Interview Danika .pdf



Nom original: Interview-Danika.pdfAuteur: HERSAND

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Écrivais-tu dans ton Enfance ? Si oui, était-ce déjà dans le genre dans lequel tu sévis
actuellement ? Si, non, à quel âge as-tu commencé ?
Bonjour, ma chère Danika,
Merci, pour cette interview, quel honneur, j’ouvre donc le bal ou les « balles », c’est selon...
l’angle de tir. C’est avec une certaine émotion, que je me livre, puisque je suis la première à
passer dans tes mains expertes de chroniqueuse pour l’occasion.

En toute confession, l’écriture n’était pas ma motivation première. Petite, je voulais être
astronaute... et finalement, je suis devenue internaute. Plus sérieusement, je dois admettre que je
caressais le doux rêve d’être chanteuse d’opéra. Ce n’est pas confident « ciel », j’imaginais
côtoyer les myriades d’étoiles. La vocation chevillée au corps n’a pas de vice ! Pourtant, pour
mes parents, l’opéra c’est l’endroit où s’ennuient les riches, tandis que l’apéro, c’est l’endroit où
s’amusent les pauvres. J’avais du coffre, mais pas de compte en banque. Fredonner à pleins
poumons en roulant les R était bénéfique pour mon bien-être, et de l’air : je n’en manquais pas.
C’était une façon de m’exprimer et je hurlais les maux que je gardais au fond de ma gorge
durant les radio-crochets ambulants. Écrire, c’est crier en silence. Je dois avouer que je suis
restée muette, littéralement parlant, jusqu’à mes 45 ans bien sonnés. Ne rien dire est pire que le

silence. Avant cet âge séculaire, je ne rédigeais que des poésies insignifiantes sur mes cahiers de
collégienne complexée et perturbée. L’amour est enfant de poème, mais ça n’intéressait
personne... je n’ai jamais pensé une seule seconde devenir une auteure à cette époque. Non,
jamais… j’étais nulle en tout ! Assise sur les bancs de l’école « l’âme » en table, je supportais
tant bien que mal les devoirs soporifiques : oui, je m’ennuyais à mourir dans les salles de classe.
Je n’étais en fait qu’un « t’es rien » sur ma planète ! Il paraît qu’il faut se cultiver pour faire
pousser l’intelligence : moi, « le cancre là », je labourais les observations « cent » cibles dans
mon carnet de correspondance attendu que j’avais constamment la tête dans les nuages. Les
études n’étaient pas faites pour moi ! D’ailleurs, personne ne contemplait mes résultats scolaires.
Alors, je me suis mise à détester l’éducation et tout ce qui s’y rapportait. Bisque, bisque rage !
Adolescente rebelle et punkette excentrique à mes « heurts », j’exhibais une crête rougeoyante en
bandoulière. Je honnissais les étiquettes des vêtements parce qu’ils irritaient ma peau, mais
également celles des individus insupportables parce qu’ils m’irritaient les nerfs. Je n’étais pas
bien dans ma peau du seul fait qu’elle n’était pas à ma taille. Néanmoins, ça ne me dérangeait
pas que le monde aille mal, car je n’aurais pas aimé être mal dans un monde qui allait bien. Au
demeurant, j’appréciais bien le monde avant qu’ils ne mettent des gens dedans. Certains
« cons génèrent » trop d’ignorance : s’ils me trouvaient étrange, c’est parce qu’ils ne
connaissaient pas « l’être-ange » qui vivait en moi. Ce n’est pas un secret, j’ai toujours été
disposée aux pensées morbides et insolites ! Je me défendais d’être libre comme l’air en faisant
le vœu de disparaître d’un coup de baguette magique, et en parallèle, j’espérais être découverte.
« Un Somnie », « deux Somnies », « trois Somnies » : je voulais laisser les « Somnies faire »…
En ces temps reculés de l’âge de Pierre Desproges, je songeais au prince charmant en
imaginant me perdre dans ses yeux. Je supposais qu’il me délivrerait avec extravagance d’une
vie insipide et despotique parentale sur « leurre ». Mon enfance n’était pas féerique, mais juste
un conte de « faits ». Ils vécurent enfants, et firent beaucoup d’heureux ! Ce n’était pas mon cas.
J’ai été anoblie dès mon plus jeune âge afin de porter lourdement le titre princier de bonne à tout
faire : j’en traîne encore la couronne ! Je ne souhaite pas ici faire pleurer dans les chaumières,
néanmoins, j’étais une sorte de Cendrillon des temps modernes « con ferrée » par les
manipulations de sa narcissique famille. En bonne servante, je devais obéir au doigt et à l’œil !
Mais moi, la dilettante Sandrine, le garçon raté, je fantasmais, je rêvais d’autonomie. Afin de
pouvoir vivre, il fallait que je prenne de la distance. Alors, j'ai raturé les deux « F» du mot
souffrir... et ça s'est dessiné sur mes lèvres peintes. L’existence devient plus facile lorsqu’on
supprime ceux qui la rendent difficile. C’est ce que j’ai fait en tournant définitivement cette page
excessivement toxique, et en cessant d’épiloguer « vers l’haine ».
À vrai dire, ma vie maritale fut une révélation grâce aux jeux dits, et je dis que ce sont mes
deux fils qui m’ont mise au monde : ils ont tous deux donné naissance à leur mère un jeudi. Lors
de ma délivrance, j’avais un cœur, mais ce sont mon époux et mes petits qui l’ont fait battre
éperdument. Un bonheur sans tache se crayonna jusqu’à la maladie dramatique de mon aîné,
Julien. Le 15 avril 2015 est le jour fatal qui a fait basculer ma vie du côté obscur de mes forces.
Il n’avait que 23 ans lorsqu’il a rendu l’âme... le deuil d’un enfant ne peut être soulagé, c’est une
maladie orpheline inguérissable. Les femmes qui ont le mal de « mère » sont sur le même
bateau à la dérive. À la fermeture de son cercueil, il a tout emporté... même moi. Chacune de mes
larmes le contient. Si je garde la tête haute, c’est qu’il y a son reflet dans le ciel. Chaque année,
avec solennité et aménité, je commémore « l’anniverciel » funeste de sa disparition.
Les personnes qui gardent le moral sont priées de le rendre !

