Rapport de stage M1 PNB Lea Deputier .pdf



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2019-2020

-Synthèse Bibliographique-

Méthodes de recensement de l'avifaune
paludicole
Efficacité et apports pour la gestion des roselières

© Benjamin Vollot

Léa Députier
Master 1 Patrimoine Naturel et Biodiversité
Université de Rennes 1
Stage :
Du 30 mars 2020 au 30 mai 2020
Maître de stage : Benjamin Vollot
Chargé de mission

Soutenu à Rennes le 25 juin 2020
Jury :
Sébastien Dugravot (référent de stage)
Maitre de conférences
Alexandre Carpentier
Maitre de conférences

Remerciements :
Je tiens à remercier Benjamin Vollot de m’avoir proposé un sujet de
synthèse bibliographique, et ce malgré les circonstances, mais aussi pour son
aide dans la relecture et ses commentaires judicieux qui ont permis
l’amélioration du rapport final.
Merci à Nicolas Bastide, mon parrain de promo, lui aussi (drôle de
hasard !) stagiaire de Benjamin Vollot, pour son aide précieuse et ses conseils
avisés tout au long de cette étude bibliographique.
Merci aussi à mes camarades de promo, Ariane, Apolline, Océane, Leila,
Emeline et Adrian pour leurs avis et leur aide pendant le rédaction de ce rapport
et pour tous les moments sympas passés ensemble cette année.
Un grand merci à Yvan et à ma mère pour leur soutien et leurs conseils
notamment dans les moments difficiles, ainsi que pour leurs relectures de la
synthèse, ayant permis son perfectionnement mais également une réduction
importante du nombre de pages.
Enfin, je ne remercie pas la Covid-19 qui m’a enlevé l’opportunité d’aller
sur le terrain alors que j’avais trouvé un stage sur les oiseaux, ce dont je rêvais ;
je n’ai pas pu découvrir la Camargue et ses roselières, ni les passereaux
paludicoles, pas moyen non plus d’expérimenter les méthodes d’inventaires que
j’ai dû me contenter d’imaginer à travers des publications…. Quelle déception !

Sommaire
I.

Introduction ........................................................................................................................ 1

II.

Généralités sur les roselières .............................................................................................. 2
A.

Qu’est-ce qu’une roselière ? ........................................................................................ 2

B.

Oiseaux paludicoles ..................................................................................................... 4

C.

Méthodes de gestions roselières .................................................................................. 5
1.

Pâturage.................................................................................................................... 5

2.

Feu............................................................................................................................ 6

3.

Gestion hydraulique ................................................................................................. 6

4.

Fauche / Coupe ........................................................................................................ 7

5.

Association de plusieurs méthodes .......................................................................... 7

III.

Méthodes de recensement de l’avifaune paludicole ........................................................ 8

A.

Présentation des méthodes ........................................................................................... 8
1.

Indice Ponctuel d’Abondance (IPA) ........................................................................ 8

2.

Capture-Marquage-Recapture (CMR) ..................................................................... 8

3.

Piège photographique (Ref : Colyn et al., 2017) ..................................................... 9

4.

Enregistreur .............................................................................................................. 9

5.

Drone (Ref : Han et al., 2017) ................................................................................. 9

B. Utilisations, avantages et inconvénients des méthodes ................................................... 10

IV.

1.

IPA ......................................................................................................................... 10

2.

CMR ....................................................................................................................... 11

3.

Piège photographique............................................................................................. 12

4.

Enregistreur ............................................................................................................ 13

5.

Drone...................................................................................................................... 14
Conclusion et perspectives ............................................................................................ 16

Références : .............................................................................................................................. 18
Sitographie : ............................................................................................................................. 23
Résumé : ................................................................................................................................... 24
Abstract : .................................................................................................................................. 24

I.

Introduction
En 1971, les zones humides sont définies par la convention de RAMSAR comme :

« des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles,
permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y
compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six
mètres ». À l’interface entre la terre et l’eau ce sont des écosystèmes très productifs (Gibbs,
2001 ; Bressan et al., 2006 ; Ringim & Shafi’u, 2019). Leur grande répartition géographique
(latitude, climat) ainsi que leurs propriétés physico-chimiques très variées (Bressan et al.,
2006), en font des milieux parmi les plus riches au monde en terme de biodiversité (Daviaud,
2014 ; Ringim & Shafi’u, 2019). Elles constituent un lieu de vie et de reproduction pour 40 %
des espèces du globe (UICN). Malgré leur faible superficie mondiale (seulement 0,8 %,
Gleick, 1996), elles procurent à l’homme de nombreux biens et services que l’on nomme
services écosystémiques (Bressan et al., 2006 ; Espaces naturels régionaux Nord-Pas-deCalais, 2008). Ces écosystèmes pourtant si importants, sont aujourd’hui parmi les plus
menacés au monde (Ringim & Shafi’u, 2019). En effet, la diminution de plus de 50 % des
zones humides en Europe et dans le monde a été constatée (Daviaud, 2014), et 67 % des zones
humides en France métropolitaines ont disparues depuis le début du 20ème siècle (Onema,
2013) et notamment par des causes anthropiques. Il existe plusieurs types de zones humides
en France (T. Suisse). Les roselières sont des formations denses et souvent monospécifiques
caractéristiques des zones humides ; elles sont constituées principalement d’hélophytes (Le
Barz et al., 2009). Malgré leur faible diversité floristique, les roselières présentent des
conditions particulières (salinité, eau) et abritent une diversité faunistique remarquable avec
notamment beaucoup d’espèces d’oiseaux spécialistes de ce milieu (Conservatoire des
Espaces Naturels du Languedoc-Roussillon), ces espèces sont dites paludicoles. Mais les
causes de dégradation ou de disparition de cet habitat sont nombreuses et principalement
d’origine anthropique : urbanisation (Le Barz et al., 2009) et intensification agricole (causes
de pertes ou de fragmentations de l’habitat), linéarisation des cours d’eau, extraction de
matériaux (T. Suisse), pollution (rejets industriels, démoustication…) (Diraison, 2014),
surexploitation des ressources du milieu (chasse, pêche), mauvaise gestion de l’eau (Tour du
Valat, 2009 ; CEN du Languedoc-Roussillon ; Pôle-relais lagunes méditerranéennes, 2014)
sont autant d’actions qui affectent les roselières. D’autres menaces viennent s’y ajouter, tels
que le changement climatique et les conséquences associées (Diraison, 2014), et la présence
d’espèces invasives (Tour du Valat, 2009 ; CEN Rhône-Alpes 2010 ; Diraison, 2014).
1

