commandant Beaurepaire le bon .pdf


Nom original: commandant_Beaurepaire_le_bon.pdfAuteur: jeanjean benasayag

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Dans les quelques lignes surlignées au marqueur jaune plus bas dans ce
texte, vous constaterez la pauvreté de l’éloge, de la gloire de cet homme,
digne héros de la nation faite par l’historien.
Par bonheur, d’autres hommes, de grands talents, comme Alexandre Dumas, proche de cette histoire mérite qu’on l’écoutât.
(Commandant Beaurepaire )— Pardon, citoyens, dit-il, est-il bien décidé dans vos
esprits, je ne dirai pas dans vos cœurs, que malgré ce qui vous a été dit de la nécessité
pour la France que Verdun tienne, vous êtes dans l’intention de rendre la ville ?
— Nous reconnaissons l’impossibilité de la défense, répondirent les membres du
conseil d’une seule voix.
— Et si je ne pense pas comme vous, si je refuse cette capitulation ? insista Beaurepaire.
— Nous ouvrirons nous-mêmes les portes de Verdun au roi de Prusse, et nous nous
en remettrons à sa générosité.
Beaurepaire jeta sur ces hommes un regard de mépris terrible :
— Eh bien, messieurs, dit-il, j’avais fait le serment de mourir plutôt que de me
rendre ; survivez à votre honte et à votre déshonneur, puisque vous le voulez, mais,
moi, je serai fidèle à mon serment. Voilà mon dernier mot. Je meurs libre. Citoyen
Jacques Mérey, tu rendras pour moi témoignage.
Et, tirant un pistolet de sa poche, avant qu’on eût eu le temps, non seulement de
s’opposer à son dessein, mais encore de le deviner, il se brûla la cervelle.
Jacques Mérey reçut dans ses bras ce martyr de l’honneur.

Pourquoi de tels hommes restent-ils constamment dans l’ombre de l’histoire ? Pour ne point gêner la disgrâce des lâches et leur confrérie qui sans
relâche accaparent les biens de cette terre, pour une seule raison, se sentir
au-dessus de leurs frères hommes sans biens… C’est la raison même des barbares, des aristocrates, des bourgeois, de toute cette damnation contre laquelle aujourd’hui même nous devons nous battre ! Encore et toujours !
Le lendemain, tandis que les jeunes filles de Verdun, couvertes de voiles blancs,
jetant des fleurs sur la route que devait suivre le roi de Prusse pour se rendre à l’hôtel
de ville et portant des dragées dans des corbeilles, allaient ouvrir au vainqueur la porte
de Thionville, la garnison sortait avec les honneurs de la guerre par la porte de SainteMenehould, escortant un fourgon attelé de chevaux noirs où se trouvait le cadavre de
Beaurepaire enseveli dans un drapeau tricolore.
Elle ne voulait pas laisser le cadavre du héros prisonnier des Prussiens.
Le bataillon d’Eure-et-Loir formait l’arrière-garde et, le dernier, marchait Marceau, son commandant.
L’avant-garde prussienne suivit l’armée française jusqu’à Livry-la-Perche pour observer Clermont.
Là, elle s’arrêta.
Alors Marceau, se dressant sur ses étriers, leur envoya au nom de la France cet
adieu menaçant :
— Au revoir dans les plaines de la Champagne !

Marceau était-il prophète ? Sous Dumouriez, les plaines de la Champagne
allaient recevoir quelques centaines de millier de petits monticules pour alimenter en engrais notre bon vieux Champagne !

Nicolas Joseph Beaurepaire
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Nicolas Beaurepaire

Nicolas Beaurepaire, lieutenant-colonel au 1er bataillon de Maine-et-Loire en 1792 (17401792), Raymond Quinsac Monvoisin, Musée de l'Histoire de France (Versailles)
Naissance
Décès

7 janvier 1740
Coulommiers
2 septembre 1792 (à 52 ans)
Verdun
Mort au combat

Origine
Allégeance
Grade
Années de service
Faits d'armes
Hommages

Français
Royaume de France
Royaume de France
Lieutenant Colonel
1757 – 1792
Siège de Verdun
Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile (8e colonne)
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Nicolas Beaurepaire (et non Nicolas-Joseph Beaurepaire comme il est parfois appelé, contrairement à son acte de baptême), est un officier français né à Coulommiers, le 7 janvier 1740
et mort à Verdun, le 2 septembre 1792.

