caves du domaine Cazes, 4 rue Fransisco Ferrer à Rivesaltes

11 Novembre
9h30 – Messe à l’église Saint André
11h00 – Volée de cloches
• Remise de gerbes au Monument aux Morts
• Lâcher de ballons organisé par le Souvenir Français
17h00 - Palais des Fêtes
Renaud Martinez, historien militaire et auteur de plusieurs ouvrages sur les disparus de
la Grande Guerre proposera une
conférence sur le thème suivant : « Des offensives allemandes à la
victoire ». (Entrée gratuite)

Hunding : Les positions allemandes
de la Hunding Stellung où sera blessé
le jeune Charles Genes

SERVICE D'URGENCE
MAIRIE

TÉLÉPHONE
04.68.38.59.59

Sapeur-Pompier

18 ou 112

SAMU

15 ou 112

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EDF (Urgence)

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Gendarmerie Rivesaltes

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Sapeurs-pompiers Rivesaltes

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