Moins de 0,1 % du territoire français métropolitain est constitué de roselières, ce qui
représente 54 000 ha au total. La plus grande superficie contiguë de roselière (15 000 ha),
située dans la zone humide de Camargue, fait partie des sites les plus diversifiés en Europe,
avec plus de 500 espèces animales et végétales patrimoniales remarquables (Le Barz et al.,
2009). C’est également le lieu de reproduction et d’hivernage de nombreuses espèces
d’oiseaux (Tour du Valat, 2009). Reconnues comme habitat pour la faune, comme
indispensable à la survie de beaucoup d’espèces animales et pour leur importance écologique
et économique, les roselières sont gérées dans un but de conservation du milieu et sont
incluses notamment dans la convention de RAMSAR (1971) en tant que zones humides
d’intérêts internationales, mais seulement 18% d’entre elles sont situées dans des zones de
protections pour la faune et/ou la flore (Le Barz et al., 2009).
Il existe différentes méthodes de gestion des roselières qui permettent de conserver la
biodiversité du milieu voire de l’augmenter (Csaba, 2009 ; Provost et al., 2013 ; Mérõ et al.,
2015 ; Trnka et al., 2014). Mais suivre l’évolution du milieu pour savoir si la stratégie mise en
œuvre est efficace implique des méthodes précises de recensement de la biodiversité
faunistique. Les méthodes de recensement permettent d’obtenir des informations sur les
populations étudiées (richesse spécifique, abondance) notamment pour les espèces à fort
enjeux, comme ici les espèces paludicoles et ainsi de pouvoir hiérarchiser ces enjeux (priorité
de conservation). Parmi les espèces inventoriées dans les roselières, les oiseaux sont les plus
recensés de par leur statut de bio-indicateurs (Diraison, 2014). L’objectif de cette synthèse
bibliographique est d’effectuer une étude des méthodes d’inventaire de l’avifaune en roselière
et de présenter les apports de cet inventaire pour la gestion des roselières.

II. Généralités sur les roselières
A. Qu’est-ce qu’une roselière ?
Il existe deux définitions du terme « roselière » : au sens large il définit toutes les
formations à grandes hélophytes et au sens strict seulement les formations composées de
roseaux communs (Phragmites australis). Les hélophytes ont les racines qui se développent
sous l’eau et supportent des variations du niveau d’eau (CEN-Rhône-Alpes, 2010) ainsi qu’un
certain taux de salinité (5-10 g/L (Le Barz et al., 2009), maximum de 20 g/L (Pôle-relais
lagunes méditerranéennes, 2014)). Les formations de roselières peuvent se retrouver dans
différents types de zones humides comme les marais, les étangs, les lacs, les bords de rivière
(Le Barz et al., 2009). En France, il existe de nombreux types de roselières, les principales
étant la Phragmitaie, la plus répandue qui représente 70 % des roselières, la Phalaridaie, la
Glyceriaie, la roselière mixte, la Scirpaie et la Typhaie. Pour une zone humide donnée, les
2

formations de roselières sont souvent uniformes pour ce qui est de la végétation, on trouve
alors entre 1 et 3 types de roselières maximum sur un même site en fonction notamment des
différents niveaux d’eau (Le Barz et al., 2009). Chaque type de roselières est caractérisé et
réparti selon sa tolérance à la submersion et à la salinité de l’eau (GIP Loire-Estuaire, 2007).
Les roselières sont des milieux très importants qui possèdent trois fonctions principales ;
écologiques, économiques et récréatives, présentées dans le tableau ci-dessous.
Tableau 1. Fonctions écologiques, économiques et récréatives des roselières

Fonctions et usages
Ecologiques
Reférences :
Espaces naturels
régionaux-Nord Pas de Calais,
2008
Conservatoire d'espaces
naturels Rhone-Alpes, 2010
Tour du Valat, 2009
CEN-LR, 2015
Pôle-relais lagunes
méditerranéennes, 2014
Diraison, M., 2014
Le Barz et al., 2009
Bressan et al., 2006
Economiques
Références :
Tour du Valat,
2009
CEN-LR, 2015
Pôle-relais lagunes
méditerranéennes, 2014
Diraison, M., 2014
Le Barz et al., 2009
Bressan et al., 2006
Récréatives
Reférences :
Tour du Valat, 2009
Diraison, M., 2014
Le Barz et al., 2009
Bressan et al., 2006

- Epuration des eaux : absorption des métaux lourds présents dans l’eau par les
hélophytes, plantes connues pour améliorer la qualité de l’eau
- Recyclage des nutriments (nitrate et phosphate notamment)
- Piégeage des sédiments : très fines particules en suspension dans l’eau retenues
par les rhizomes des hélophytes
- Protection contre la houle : rôle de barrière pour empêcher la houle d’affecter les
milieux bordant la roselière
- Stockage et redistribution de l’eau
- Rôle anti-érosion des berges : les hélophytes amortissent les courants forts et
leurs racines permettent le maintien des berges
- Diminution des crues (écrêtage)
- Réservoir de biodiversité : notamment pour oiseaux, poissons et invertébrés,
espèces souvent inféodées au milieu
- Exploitation du roseau pour : fabrication de toits en chaume, palissades, coupevents, balais, chaises, vanneries, anches pour instruments de musique, foin pour le
bétail, filtration des eaux usées dans les stations de lagunages…
- Elevage bétails/Pâturage
- Pêche professionnelles et pisciculture
- Chasse
- Chauffage grâce à la tourbe récoltée dans les roselières

- Ecotourisme : création de
ornithologiques…
- Pédagogiques : animations
- Chasse aux oiseaux d’eau
- Pêche de loisir

sentiers

de

découvertes,

d’observatoires

L’importance de la préservation des roselières a été comprise tardivement (après les
années 90), cet intérêt ayant été suscité principalement grâce aux services écosystémiques
rendus à l’homme (Le Barz et al., 2009). Mais les roselières représentent bien plus en réalité
car, de par leur positionnement, leur végétation et malgré une faible diversité floristique, elles
constituent un habitat unique qui abrite une faune très abondante et diversifiée (CEN-RhôneAlpes, 2010), ce qui leur confère une forte valeur patrimoniale (Le Barz et al., 2009). Cela
3

s’explique notamment par les niveaux d’eau, les assemblages de végétation (monospécifique
ou mixte par exemple) et par la distance à la berge qui varie d’une roselière à une autre,
parfois même au sein d’une même roselière. De plus, selon les caractéristiques du milieu et
le(s) mode(s) de gestion, les roselières présentent un gradient de végétation plus ou moins
âgée entre le milieu aquatique et le milieu terrestre. On retrouve alors de la roselière jeune, de
la roselière âgée, des zones d’eau libres dans la roselière, des zones de lisière au sein d’une
même roselière et ces différentes zones créent une mosaïque d’habitats plus ou moins
favorables à de nombreuses espèces animales.

B. Oiseaux paludicoles
La roselière joue un rôle clé pour la biodiversité, notamment pour les oiseaux inféodés
aux roselières dits paludicoles (Daviaud, 2014). Parmi ceux-ci on trouve des passereaux
comme la Panure à moustaches (Panurus biarmicus) et des Ardéidés comme le Butor étoilé
(Botaurus stellaris). Ces oiseaux dépendent partiellement ou totalement de ce milieu pour leur
survie avec des exigences particulières à chacun en matière d’habitat et de nourriture. Certains
sont sédentaires (e.g. Lusciniole à moustaches, Acrocephalus melanopogon) et y vivent donc
toute l’année, d’autres sont migrateurs (e.g. Rousserolle effarvatte, Acrocephalus scirpaceus)
et s’en servent de halte migratoire, de zone de nidification (GIP Loire Estuaire, 2007) ou de
zone d’hivernage (Provost et al., 2013). Ainsi, ces espèces inféodées aux roselières pour tout
ou une partie de leur cycle biologique, sont sensibles aux perturbations de ce milieu, surtout
en période de nidification (ENR-Nord Pas-de-Calais, 2008) ; on les qualifie alors d’espèces
bio-indicatrices. En effet, leur présence, leur abondance et leur diversité spécifique sont de
bons indicateurs de la qualité de l’habitat et de l’évolution du milieu (ENR-Nord Pas de
Calais, 2008).
Aujourd’hui, la disparition ou la dégradation des roselières par l’homme met les
oiseaux d’eau et plus particulièrement les oiseaux paludicoles en danger. Mais les
changements climatiques sont aussi des facteurs de déclin de l’avifaune ; en effet, si les
températures augmentent, les milieux humides auront tendance à régresser et on pourrait
observer la diminution des espèces spécialistes du milieu (Peiró, 2018). De plus, si les
invertébrés n’émergent pas à la bonne période (les changements climatiques sont susceptibles
de modifier leur phénologie), on observera le déclin de certaines espèces d’oiseaux (Peiró,
2018). Le maintien de l’avifaune paludicole est un enjeu majeur, aussi de nombreuses
conventions et directives (internationales ou régionales) lui confèrent un statut de
conservation (ENR-Nord Pas de Calais, 2008). Cependant, beaucoup d’espèces de passereaux
paludicoles sont déjà classées vulnérables ou en danger sur les listes rouges de l’UICN
4

