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SITREP/BFA/2020-12

Christian COURBOIS

(+226) 75 35 36 38

Conseiller Sûreté - Sahel

christian@courbois.fr

Burkina Faso
SITREP du mois de Décembre 2020
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-

Recrudescence d’incidents sécuritaires avec présence d’armes dans la capitale burkinabè et
sa périphérie, avec pas moins de trente cas recensés en ce mois décembre (pages 2 & 6) ;

-

Violente agression en fin d’après-midi envers deux jeunes femmes expatriées à
Ouagadougou (page 9) ;

-

Réapparition des Engins Explosifs Improvisés (EEI/IED) avec quatre cas ce mois-ci, tous au
Sahel et principalement sur le territoire de la commune de Mansila (page 13) ;

-

Covid-19 en Afrique : l’OMS préconise une surveillance accrue avec l’apparition de nouvelles
variantes du virus (page 5).

1

SITREP/BFA/2020-12

Insécurité
La violence criminelle avec arme continue à progresser dans la capitale burkinabè,
même si avec quatre agressions envers six expatriés ce mois-ci contre six agressions le mois
dernier envers sept expatriés ce phénomène semble marquer le pas.
Néanmoins pour ce qui est des faits sécuritaires avec présence d’une arme sur la capitale et
sa périphérie, avec pas moins de trente cas recensés en ce mois décembre. Pour seulement dix-sept
le mois dernier, montre une très nette progression.

Commentaire : Mi-décembre, la police nationale a mis fin aux agissements d’un réseau de

délinquants, opérant avec un fusil d’assaut Kalachnikov et deux pistolets. La police nationale avait
reçu des plaintes suite à des vols à mains armées notamment dans les quartiers de Saadgho,
Bonheurville, Wapassi, Benogo, Somgandé et la commune rurale de Saaba.
Les agressions, notamment à mains armées dans la Zone du Bois, quartier qui concentre une
grande partie des expatriés, est à la hausse depuis deux mois, le dernier cas datant du 26 décembre
quand un couple d’expatriés a été braqué en quittant un maquis. Mais on peut également constater
que les ressortissants locaux sont également de plus en plus ciblés.
Selon un communiqué de la police quant à ses actions du mois de novembre, celle-ci
signale qu’un groupe de sept présumés malfrats qui agressaient leur victime avec une arme à feu
notamment dans le quartier de Ouaga 2000 avaient été arrêtés.
Dans le même temps trois présumés délinquants spécialisés dans les vols à l’arraché dans les
environs de la ZAD, Ouaga 2000 et le monument des héros nationaux ont aussi été arrêtés.
Ces arrestations tendent à démontrer que la police reste mobilisée et assez efficace pour lutter
contre la petite délinquance dans Ouagadougou. L’on peut supposer que pour un temps les vols à
l’arraché dans le secteur de Ouaga 2000 soient limités et qu’à court terme il en soit de même pour le
secteur de la Zone du Bois.
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Terrorisme :
Après une trêve constatée pendant la période des élections, les différents groupes qui s’étaient
déjà partagés le territoire burkinabè reprennent leurs activités. En effet, on peut constater ce mois-ci
d’importants mouvements des groupes armés terroristes appartenant à l’EIGS1 dans la région du
Sahel, province d’Oudalan, entre In-Tangomt et Markoye. Il s’agit de combattants étrangers du Mali
et Nigériens mais aussi du Burkina-Faso. Lesquels, à moins de cinq kilomètres au Nord du gisement
de manganèse de Tambao, semble avoir établi une de leur base dans le village de Kouna (14.828,
0.045).
Dans le même temps on constate avec une réduction de leurs activités contre les FDS2 et, en
général, des attaques, les groupes armés terroristes concentrent leur attention sur le contrôle de
l’application de la charia par les populations dans les zones sous leur influence. Le non-respect des
consignes se traduit souvent par des violences, qui ont particulièrement touché les femmes et les
jeunes filles de la province du Yagha ce dernier trimestre. Elles sont notamment rendues vulnérables
par l’apparition d’interdictions de donner des consultations médicales par des personnels médical
masculins aux femmes.

Commentaire : A noter qu’aux dires de réfugiés, dans les zones contrôlées par les

islamistes, la justice est rendue, pour la première fois depuis bien longtemps. L’application stricte de
1

L'État islamique dans le Grand Sahara (parfois désigné par le sigle EIGS ou ISGS) est une organisation militaire et terroriste d'idéologie
salafiste djihadiste, née le 15 mai 2015 d'une scission d'Al-Mourabitoune provoquée par l'allégeance d'un de ses commandants, Adnane
Abou Walid Al-Sahraoui, à l'État islamique deux jours auparavant. Le « calife », Abou Bakr al-Baghdadi, reconnaît officiellement cette
allégeance le 30 octobre 2016. En mars 2019, l'État islamique dans le Grand Sahara intègre l'État islamique en Afrique de l'Ouest.
2

FDS – Forces de Défense et de Sécurité.

