Danika 1BH .pdf


Nom original: Danika-1BH.pdfAuteur: Benoit Herbet

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Ecrivais- tu dans ton enfance ? Si oui, étais-ce déjà dans le genre dans lequel tu sévis
actuellement ? Si non, à quel âge as-tu commencé ?
Très peu, à vrai dire, de petits récits enfantins, mais j’étais davantage motivé à l’idée d’utiliser la
belle machine à écrire électrique de mon grand-père que par l’écriture en elle-même. J’ai surtout
commencé à écrire vers 21-22 ans : un peu de poésie, mais aussi des articles pour un fanzine
consacré à James Bond, et, déjà, quelques nouvelles policières, dans la veine des histoires de Ruth
Rendell, un des écrivains que j’ai le plus lu au cours de ma vie.
Avant de te lancer dans l'écriture d'un livre, es-tu plutôt architecte avec un plan structuré ou
freestyle donnant la part belle à l 'improvisation ?
De plus en plus, je suis un architecte. Quand j’ai commencé à écrire mon premier roman,
« L’ombre de la chimère », je n’employais pas de plan. Après dix pages, j’étais perdu, j’ai griffonné
un plan qui tenait sur une page Word, mais qui m’a été bien utile. Actuellement, je rassemble
d’abord des tas d’idées dans un cahier Moleskine, que je structure petit à petit. Parallèlement,
j’effectue de nombreuses recherches sur Google, c’est une des phases les plus enrichissantes de
l’écriture. Ensuite, je crée deux ou trois plans sur Word, découpés en chapitres. Un plan tel que le
découvre le lecteur, et, quand c’est nécessaire, un plan chronologique des événements. Mais
quelle que soit la richesse du plan, il reste toujours une part importante à l’improvisation sur des
tas de sujets secondaires. Je pense qu’un plan ne nuit pas à la spontanéité de l’écriture.
Quelle est ton ambiance de travail, animée ou silencieuse, solitaire ou compagnie acceptée,
thé ou café ...?
De par ma profession, qui implique une grande amplitude horaire et de nombreux déplacements,
j’écris surtout le soir, à l’hôtel, ou dans des bars. Le silence n’est pas une composante
indispensable pour moi. Au contraire, j’aime écrire quand la vie grouille autour de moi, et
paradoxalement, je parviens à m’isoler. Je bois énormément de café, à toute heure, et parfois, en
été, en terrasse, je m’autorise une bière Belge.
Es-tu prêt à effectuer des changements dans tes habitudes d'écriture ? Changer de genre,
écrire en collaboration avec d'autres auteurs ?
Écrire est une tâche solitaire, je ne me vois pas écrire à quatre mains. Quant au genre… « L’ombre
de la chimère » et « Rouge Baiser » étaient deux polars, dans la tradition des gialli de Dario
Argento. « Vos nuits avec Vanessa » était un polar avec un argument SF. Mais avec les deux
derniers, j’ai effectué un grand virage vers le fantastique et l’épouvante. Je pense que, de par ma
culture cinéphilique, mon goût de l’étrange et mon imaginaire, je glisse progressivement vers un
univers hybride : des enquêtes dans lesquelles interfère un élément surnaturel. C’est aussi ce qui
semble le plus plaire, venant de moi, aux lecteurs. « Parmi les morts » a été très bien reçu. C’est
la première fois que mes envies d’écriture allaient vraiment à la rencontre des attentes de mes
lecteurs, et j’aimerais continuer dans cette veine. Mon prochain roman, « Méduse », sera un
thriller contemporain teinté d’un univers typiquement Lovecraftien.
Y a -t-il un sujet tabou que tu n'aborderas jamais dans tes écrits ?
Clairement, le viol. Faisons un parallèle avec le cinéma. Une voleuse assassinée dans sa douche
par une vieille femme folle dans « Psychose », c’est un ressort scénaristique génial. Une jeune
étudiante terrorisée par des sorcières dans « Suspiria », je kiffe. Mais la vision d’une Monica

Bellucci abusée dans « Irréversible », c’est au-dessus de mes forces. En tant qu’homme, j’envisage
le viol, dans toutes ses déclinaisons, comme le crime le plus abject, le plus lâche, le plus
impardonnable qui soit. Je n’imagine pas écrire, décrire une telle scène.
Suite à un retour de lecture qui "spoil " ton intrigue, comment réagis- tu ? Es-tu plutôt tolérant
ou intransigeant ?
Cela m’est très peu arrivé. Je suis ouvert à toute critique, positive comme négative, mais il m’est
inconcevable qu’un journaliste ou un bloggeur spoile une intrigue. Je serais donc plutôt
intransigeant. Je me rappelle d’être allé un jour au cinéma, j’allais voir « Le Sixième Sens », avec
Bruce Willis, et une femme que je ne connaissais pas, m’en a raconté le twist final. Aujourd’hui,
je la maudis encore… ☺
Quel est ton état d'esprit face au piratage ? Es-tu plutôt philosophe, c'est le jeu ou plutôt
révolté, c'est intolérable ?
Plutôt philosophe. Personnellement, je n’ai jamais piraté de films, de CD et encore moins de livres.
Mais chacun se positionne comme il l’entend, par rapport à sa conscience et à la loi. Je tire de
très faibles revenus de mon activité littéraire. C’est une passion, pas un gagne-pain. Alors, s’il
manque quelques ventes à la fin de l’année, je n’en subis aucun préjudice.
En revanche, il m’est déjà arrivé d’avoir des proches, avec lesquels j’entretenais une relation
amicale, qui se vantaient de pirater un de mes livres sur le net, plutôt que de l’acheter, et puis,
qui le spoilaient en public. Là, c’était un peu fort, on était sur un comportement qui oscillait entre
bêtise, malhonnêteté et méchanceté, c’est le genre de choses qui peut me rester en travers de la
gorge.
Voici ta question de lectrice
Toi qui lis tant, te reste-t-il un fantasme littéraire ? Quelque chose que tu n’as jamais trouvé dans
un livre ? Ou au contraire, une sensation de lectrice, agréable, que tu as une fois ressentie et que
tu n’as jamais retrouvé depuis ?
Au travers de mes lectures, j’ai éprouvé bien des sentiments et sensations. Je les retrouve
régulièrement au fil de celles-ci. Malheureusement pour moi, je ne les ressens pas de nouveau
quand je reprends un ouvrage, cela explique pourquoi je ne relis presque jamais de livres. C’est
une déception pour moi.
Ma plus grande source d’émotions est Stephen king, je pense avoir passé en revue tout le panel
avec lui.
Il me reste le fantasme littéraire, cette lecture idéale, celle qui transcende tout et qui me
permettrait de ressentir le même trouble à la relecture.J’ai commencé à élargir mon horizon, en
testant de nouveaux genres, des sujets plus extrêmes aussi. J’ai longtemps pensé qu'il s’agirait
d’une histoire sentimentale mais il semblerait que je ne sois pas assez réceptive à cela.
Et je me dis souvent que la meilleure lecture au monde est la prochaine…


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