(UICN, 2016). L’étude de ces espèces bio-indicatrices est donc importante pour adapter la
gestion des roselières (Poulin et al., 2002) et ainsi les protéger.

C. Méthodes de gestions roselières
Les roselières sont des milieux qui tendent naturellement à se fermer si aucune action
n’est entreprise (Pôle-relais lagunes méditerranéennes, 2014). Ce phénomène appelé
atterrissement (Provost et al., 2013) se traduit par un assèchement du milieu et une
colonisation par les espèces ligneuses (Diraison, 2014). Il est également possible que la
roselière soit remplacée par de l’eau libre si le niveau d’eau et/ou de sel augmente trop
(Marguet, date inconnue). La conservation d’une roselière nécessite donc l’intervention de
l’homme par le biais d’actions adaptées sur le milieu, appelées méthodes de gestion. Et, du
fait des fonctions multiples d’une roselière (écologique, économique et récréative), il faut
trouver un accord de gestion entre les différents acteurs concernés et proposer des modes
d’exploitation sur le long terme (Marguet, date inconnue). Lors de chaque étude, un
diagnostic doit être effectué afin de connaitre l’état de la roselière et ainsi savoir quelle(s)
gestion(s) mettre en place pour restaurer ou maintenir son bon état et pouvoir conserver au
mieux la biodiversité (Pôle-relais lagunes méditerranéennes, 2014).
De nombreux types de gestion existent pour les roselières en France: le pâturage, la
fauche, le feu, la gestion hydraulique, les herbicides et la gestion des ligneux (Mérõ et al.,
2015) sont les plus couramment utilisés, avec pour certains une influence directe sur
l’avifaune.
1. Pâturage
La gestion par pâturage permet de maintenir l’habitat ouvert (Pôle relais zones humides
intérieures, 2004), il est réalisé en période d’assec de la roselière (Pôle-relais lagunes
méditerranéennes, 2014). Plusieurs facteurs vont faire varier l’effet du pâturage sur le milieu ;
le type de bétail utilisé, l’intensité de pâturage (charge du bétail) et la durée de mise en
pâturage (Mérõ et al., 2015). Ainsi, un pâturage intensif aura tendance à faire disparaitre le
milieu (Marguet, date inconnue), alors qu’un pâturage extensif pourrait dans certains cas être
bénéfique (Provost et al., 2013 ; Pôle-relais lagunes méditerranéennes, 2014). Le pâturage
contrôle la hauteur du roseau (Mérõ et al., 2015) et peut créer des zones nues dans la
roselière. Ces zones pâturées vont alors présenter une composition en oiseaux très différente
du reste de la roselière en favorisant notamment les espèces qui aiment les milieux ouverts ou
les zones d’eau libre (Provost et al., 2013). Cette gestion va créer un habitat plus hétérogène
permettant d’augmenter la diversité du milieu (Mérõ et al., 2015) et donc la diversité
faunistique.
5

2. Feu
L’utilisation du feu dans la roselière retarde l’atterrissement (Marguet, date inconnue) en
éliminant la matière organique du sol (Pôle-relais lagunes méditerranéennes, 2014). Le feu est
également efficace pour contrôler le roseau, si la combustion est effectuée tous les 2 ou 3 ans
(Mérõ et al., 2015). L’opération de brulis va créer des zones d’eau peu profondes avec peu de
végétation, favorables à certains oiseaux d’eau et aux échassiers (Mérõ et al., 2015). Utile et
simple de mise en œuvre, cette méthode de gestion reste toutefois difficile à contrôler (Pôle
relais zones humides intérieures, 2004). De plus, elle homogénéise les roseaux ce qui est
mauvais pour la nidification de l’avifaune (Marguet, date inconnue) ; elle brule toute la
biodiversité présente et elle abime les rhizomes des roseaux (Pôle-relais lagunes
méditerranéennes, 2014) ce qui induit une mauvaise repousse ultérieure.
3. Gestion hydraulique
La gestion du niveau de l’eau, principalement utilisée pour la chasse, la pêche et la fauche
du roseau, affecte aussi la faune et la flore du milieu (Daviaud, 2014). La structure de l’habitat
et sa composition floristique sont affectées par la salinité de l’eau et les variations
saisonnières du niveau d’eau (Poulin et al., 2002). Les hélophytes supportent l’inondation
(hmax (eau) = 1,5 m) mais nécessitent de grandes variations du niveau d’eau (CEN RhonesAlpes, 2010 ; Pôle-relais lagunes méditerranéennes, 2014). Des niveaux d’eau différents
induisent des communautés d’espèces différentes (Mérõ et al., 2015) et la disponibilité en
nourriture, liée à la date et à la durée d’inondation, aura un impact sur les communautés
d’oiseaux.
Une bonne gestion hydraulique est donc indispensable avec : i- au printemps, une
inondation permanente (Provost et al., 2013), pour la nidification, le maintien des espèces et
le bon développement des arthropodes ayant un stade larvaire aquatique (Poulin & Leufebvre,
2002) ; ii- en été, un assec de 1 à 2 mois, tous les 2 à 5 ans, pour favoriser le développement
de la roselière (oxygéner le sol, libérer des nutriments et favoriser la germination des graines
de roseaux (Barral, 2005)), éviter son eutrophisation, récolter du roseau et pour la pêche (CEN
Languedoc Roussillon ; Pôle-relais lagunes méditerranéennes, 2014) ; iii- en hiver, une
régulation du niveau d’eau qui ne doit pas dépasser 1 mètre de haut (LPO Alsace, 2007), car
même si le roseau est capable de résister à l’anoxie causée par l’eutrophisation en captant
l’oxygène de l’air (Barral, 2005), si les niveaux d’eau et/ou de sel sont trop élevés pendant
une durée trop importante, il ne sera plus capable de capter l’oxygène et mourra.