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la charia serait imposée sur ces territoires sous peine de sévices corporels et/ d’amendes de 10.000
CFA.
Au Mali, à moins de cinquante kilomètres de la frontière burkinabè, des affrontements
armés ont opposé à plusieurs reprises le JNIM3 et l'EIGS, près de N’Tillit, dans le cercle de Gao, mais
aussi près de N’Daki dans le cercle de Gourma-Rharous avec de lourdes pertes des deux côtés ont
marqué ce mois de décembre.
Le jeudi 31 décembre à 07h50 tir d'un obus mortier tombé non loin du camp de Boulkessi, soit
environ une heure un double incident IED. Et à 08h20, détection d'un drone au-dessus du camp, soit
peu avant les IED... Info recoupée. En fait, les drones sont maintenant utilisés de manière
quasi systématique par le JNIM lors des attaques d'emprises et les attaques par RCIED.
Au Niger, dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 décembre, à seulement une quinzaine de
kilomètres de la frontière burkinabè, une dizaine d’individus armés non identifiés ont attaqué le
camp de base des agents des forêts et de la faune ainsi que les éléments de l’Armée nigérienne à la
Tapoa (150 km de Niamey), dans la zone frontalière entre le Niger, le Burkina Faso et le Bénin. Le
bilan fait état de deux morts parmi les agents des forêts et des faunes, de deux éléments des FAN4
portés disparus et trois blessés.
Toujours au Niger, dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 décembre, une attaque de Boko
Haram dans le village de Toumour, à 75km à l’est de Diffa, a fait 28 morts parmi la population civile.
C’est l’attaque la plus importante de Boko Haram en territoire nigérien cette année. Une centaine de
blessés ont été pris en charge et une partie de la ville a été incendiée. Le choix de la date, la nuit qui
précède les élections municipales et régionales, amplifie l’impact de ce raid particulièrement meurtrier.

Au Tchad, des informations indiquent une menace sécuritaire jugée sérieuse liée à une
recrudescence de la présence de groupes terroristes de Boko Haram dans le nord du Lac Tchad,
avec le risque d’attaques ou d’enlèvements de staff des ONGs et des ressortissants
étrangers sur les axes au nord de Baga Sola. L’Ambassade de France a émis une alerte de
sécurité effective depuis le mercredi 16 décembre et qui se maintiendra dans les prochaines
semaines.
Les axes concernés sont :
Baga Sola - Kiskaoua - Daboua (vers la frontière nigérienne) ;
Baga Sola - Diamarom - Kaiga Kindjiria ;
Diamarom - Kiskaoua.
Au Sahel, la menace de l’État islamique au Grand Sahara grandit et s’étend. La violence liée
à l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) a plus que doublé au cours de l’année écoulée. Les
évènements associés à l’EIGS sont concentrés le long des frontières entre le Burkina Faso, le Niger et
le Mali et prennent pour cible des civils dans presque la moitié des cas recensés.
L’année 2020 s’est avérée la plus meurtrière en matière de violence commise par les militants
islamistes au Sahel avec environ 4.250 décès5, représentant une augmentation de 60 % par rapport
à 2019.
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Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (en abrégé GSIM ; en arabe : ‫جماعة نصرة اإلسالم والمسلمين‬, Jamāʿat nuṣrat al-islām
wal-muslimīn, JNIM) est une organisation militaire et terroriste, d'idéologie salafiste djihadiste, formée le 1er mars 2017 pendant la guerre
3

du Mali. Il naît de la fusion d'Ansar Dine, des forces d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans le Sahel, de la katiba Macina et de la
katiba Al-Mourabitoune.
4

Forces Armées Nigériennes (FAN)

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Données ACLED, je signale ce rapport qui a son intérêt, sachant que pour ma part je reste sur une collecte de données en propre et que
je n’utilise jamais ACLED. Par choix.

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Politique
Réélu au premier tour, le 22 novembre dernier le président sortant, Roch Marc Christian Kaboré
a prêté serment lundi 28 décembre, promettant de ramener « la sécurité » dans le pays. … En
raison du contexte sanitaire et sécuritaire assez difficile, c'est devant un public réduit dont dix chefs
d'État africains et 1 200 invités au palais des sports de Ouaga 2000, que le président burkinabè Roch
Marc Christian Kaboré, 63 ans, a été investi pour un second mandat à la tête du Burkina Faso.
Un décret du président Roch Kaboré en date du 30 décembre annonce la dissolution du
gouvernement. Une dissolution qui fait suite aux élections couplées du 22 novembre dernier qui ont
vu la réélection du chef de l’État et la mise en place d’une nouvelle Assemblée nationale.
Le décret qui révèle que le Premier ministre a déposé une lettre de démission de son
gouvernement en date du 28 décembre annonce également que les secrétaires généraux des
ministères sont chargés de l’expédition des affaires courantes.

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Société :
Le jeudi 3 décembre, la circulation a été perturbée sur la voie passant devant l’hôpital Yalgado
à Ouagadougou par une manifestation des élèves du lycée Bogodogo. Ces perturbations sont
enregistrées chaque année à l’approche de l’anniversaire de l’assassinat de Norbert ZONGO, le 13
décembre. Il est d’ailleurs habituel que plusieurs écoles ferment pour éviter les débordements.
Le lendemain, vendredi 4 décembre, nouveau mouvement d’élèves du lycée Zinda en direction de
la rue des écoles. Il n’y a pas eu de violence, mais la circulation a été fortement perturbée.