La vie est une patinoire, certains en tombent rapidement, pendant que d’autres glissent
aisément sur leur chute. Si tout le monde va au Paradis, ça va vite devenir l'enfer...
Le déclic de cette tragédie a fait le reste... ce fut l’élément déclencheur de mon ambition, et
de ma persévérance à coucher sur le papier une multitude d’« écrits » vains. L’envie de taper à
mort sur mon PC portable germait dans mes petites cellules grises, alors qu’en même temps, je
faisais la connaissance privilégiée de Monsieur Jean D’Ormesson, mon mentor : notre
correspondance dans tous les sens du terme fut déterminante. Sa classe et son style m’ont
subjuguée, car j’adore les grands auteurs qui ont le « Maupassant ». Notons que ses lettres de
noblesse sont devenues miennes. Ivre sur « cépages », je ne dirais plus : Fontaine, je ne boirais
pas de « tonneaux ». J’espère ne pas être imbuvable. Ma sobre plume s’est envolée avec ma
singulière signature, j’appelle de tous mes vœux qu’elle ne ressemble à aucune autre. J’ai
toujours apprécié me démarquer, sortir de la norme, en cessant d’être une copie qu’on forme.
J’aime les belles-lettres lyriques à la française : il ne faut pas confondre « littérature » avec « lis
tes ratures » ! J’adorerais inventer des mots que les gens utiliseraient. N’ayons pas peur des
expressions : je suis une mordue d’écriture.
Fermons ce laconique chapitre, et passons à ma symptomatique bibliographie :

— En 2014, j’ai commencé douloureusement à rédiger un roman en deux tomes : « Jusqu’à
ce que la mort nous répare ». J'en profite pour placer une de mes multiples citations : "Derrière
chaque grand tome, il y a une femme !"
— En octobre 2014, j’ai participé à la Journée du manuscrit Francophone avec « Les
poétiques s’attirent – Satura ». Il a été sélectionné « meilleur recueil de poésies ». Une vieille
amitié avec la prose s’est renouée.
— En octobre 2015, j’ai publié un témoignage « Méli-mélodrames, à la mémoire de mon fils
Julien ».
— En mars 2016, j’ai publié un second témoignage intitulé « L’humanitude et ses vices… et
versa ! »
— En mars 2016, j’ai publié un recueil de citations : « Billets d’humeur – Chorégraphies
pour danser avec les maux ».
— En septembre 2016, j’ai fait paraître un livre fantastique : « Prophétie – dessine-moi un
horizon ».
— 2017 fut une année sabbatique fort peu sympathique et carrément obligatoire dans le but
de récupérer religieusement les droits sur mon roman « Transe Mission » floués par un éditeur
pas très catholique.
— En juillet 2018, j’ai enfin pu donner naissance à ce fameux thriller fantastique qu’est

