H.P.Lovecraft & le secret des adorateurs du Serpent .pdf



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Howard.Phillips.Lovecraft
&
le secret des adorateurs du
serpent
« Ce qui est nécessaire pour l’homme, c’est de se libérer de la totalité du
passé de l’espèce humaine et pas seulement de son passé individuel.
Autrement dit, vous avez à vous libérer de ce que chaque homme avant
vous a pensé, ressenti et expérimenté : C’est, pour vous, la seule
possibilité d’être vous-même. Tous mes propos n’ont d’autre but que de
mettre en lumière l’unicité de chaque individu. La culture, la civilisation
(quel que soit le nom que vous lui donniez) a toujours essayé de nous
enfermer dans un certain cadre ; l’homme n’est pas du tout un homme : Il
est à mon sens un animal unique et il demeurera un animal unique aussi
longtemps qu’il subira le fardeau de la culture. »

Uppaluri Gopala « Krishnamurti »

Une étroite proximité avec le dernier livre de Jean Robin nous a conduit à
ces quelques réflexions.
Ce nouveau forfait bibliographique, très opportunément publié en mars
2017, place selon nous Jean Robin sur la plus haute des marches de
l’épistémè initiatique de l’Occident. Robin est paradoxalement le plus
grand intellectuel moderne vivant et le moins connu de ceux-ci.
Néanmoins, nous devons concéder que son œuvre est très clivante : il y a
ceux qui le vénèrent : les happy few et tous les autres – ils sont légions –
qui le détestent ou le moquent alléguant soit une imagination luxuriante et
passablement dérangée ou une provocation aussi incongrue qu’incomprise.
Cependant, l'approche intellectuelle de l’œuvre de Robin exige une lecture
d'ordre existentielle inséparable d'un cheminement initiatique rigoureux
d'où sont bannis tous les incapables et autres disqualifiés. Son œuvre se
veut résolument élitiste et aristocratique. Et, assumée comme telle !
Aucun autre auteur de cette puissance intellectuelle ne s’est hissé à ce
niveau d’exploration des coulisses initiatiques de notre sombre époque.

Son rayonnement intellectuel n’a d’égal que son invisibilité de l’agora
médiatique et universitaire. Son œuvre agit néanmoins souterrainement
mais sûrement, voir l’impact de son œuvre sur l’ex-président des USA,
Barack Obama ! (cf : p.349)
L’auteur, agent avéré de l’Imperium eschatologique (1), nous convie ici à
une quête herméneutique et alchimique de l’œuvre cryptée du grand
romancier américain du genre Fantastique, H.P.Lovecraft (1890-1937)
natif de Providence (Rhode Island)( la somme guématrique de Providence
P=16 + r=18 + o=15 + v=22 + i=9 + d=4 + e=5 + n=14 + c=3 + e=5 donne
111 chiffre du Pôle (2)).
Invité par des Intelligences hautement dissimulées (3), à prospecter cette
œuvre aux méandres fantastiques, Jean Robin rencontrera au travers les
vagabondages oniriques, mais pas seulement de Lovecraft, la Tradition
primordiale remise en lumière par René Guénon.
Lovecraft et Guénon réunis autour d’un même sanctuaire sous la figure
tutélaire et bienfaitrice d'Isaïs, grande déesse antique, représentante de
l’éther primordial, la quinta essentia des alchimistes. Voilà, qui est
étonnant !
Desservant de la voie de la « Main Gauche », la Prasavya de la tradition
hindoue, le Sihr de l’islam, Robin nous débarrasse de la croyance aux
monothéismes de type patriarcal et au politique. Robin réhabilite ainsi le
polythéisme païen qu’il rattache à une Révélation plongeant dans la nuit
des âges, d’où l’appellation des Grands Anciens. Leur arcane est
l’abstraction, donc un monothéisme non exprimable (Brahma, Amon ne
sont pas des noms propres, mais des périphrases mystiques). « La
Tradition primordiale constitue en réalité le « monothéisme » le plus
transcendant et le plus absolu. » (cf : René Guénon, Comptes Rendus
p.125)
Quant à la notion de monothéisme, elle ne naquit que sous une forme
empirique et naïve avec Akhénaton (4). Les civilisations antérieures d’Inde
et d’Égypte (Mohenjo-Daro, Harrapa [vallée de l'Indus], Çatal Hüyük,
Hacilar [Asie Mineure]) connurent un monothéisme abstrait sous la forme
d’un « dieu unique à deux sexes », la dyade divine. En tant que Immuable
Masculin (non agissant, « le sans nom »). Quand Il se concrétise en