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Coopération :
L’Ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade a procédé à la remise officielle d’un
avion Tetras 260 à l’armée de l’air burkinabè le samedi 12 décembre 2020 à Bobo-Dioulasso. A
travers ce don, la France entend soutenir le Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme. Dans
le souci d’accompagner le Burkina Faso à relever le défi sécuritaire, la France a offert un appareil
militaire à l’armée burkinabè. Il s’agit d’un Tetras 260 doté d’une autonomie de 8 heures avec une
vitesse de croisière de 150Km/h. « C’est un logistique fiable qui a une belle capacité d’observation
dans la lutte contre le terrorisme », rappelle l’’Ambassadeur de France au Burkina Luc Hallade qui
était accompagné d’élus et de représentants de l’armée française. L’appareil remis remplit plusieurs
fonctions. Il a une capacité de surveillance aérienne, de recherche et comptage aériens, de suivi et
protection de convoi et de photographie aérienne.
Ce don est le fruit d’une coopération militaire fructueuse entre les armées du Burkina Faso et
l’armée française. « C’est le 8ème du genre. Et nous allons continuer cette livraison. Nous allons
acheter un nouvel appareil que nous allons également remettre d’ici la fin de l’année 2021 »,
annonce l’Ambassadeur. Ce soutien de renforcement de capacité logistique de l’armée burkinabè par
la France s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des conventions de l’Union européenne. Le Chef
d’Etat major de l’armée de l’air du Burkina, le Colonel-Major G Kounsaouma Palenfo, a salué cette «
bonne initiative » de la France d’une grande utilité dans la bataille contre l’insécurité.

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Suivi du coronavirus COVID-19 au Burkina Faso :

L’accroissement des cas de Covid-19 à travers le pays, maintenant que la phase électorale est
passée, devient officiellement préoccupante.
Depuis la seconde moitié du mois de novembre, le nombre de cas était déjà en nette
augmentation. Un relâchement dans le respect des gestes barrières, une communication faible et
tardive sur les cas de contact et l'accès difficile au dépistage ont, entre autres, contribué à cette
tendance.
À Ouagadougou en particulier, la limitation du nombre de tests réalisables au quotidien,
lesquels se déroulent dans des établissements de santé spécifiques, rend difficile l'accès rapide au
dépistage.

Covid-19 en Afrique : l’OMS préconise une surveillance accrue avec l’apparition de
nouvelles variantes du virus
Le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique préconise également l’analyse génomique par le
biais du réseau africain de laboratoires de séquençage du génome. L’objectif est de détecter toute
nouvelle mutation et renforcer ainsi les efforts pour enrayer la pandémie. « L’émergence de nouvelles
variantes du nouveau coronavirus est courante », a déclaré Matshidiso Moeti, Directrice régionale de
l’OMS pour l’Afrique. « Toutefois, celles qui présentent une vitesse de transmission plus élevée ou une
pathogénicité potentiellement accrue sont très préoccupantes », a-t-elle ajouté. L’Afrique du Sud a
récemment détecté une nouvelle variante du SRAS-CoV-2, qui semble se transmettre plus facilement.
Elle pourrait probablement expliquer la hausse continue des infections dans le pays. Des analyses
complémentaires sont en cours pour déterminer toute l’importance épidémiologique de cette
mutation. (ONU Info)

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Relevé des incidents sécuritaires
Ce relevé des incidents survenus au Burkina Faso durant ce mois ne saurait prétendre être exhaustive.
Les orthographes choisis sont, en règle générale, tirées de la couverture géographique au 1 : 200 000
éditée en 2014 par l’IGB (Institut Géographique du Burkina).
Tant que faire se peut, les événements répertoriés ont été géo référencée dans une base de données
et sont visibles sur cette projection cartographique qui nécessite une connexion internet

cliquez ici :

Incidents Décembre 

Région du Centre
Province de KADIOGO, OUAGADOUGOU

A Ouagadougou, le mardi 1er décembre vers 19h30, un expatrié d’origine caucasienne et de
nationalité française a été agressé devant le restaurant Métro au quartier de la Zone du Bois.
Tentative d'arrachage de son sac à dos par un homme armé à moto.
Dans le même secteur du quartier de la Zone du Bois, à environ 350 m de la première agression
et une quinzaine de minutes plus tard, un autre expatrié d’origine caucasienne et de nationalité
française, a été agressé par un individu à moto, armé d’un pistolet. La victime, de retour d'un
restaurant, marchait pour rejoindre son domicile lorsqu’elle a été interceptée par l’assaillant qui, sous
la menace de son arme, l’a dépouillé de son sac à dos contenant téléphone, ordinateur et argent.