« Transe Mission ». Ce fut une année "héros" tics par son fabuleux et inattendu succès à
répétitions.
Afin de faire une pause dans l’écriture de mes récits, j’ai participé à l’élaboration collégiale
d’un recueil de nouvelles pour le groupe « Thrillers & vous » avec « Matriochkas – Mémoires
d’une poupée russe ». Vous n'avez pas fini d'en entendre parler...
— En mai 2019, j’ai publié « Les yeux de charbon », première époque.
— En septembre 2019, j’ai publié « Les yeux de charbon », deuxième époque.
Voici le lien de ma page auteure, et celui du site où je dépose mes variées citations,
n'hésitez-pas à me suivre afin de découvrir mon étrange univers chronophage.
https://www.facebook.com/Sandrine-Fillassier-auteure-1177974492291587/
https://citation-celebre.leparisien.fr/rechercher/sandrine-fillassier

Ma façon de rédiger était « Molière », mais elle s’est extrêmement endurcie aujourd’hui
dans la programmation de l'acte stylistique. Un processus s’est engagé à son bon vouloir, sans
« check-list », il s’est profilé uniformément. Mes différents tapuscrits prolifiques vont crescendo
dans la noirceur. Il est exact d'affirmer que je sévis dans le côté sombre et la psychologie lourde.
Oui, mes œuvres ont pris de plus en plus le spectre de la couleur charbon : interdit aux mineurs !
J’aime les crimes de sang et autres tueurs en série psychopathes. Ne pas confondre un scénario
sanglant et un scénario sans gland. Je vous avoue que majoritairement, je ne fais pas dans la
dentelle... quoi que ! En effet, les personnages de mes intrigues sont féminins pour la plupart.
Mais attendez-vous aussi à lire équitablement du second degré, pour assouplir avec humour les
labiles rouages. En désaccord parfait, l'ironie mordante, et le sarcasme décapant sont
précisément des combinaisons gagnantes inscrites sur ma carte de visite clownesque.

Le bonheur des uns fait le mobile des autres, et le malheur des uns fait le mobile des autres :
la jalousie et la cupidité créent des monstres, et des assassins. La vengeance, le combat entre le
bien et le mal sont des sujets funèbres demandeurs : alors banco ! Soyons fous dans la
représentation récurrente de ma pensée philosophique, et ne vous fiez pas aux « appâts » rances,

j’abonde en idées neuves. Je serai muette comme une carpe concernant l'élaboration de mes
prochaines créations. Avec sagesse, je ne vends plus jamais la peau de l’ours avant de l’avoir
tué. Qui va à la chasse de nouvelles velléités mesquines perd sa place.
Si vous voulez voir un miracle s’accomplir, vous en avez le pouvoir en devenant tout
simplement ce miracle. Et croyez-moi, je reviens sacrément de loin. D’après la suspicion de mes
détracteurs suffisants, je ne suis pas surchargée par mes bagages intellectuels. Peu importe !
J’aime bigrement voyager léger.
Avant de te lancer dans l’écriture d’un livre, es-tu plutôt architecte avec un plan
structuré ou Freestyle donnant la part belle à l’improvisation ?
Je ne commande pas la pénible vanité de l’écriture, c’est elle qui me possède complètement
sous ingénieuse condition. Elle me dirige comme un chef d’orchestre, j’exécute aveuglément ses
desiderata maitrisés alors mes doigts se mettent frénétiquement à s’agiter de concert sur mon
clavier pour composer. À sa portée, je suis menée à la baguette avec autorité dictée, et je me
soumets totalement à ses exigences parfois hasardeuses. Je lui fais confiance, cependant, c'est
parfois un cauchemar logistique que de jouer sur les mots sans partition. Je dois dire que je me
retrouve parfois sur la touche avec quelques fausses notes.
Quelle est ton ambiance de travail : animée ou silencieuse, solitaire ou compagnie
acceptée, thé ou café ?
Encore ce matin, j'ai changé l'eau en café, mais je reste humble. Au saut du lit, je suis pour
la liberté d’expressos. Ce sont des boissons énergisantes essentielles. Avant ma pause massive de
« robusta », je déteste les gens, et après avoir introduit les grains torréfiés dans le percolateur, je
suis parfaitement bien pour les détester. Ce psychotrope stimulant aide chaleureusement à
pousser l’adrénaline de mes raisonnements et les invite à sortir de leur pyjama. Dès potronminet, je dois garder les idées claires, ça stimule le bulbe. Les fourmis dans les talons au taquet,
les nombreuses tasses avalées balaient mes doutes afin de mobiliser mon endurance. La caféine
est mon « héroïne », elle est stupéfiante, elle souligne la créativité énergique de mes fantasques
trouvailles. Parfois, j'ose l'infidélité, je déguste du thé vert à la menthe en cachette... mais chut...
ma cafetière est susceptible, elle ne doit pas apprendre que ça me détend.
Je crée mes œuvres seule ou accompagnée : instants fabuleux. Du reste, souvent devant la
télé, le bruit est un facteur monumental de connexion de mes neurones. Je ne me réfugie pas dans
le tombeau du secret. Pour raison personnelle, l'absence de bruit prolongé me déstabilise
complètement... c'est écrasant ! Je ne suis pas pour faire mon cinéma lorsque je mets en scène
mes personnages dans un impérieux scénario, alors pas besoin de hurler : silence, on tourne...
les pages !
Es-tu prête à effectuer des changements dans tes habitudes d’écriture ? Changer de
genre, écrire en collaboration avec d’autres auteurs ?
Oui, je peux courageusement écrire n’importe où, j'ai le ciel pour complice, l’endroit, le
lieu, n’est pas un problème spécifique. Je m’adapte selon les circonstances inopinées de mes
transmissions psychiques qui me sont relayées familièrement comme des faisceaux d'indices. Il
me faut juste de quoi noter, et l'irrésistible inspiration fait le reste. Aussi difficile que ça puisse
être, le changement est le passage d'un état à un autre aux multiples variations. Modifier son
comportement, troquer ses habitudes, convertir une mutation de travail, travestir sa vie peut être
vécu différemment. Pour les uns, comme un renouveau, pourtant, pour les autres, le dessein d'un