énergie pour créer et détruire un monde, Il se métamorphose en sa propre
féminité, en Éternelle Féminité (Shakti, Shekinah, Kundalini),
éternellement actif. C’est pour cela que la Bible a conservé dans son
cartulaire eschatologique l’idée d’une féminité subversive que l’on
retrouve dans les Proverbes (31, 25) : « Elle rira aux derniers jours (5). »
Cette féminité sacrée exilée au fondement du cosmos est représentée dans
la Kabbale par la Sephirah, Malkuth, appelée la « Mère obscure ».
Les antiques déesses (6) seront chassées du panthéon judéo-chrétien alors
que Yahweh primitif avait une parèdre, tout comme le Allah préislamique.
Les déesses seront alors occultées, leurs prêtresses seront combattues,
persécutées, brûlées (chasse aux « sorcières »). La féminité et les femmes
seront associées aux œuvres du diable !
Lilith, la première femme d'Adam sera rejetée dans le cartulaire de
l'Abîme. Réminiscence de la Déesse-Mère, cette dernière n'aura d'autre
choix que de s'associer avec Samaël ou Lucifer. Telle Kali, Lilith
deviendra noire et symbolisera la lune noire dans l'astrologie.
Ici, tout est nié et rejeté, la doctrine du Chaos a tous les droits. Pour
beaucoup, ce Chaos originel ressemblerait par trop à ce Tohu-bohu-Bohu
biblique. On traduit généralement cette expression par « confusion » ou
« grand Désordre ». Cependant, pour le kabbaliste A.D.Grad, Les clefs
secrètes d’Israël p.162 Éd. Du Rocher – le Tohu-bohu-Bohu originel est
totalement bénéfique, puisqu’il ramène l’être vers sa condition originelle,
celle d’avant la chute.
Au nom des Ténèbres supérieures, celles du Non-Être (7), l'auteur
réhabilite tous les maudits des traditions abrahamiques : Esaü, Caïn,
Nemrod, Samaël, Lilith, et surtout le Serpent ou plutôt la
Serpente=kundalini, diabolisée injustement dans les traditions occidentales
(8). Et, Robin va pousser le scandale avec son plaidoyer pour les
Qarmathes qui détruisirent la Kaaba et calomnièrent le prophète
Muhammad (Charles André Gilis doit être fou de rage !)(cf : p.241)
Son ouvrage est composé de 22 chapitres comme l'Apocalypse de Jean et
comme autant de lames de Tarot et de lettres de l’alphabet Watan ; chaque
chapitre correspond à des données eschatologiques précises.

Ainsi, le chapitre XV, « Les Prophètes contre la Grande Synagogue »,
s’ordonne bien à l’arcane XV, le Diable ; le chapitre XX, « Celui qui doit
venir » s’ordonne bien à l'arcane XX du Tarot, le Jugement !
Par la force des exigences subversives réclamées par la "Voie de la Main
Gauche", Jean Robin nous oblige à une relecture minutieuse des symboles
dessinés dans l’Apocalypse de Jean : « Grande Prostituée », « Dragon
Rouge Feu », « Bête de la Terre », « Bête de la Mer », etc. Toutes ces
métaphores théologiques, communément admises dans un sens
défavorable car exotérique depuis des siècles, sont ici redressées et
exaltées.
Les Maudits sont ici réhabilités et retrouvent une excellence, porteuse de
vengeance, donnant sens à la trop célèbre phrase du Nouveau Testament,
jamais convenablement comprise : « Les derniers seront les premiers »
(Matthieu 20-16)
Logiquement, Jean Robin, à la suite de Lovecraft, répudie le faux
judaïsme, incarné par Yahvé, en vigueur depuis – 503 av. JC, soit la date
du festin de Balthazar.
En cela, Robin se veut proche de Jésus lorsque celui dit dans l’Évangile de
saint Jean chapitre 8 : « si Dieu était votre père, vous m'aimeriez (...)
Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne
pouvez écouter ma parole. Vous avez pour père le diable, et vous voulez
accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le
commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de
vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond ;
car il est menteur et le père du mensonge. »
Ainsi, la prétention des Juifs pharisiens imbus de Talmud à se croire
haussés au-dessus des Nations est rejetée. Nié leur exclusivisme et leur
élection au nom d’interpolations des Écritures sacrées par des scribes
faussaires. Sont visés Esdras et son consistoire de scribes-faussaires
répudiant le culte de Seth-Abraxas-Iao (8), représentant le vrai judaïsme
au bénéfice d’une entité démiurgique, Yahvé.
Cette rupture eut lieu à Babylone où les scribes aux ordres d’Esdras
falsifièrent les Écritures et permirent la diabolisation du « Féminin Sacré ».
Ceci est confirmé par le Maître René Guénon , Études sur le