Commentaire : Pour rappel, il est fortement recommandé d’éviter de se déplacer à pied la
nuit et avec d’importantes sommes d’argent ou des objets de valeur, de ne surtout pas opposer de
résistance en cas de braquage, d’obtempérer aux injonctions des individus armés et de ne pas
les dévisager. Et parallèlement, de systématiquement privilégier les déplacements en voiture,
même pour de courtes distances.
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Le mercredi 2 décembre vers 1h du matin, dans le quartier de Ouaga 2000 dans la capitale
burkinabè, cambriolage d’un domicile par au moins deux individus, lesquels ont brisé la vitre du
véhicule garé dans la cour et volé un pistolet avec 11 cartouches de 7,65 (.32ACP) un ordinateur
portable, et des documents divers.
Le même jour vers 9h du matin, à Bassinko, quartier périphérique et excentré au Nord-Ouest
de la capitale, un individu armé d’un fusil a tiré sur le mur du domicile d'un journaliste alors qu’il
était absent. Tentative d'intimidation ou de représailles probable.
Toujours ce mercredi 2 décembre, vers 20h, dans le quartier de Tampouy, vol d’un pistolet
par un individu dans un véhicule. La victime avait garé son véhicule devant un débit de boissons
oubliant de le verrouiller.
Enfin, vers 23h pour clore ce mercredi 2 décembre, dans le quartier de la Zone 1 de
Ouagadougou, un individu armé d’un fusil d’assaut AK-47 et se déplaçant à moto a braqué un
homme en déplacement en voiture dans un endroit isolé entre les lycées Bangré et Badenya. Sous la
menace de son arme le braqueur l’a dépouillé de son porte-monnaie et de ses téléphones portables.

Commentaire : Il semble au rédacteur que l’utilisation d’AK-47 commence à être plus
fréquente dans la capitale et sa périphérie pour mener à bien des braquages.
Le jeudi 3 décembre vers 9h du matin, dans le quartier de Rayongo à Ouagadougou, une jeune
fille armée d’un couteau a poignardé une femme à la suite d'une bagarre. La victime a succombé à
ses blessures.

Commentaire : Il s’agissait en fait de l’épouse légitime qui cherchant querelle à la maitresse
de son mari a fini par être assassinée par celle-ci.
Le même jour vers 23h, à Rimkiéta, quartier Ouest de la capitale, braquage d’une boutique
par trois hommes armés d’un fusil et d’un pistolet. Les braqueurs ont surpris la victime dans sa
boutique et l’ont dépouillée de la somme de 2.100.000 FCFA sous la menace de leurs armes.
Le vendredi 4 décembre vers 22h, à Pissi, quartier Sud-Ouest de la capitale, un homme à
moto armé d'un pistolet à braqué un cycliste aux environs de la salle de cinéma et lui a volé 15
000 FCFA et son téléphone portable, sous la menace de son arme.
Dans le même, dans le quartier de la Patte d’oie, un homme à moto a arraché un sac à un autre
motard qui était à l’arrêt et avait accroché son sac au guidon de sa moto. Un téléphone portable et la
somme de 7.000FCFA ont ainsi été volés.

Commentaire : A titre d’exemple et de rappel, ce type délit et ce mode opératoire qui touche
plus fréquemment les femmes est assez fréquent dans la capitale burkinabè et est l’occasion de
rappeler d’éviter tant que faire se peut de circuler avec un sac, surtout à moto. Même à pieds, pour
exemple dans le même quartier de la Patte d’oie, le cas d’une femme deux semaine plus tard qui
attendant un taxi fut victime d'un vol à l'arraché par un homme à moto.
Le samedi 5 décembre vers 21h, à Zongo, quartier Est et non loti de Ouagadougou, deux
hommes à moto ont intentionnellement heurté un piéton pour le faire tomber afin de le
dépouiller sous la menace de leur arme de son téléphone de la somme de 160.000 F CFA. La
victime blessée a ensuite déposé plainte à la gendarmerie.
Le lundi 7 décembre vers 19h, vers l’échangeur de Ouaga 2000 deux individus armés d’un
pistolet ont agressé une femme pour lui voler son scooter Yamaha sous la menace de leur arme.

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Le mardi 8 décembre vers 19h45, au quartier de la Zone du Bois une femme, membre d'une
ONG internationale quittait son bureau pour se rendre à sa voiture, quand deux individus à moto,
armé d’un pistolet l’ont agressé. L’un des agresseurs a tiré deux fois en l'air pour intimider sa
victime et lui voler un ordinateur portable et la somme de 300 000 Fcfa.
Le mercredi 9 décembre vers 9h, un conducteur de tricycle ayant refusé d'obtempérer aux
injonctions des agents de police en opérations de contrôle à l'entrée de la commune de TanguenDassouri sur la RN1 a été mortellement touché par un coup de feu tiré par un policier lancé à sa
poursuite. Les populations en colère ont assiégé le commissariat et barré momentanément la RN1
jusqu'à l'arrivée d'un renfort des FDS.
Le même jour vers 10h du matin, dans le quartier de Karpala à Ouagadougou, un homme à
moto a arraché le téléphone portable d'une femme qui était en communication.

Commentaire : On constate une hausse de l’insécurité et de la criminalité dans la capitale

burkinabè. Toutefois, ce quartier de la Zone du Bois, particulièrement plébiscité par les expatriés et
les ONG attire depuis longtemps, surtout en soirée, les malfrats en quête d’argent facile.