6

4. Fauche / Coupe
L’exploitation du roseau par la fauche est la principale activité économique en roselière.
Elle s’effectue en période d’assec (en fin d’été et en hiver, Poulin & Leufebvre, 2002) et
permet l’élimination de la matière organique accumulée sur le sol (Pôle-relais lagunes
méditerranéennes, 2014). Mais, la coupe va avoir des effets négatifs sur certains arthropodes
qui s’abritent dans les roseaux secs et la litière et se nourrissent de roseaux morts (Poulin &
Leufebvre, 2002). Elle fera également baisser le nombre d’espèces nicheuses paludicoles car
elle affaiblit le roseau qui repousse plus fin et moins solide (Provost et al., 2013), rendant la
construction du nid difficile ; les passereaux paludicoles sédentaires (comme la Panure à
moustaches, Panurus biarmicus), nichant tôt dans l’année (en mars), seront de fait impactés.
Par contre, la fauche favorise les arthropodes qui se nourrissent des pousses de roseaux
(Poulin & Leufebvre, 2002) et les oiseaux migrateurs qui nidifient plus tard (mai-juin, comme
la Rousserolle effarvatte, Acrocephalus scirpaceus) ne sont pas impactés car le roseau a eu le
temps de repousser (Poulin & Leufebvre, 2002 ; Poulin et al., 2002). L’abondance des
passereaux paludicoles est aussi influencée par les propriétés des patchs de roselière coupés et
non coupés (Csaba, 2009). Les différents patchs créent une mosaïque d’habitats permettant
aux arthropodes de coloniser de nouveaux milieux et aux oiseaux de bénéficier d’un milieu
pour nicher et d’un milieu dédié à la recherche alimentaire avec une plus grande richesse en
proies (Trnka et al., 2014).
5. Association de plusieurs méthodes
La meilleure gestion semble être l’association de zones de fauche et de zones non
fauchées avec, dans les zones où la fauche n’est pas possible, du pâturage. Cette gestion pluriméthodique permet ainsi de concilier la conservation des activités économiques et la
préservation de l’environnement. En effet, d’après Provost et ses collaborateurs (2013),
rajeunir le milieu tout en conservant une mosaïque d’habitats serait possible grâce à
l’association du pâturage dans les zones très dégradées et de la coupe hivernale sur de petites
surfaces de la roselière. Ces deux méthodes de gestion ayant chacune des inconvénients, il
convient de les appliquer sur des zones restreintes et clairement délimitées de la roselière tout
en laissant le reste en libre évolution. La coupe sur de petites zones favorise la diversité en
arthropodes (dont se nourrit un grand nombre d’espèces paludicoles) et attire les oiseaux
granivores, tandis que les zones de pâturage sont favorables uniquement à certaines espèces
ce qui augmente l’hétérogénéité du milieu. Les zones non gérées quant à elles, avec des
roseaux matures, permettent la nidification des passereaux paludicoles et montrent une
abondance de l’avifaune 2 fois plus élevée que les zones coupées (Provost et al., 2013). Cette
7

gestion combinée crée alors de nouveaux habitats au sein de la roselière et serait donc
favorable au maintien d’une plus grande diversité d’espèces paludicoles et non paludicoles
(Provost et al., 2013).

III. Méthodes de recensement de l’avifaune paludicole
Le suivi des espèces bio-indicatrices est un bon moyen de connaitre l’impact de la gestion
ou de la restauration sur un milieu. Cela permet de mettre en place des mesures de gestions
plus adaptées ou de mieux restaurer le milieu (Vanausdall & Dinsmore, 2020). La présence
des oiseaux dans tous les types d’habitats mais également le fait qu’ils réagissent vite aux
changements dans leur milieu fait de ceux-ci, d’après Blondel (1975), de très bons indicateurs
de la qualité, de la structure et de la richesse d’un écosystème.
Il existe de nombreuses méthodes d’inventaire de l’avifaune ; le choix de la ou des
méthode(s) employée(s) est déterminé en fonction de l’objectif de l’étude. Dans cette synthèse
seront présentées 5 méthodes d’inventaires différentes.

A. Présentation des méthodes
1. Indice Ponctuel d’Abondance (IPA)
L’observateur reste immobile en un point d’échantillonnage et note tous les oiseaux vus et
entendus pendant une durée en général de 10 ou 20 minutes selon le milieu (Fonderflick,
2006 ; Tanguy & Gourdain, 2011 ; Vanausdall & Dinsmore, 2020). Les points d’écoute sont
disposés de façon aléatoire et leur nombre dépend de la taille de la zone étudiée (Vanausdall
& Dinsmore, 2020). Afin que les surfaces d’échantillonnage ne se superposent pas et pour ne
pas compter plusieurs fois les mêmes oiseaux, les points d’écoute doivent être suffisamment
éloignés, mais la distance préconisée varie selon les auteurs et les milieux. Cette distance peut
aller de 100 mètres (Leu et al., 2017 ; Ringim & Shafi’u, 2019) à au moins 300 ou 400 mètres
pour les passereaux (Fonderflick 2006 ; Vanausdall & Dinsmore, 2020). Les points d’écoute
sont réalisés pendant la période de forte activité des oiseaux, le matin, entre le lever du soleil
et 10h30 (Tanguy & Gourdain, 2011 ; Leu et al., 2017 ; Ringim & Shafi’u, 2019). Deux
comptages sont nécessaires afin d’obtenir un inventaire plus exhaustif et permettre
d’inventorier les espèces précoces et les plus tardives ; un, en début de période de nidification,
et un second à la fin (Fonderflick, 2006 ; Tanguy & Gourdain, 2011).
2. Capture-Marquage-Recapture (CMR)
La méthode consiste à capturer un individu, le marquer puis le relâcher pour espérer le recapturer plus tard (Lieury et al., 2017). Il existe plusieurs outils de capture mais ce sont les
filets japonais qui sont utilisés en roselières. Les filets sont tendus dans la zone à
8

échantillonner pour recenser tous les oiseaux qui vont s’y prendre au gré de leurs
déplacements (Lövei et al., 2001) et leur nombre dépend du milieu et des objectifs de l’étude.
Le maillage du filet dépend du type d’oiseaux visé (Lövei et al., 2001, petit passereaux :
maille de 16 mm, Marquet, 2014). La taille, la position des filets ainsi que la distance interfilets sont choisies au préalable de l’étude. Les captures ont lieu pendant la période de
migration des oiseaux (Lövei et al., 2001). Les observateurs relèvent chaque filet
régulièrement et se positionnent loin de celui-ci pour éviter tout dérangement (Lövei et al.,
2001). Les oiseaux pris dans les filets sont démaillés et bagués afin d’être identifiés lors d’une
prochaine capture. L’espèce, le sexe de l’individu et sa position dans le filet sont notés (Lövei
et al., 2001). La CMR permet de recenser les individus pour connaitre la richesse en espèces
ou l’abondance d’oiseaux dans la zone ; elle permet également d’effectuer des mesures
précises sur les individus, de les sexer, de suivre leur migration, d’estimer les échanges entre
populations (Office Français de la Biodiversité, 2018) et d’estimer les paramètres
démographiques (survie, sex ratio, age ratio). L’utilisation de cette méthode peut s’inscrire
dans un contexte d’estimation de l’impact du changement climatique ou de la gestion d’un
milieu (Lieury et al., 2017).
3. Piège photographique (Ref : Colyn et al., 2017)
Des caméras ou pièges photographiques sont placés dans le milieu pour étudier une ou
plusieurs espèces (déplacement, nombre d’individus, comportement…). L’habitat favorable
de l’espèce étudiée doit être connu ou identifié à l’avance, on peut ainsi y placer aléatoirement
les caméras. La hauteur, la distance et l’angle des caméras sont adaptés à l’espèce cible.
4. Enregistreur
Un enregistreur (de type HARKBird par exemple, Matsubayashi et al., 2017) est placé
dans le milieu et est programmé dans le but d’enregistrer tous les oiseaux entendus. Si
plusieurs enregistreurs sont placés en même temps (triangulation) on peut estimer le nombre
d’individus présents et leur position dans le milieu (Matsubayashi et al., 2017). Les fichiers
audio récupérés sont ensuite analysés (Leach et al., 2016).
5. Drone (Ref : Han et al., 2017)
Cette méthode récente et peu testée consiste à envoyer un drone équipé d’un appareil photo
pour photographier ou filmer les oiseaux et leur habitat. Le drone peut être automatisé ou
contrôlé manuellement. Les photos et vidéos sont ensuite analysées afin de recenser tous les
oiseaux présents dans le milieu. Cette technique permet également de suivre l’évolution
temporelle du milieu.