Compagnonnage & sur la Franc-Maçonnerie p.31 – après la captivité de
Babylone qui dura quelque soixante-dix ans et s’achèvera en 536 av.J.C,
une nouvelle écriture dut être substituée à l'ancienne qui s’était perdue. En
d’autre terme, la prononciation du Nom Divin tétragrammatique disparu
complètement. Les scribes de l’époque babylonienne décidèrent de
substituer au nom sacré ~~ le nom d’Adonaï. Selon Messod & Roger
Sabbah, les secrets de l’Exode p. 157 Ed.Livre de Poche– Adonaï trouve
sa racine dans Akhénaton.
Donc jusqu’à Esdras, soit vers le milieu du Vᵉ siècle avant l’ère
chrétienne, les Juifs ne possédaient aucun écrit sacré, ni aucune règle
canonique provenant d’une autorité canonique, d’autant que la Grande
Synagogue n’existait pas encore. « … Esdras s’efforça de reconstituer la
nationalité juive en l’épurant. Des écrivains comme Graetz, Cohen, Loeb,
Edersheim, […] s’accordent à constater que l’époque de la réforme
d’Esdras vit naître un vaste courant religieux dont la note essentielle est
celle de la « Séparation » (Perishout), pour éviter toute impureté. […] Cet
esprit d’exclusivisme se désignait sous le nom de «pharisaïsme» (de
parash, « séparer »).
Dans les écrits pré-exiliques (exil à Babylone), il n’y a pas de domination
universelle et d’exclusivisme (9). Tout ceci réhabilite indirectement
l'antisémitisme qui selon les propos des auteurs dissimulés des
« Protocoles des Sages de Sion » associent à juste raison l'antisémitisme à
l'antijudaïsme. Une confirmation de nos assertions nous est fourni par Jean
Robin dans son livre Opération Orth ou l'incroyable secret de Rennes-leChateau. Son ami Pierre lui aurait révélé que les nombreux juifs
composant la hiérarchie de « la Société de Celui qui doit venir »
méprisaient la masse talmudique et que le triste sort qui lui avait été
réservé lors de la Seconde Guerre Mondiale était mérité !(cf : p.?)
Cette attitude jugée scandaleuse et profanatrice par le « politiquement
correct » ne peut provenir que des tréfonds métaphysiques du sabbatofrankisme.
Les recherches archéologiques ont conduit à douter des affirmations
bibliques en matière de croyance et de culte. La découverte d’une
inscription désignant deux dieux, YHVH et son Ashera, de la fin de
l’époque du premier temple et du début du deuxième temple, a fait douter
de l’époque où le monothéisme est devenu la religion officielle des