Le jeudi 10 décembre vers 23h, dans le quartier de Tampouy, un homme armé d’un couteau
s'est introduit au domicile d'une femme qu'il a surpris dans son salon. La menaçant de son
arme il lui a volé son sac à main contenant 30.000 FCFA et un téléviseur.
Le dimanche 13 décembre vers 19h, dans le village de Kamboinsen à environ 5 km au Nord
de la capitale, un individu armé d'un pistolet a menacé un homme devant son domicile pour lui
voler son porte-monnaie contenant 25.000 FCFA, des documents et ses deux téléphones portables.
Plus tard dans la soirée, vers 22h, dans le quartier de Karpala les militaires en poste devant le
camp du général Baba SY ont interpellé et arrêté deux jeunes hommes, l'un pourchassait l'autre avec
un pistolet à la main.
Le mercredi 16 décembre vers 16h, dans le quartier de Cissin à Ouagadougou, un habitant a
été battu à mort par son fils à l'aide d'un gourdin et ce devant le domicile du meurtrier, lequel a pris
la fuite. Tandis qu’en soirée, vers 21h, de nouveau au quartier de la Zone du Bois un motocycliste
a arraché le sac d’une femme à proximité du Karité Bleu. En s’échappant il a raté un virage et il est
rentré dans un caniveau au niveau du grand terrain de foot. Il s’est échappé à pieds en direction du
parc. La police a pu récupérer la moto et le sac
Le samedi 19 décembre vers 19h, dans le quartier central de Wemtenga, deux hommes munis
d'un pistolet ont braqué une boutique Orange Money dans le. Ils ont volé de l'argent ainsi que deux
téléphones portables.
Le lendemain, dimanche 20 décembre en soirée, dans le quartier de la Zone du Bois une
homme à moto et armé d’un couteau a agressé une femme pour lui dérober son sac.
Tandis que vers 21h, au village de Nagren dans la commune de Tanguen-Dassouri à environ
20 km au Sud-Ouest de la capitale, deux individus à moto et armés d’un pistolet ont braque le
gérant d’une boutique Orange money et lui ont volé ses deux téléphones.
Le lundi 21 décembre vers 21h, à Zongo, quartier Est et non loti de Ouagadougou, un homme
armé d'un pistolet a volé le sac d'une commerçante qui venait de fermer sa boutique.
Le jeudi 24 décembre aux environs de 19h10, à Pissi, quartier Sud-Ouest de la capitale, attaque
à main armée à Pissi d'une boutique de liqueur par 2 hommes venus sur une moto et armés d'un
fusil d’assaut AK-47 et d'un pistolet. Au sortir de la boutique ils ont tiré et blessé une femme
par balle, hospitalisée elle est morte 3 jours plus tard.
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Commentaire : La connaissance du déroulement de cette attaque et de ses conséquences

vient uniquement du rapport d’un témoin direct et démontre s’il le fallait que moult exactions passent
encore sous les radars.
Le vendredi 25 décembre en fin d’après-midi, vers 16h, dans le parc urbain Bangr-Wéogo
de Ouagadougou, deux hommes munis d’un couteau ont violement agressé deux jeunes femmes
expatriées françaises les « bousculant » tout en menaçant de les violer. Ils leurs ont volé leurs
téléphones avant de s’enfuir. Trois jours plus tard, plusieurs individus ont été interpellés et au moins
l'un d'eux a été formellement reconnu par une ou les victimes et incarcéré.

Commentaire : Dès le lendemain le consulat de France à Ouagadougou envoyait le

message suivant : " En raison de l’augmentation du nombre d’incidents sécuritaires et de leur gravité
croissante, il est désormais formellement déconseillé de se rendre au Parc Bangr Weogo de
Ouagadougou. Cette recommandation est à effet immédiat et valable pour tout type de déplacement
(jogging, promenades, sport…), effectué seul ou accompagné. Il est par ailleurs rappelé que tout
incident sécuritaire doit être rapporté sans délai au Consulat de France (permanence consulaire active
H24 : 78 71 86 07, ou sur admin-francais.ouagadougou-fslt@diplomatie.gouv.fr ). Il est recommandé
aux victimes de se rapprocher d’un poste de police pour déposer plainte afin de tout faire pour éviter
que ce type d’incident se reproduise."
A noter que le précédent incident sérieux enregistré dans ce parc date du vendredi 7 août
dernier quand un expatrié avait été intercepté sur la piste sportive à l’intérieur du parc menant au
bar-restaurant « Le festin », par cinq jeunes armés de couteaux qui l’avait légèrement blessé à l’oreille
et lui avaient volé son téléphone.

Le même jour en soirée, vers 20h, à Rimkiéta, quartier Ouest de la capitale, deux hommes à
moto et armés d’un fusil et d’un pistolet ont dépouillé un homme dans sa voiture et devant son
domicile lui volant son sac après avoir tiré en l’air pour l’intimider.
Le samedi 26 décembre vers 21h, au quartier de la Zone du Bois à Ouagadougou, agression
à main armé d'un couple d'expatriés. Alors qu'ils quittaient le maquis où ils avaient diné et qu'ils
rejoignaient leur véhicule, l'agresseur les a menacés avec un pistolet et les a dépouillés de leurs
sacs respectifs.

Commentaire : l'agresseur a d'abord menacé l'homme qui a refusé d'obtempérer,

l'agresseur a alors armé son pistolet puis pris le sac. Il a ensuite poursuivi la femme qui s'était enfuie
pour se cacher non loin et lui a également pris son sac sous la menace de son arme.
Le mardi 29 décembre en journée, vers 15h, dans le quartier Zone 1 dans l’Est de la capitale,
un homme se serait présenté au domicile d'un personnel d'une ONG aurait prétendu à la nounou de
ses enfants que leur mère lui avait demandé de les emmener prendre leurs mesures pour leur coudre
des vétements. La nounou aurait refusé et, l'individu insistant, elle lui aurait demandé d'attendre le
temps d'aller réveiller le père qui faisait la sieste dans la maison pour lui parler directement. L'individu
serait alors aussitôt reparti sur sa moto.

