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policier hors-service tirer sur un homme avec son arme car il mettait la musique trop forte. Tout le
monde sait aujourd’hui que c’est un problème trop étendu qu’il faut adresser et résoudre mais
rien ne bouge, et nous avons vu pourquoi.
Qu’on ne s’y trompe pas toutefois, chercher à comprendre n’est ni excuse ni cautionner. C’est
créer une grille de lecture morale qui permette à chacun d’y voir plus clair dans le brouillard des
évènements et de séparer justement les mutiples forces en présence. Si l’on combat un ennemi,
que l’on se prétend juste (et il y a une justice objective, celle qui vise à l’élévation intellectuelle,
morale et sentimentale de tous) et que l’on veut véritablement le battre, on doit s’en démarquer
en tout et surtout dans les moeurs et les valeurs. Comprendre, c’est aussi construire une analyse
qui servira lorsqu’il sera temps de construire un mode de vie différent. Le problème est que nous
avons reçu de nos ancêtres une société basée sur les principes punitifs plutôt que sur les
principes éducatifs. Dans cette optique fantasmatique, paranoïaque et simpliste, l’image
classique du policier sauvant le citoyen français du criminel est recevable. Il punit, et avec lui
l’insoupçonnable loi punit l’atroce déviant qui menace l’unité du groupe. Les prémices de cet
argument sont faux. Le criminel est présenté comme ayant le choix de son crime mais c’est un
fait que la misère plus que la richesse poussent au crime, que l’éducation permet de dissoudre la
gangue d’un cerveau humain piégé dans ses réflexes, que les soit-disant petites choses comme
l’estime de soi, l’amour reçu, l’entourage, l’architecture du quartier dans lequel on grandit, de son
immeuble, sa maison, les commerces qu’on y trouve, bref, tout ce qui fait la vie quotidienne est
exactement ce qui construit le sens d’une vie. Ce qui se vit pendant l’enfance se prolonge tout au
long de la vie adulte. Comment et pourquoi un individu devient policier et un autre criminel, cela
on ne le dit pas.

c.
La police est le produit nocif le plus visible de l’ordre social moderne et il faut être conscient des
autres abus et les enchâsser dans le combat vers le but d’une vie juste et ample pour chacun.
Parmi ces abus révoltants : l’agriculture et l’élevage intensifs, les pesticides et autres intrants
chimiques rejetons des gazs militaires de la Première guerre mondiale et des gazs d’erradication
nazis de la Seconde, l’étranglement des agriculteurs, métier au plus haut taux de suicide ;
l’industrie textile et l’industrie technologique qui jouent sur les défauts humain, l’amour de la
facilité en particulier, et exploitent les peuples moins puissants que les occidentaux pour
manufacturer les produit qui iront faire prisonner des millions de jeunes esprits que l’on devrait
former à être indépendants plutôt qu’abrutis ; les mafias, gangs et criminalités organisées qui
échangent avec les gouvernements et les entreprises leurs techniques de domination ; la justice,
les lois, les prisons, dont la matière première du travail est tous ceux dont la naissance a présidé
au destin, dont les crimes sont si variés et requièrent des réponses si différentes ; tant d’autres
domaines et acteurs encore où les efforts sont, consciemment ou non, orientés vers la
suppression du droit de jouir de la vie en êtres humains, c’est-à-dire en tant qu’êtres matériels
autant que spirituels et sentimentaux. Au nom de la conservation et même de l’extension d’un
mode de pensée dominateur, sexiste, raciste, colonialiste, paternalisant, mensonger, on nous
refuse de vivre dans le cadre terrestre le mieux adapté et l’on considère cette demande comme
une offence.
C’est l’organisation du monde en tant que clans, familles et mafias protégeant leur gain et
inatteignables à l’empathie et à l’humanité qui a produit les corps policiers. C’est le réflexe