royaumes israélites.
Raphaël Patai, anthropologue hongrois et spécialiste de la Bible, a
démontré, dans The Hebrew Goddess, Wayne State University Press,
Détroit, 1990 p.53 - que les Juifs vénéraient autrefois une divinité
féminine : « (…) la vénération d’Asherah, épouse de Yahvé (…) faisait
partie intégrante de la vie religieuse dans l’antique Israël, avant les
réformes introduites par le roi Josias en 621 avant J.-C. »
En plusieurs endroits, à ce couple est associé un autre dieu, Shamran,
Telan, Netsri, ou bien Baal et El. Ces inscriptions datent du VIIIe siècle et
font penser que le triomphe du monothéisme comme religion officielle ne
date que de la fin du royaume de Juda et après la disparition du royaume
d’Israël. Au IXe siècle, il y avait un temple à Arad avec un autel important
et donc l’exclusivité d’un seul Temple à Jérusalem n’est plus évidente.
Renversant la table des religions monothéistes instituées par des
sacerdoces déviés et illégitimes, Robin fait peur. De cette peur qui étreint
tout néophyte à l’approche des dépouilles de l’Abîme et de ses terribles
échéances.
Ioannès Robin nous révèle, en qualité de familier de la région de Rennesle-Château, que le Tombeau de Jésus ne réside pas à Jérusalem mais ici, en
France, à Opoul-Périllos, dont le code postal administratif est 66 600 !(cf :
chapitre XIX, « Du Tombeau de Jésus au berceau de Satan »). Ceci
autorisant une relecture bénéfique du fameux 666 qui intrigue tant les
conspirationnistes et autres complotistes (10).
L’auteur s’entend aussi à nous faire part que la fameuse Pierre vouée à
Isaïs a été transférée près de Vendôme dans le Loir et Cher (cf : p.342). Or,
curieusement, Jean Robin réside à Villiers-sur-Loir à quelques kilomètres
seulement de Vendôme ! (cf : chapitre XVIII, « Du mystère de la Lance à
la révélation d'Isaïs »). En serait-il un des gardiens dissimulés ?
Le chapitre XXI, « Fin de partie » nous convie à la face nocturne et
interlope des USA que Jean Robin, dans un ouvrage précédent, Veilleur
où en est la nuit ? Éd. G.Trédaniel, assimilait à la « Bête de la Mer »,
justement parce que le monde anglo-saxon réifie l'Empire thalassocratique
qui doit être détruit par l’axe eurasiatique ou « Bête de la Terre »

préfigurée par Vladimir Poutine, issue du GRU dont l'autre appellation est
« l’Aquarium » au symbolisme évoquant l’Eau originelle (11).
Le temps et l’histoire rendront justice à Jean Robin. Cet écrivain est
incontournable et prophétique et mérite toute notre affection.

(1) Jean Robin reçoit des informations d’importance majeure de « Pierre »,
qui est à la tête de la « Société de Celui qui doit Venir », organisation
ultra-secrète. Ses contempteurs, qui ne bénéficient aucunement de cette
faveur, n’auront pas d’autre choix que de suspecter une imagination
débordante et/ou un état mental dérangé. Toutefois, nous ne pouvons que
leur proposer la plus extrême prudence, la suite des événements pourrait
lui donner raison !
(2) Dans l’ésotérisme, le chiffre 111 évoque le Pôle. René Guénon évoque
le 111 dans le chapitre XV, « Un hiéroglyphe du Pôle » p.111 (heureux
hasard de l’impression) de Symboles fondamentaux de la Science sacrée
Ed.Gallimard. Ce nombre est en rapport avec la lettre hébraïque ‫ א‬et avec
le tétramorphe dans la symbolique chrétienne. Ce nombre représente
l’unité exprimée dans les trois mondes (hylique, psychique, spirituel), ce
qui convient parfaitement pour caractériser la fonction même du Pôle, du
Centre suprême et de la Tradition primordiale. Il y a 111 devises latines
dans la Prophétie des Papes attribuée à saint-Malachie. La fin de la
papauté signifiant la restauration de la Tradition primordiale. Un groupe de
mathématiciens a relevé que la totalité des chapitres des quatre Evangiles
était de 89. En ajoutant les 22 chapitres de l’Apocalypse on obtient le
chiffre du Pôle, 111 !
Guénon considérait que « la théorie polaire a toujours été un des plus
grands secrets des véritables maîtres maçons. »(cf : Symboles de la
Science sacrée p.119 Ed.Gallimard)
(3) La mise en place de l’Imperium eschatologique se fera sur
l'anéantissement total du N.O.M. (Nouvel Ordre Mondial) à direction
américano-sioniste.
(4) Akhénaton prit la décision lourde de renier les lieux idolâtres d’Amon
(la majorité des prêtres d’Amon furent contraints de servir le culte
monothéiste d’Aton) ; il fit marteler les noms d’Amon dans les temples.
Poussant plus loin l’hérésie, il profana le nom d’Amon, à l’intérieur du
cartouche du nom de son père Amenophis III.
(5) Malgré le peu de sympathie que le Zohar accorde à la figure de Lilith,
il lui concède néanmoins un rôle important dans son eschatologie : c’est
cette puissance féminine qui accomplira à la fin des temps, la destruction