Commentaire : Cette information n’est pour l’heure nullement recoupée ni confirmée,

surtout quant à un aspect potentiellement criminel.

Le même jour en soirée vers 22h, dans le quartier de Kilwen au Nord-Ouest de la capitale, une
femme a été agressée par un individu armé d’une machette, lequel l’a volontairement percuté pour
lui voler son sac. La victime est tombée et a perdu connaissance.
Au même moment, dans le quartier de Rimkiéta au Nord-Ouest de la capitale, deux individus
à moto, munis d’un pistolet et d’un gourdin ont battu un homme pour lui voler sa moto et son
argent.

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Enfin, le mercredi 30 décembre vers 19h, dans le village de Kamboinsen à environ 5 km au
Nord de la capitale, des individus armés ont braqué une cave6 et blessé un employé.

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Région du Plateau-Central
Province de OUBRITENGA :
Le mercredi 30 décembre vers 21h, dans la ville de Ziniaré, des
hommes cagoulés a une moto et armés d'un pistolet ont braqué une
boutique et ont réussi à voler une forte somme avant de s'enfuir.

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Région du Sahel
Province du SOUM :
Le jeudi 10 décembre, près du village de Gankouna, un gendarme d’une
unité des FDS7 de Djibo a été retrouvé mort sur l’axe Djibo-Tongomayel. Le
corps qui avait été inhumé par la population de la localité aurait été exhumé et
formellement identifié puis déposé à la morgue de Djibo en attendant son
inhumation. Tout porterait à croire que l’intéressé ait été tué par des HANI qui
aurait emporté son arme et sa moto. La Brigade territoriale de Djibo aurait procédé à l’ouverture d’une
enquête pour élucider les circonstances de ce décès.
Le dimanche 13 décembre en soirée, vers 18h, dans la ville de Tongomayel, quatre membres
d’un groupe armé terroriste ont été mis en détention par leurs homologues, ils sont accusés de
vol de biens envers la population.
Le lundi 14 décembre, à environ 12 km à l’ouest de Djibo, sur l’axe Djibo - Baraboulé, les
membres d'un groupe armé terroriste interceptaient les hommes dont le pantalon arrivait à la cheville
et le raccourcissait avec un couteau. Ensuite ils leur demandaient de voir un tailleur à Djibo pour faire
un ourlet.
Le mardi 22 décembre vers 18h, détection et destruction d'un IED8 par une unité de
déminage des FDS sur l'axe Djibo-Namsigia (RN22).
Le lundi 28 décembre vers 10h du matin, les membres d'un groupe armé terroriste ont perçu
la Zakat (impôt islamique) dans le village de Gankouna. Soit dix bœufs emportés avec la remise d'un
document attestant le prélèvement.

6

Une « cave » désigne un grossiste en boissons pour les maquis et les particuliers, on y trouve les bières et les sodas disponibles en casier
et bouteilles consignées.
7
Forces de Défense et de Sécurité.
8

Engins explosifs improvisés (EEI) ou engins explosifs de circonstance (EEC) (en anglais : Improvised Explosive Device, IED)

10

SITREP/BFA/2020-12
Le jeudi 31 décembre des hommes armés non identifié ont attaqué le poste des VDP9 de du
village de Kelbo. Le bilan fait état de cinq VDP tués.

Province de l’OUDALAN :
Le jeudi 3 décembre, à partir de 9h du matin, des membres de la Katiba
Macina (JNIM11) sur six véhicules et environ soixante motos ont investi les
villages de Adiaréye-Diaréye, de Fourkoussou et de boukari. Ils ont ordonné
aux habitants de quitter les villages. La population a obtempéré sans tarder, la
plupart ont rejoint les villes de Tasmakat et Gorom-Gorom.
10

Le jeudi 10 décembre vers 7h du matin, les membres d'un groupe armé terroriste ont tenu un
check-point sur l'axe Dori-Gorom-Gorom. Ils ont fait rebrousser chemins à tous les transporteurs vers
la localité de Dori.
Le mardi 15 décembre, un conseiller municipal a été enlevé dans le village de Tadabat entre
Salmossi et Tin-agadèl. Un second conseiller avait lui put s'échapper car il aurait été alerté par la
population. Le conseiller enlevé, AKMOUDOU AG MANGA est du parti politique UPC celui qui a pu
s'échapper est du MPP. Sans doute suspecté de collusion avec le jihadistes, il fut ensuite interpellé le
jeudi 17 par des VDP, son corps a été retrouvé criblé de balles entre Goungam et Tokabangou.
A partir du 23 décembre, on signale la présence des combattants du JNIM et du GATIA12 dans
les villages de la commune de Déou. En effet les villages du Nord de la commune de Déou (Fererio,
Souringo, Saba, Gountoure-Kiri Gountoure-Gnegne, Kal-Mamassine, et N'djahoye) ont reçu la visite
des combattants du JNIM, accompagné de éléments du GATIA qui sont à la traque des combattants
de l'EIGS13 en fuite après les affrontements de N'DAKI près de la frontière avec le Burkina Faso.
Après leur passage à Fererio, où ils ont demandé à la population de quitter pour un bout de
temps et donc de faire place afin de nettoyer les combattants de l'EIGS présents dans la zone.
Les populations dans la zone ont aperçu l'un des fils de MOHAMED YOUSSOUF AG GHALASS
Président du Conseil de Cercle de Rharouss au Mali. Il accompagnait et guidait les éléments du GATIA.
Les habitants de Fererio ont alors quitté leur village et trouver refuge vers Fadar-Fadar Sud
dans la commune de Tin-Akoff.
Quant aux éléments de l'EIGS, ils ont fui la localité afin de ne pas tomber dans les mains du
JNIM et du GATIA. Ils se sont réfugiés vers les collines et mares de Zarmakoye, Dibissi, Gargassa et
Tin-Ediar et aussi dans les buissons de l'ancienne route reliant Déou à Oursi et les pâturages de Finta
à Intaïlaléne.