Biographie
Nicolas Beaurepaire naît dans une famille de commerçants comme l'attestent divers extraits
de registres paroissiaux. Son père est marchand épicier. Mais, il sera fait conseiller du Roi et
échevin de Coulommiers par lettres patentes de 1757. Sa mère, Marguerite Françoise Lallemand est fille d'un huissier royal de Lagny-sur-Marne.
Le 4 novembre 1757, Nicolas Beaurepaire s'engage dans le Royal Carabiniers qui est alors
une unité d'élite de la cavalerie. Durant la guerre de Sept Ans, il participe, comme simple carabinier, aux campagnes de 1758 à 1762 en Allemagne. La paix revenue, l'unité de Beaurepaire est envoyée dans le val de Loire, son principal cantonnement se situant à Saumur.
Nommé fourrier écrivain en 1763, Beaurepaire va progresser lentement dans la hiérarchie militaire jusqu'au grade de lieutenant obtenu en 1784 et le rang de capitaine en 1786. Entretemps, le 19 août 1776, il épouse dans le bourg de Joué, un petit village de l'Anjou, MarieAnne Banchereau-Dutail, fille d'un riche notable rural. Un fils, Stanislas Joseph, naîtra de
cette union en 1777.
Le 14 mai 1791, après une brève interruption dans sa carrière militaire à la suite de son mariage, Beaurepaire quitte définitivement le corps des carabiniers alors stationné à Lunéville.
Peu après, il reprend du service et, le 15 septembre, est élu lieutenant-colonel du 1er bataillon
des volontaires de Mayenne-et-Loire (ou Maine-et-Loire). Après un séjour de sept mois en
Loire-Inférieure, le bataillon est envoyé à Verdun où il entre le 2 juin 1791. Avant que n'arrive le lieutenant-colonel Galbaud, nommé commandant de la place, Beaurepaire exerce cette
fonction qu'il reprendra d'ailleurs le 12 août alors que Galbaud obtient son rappel par La
Fayette.
C'est donc en tant que commandant d'une garnison de six mille hommes, que Beaurepaire doit
affronter l'armée prussienne qui, après avoir pris Longwy, entame le siège de Verdun le 31
août. Après le rejet d'une première sommation, la ville est bombardée quelques heures, de
quoi susciter la panique de la population qui réclame une reddition immédiate, demande appuyée par le conseil défensif, contre l’avis de Beaurepaire, soutenu dans son intransigeance
par seulement trois officiers supérieurs dont le futur général Marceau.
C'est dans ces conditions que, dans la nuit du 1er au 2 septembre, Nicolas Beaurepaire est retrouvé mort dans son bureau de l'hôtel de ville de Verdun. Ni le suicide, ni le meurtre ne sont
exclus et les graves lacunes de l’instruction ne permettent pas de trancher le débat. Pour sa
part, la Révolution avait tranché. Beaurepaire était un héros qui avait refusé la capitulation et
préféré la mort au déshonneur. L'Assemblée Législative décrète, le 12 septembre 1792, à
l'unanimité que le corps de Beaurepaire sera transféré de Sainte-Menehould, où ses hommes
l'avaient enterré après leur départ de Verdun, au Panthéon, ce qui ne se fera jamais et le corps
du commandant Beaurepaire repose toujours, dans l'anonymat le plus complet, au cimetière
de Sainte-Menehould.

Distinctions





La statue de Nicolas Beaurepaire, due à Maximilien Louis Bourgeois (1839 - 1901),
est présente sur le pont de Verdun, l'un des ponts de la ville d'Angers. Il y en avait une
à Coulommiers du même artiste, mais elle a disparu pendant la Seconde Guerre mondiale.
Son portrait se trouve au musée historique du château de Versailles, ainsi qu'au musée
de la Princerie à Verdun.
Une rose porte le nom de 'Commandant Beaurepaire'.



Statue de Nicolas Beaurepaire sur le pont de Verdun (Angers)








Il fait partie des 558 officiers à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile.


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