9

B. Utilisations, avantages et inconvénients des méthodes
Le point d’écoute et la CMR par filet japonais sont les 2 méthodes les plus utilisées pour
estimer la richesse spécifique et l’abondance relative des oiseaux dans un milieu (Wang &
Finch, 2002). De nombreuses études les comparent pour différents milieux (Poulin et al.,
2000 ; Wang & Finch, 2002 ; Pagen et al., 2002 ; Estades et al., 2006 ; Arizaga et al., 2011).
Mais d’autres méthodes existent, moins connues et/ou moins utilisées, qui pourraient
permettre une amélioration de la qualité des inventaires et ainsi une meilleure conservation
des espèces.
1. IPA
Les points d’écoute s’utilisent principalement en période de pré-nidification, période
durant laquelle les oiseaux chantent le plus pour défendre leur territoire. L’échantillonnage se
fait plutôt le matin et depuis un endroit surélevé au sein de l’habitat, pour une meilleure
détection (vue et chant) des espèces (Poulin et al., 2000 ; Nadeau et al., 2008). Le nombre de
comptage à chaque point d’écoute dépend de l’objectif de l’étude, mais 2 passages suffisent
pour calculer la richesse en espèce et pour détecter au moins une espèce à enjeux. La
détection de ces espèces rares va permettre de cibler les efforts de conservation (Siegel el al.,
2001). L’augmentation du temps d’écoute (maximum 20 minutes) permet de détecter plus
d’espèces, d’avoir une meilleure estimation de l’abondance et d’apporter des précisions sur
l’occupation de 97 % des passereaux (Thompson et al., 2002 ; Leu et al., 2017), tandis que la
détection des espèces rares s’améliore avec l’accroissement du nombre de points d’écoute
(Leu et al., 2017). Un nombre de comptages plus élevé par point d’écoute permet un apport
des précisions sur les espèces « communes » (Leu et al., 2017) et une meilleure détection des
changements dans les populations (Thompson et al., 2002). Sa facilité de mise en place, sa
rapidité de réalisation, son faible effort d’échantillonnage et son caractère non invasif font du
point d’écoute une bonne méthode de recensement (Poulin et al., 2000). De plus, d’après
Hutto & Hutto (2020), la probabilité de rencontre et d’émission de chants des petites espèces
ne va pas être impactée par la présence de l’observateur. Toutefois, le point d’écoute présente
un fort biais d’observateur ainsi qu’une forte dépendance à l’habitat, à la saison et à la
détection des espèces (Arizaga et al., 2011). En effet, certaines espèces de roselière comme le
Butor étoilé (Botaurus stallaris) ou certaines espèces de rallidés sont discrètes et chantent
peu, il est alors difficile de les détecter par point d’écoute (Nadeau et al., 2008). La
probabilité de détection variant beaucoup selon les espèces, il faut alors adapter chaque
protocole à l’espèce quand l’étude se porte sur une seule espèce, identifier à l’avance les
espèces à forte probabilité de détection, le nombre de points et de comptages à effectuer pour
10

estimer correctement l’occupation du site par ces espèces (Pacifici et al., 2008 ; Leu et al.,
2017). En adaptant de façon judicieuse cette méthode à la situation, des estimations très
précises voire exhaustives de la richesse, de l’abondance et des tendances des populations
sont possibles (Wang & Finch, 2002).
2. CMR
En roselière, la CMR par baguage est réalisée à l’aide du filet japonais. C’est une bonne
méthode de capture en roselières où les oiseaux y sont très mobiles et actifs à quelques mètres
du sol (Poulin et al., 2000 ; Lövei et al., 2001). Elle permet de connaitre la composition en
espèces d’un site, leur abondance relative et la taille des populations (Dunn & Ralph, 2004). Il
est également possible de suivre les changements dans les populations, d’évaluer la survie et
la productivité d’une population (Arizaga et al., 2011), et d’acquérir des informations
démographiques et temporelles sur les espèces, notamment sur l’évolution du taux de survie
en fonction de problématiques telles que le changement climatique ou l’impact de la gestion
d’un milieu (Lieury et al., 2017). Le baguage a permis par exemple de détecter une
diminution des populations de Pouillot fitis (Phylloscopus trochilus) en France (CRBPO).
Cette méthode permet alors d’obtenir les données nécessaires afin de mettre en place la bonne
méthode de gestion des milieux (Lieury et al., 2017), mais nécessite forcément la recapture de
tout ou partie des individus marqués (Office Français de la Biodiversité, 2018). Le baguage
permet également un suivi individualisé : chaque oiseau présentant des bagues différentes, on
peut alors grâce à sa recapture suivre ses déplacements et connaitre sa longévité (CRBPO). De
plus, il permet une meilleure identification des individus car certaines sous-espèces par
exemple sont très difficiles à différencier par point d’écoute (e.g. Emberiza shoeniclus
witherbyi et E. s. shoeniclus pour la roselière). Cette méthode se base sur la mobilité des
espèces, et s’utilise donc plutôt en période de migration (Wang & Finch, 2002). En roselière,
elle permet la détection d’espèces très mobiles mais également d’espèces discrètes qui
vocalisent peu et qui ne sont pas détectées par le point d’écoute (Poulin et al., 2000 ; Wang &
Finch, 2002 ; Estades et al., 2006). De plus, dans ce même milieu, un filet japonais de 50
mètres de long montre, dans la plupart des cas, une précision de l’abondance en oiseaux plus
élevée qu’un point d’écoute de 50 mètres de rayon (Poulin et al., 2000).
Afin d’échantillonner des individus de tous âges de la population et d’obtenir une
abondance spécifique exhaustive, il convient d’effectuer les échantillonnages le matin et le
soir (Trnka et al., 2006). La probabilité de capture dans le filet dépend de nombreux
paramètres. Tout d’abord, la capture dans le filet n’est pas forcément définitive puisque
certains individus sont capables de se défaire des mailles. De plus, la sédentarité de l’espèce
11