9

Volontaires pour la Défense de la Patrie, auxiliaire des forces de défense et de sécurité, servant de façon volontaire les intérêts sécuritaires
de son village ou de son secteur de résidence, en vertu d’un contrat signé entre le volontaire et l’Etat
10
La katiba Macina, aussi appelée le Front de libération du Macina (FLM) par les médias, est un groupe armé (katiba) salafiste
djihadiste qui apparaît en janvier 2015. Active dans la région de Mopti et la région de Ségou, elle est affiliée au JNIM.
Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (en abrégé GSIM ; en arabe : ‫جماعة نصرة اإلسالم والمسلمين‬, Jamāʿat nuṣrat al-islām
wal-muslimīn, JNIM) est une organisation militaire et terroriste, d'idéologie salafiste djihadiste, formée le 1er mars 2017 pendant la guerre
11

du Mali. Il naît de la fusion d'Ansar Dine, des forces d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans le Sahel, de la katiba Macina et de la
katiba Al-Mourabitoune.
12

Le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) est un groupe armé créé le 14 août 2014 suite à la défaite de l'armée
malienne lors de la bataille de Kidal du 21 mai 2014, qui voit les forces rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA prendre le contrôle de la
ville, ainsi que celle d'Anéfis, abandonnée par les militaires maliens.
13

L'État islamique dans le Grand Sahara (parfois désigné par le sigle EIGS ou ISGS) est une organisation militaire et terroriste d'idéologie
salafiste djihadiste, née le 15 mai 2015 d'une scission d'Al-Mourabitoune provoquée par l'allégeance d'un de ses commandants, Adnane
Abou Walid Al-Sahraoui, à l'État islamique deux jours auparavant.

11

SITREP/BFA/2020-12
Les habitants de certaines localités ont aperçu plusieurs fois les mouvements de ces groupes
armés terroriste venus se ravitailler au niveau des points d'eau. Beaucoup de combattants de l'EIGS
ont fui vers les villages de Kacham, Tin-Hrassan, Inabao et d'autres se trouveraient derrière le Béli.
Le vendredi 25 décembre, les populations des villages de In-Abao, Fadar-Fadar-Nord et
Rafnamane et alentours ont à leur tour été sommés par des hommes armés de quitter la zone.
Beaucoup ont passé la frontière malienne.

Commentaire : Le samedi 26 décembre, leur présence était confirmée par une première

main au niveau de Tin Hrassan en soirée, ils avançaient le long du Beli avec à leur tête Al sahrawi.

Province du SENO :
Le mercredi 9 décembre, un véhicule de l'entreprise de travaux publics
KANGALA en charge du bitumage de l’axe Dori-Gorom-Gorom a été volé par
quatre terroristes sur deux motos en tenue militaire au niveau du camp de
réfugiés de Goudoubo (N3 axe Dori/Gorom-Gorom). Ils ont ensuite pris la
direction de l'ouest. Le lendemain, les policiers du commissariat de police de
Dori ont arrêté à son domicile le chauffeur du véhicule pour investigations.
Le dimanche 13 décembre vers 16h, des individus armés d’AK-47 ont intercepté et abattu
un conducteur de tricycle sur l’axe Dori-Gorgadji, à hauteur du village de Tiabia. Ils l’ont tué sans
sommations avant d’emporter son tricycle et les deux charrettes qu’ils convoyait vers Gorgadji.
Le mercredi 16 décembre, les membres d'un groupe armé terroriste ont surgi dans le village
de Oulmassoutou et y ont effectué un prêche enjoignant aux femmes de porter des hijabs et aux
hommes de ne plus raser leurs barbes et de porter des pantalons courts. En quittant le village au
coucher du soleil, ils sont allés à l’école primaire brûler des manuels scolaires et casser le magasin
pour y voler les vivres.
Le samedi 19 décembre vers 18h, les membres d'un groupe armé terroriste, à motos, ont surgi
dans le village de Dinalaye, après avoir préché à la mosquée, en quittant le village ils se sont introduits
dans l'école primaire et ont volé les vivres qui y étaient stockées.
Le mardi 22 décembre, vers 10h du matin, les membres d'un groupe armé terroriste ont abattu
un homme à son domicile. La victime était accusée de collaborer avec les forces de sécurité.
Le vendredi 25 décembre en soirée, les forces de sécurité ont neutralisé des individus armés
sur la route Dori Gorgadji à environ 15km à l'Est de Gorgadji. Bilan : 6 GAT tués et deux personnes
arrêtées.