de Rome.
(6) La méconnaissance de l’androgynie primordiale dans les religions
abrahamiques entraînera l’affrontement entre le nouveau dieu masculin,
Yahvé et le serpent ou dragon, attribut de l’ancienne Déesse-Mère. La
victoire du dieu mâle sur la déesse ou le serpent se traduira dans
l’organisation sociale et religieuse par le passage du matriarcat au
patriarcat.
Il apparaît clairement, quand on étudie les différentes civilisations qui se
sont succédées sur la surface de la terre, qu’une tradition primordiale ait
attribué à la femme un rôle qu’elle a perdu au fil des siècles. Toutes les
religions qui ont précédé les religions abrahamiques ont présenté et honoré
des « déesses » à l’adoration des fidèles et les « déesses » occupaient dans
les temps anciens la première place. L’histoire des déesses est parallèle à
celle de la femme dans les sociétés anciennes : à mesure que ces sociétés
abandonnaient leur organisation gynécocratique les cultes féminins sont
devenus masculins, la lutte d’Apollon contre le serpent Python – de nature
féminine - et sa victoire définitive, en étant le symbole le plus éclairant.
(7) Pour les exotéristes « démiurgiques », le néant s'identifie au Diable.
Les exotéristes sont en nombre sur cette terre, 99, 999… % de l'humanité
et surtout sont incapables intellectuellement de comprendre le sens
métaphysique du Néant et du Non-Être. Cette surreprésentation mondiale
de médiocres et d’inutiles autorisant l’attitude méprisante et
condescendante des membres de « la Société de Celui Qui doit venir » à
leur égard !
(8) Parce que le Serpent fut l’inspirateur de désobéissance,
d’insubordination et de révolte, il fut maudit par les anciens théocrates,
alors qu’il était en honneur parmi les initiés. D’après la Kabbale, le
Serpent en hébreu se dit nahash, et vaut 358, tout comme le Messie,
Mashiha. Le Serpent connaît les secrets d’Élohim. (cf : Roger Vigneron,
Élohim. Une autre lecture de la Bible p.67 Éd.Vague à L’Âme). De plus,
Élohim se décompose en El Ayam « Dieu des Eaux ou de la Mer » : « Je
suis Dieu, j’habite la demeure d’Élohim, au cœur de la mer. » (Ézéchiel.
XXVIII, 1-3)
L’affirmation selon laquelle « l’homme fut serpent autrefois » se rapporte

avant tout à la Tradition primordiale ; cependant, elle comporte aussi une
signification eschatologique, car l’ « homme-serpent » est en réalité
immortel. La fonction divine qu’il représente se manifestera à la fin du
cycle sous la forme imprévisible d’un ultime « retournement ».
(cf : Charles-André Gilis, Aperçus sur la doctrine akbarienne des Jinns
Éd. Albouraq, 2005)
(9) Abrasax, Abracax ou Abraxas est une entité gnostique qui préside au
365 jours de l'année (365 étant sa valeur arithmosophique). Abrasax est un
dieu polymorphe au corps d’homme à tête de coq et dont les jambes sont
des serpents, il est vêtu d’une armure et tient un fouet et un bouclier.
Abraxas contrôle secrètement les monothéismes abrahamiques avant de les
faire imploser selon la démarche sabbato-frankiste de Jacob Frank. (cf :
Martial Cadiou, Le Chemin d'Esaü chap. « Un Rose-Croix subversif,
Hayyim Samuel alias "Falk-Shek" & l'origine occulte de la Révolution
française » Ed.Edilivre-Aparis)
(10) Le retour de la Shekinah dans le contexte eschatologique actuel
annule l'exclusivisme habituel des conceptions judaïques comme nous
rappelle le Maître dans Formes Traditionnelles & cycles cosmiques in "La
Kabbale juive" p.102-103 Ed.Gallimard, 1970
(11) Le très redouté 666 apocalyptique, n’est pas un nombre d’homme,
comme le prétend fallacieusement le pseudo-initié Jean, mais un nombre
de femme !
En hébreu Esther (Ishtar) a pour nombre 661, et si l’on fait précéder son
nom de la lettre He, signe de l’article défini dont la valeur est de 5, on
obtient 666. Ce qui tiendrait à prouver que le 666 apocalyptique n’est pas
un nombre d’homme comme le prétend faussement saint Jean, mais un
nombre de femme !
« […] le nombre 666 n’a pas une signification exclusivement maléfique ;
s’il est le “nombre de la Bête”, il est tout d’abord celui d’Hakathriel ou
“l’ange de la couronne”. D’autre part, ce nombre est également donné
par le nom de “Sorath”, qui est, suivant les kabbalistes, le démon solaire,
opposé comme tel à l’archange Mikaël ; “Sorath” est en outre