nouvel espoir est aussi ressenti comme une source d'angoisse. Le papillonnement des sentiments
est invariablement changeant...
Rien n'est figé dans la vie, tout est en évolution, en révolution, en fluctuation, en substitution,
en permutation et en éternelle transformation. L'existence est une expérience, elle nous prouve
que tout progrès dans l'innovation est impossible sans bouleversement et que pour progresser
nous devons avant tout nous métamorphiser !
Vivre ce n'est pas seulement évoluer, c'est continuer et refuser de s'enfermer dans ses
mornes habitudes. La routine tue, ne lui ouvrons pas les bras.
Dernièrement, on m’a proposé un projet d’écriture périlleux à plusieurs mains, mais
modestement, ce n’est pas pour moi, car je ne possède pas le doigté d'équilibriste. La suggestion
du thème ne me parlait pas, l’influence artistique fut capricieuse, et mon imagination sans filet a
noirci une page blanche. Pas d’illumination sensationnelle : rien à faire ! Les fulgurances
d’idées soudaines ne s’imposent pas au garde-à-vous militaire !
Y a-t-il un sujet tabou que tu n’aborderas jamais dans tes écrits ?
Oui, pour être honnête la pornographie média « trique » pure et dure. De nature, je déteste
la vulgarité roborative subite et inopinée au détour d'une page. Le côté trash des propos
employés est parfois trop explicite dans la trivialité, et pour « X » raisons, c’est indécent à lire !
Je n'ai aucune envie de « buzzer ». Certaines formulations orgiaques sont choquantes pour la
sensiblerie de mon côté fleur bleue romantique et forcément, elles me hérissent les poils. Je
préfère, avec pudeur, la subtilité de l’érotisme suggéré, plutôt que d’intégrer tacitement
l’obscénité dégradante dans mes corps de texte. La beauté phénoménale de deux êtres sacralisés
qui sans « lassent» jamais, doit être sublimée avec originalité. C'est mon simple avis.
Sinon, je suis une artiste « Marge » in « ale » (ne soyez pas étonnés, si j'ai choisi l’« ale »
qui est une bière anglaise, petit clin d'œil à mes origines britanniques). On peut s'apercevoir avec
raison que je suis une « touche-à-tout ». Je n’ai pas de genre obsessionnel à « titrer ». Mes
inscriptions romanesques sont impertinentes et se décryptent à l’un… et pour l'un fini sur un pont
d' « érables » !
Suite à un retour de lecture qui « spoil » ton intrigue, comment réagis — tu ? Es-tu
plutôt tolérante ou intransigeante ?
Pour l’instant, je ne hausserai pas le ton courroucé puisque cette odieuse mésaventure ne
m’est pas encore arrivée, mais je serais implicitement prête à tuer pour des secrets dévoilés avec
laxisme : c'est de la malhonnêteté. Non... mais ! Je ne serais aucunement pragmatique sur cet
inane coup bas. Motus et bouche cousue, cette maxime est une méthode radicale qui me tente
bien ! Surjeter la bouche prédominante des spoilers sans anesthésie avec du fil écarlate crocheté
dans le chat d'une grosse aiguille est une alternative à leurs fuites verbales. Une vengeance
atroce et sadique à la hauteur du préjudice subi. Je vous conseille la non-assistance à personnes
dérangées.
Qu’on se le dise…
À tous ceux qui s’évertueraient à m’embêter... vous êtes prévenus ! Prenez-garde !
Moi, dans ma vie, j'ai égorgé furieusement un ourson sans pitié, j'ai décapité un crocodile à
mains nues, j'ai déjà avalé 20 bouteilles de coca en 10 minutes, j'ai démembré une grenouille
avec les dents, j'ai arraché les pattes d'une araignée une à une, et j'ai même mordu férocement