considérée va également jouer un rôle dans la probabilité de capture. En effet, cette
probabilité diminue pour certaines espèces sédentaires qui vont apprendre à connaître
l’emplacement des filets tandis que les oiseaux migrateurs eux, naïfs de l’environnement, se
prendront plus facilement dans les filets (Lövei et al., 2001). La corpulence des individus a
aussi son importance, puisque plus les individus seront gras, plus ils seront capturés aisément
(Lövei et al., 2001). D’autres facteurs comme l’habitat, les espèces visées, les classes d’âge,
la taille des mailles, ainsi que la position du filet influencent le taux de capture (Dunn &
Ralph, 2004). La probabilité de capture variant selon les espèces, la méthode du filet japonais
peut être utilisée pour surveiller les changements d’abondance chez les espèces à fort taux de
capture et ainsi contrôler les changements du milieu (Silkey, 1999). L’activité des oiseaux
occasionne également de forts biais lors de l’utilisation de cette méthode. Par exemple, les
déplacements des oiseaux sont influencés par les conditions météorologiques ; ainsi, après de
fortes pluies leurs mouvements sont accrus, engendrant un taux de capture plus élevé (Silkey,
1999 ; Estades et al., 2006). Pour exclure ce biais, les échantillonnages doivent avoir lieu
uniquement les jours où les conditions météo sont stables et pas dans les zones à
précipitations importantes (Estades et al., 2006). Toutefois, la standardisation possible de
cette méthode, ainsi que la possibilité de la combiner avec d’autres méthodes d’inventaire de
l’avifaune permettrait de réduire considérablement tous ces biais (Dunn & Ralph, 2004). Cette
méthode est tout de même difficile à mettre en place de façon optimale car elle est très
chronophage, nécessite des moyens humains et financiers importants, et le personnel doit être
agréé (formation longue et difficile). Enfin, les études doivent être réalisées sur de longues
périodes afin d’observer de réels changements dans les paramètres démographiques des
populations (taux de survie par exemple). Or, les gestionnaires ont besoin au plus vite de
données et d’informations venant des inventaires pour pouvoir adapter ou réadapter la gestion
du milieu rapidement si nécessaire (Lieury et al., 2017).
3. Piège photographique
Le recensement par piège photo est une méthode précise, rapide et fiable à condition que
l’étude soit bien conçue (Colyn et al., 2017). Le matériel utilisé et les protocoles employés
seront très différents en fonction des espèces ou groupes d’espèces ciblés (Burton et al.,
2015). Durant la mise en place du protocole, certaines informations sont primordiales afin de
pouvoir interpréter correctement les résultats : le type et le nombre de caméras ainsi que leur
emplacement sur le site d’étude. La date de leur installation ainsi qu’une justification de
l’emplacement du site choisi est également requise (Burton et al., 2015 ; Znidernic et al.,
2019). En zone humide la végétation est dense et beaucoup de méthodes ne permettent pas de
12

détecter certaines espèces au sein de la roselière. Mais le piège photo, méthode non invasive,
permet d’échantillonner et de surveiller facilement les oiseaux d’eau (Colyn et al., 2017). En
effet, cette étude a montré que le piège photo était très efficace pour des espèces de Rallidés
très cryptiques et insaisissables des zones humides d’Afrique (Colyn et al., 2017). Le piège
photo se place dans le milieu et les photos sont prises soit à intervalles réguliers, soit lors de la
détection d’un mouvement, ce dernier ayant toutefois le désavantage d’être souvent activé par
la végétation (Wix & Reich, 2019). Le réglage de l’intervalle entre 2 photos (20 secondes
max) est très important pour ne pas perdre de l’information, les individus ne restant pas
longtemps au même endroit. Les caméras apportent de nombreuses informations sur l’espèce
cible mais également sur d’autres espèces qui seraient photographiées : leur comportement,
leur utilisation de l’habitat, leur nidification, leur alimentation… (Colyn et al., 2017 ; Vollot,
2019). Par contre, si aucun individu n’est marqué, le piège photo ne permet pas une
estimation fiable de la taille des populations (Znidernic et al., 2019 ; Wix & Reich, 2019).
Une étude publiée en 2020, montre que l’association de la CMR et des caméras dans les nids
de Pluvier siffleur (Charadrius melodus) sur les bords du fleuve Missouri a permis d’estimer
la survie et l’abondance des populations de cet oiseau (Hunt et al., 2020). Des résultats
similaires ont également pu être obtenus en roselière pour la Panure à moustaches (Vollot,
2019). Des plateformes en bois remplies des petits graviers (que la Panure ingurgite) ont été
placées au sein de la roselière, accompagnées de caméras. Grâce à leurs bagues, les individus
ont été identifiés. Cela permet un suivi individualisé et monospécifique. Il semblerait donc
que cette méthode soit applicable sur les passereaux de roselières, préalablement marqués par
capture au filet japonais, et en disposant les caméras près de dispositifs attractifs pour les
passereaux ciblés.
Le principal avantage de cette technique est que la présence humaine continue n’est pas
nécessaire, ce qui permet de détecter beaucoup plus facilement les espèces très sensibles au
dérangement ou discrètes qu’avec des méthodes plus « traditionnelles » comme la méthode
des points d’écoute (Colyn et al., 2017). Les informations ainsi collectées sur ces espèces
pourraient servir à mieux les protéger (Znidernic et al., 2019). L’analyse des données
récoltées est malheureusement très chronophage (Wix & Reich, 2019).
4. Enregistreur
Cette méthode de recensement est de plus en plus utilisée et présente de nombreux
avantages. En effet, contrairement au point d’écoute il est possible de faire un suivi à grande
échelle, sur une longue période et par mauvais temps. C’est une méthode non invasive qui ne
présente pas de biais d’observateur. De plus, les enregistrements sont analysés ultérieurement,
13

par plusieurs personnes pour vérifier les identifications et peuvent être réécoutés (Leach et al.,
2016 ; Bombaci & Pejchar, 2019). Mais comme l’équipement peut tomber en panne et qu’il
ne permet pas de détecter les espèces qui ne chantent pas ou qui ne poussent que des cris, la
méthode est à employer en complément d’une autre pour obtenir plus de données sur
l’abondance et la richesse des espèces dans la zone étudiée (Leach et al., 2016 ; Bombaci &
Pejchar, 2019) mais aussi pour corriger les biais de l’enregistreur (notamment la non détection
d’espèces discrètes). Cette méthode semble applicable en roselière, le milieu étant plus ou
moins ouvert et les oiseaux chantant beaucoup à certaines périodes (Bombaci & Pejchar,
2019). Elle est utilisée pour augmenter l’efficacité du suivi et peut être couplée avec le point
d’écoute à conditions d’effectuer les recensements au chant et à vue et les enregistrements aux
mêmes dates et heures pour pouvoir comparer les résultats (Bombaci & Pejchar, 2019).
Cependant afin d’être le plus performant possible, le matériel doit être amélioré pour pallier
aux problèmes de détections notamment dus au temps et à l’environnement. Enfin, pour
diminuer le temps d’analyse audio, un logiciel de reconnaissance de chant peut être intégré à
l’enregistreur (Leach et al., 2016).
Une étude avec des nouveaux enregistreurs de type HARKBird (plus performants que les
enregistreurs « classiques ») a été réalisée en roselière sur un passereau paludicole, la
Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus) et a permis de mesurer précisément la
durée du chant des individus et de distinguer chaque individu même en chants simultanés
(Matsubayashi et al., 2017). Malgré le peu d’études portant sur l’avifaune paludicole, cette
méthode serait une alternative efficace au point d’écoute en roselière pour certaines espèces,
car sans biais d’observateur et sans dérangement de l’avifaune, elle permet de distinguer
correctement tous les chants, de localiser les oiseaux dans l’espace et de connaitre
précisément la durée du chant des individus. Elle apporte aussi de nouvelles informations sur
les oiseaux comme sur leurs interactions sociales via le chant (Matsubayashi et al., 2017).
5. Drone
L’utilisation du drone pour recenser la faune est relativement récente (Christie et al.,
2016), puisqu’auparavant les recensements aériens se faisaient en utilisant de petits avions
avec un équipage à bord. Mais l’absence de risque pour le personnel et les faibles nuisances
sonores des drones en ont privilégié l’utilisation au détriment de ces avions (Christie et al.,
2016 ; Mulero-Pázmány et al., 2017). Les drones sont de plus en plus employés pour leur
facilité d’utilisation, l’amélioration des technologies utilisées et la réduction des coûts (Vas et
al., 2015 ; Scobie & Hugenholtz, 2016). Le drone semble efficace et rapide pour le
recensement des oiseaux, qu’ils soient gros ou petits (différents zooms), en colonies ou isolés
14

