Danika 03 10 2020 Frédéric E .pdf


Nom original: Danika-03-10-2020 Frédéric E.pdfAuteur: Fred

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Ecrivais- tu dans ton enfance ? Si oui, étais-ce déjà dans le genre dans lequel tu sévis
actuellement ? Si non, à quel âge as-tu commencé ?
J’ai toujours inventé des histoires, mais je ne les écrivais pas. À la place du papier, j’utilisais
notamment des G.I. Joe et tout ce qui se trouvait dans la pièce pour vivre des aventures aussi
incroyables que bruyantes. J’étais plutôt Goonies et Indiana Jones à cette époque. J’ai découvert le
thriller plus tard avec des films et des livres. J’ai trouvé ce terrain de jeux tellement fascinant que je
m’y suis engouffré lorsqu’un professeur à l’université m’a mis au défi d’écrire un roman après avoir
lu une de mes nouvelles. C’est dans la boîte n’aurait probablement pas existé sans lui…

Avant de te lancer dans l'écriture d'un livre, es-tu plutôt architecte avec un plan
structuré ou freestyle donnant la part belle à l'improvisation ?
Tout commence par l’agencement de deux ou trois idées. Une fois qu’elles sont emboitées, je me
pose une question simple : est-ce assez original pour me captiver pendant des mois/années de
travail ? Si la réponse est oui, je bois un verre pour fêter ça et je tapisse les murs de mon bureau avec
des post-its. Pour les thrillers, j’aime avoir un plan composé d’un début, d’une fin et de quelques
balises intermédiaires. Il me faut généralement deux ans pour écrire un roman. J’ai donc pris pour
habitude de créer une fiche par personnage et par lieu pour éviter de m’emmêler les pinceaux. Le
reste, je l’improvise en cours de route et je suis susceptible de modifier le programme en cas de
besoin ou d’envie. C’est très ludique d’avoir un plan et de ne pas le respecter… C’est la liberté qu’on
a devant une page blanche qui fait le charme et la difficulté de la vie d’un romancier.

Quelle est ton ambiance de travail, animée ou silencieuse, solitaire ou compagnie
acceptée, thé ou café ...?
J’ai de plus en plus besoin de mon cocon pour être efficace. Être à l’aise. Plutôt seul. Avoir mes notes
à portée de mains. Je suis plutôt café le matin et thé le soir. Quand je suis prêt, je lance une playlist
qui correspond au passage sur lequel je travaille. Souvent des morceaux instrumentaux pour ne pas
être tenté de chanter et de provoquer la grêle...

Es-tu prêt à effectuer des changements dans tes habitudes d'écriture ? Changer de
genre, écrire en collaboration avec d'autres auteurs ?
J’aime surprendre et me surprendre… J’ai changé de genre entre « C’est dans la boîte » et « Ne
sautez pas ! » Je voulais voir si j’étais capable d’écrire autre chose qu’un thriller. Chassez le naturel…
J’ai ensuite écrit Comme des mouches avec l’auteur Pierre Gaulon, sans jamais le rencontrer. J’ai
aussi contribué au scénario d’un film. Bref, difficile d’anticiper les défis que je vais tenter de relever
dans les prochaines années… Même pour moi !

Y a -t-il un sujet tabou que tu n'aborderas jamais dans tes écrits ?

Aucune idée ! Ne jamais dire jamais… Je fonctionne à l’envie du moment.

Suite à un retour de lecture qui « spoil » ton intrigue, comment réagis- tu ? Es-tu
plutôt tolérant ou intransigeant ?
Intransigeant ! Voir une histoire divulgâchée par quelqu’un m’énerve terriblement. Circonstance
aggravante, le thriller ne supporte aucun « spoil ». On voit parfois des années de travail réduites en
poussières à cause d’un mot maladroit. Il faut faire très attention quand on rédige un retour de
lecture. Beaucoup y arrivent merveilleusement bien, d’autres devraient aller jouer à la marelle sur
l’autoroute à la place…

Quel est ton état d'esprit face au piratage ? Es-tu plutôt philosophe, c'est le jeu ou
plutôt révolté, c'est intolérable ?
Plutôt philosophe… Quand l’adversaire est trop fort, mieux vaut parfois relativiser pour préserver sa
santé mentale. À la sortie de Ne sautez pas !, je me rappelle avoir reçu un message d’une lectrice qui
m’annonçait horrifiée plus de 1500 téléchargements sur un site après une semaine. J’ai éclaté de rire
en me disant que le fait d’être piraté était peut-être un signe de succès. Mais plus sérieusement, je
ne suis pas convaincu que les personnes qui volent nos livres les auraient un jour achetés dans une
librairie. Quelqu’un expliquait dans un débat que certaines personnes piratent les bouquins pour lire
les premiers chapitres afin de se forger une opinion qui dictera l’achat ou non du livre. On pourrait
aussi imaginer qu’une personne qui télécharge un livre illégalement et qui l’apprécie en parlera
ensuite dans son réseau, générant ainsi un bouche-à-oreille dont on a bien besoin. Au final, il s’agit
d’une question de respect envers les artistes qui travaillent extrêmement dur pour gagner très peu.
De leur survie. Pirater ou non ? Chacun peut en débattre face à son miroir…

Danika… Si tu avais la possibilité de passer 24 h avec un personnage de livre, qui choisirais-tu et quel
serait votre programme ?
Récemment, j’ai répondu à cette question en choisissant un personnage non humain de Stephen
King, Christine.
Cette fois-ci, je vais choisir une personne presque humaine… je prends le risque, pour l’occasion, de
garder mon rôle d’intervieweuse et me laisser captiver par le merveilleux récit de Louis dans
« Entretien avec un vampire ».
Je ne pense pas que l'on puisse se lasser d’écouter cet être magnifique qui a vécu tant de choses.


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