46 Journal de Déconfinement n°6 .pdf


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Journal de dé-confinement ( date approximative : mercredi 1 juillet 2020 ) trouvé par l'agent de régulation
sanitaire N19 Paul Wildren le 24 décembre 2043 – Top secret authentification n° 29873 – Demande
d'autorisation via numéro de matricule pour autres informations sensibles à la sureté du Block-Etat.



« DING !... Vous êtes arrivés à l'étage Espace Détente. »

Mon Cher Marcel,
Rassures-toi, y a aucun lien avec le film de Caméra Café !...
Oh ! Ça va !... Ça arrive à tout le monde de ne pas avoir regardé que des chefs-d'oeuvres !...
Après m'être habillé, Marlène, ma nouvelle copine, me la joue guide touristique. Enfin, quand je dis
nouvelle copine, c'est ce qu'elle croit la bourrique !...
A cet instant, Je me pose une question existentielle : c'est quoi la pire des tortures ?
Ecouter en boucle le morceau de merde de Calogéro, « En apesanteur » ou subir un monologue de
Schiappa dans un ascenseur ?
( Aparté : Il a fallu que je fasse des recherches pour trouver le titre du morceau de l'autre débile
parlant d'une partie de jambes en l'air dans un ascenseur ! Je rassure, ici, mes proches, j'ai tout fait
pour ne pas l'écouter. Je tiens à mes oreilles, y a des limites quand même ! Et tout ça au nom de
l'humour ! Si après ça, j'ai pas une chronique dans Rires et Chansons... )
Tiens, une autre question me taraude concernant la Marlène. Je n'arrive toujours pas à déterminer ce
qui est le plus insupportable : le sourire niais qu'elle affiche en permanence ou sa voix de crécelle
digne d'une ado de quatorze ans ?...
Ouais, j'ai des questionnements à la con mais que veux-tu ? Quand je m'emmerde, faut bien que je
m'occupe l'esprit, surtout quand chui coincé avec une dinde dans une cage en métal de quinze
mètres carrés !
La sonnette et la voix robotique de l'ascenseur me coupent dans ces réflexions des plus capitales !
Sauvez par le gong, me diras-tu ? Et bah que nenni mon p'tit Screech !
Les portes s'ouvrent au même instant que la bouche de l'autre femme-enfant !
Et c'est reparti pour un flot ininterrompu de phrases qui n'ont aucune espèce d'importance.
Faut absolument que je trouve une solution pour qu'elle la ferme au minimum.
Alors que nous déambulions dans un vaste couloir sans fin et qu'elle m'expliquait que les ascenseurs
ne précisaient jamais le numéro des étages, pour éviter ainsi que les gens dépriment de se savoir
sous terre, j'en profitai pour lui couper la chique !


« Alors comme ça, votre principal métier, c'est la politique ? »

Mais qu'est-ce que c'est que cette question à la BFM WC ?
Ça y est, je crois que je touche le fond !
Le pire, c'est qu'elle me répond comme si c'était une interview :



« Oui, mais avant de représenter mon pays, j'avais une carrière très prometteuse dans
l'écriture !... Sans vouloir trop me vanter, on peut dire que j'étais écrivaine ! »

Me parlant à voix haute :


« C'est pas possible d'entendre ça ! »



« Vous dites ? »

Vite ! Une parade !


« Non, je disais, c'est très bien ça ! »

Oui, Marcel. Je sais. C'est pas bien de se moquer mais j'ai jamais vu une méduse tenir un stylo alors
quand elle me dit qu'elle est écrivaine, la cruche, laisse-moi rire !
Tiens un exemple : c'est pas parce que j'écris sur tes pages que je suis un écrivain !
Un peu de décence, Nom de dieu !
Bref, la voilà repartie tel Otis dans Mission Cléopâtre :


« Oh, mais, vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation...
Il m'a juste fallu choisir entre l'écriture et la politique. Et je peux vous dire que le choix fut
des plus Cornélius ! »



« Oh putain, la conne ! »



« Comment ? »



« Je disais, continuez ça me passionne ! »

Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ! C'est sûrement un reste de sédatif. Ça va passer, je vais me ressaisir et
l'envoyer chier une bonne fois pour toutes !