l’anagramme de “sthur”, qui signifie “chose cachée” : est-ce là le “nom
de mystère” dont parle “l’Apocalypse” ?
Mais si “sathar” signifie “cacher”, il signifie aussi “protéger” ; et en
arabe, le même mot “satar” évoque presque uniquement l’idée de
protection, et même souvent d’une protection divine et providentielle… »
« Pourrait-on, sans trop de fantaisie linguistique, en rapprocher le grec
“sôter”,“sauveur” ? Et faut-il dire à ce propos qu’il peut et qu’il doit y
avoir même, entre les désignations du Christ (El-Messîh, en arabe) et
celles de l’Antéchrist (El-Messîkh), une singulière ressemblance ? »
Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent !
(12) Son appellation officielle est « Département militaire 44 388 ». En
divisant ce nombre par celui de la Bête 666, on obtient 66,6 ! (cf : Pierre
de Villemarest, Le GRU, le plus secret des services secrets soviétiques
1918-1988 Éd. Stock, 1988) Son actuel chef s’appelle Sergueï Choïgou,
originaire de la République de Touva, en Sibérie orientale. Ce dernier est
pressenti pour succéder à Vladimir Poutine.
Bien que Sergueï Choïgou se considère comme un chrétien orthodoxe et
fasse son signe de croix avant d’assister au défilé militaire sur la place
Rouge, la plupart de ses activités soulignent son lien particulier avec les
pratiques occultes des chamanes de l’Altaï. L’ancien président du
parlement de Touva, Kaadyr-ool Bicheldey dit que Choïgou lui rappelle
l’image du général de Gengis Khan, Subötaï, dont l’armée a remporté de
nombreuses victoires en Europe et en Asie centrale.
En Mongolie et en Russie, et particulièrement à Touva, on dit que depuis
l’enfance, Choïgou possède la connaissance secrète des chamanes, qui l’a
aidé à devenir l’allié le plus proche et le confident des présidents russes.
C’est la façon dont il a dirigé le Ministère des Situations d’urgence russe
de 1991 à 2012 qui a valu à Choïgou sa popularité et la confiance dont il
jouit.
Depuis 2012 il dirige le ministère de la Défense russe. Quelles sont les
innovations introduites par un adepte possible des cultes bouddhistes
mystérieux
?
Après sa nomination, les médias russes ont commencé à publier des
articles, s’agissant de la parapsychologie dans l’armée, par exemple de
l’unité militaire № 10003, se référant à son ancien chef lieutenant-général
Alexeï Savine. Choïgou symbolise l’union de l’église orthodoxe russe et

des traditions orientales, de Shambhala. Selon René Guénon, le
chamanisme, est réellement « arctique » en ce sens qu’il procède de la
Tradition primordiale hyperboréenne (cf : Comptes rendus p. 188)
La capitale de cette petite République se nomme Kyzyl, « rouge » en
touvain, centre géographique de l'Asie. On prétend que ce centre entretient
des relations symboliques avec le point Nemo (le pôle d’inaccessibilité)
dont parle Lovecraft dans l'Appel de Cthuhlu.

ADDENDA
Force est de constater que le grand ésotériste fit preuve de peu
d'engouement pour le judaïsme'
Il est vrai que selon sa conception cyclique, la tradition hébraïque ne
représentait qu'une phase intermédiaire et partant, secondaire et incomplète
de la tradition, une sorte de parenthèse entre le début du cycle dont
l'hindouisme reste le reflet le plus authentique, et sa fin, annoncée par
l'islam. En effet, l'auteur d'Orient et Occident considérait que la«tradition
primordiale» était par définition, antérieure au développement spécifique
des civilisations telles que la juive, dont elle fut la Source principielle.
La tradition hébraïque est donc une forme religieuse dérivée et
incomplète.


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