dans la roselière (Hodgson et al., 2016 ; Han et al., 2017). Il permet d’une part un meilleur
comptage, d’autre part un dérangement minime des espèces et enfin il peut atteindre des zones
très difficiles d’accès pour l’homme comme les montagnes ou les très grandes zones humides
(Vas et al., 2015, Hodgson et al., 2016). Toutefois, il est nécessaire pour son utilisation
d’adapter l’altitude de vol du drone en fonction de l’espèce étudiée et d’effectuer le décollage
du drone à plus de 100 mètres de la zone d’étude. Il convient également de ne pas approcher
verticalement les oiseaux et enfin d’étudier l’effet (comportement, stress) du type de drone sur
les espèces d’oiseaux visées (Vas et al., 2015). L’impact du drone dépend de multiples
facteurs tels que l’espèce, la taille du groupe étudié, l’âge ou le sexe des individus, mais
encore l’habitat visé par l’étude ou la saison d’échantillonnage (Mulero-Pázmány et al.,
2017). Cependant 2 études sur des oiseaux d’eau montrent que la vitesse, l’altitude (drone à 4
mètres des oiseaux), la couleur et le nombre de passages du drone au-dessus d’eux n’a
quasiment pas d’impact sur leur comportement (Vas et al., 2015 ; Christie et al., 2016), ce qui
en fait un bon atout pour leur inventaire. Malgré cela, pour inventorier les oiseaux, un petit
drone à faibles décibels et à ailes fixes semble mieux convenir afin d’éviter le plus possible
les nuisances sonores (Han et al., 2017 ; Mulero-Pázmány et al., 2017). L’objectif de
l’appareil photo et son zoom doivent être adaptés à la distance drone-oiseaux afin de pouvoir
identifier correctement ceux-ci sur les images (Han et al., 2017). Avec un nombre plus
important de réplicats, l’inventaire par drone fournit plus de données et permet donc
d’améliorer les estimations des populations et d’émettre des conclusions plus robustes
(Hodgson et al., 2016). Outre le recensement des oiseaux, le drone permet également
d’effectuer un suivi temporel de leur habitat et ainsi d’identifier les changements potentiels au
sein de celui-ci (Han et al., 2017). Cette méthode appliquée dans les roselières permettrait un
meilleur inventaire des espèces présentes, notamment dans les endroits où l’homme ne peut
accéder à cause du niveau d’eau ou de l’impraticabilité du milieu. De plus, l’utilisation de
capteurs infra-rouge ou thermiques permettrait de détecter les espèces cryptiques difficiles à
contacter dans la roselière, et donc par la suite d’effectuer une meilleure gestion du milieu
(Hodgson et al., 2016 ; Christie et al., 2016). Malheureusement, la faible autonomie des petits
drones rendent les sessions d’inventaires très courtes (de l’ordre de 10 minutes). Enfin, cette
méthode ne convient pas au suivi des espèces trop sensibles aux perturbations (Scobie &
Hugenholtz, 2016).
Les avantages et inconvénients des 5 méthodes présentées sont rassemblés dans le tableau 2.

15

IV. Conclusion et perspectives
Pour assurer la durabilité des roselières, la gestion doit être en accord avec la conservation
du milieu. Des outils sont alors nécessaires pour connaitre les réponses de la biodiversité à
cette gestion parmi lesquelles les méthodes d’inventaire de l’avifaune. Cet inventaire permet
de connaitre la relation oiseau-habitat et de mettre en évidence les zones où les oiseaux sont
en déclin (Ortega-Álvarez et al., 2018). La mise en place de méthodes de gestion du milieu
adaptées est alors possible (Wei et al., 2017 ; Ortega-Álvarez et al., 2018), notamment, gérer
la roselière en patchs de fauche, gérer les niveaux d’eau et laisser des zones d’eau libres (Wei
et al., 2017), ce qui engendre une hétérogénéité du milieu et empêche sa dégradation, ou
permet de le restaurer pour protéger la faune qui la compose (Ortega-Álvarez et al., 2018).
Les 5 méthodes présentées dans ce rapport sont applicables en roselière. Mais elles
comportent toutes des biais, aussi, pour en choisir une, il faut faire des compromis et prendre
en compte les objectifs visés (Frochot, 2010 ; Tanguy & Gourdain, 2011), d’autant que
l’efficacité de la méthode peut dépendre de divers paramètres (temps, habitats, espèces,
individus, saison ; Pagen et al., 2002). Pour les inventaires, coupler plusieurs méthodes de
recensement en combinant ainsi leurs avantages apparait comme une stratégie efficace pour
obtenir un résultat le plus exhaustif possible (Pagen et al., 2002 ; Wix & Reich, 2019) et
éventuellement des données non biaisées (Bombaci & Pejchar, 2019). Ainsi, les méthodes ne
permettent pas l’échantillonnage des mêmes espèces (détection différente, Pagen et al., 2002),
il faut alors les coupler pour augmenter l’information obtenue (Arizaga et al., 2011).
L’enregistreur et le point d’écoute détectent plutôt les espèces d’oiseaux chanteurs tandis que
ce sont plutôt des espèces discrètes et mobiles qui sont ciblées par les drones, les pièges
photos et la CMR. Deux méthodes combinées détectent souvent plus d’espèces qu’une seule,
même effectuée de façon intensive (Wix & Reich, 2019). Mais évidemment l’association de
plusieurs méthodes va dépendre des méthodes elles-mêmes et aussi de l’habitat (Wang &
Finch, 2002 ; Wix & Reich, 2019). En roselière, point d’écoute et filet japonais ont des
estimations relativement similaires de la composition des espèces (Poulin et al., 2000). Mais
l’amélioration des technologies va augmenter les performances des drones, des enregistreurs
et des caméras (Christie et al., 2016) : logiciels de traitement de photos pour identifier les
oiseaux ou logiciels d’identification du chant des oiseaux (Wix & Reich, 2019 ; Hunt et al.,
2020), et ainsi permettre un gain de temps d’analyses photos et audios. Ces méthodes plus
récentes, peuvent être très utiles en roselière ; elles se doivent d’être plus souvent utilisées à
l’avenir et seront des compléments riches aux méthodes traditionnelles (Leach et al., 2016 ;
Wix & Reich, 2019).
16

Tableau 2. Récapitulatif des avantages et inconvénients des 5 méthodes d’inventaires présentées