un Schtroumpf. Il était bleu !
Et ouais mon pote, si tu ramènes ta fraise, je suis armée en mistrals gagnants ! Si tu me
cherches, tu me trouveras... chez Haribo.
Quel est ton état d’esprit face au piratage ? Es-tu plutôt philosophe, c’est le jeu ou
plutôt révoltée, c’est intolérable ?
Bien sûr que c’est intolérable, le mot est faible, et je pointe doublement l’accent honteux sur
la police de caractère ! Je suis lucide, un auteur prétendu ne touche pratiquement que 10 % dans
le meilleur des cas sur le mérite de ses productions et les « taux » se resserrent. C’est
insupportable ! Qui peut prétendre encore à vivre de l'usufruit de son talent ? Le gratuit est un
vol manifeste. C’est du délire, stocker les fichiers de mes manuscrits n’est pas un jeu de
« hacker» vaillant, où rien n'est impossible. Bon sang : on y laisse des plumes. C'est
impardonnable ! Pirates !
Pour mettre à terme à cet entretien privatif somme toute libérateur, je me permets d’écrire
ces quelques phrases enthousiastes pour épilogue :
La réussite littéraire est un escalier, et chaque marche mérite son pied. Les livres renferment
des âmes qui perdurent, celles des écrivains et celles des lecteurs. La beauté de cette sororité
littéraire et qu’ensemble, ils se sont abandonnés à la rêverie.
Comme aurait pu dire Freddy Krueger : « Ne cessez jamais de rêver ! ». Alors, la nuit, je
sors les griffes pour pêcher le broché !

Merci, Danika, pour ta confiance et ton indéfectible amitié livresque. Au plaisir de te revoir
ici ou ailleurs, en Salon. Merci de m’avoir donné l’occasion de pouvoir me livrer en toute
discrétion.
Ma chère Danika, à moi de poser une tortueuse question à la lectrice que tu es :
« S’il te restait une seule journée à vivre sur cette terre, tu en profiterais pour lire quel
bouquin ? Dans quelle destination aimerais-tu te rendre pour cet ultime voyage livresque, et avec
quel personnage haut en couleur désirerais-tu passer cette finalité prophétique de fin du monde ?
Et pourquoi ? Choisirais-tu la peur pour les frissons ? La romance pour la chaleur ? Ou pire...

les enfers ou le paradis ? À toi de me convaincre ma chère... fais le bon choix, il pourrait t'en
coûter l'éternité de goûter à l'interdit ! »

Coucou ma chouquette
Pour répondre à ta vaste question à nombreux tiroirs, s'il ne me restait qu'une journée
à vivre, je ne choisirais pas une destination livresque habituelle, pas question de serial killer
ou d'amour fou. Ce dernier voyage serait en compagnie d'un enfant, je cheminerais avec la
lueur d'espoir toujours présente qui me caractérise, grande optimiste que je suis et pour
garder l'illusion que tout est possible. Je partirais donc dans un dernier rêve avec « Die
unendliche Geschichte » de Michael Ende, un dernier clin d'œil en m'offrant « L'Histoire
sans fin ».
J'espère que ma réponse te plaît. Bisous.
La réponse est celle que j’attendais… tu n’aurais pas pu mieux choisir que cette histoire
sans fin, puisque je n’écris jamais le mot fin sur les histoires que j’aime raconter.


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