« Mais j'y pense. Vous avez sûrement entendu parler de mon roman-phare ?... « Les filles
biens n'avalent pas »... En fait, Emmanuel m'a suggéré de garder ça sous silence. Rapport au
prestige de mon poste au gouvernement, tout ça, tout ça !... En fait, j'écrivais des romans
érotiques sous le pseudonyme de Marie Minelli... J'espère que ça ne vous froisse pas d'être
dans la confidence ? »

Bon là, ça suffit !


« Honnêtement ?... Je m'en tartine le p'tit Lu que vous écriviez ou non des romans pour les
vieilles bourgeoises en manquent de cul !... C'est assez clair pour votre piètre
compréhension ou vous voulez un interprète ?... Je m'en cogne de vos conneries, ok ?...
CONNASSEEUUUH !... Et pour votre gouverne, on dit un choix Cornélien et pas
Cornélius, pov' débile !... »

Ahhhh putain ça fait du bien ! Ça y est, chui de retour !


« Mais... Je... Je ne vous permets pas de me parler sur ce ton !... Espèce de... De grossier
personnage ! »



« Ouais, c'est ça, vas-y bredouille ! En attendant, le grossier personnage, il t'emmerde ! Et
j'en ai rien à foutre que ton boulot soit de me faire faire le tour du proprio. Je veux juste voir
mes amis au plus vite, sinon, ta cervelle de méduse va repeindre les murs ! »

Bon, j'ai, peut-être, été un peu trop vindicatif.
( N'oublie pas de faire le 16-1 si tu appelles de la province. Les vieilles personnes comprendront la
vanne ! )
Résultat, la saloperie a appelé des androïdes à la rescousse.
Finie la visite guidée. N'oubliez pas le guide !
Ils m'ont tout de suite attrapé et menotté sans ménagement !
C'est dingue, pendant qu'ils me ceinturaient, j'ai cru être en présence de vrais humains !
C'est à s'y méprendre mais après avoir croisé leur regard de veaux morts, j'ai tout de suite vu que
j'avais affaire à de stupides robots...
N'empêche, ça fait froid dans le dos un tel degré de mimétisme.

Les tas de ferraille m'ont amené dans une salle immense et je me retrouve attablé en compagnie de
mes potes.
En face de moi, la petite Lilli agrippait sa maman assise à ses côtés. La mère et la fille ont l'air
d'aller très bien, du moins, en apparence.
A ma gauche, Wildren est là lui aussi. Il me donne un coup de coude et je vois, en bout de table,
Macron assis sur un trône !
L'image est saisissante ! On dirait Geoffroy dans Game of Thrones ! Mais si, le gamin
complètement taré qui devient roi !
Il a les yeux rivés sur son verre. Un androïde s'en approche pour le lui remplir de vin.


« Alors comme ça, on a fait des misères à notre chère Marlène ?... C'est pas très gentil tout
ça, hein Brigitte ? »



« Comment ? Vous voulez que je vous passe le sel ? »

Je me retourne et à l'autre bout de cette table gigantesque, j'aperçois la femme du pestilent qui n'a
pas vraiment l'air de comprendre ce qu'elle fout là, ni de ce que lui bave son mouflet de mari.
Il essaie alors d'augmenter le volume mais se ravise rapidement :


« Non, ma douce... JE DISAIS... Nan, rien... Laisse tomber... »

Me regardant dépité, il m'informe :


« Ne faites pas attention à mon épouse, avec l'âge, elle a tendance à devenir dure de la
feuille... »

Ah ouais quand même ! Que quelqu'un sorte son portable et filme ! Faut envoyer la vidéo à
Malaise-TV, tellement le malaise est palpable, justement...
Il boit son verre d'une traite, lâche un rot digne d'un enfant de huit ans et nous dit le plus enjoué du
monde :



« J'imagine que tout ceci doit être très... Surprenant, non ?... Ce n'est peut-être pas le terme
approprié mais chaque chose en son temps. D'abord un bon repas et ensuite nous
discuterons... C'est un peu pour cela que je vous ai convié... Donc !... Au menu de ce soir :
mon plat préféré !... Cordon bleu et frite à volonté !... Bon appétit mes amis ! »

C'est à cet instant précis, que je me suis dit que je ne pourrais rien avaler même en présence de mon
avocat...
Eurêka ! J'ai trouvé !...
La pire torture au monde ?...
C'est de bouffer avec le couple Macron...
Achevez-moi, je souffre...


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