Méthodes et Refs
IPA ou Points d’écoute
Poulin et al., 2000
Siegel el al., 2001
Wang & Finch, 2002
Pagen et al., 2002
Thompson et al., 2002
Estades et al., 2006
Nadeau et al., 2008
Pacifici et al., 2008
Tanguy & Gourdain, 2011
Arizaga et al., 2011
Leu et al., 2017
Hutto & Hutto, 2020

CMR par filet japonais
Silkey & Geupel, 1999
Poulin et al., 2000
Lövei et al., 2001
Dunn & Ralph, 2004
Trnka et al., 2006
Arizaga et al., 2011
Lieury et al., 2017
Office Français de la
Biodiversité, 2018

Avantages

Inconvénients/Biais

- Standardisée et reproductible
- 2 passages par point d’écoute suffisent
- Bonne détection des espèces d’oiseaux
chanteurs
- Tend vers un inventaire exhaustif
- Peu couteux et peu de matériel (jumelles,
GPS…)
- Moins d’effort d’échantillonnage
- Peu invasif
- Facile à mettre en place

- Détection dépend de l’habitat, l’espèce et
la saison
- Probabilité différente de détection des
espèces et des individus
- Potentiellement chronophage
- Biais observateurs (vision et audition
différentes)
- Formation ornithologique nécessaire

- Détection espèces discrètes
- Biais d’observateurs réduits
- Accès à de multiples informations sur les
oiseaux collectés
- Standardisée et reproductible
- Plus précis que point d’écoute
- Suivi individuel
- Informations sur état du milieu

-

Piège photo
Burton et al., 2015
Colyn et al., 2017
Znidernic et al., 2019
Wix & Reich, 2019
Hunt et al., 2020

Enregistreur
Leach et al., 2016
Bombaci & Pejchar, 2019

Drone
Vas et al., 2015
Linchant et al., 2015
Hodgson et al., 2016
Christie et al., 2016
Scobie & Hugenholtz, 2016
Mulero- Pázmány et al.,
2017
Han et al., 2017

Rentable
Précis, fiable et rapide
Non invasif
Détection des espèces discrètes
Facile à reproduire
Données robustes car beaucoup de
réplicats
- Observations multi-spécifiques
- Informations multiples sur l’espèce
-

Taille des mailles
Emplacement du filet
Dépend du comportement des espèces
Couteux en temps et argent
Invasif (capture oiseaux)
Météo dépendante (visibilité)
Dépend de l’habitat
Probabilité différente de capture entre
espèces et individus
Bonnes connaissances ornithologiques
nécessaire
Autorisation de capture
Personnel agréé nécessaire
Efficacité variable (taille pop°…)
Recapture nécessaire
Zones de migrations peu accessibles

Détection imparfaite
Identification sur photo
Placement caméra pas toujours optimal
Temps long d’analyse des photos ou
vidéos
- Pas d’estimation fiable des populations
(si pas de CMR)
-

Dépend habitat (ouvert/fermé)
Ne détecte pas les espèces discrètes
Couteux (matériel performant)
Analyse chronophage des fichiers audio
Ne permet pas de compter tous les
individus présents

-

Non invasif
Pas de biais d’observateur
Suivi par mauvais temps possible
Enregistrement sur longue période
Peu d’effort
Beaucoup de données
Vérifications d’identifications possibles

-

-

Accès à des zones difficiles d’accès
Moins cher qu’avion avec observateurs
Nombreuses utilisations possibles
Efficace et précis (meilleur comptage)
Rentable au niveau temps
Comptage en plusieurs fois possible
Meilleure distinction des oiseaux
Standardisation possible
Pas de biais d’observateurs
Faible coût possible

- Réaction des animaux liée à l’espèce et
au matériel utilisé
- Batterie faible
- Qualité faible des capteurs
- Dérangement des espèces si trop près
- Météo dépendant (vent fort, forte
pluie…)
- Formation pour utilisation drone
(dépends type de drone)
- Autorisation de vol à obtenir

17

Références :
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Sitographie :
CRBPO.fr
UICN.fr

23

Méthodes de recensement de l'avifaune paludicole : Efficacité et apports pour la
gestion des roselières

Résumé :
Les roselières constituent un habitat favorable pour de nombreuses espèces spécialistes de
ces milieux et fournissent à l’homme de multiples services écosystémiques.
Malheureusement, cet habitat est particulièrement menacé par l’homme et la gestion qu’il en
fait, mais également par le changement climatique. Connaitre l’état des roselières pour
savoir si elles ont besoin d’être restaurées nécessite un diagnostic, et notamment l’inventaire
de leur avifaune. En effet, l’inventaire de l’avifaune des roselières permet d’évaluer la gestion
des sites et de connaitre son impact sur le milieu. Dans cette étude, plusieurs méthodes
d’inventaires sont présentées afin d’évaluer leur efficacité pour recenser les espèces de
roselières mais également leur intérêt pour la gestion de celles-ci. L’étude montre que la
gestion de la roselière se doit d’être raisonnée en associant plusieurs méthodes (fauche,
pâturage et zone en libre évolution) afin de préserver les services et la biodiversité associés.
Cette synthèse montre également qu’aucune des 5 méthodes d’inventaire étudiées n’est
parfaite ; utilisées séparément, elles présentent toutes des inconvénients, mais
judicieusement combinées, elles permettraient un inventaire presque exhaustif de l’avifaune
étudiée. Cet inventaire, beaucoup plus précis grâce aux différentes méthodes associées,
donnerait alors des résultats plus fiables pour conclure sur la gestion la mieux adaptée de la
roselière. Il apparait toutefois encore nécessaire d’améliorer les méthodes d’inventaire ellesmêmes en essayant par exemple d’éliminer les biais ou de minimiser leur impact. De plus,
des logiciels d’aide à l’inventaire plus performants (logiciel de reconnaissance de chants ou
d’oiseaux sur images) permettraient un inventaire plus rapide et précis.
Mot clés : zones humides, méthodes de suivi, oiseaux paludicoles, gestion, conservation

Reedbed birds inventory methods: Effectiveness and inputs for reedbed management

Abstract :
Reedbeds provide a favourable habitat for many species specialising in these environments
and provide multiple ecosystem services to humans. Unfortunately, this habitat is particularly
threatened by human activities and management, but also by climate change. Knowing the
state of reedbeds and whether they need to be restored requires a diagnosis, as well as an
inventory of their avifauna in particular. Indeed, the inventory of the avifauna of reedbeds
allows to evaluate the management of the sites and to know its impact on the environment.
In this study, several inventory methods are presented in order to evaluate their effectiveness
in inventorying reedbed species but also their interest for the management of reedbeds. The
study shows that the management of reedbeds must be reasoned by combining several
methods (cutting, grazing and free-ranging areas) in order to preserve the associated
services and biodiversity. This synthesis also shows that none of the 5 inventory methods
studied is perfect; separately, they all have drawbacks, but judiciously combined, they would
allow an almost exhaustive inventory of the avifauna studied. This inventory could be much
more precise thanks to the different associated methods and would then give more reliable
results to conclude on the most appropriate management of the reedbed. Howeveril is still
needed to improve the inventory methods themselves, for example by trying to eliminate bias
or minimise their impact. In addition, more efficient inventory software (e.g. software for song
or bird recognition on images) would allow a faster and more accurate inventory.
Keywords : wetlands, monitoring methods, reedbed birds, management, conservation

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