Province du YAGHA :
Le lundi 7 décembre vers 19h, une centaine de membre d'un groupe
armé terroriste à motos ont fait irruption dans le village de Mansila et ont
ordonné aux habitants qui ne respectent pas leurs injonctions (port intégral du
voile, port du pantalon court, laisser pousser la barbe et respecter les principes
de l’islam) de quitter la localité sous peine de représailles.
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SITREP/BFA/2020-12
Le mercredi 9 décembre, Les membres d'un groupe armé terroriste sont arrivés à Mansila et
ont exigé le port obligatoire du Hijab pour les femmes et les filles, et imposé que ces
dernières restent dorénavant à la maison avec interdiction formelle de sortir.
Les Chefs de famille quant à eux ont été contraints d’acheter ce hijab pour leurs femmes au
prix unitaire de 5000 à 7500 Fcfa fixés par le groupe armé terroriste qui se charge de la vente de ce
voile sur le marché local.
Le mardi 15 décembre vers 16h, une patrouille de FDS aurait abattu deux bergers dans la zone
de Tiabongou. Les bergers étaient à la recherche de leur troupeau dans les champs de la localité
lorsqu’ils ont croisé la patrouille qui aurait tiré sans sommations.
Puis vers 17h, un convoi de militaires a été attaqué par des membres du JNIM qui étaient
postés dans des campements vers Mansila. Les échanges des tirs ont duré une vingtaine de minutes.
Les combattants du groupe armé terroriste se sont repliés. Un soldat a été tué et quatre autres ont
été blessés. Un des véhicules des forces de défenses et de sécurité chargé de munitions a en outre
été volé. En face, treize terroristes auraient été abattus et un véhicule, des armes, des munitions et
une caméra auraient été récupérés par les forces de sécurité.
Par la suite, entre le 15 et le 30 décembre, les militaires ont procédé à de vastes opérations
de ratissage sur le territoire de la commune de Mansila, précisément dans les environs des localités
de Tiabongou et de Boliel. Environ 40 présumés membres d’un groupe armé terroriste auraient été
tués durant l’opération.
Le mardi 22 décembre vers 8h du matin, dans le village de Banga sur la commune de Mansila,
les membres d'un groupe armé terroriste ont abattu un homme à son domicile. Ainsi que vers
16h, dans le village de Gouri également sur la commune de Mansila, où ils ont abattu un homme
et son fils à leur domicile. Les victimes étaient accusées de collaborer avec las FDS.
Le mercredi 23 décembre vers 9h du matin, les membres d'un groupe armé terroriste, à motos,
ont enlevé quatre personnes à leurs domiciles dans le village de Kossi dans le département de
Mansila.
Le jeudi 24 décembre vers 10h du matin, sur la piste Tepare - Mansila, les membres d'un
groupe armé terroriste interdisaient le passage et refoulaient les personnes voulant de rendre
à Mansila. Le même jour ils enlevaient 3 personnes dans le village de Botonou sur la commune
de Mansila.
Le samedi 26 décembre vers 7h du matin, un IED a explosé sur l'axe Mansila-Boliel proche
d'un cycliste. La victime n’a pas été blessée mais son vélo a été détruit. Puis vers 7h30, c’est sur l'axe
Mansila-Pontitiaga qu’un second un IED a explosé au passage d'un motocycliste. La victime a été
légèrement blessée et sa moto fortement endommagée. Enfin, vers 9h, un troisième IED14 explosait
contre une chèvre en pâturage à proximité de l’axe Mansila-Bonyori tuant l’animal sur le coup.

Commentaire : Cette série, avec la découverte et la neutralisation d’un quatrième engin

dans la province du Soum, marque le retour de ce mode d’action sur le territoire burkinabè. A noter,
même s’il s’agit là de simple VOIED15, que sur le théâtre malien, des drones seraient maintenant
utilisés de manière quasi systématique par le JNIM lors des attaques par RCIED16.
Le lundi 28 décembre vers 10h du matin, un pick-up avec quatre individus armés à bord
précédé d'une dizaine de motos toutes avec un binôme de combattants, ont quitté leur principale
base de Kossi, située à 15 km Nord-Est de Mansila. Ils se sont rendus à Bonyori situé à 6 km environ
au Nord-Ouest de Mansila puis ont continué jusqu'à Ouro-djama, où ils ont enjoint les populations
à quitter ce village situé sur l'axe Solhan-Mansila. De là ils sont arrivés à Botonou, village à 6 km
14

Engins explosifs improvisés (EEI) ou engins explosifs de circonstance (EEC) (en anglais : Improvised Explosive Device, IED)

15

VOIED - Victim Operated Improvised Explosive Device

16

RCIED - Radio Controlled Improvised Explosive Device

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SITREP/BFA/2020-12
au nord de Ouro-Djama. Dans ce dernier village, ils ont érigé un check-point et également enjoint
les habitants à quitter le village sous 3 jours.
En soirée vers 19h, les membres d'un groupe armé terroriste, potentiellement les mêmes se
sont rendu chez un éleveur dans le village de Pontitiaga, sur la commune de Mansila et lui ont volé
une centaine de bœufs.
Le mardi 29 décembre vers 18h, les membres d’un groupe arme terroriste ont abattu deux
personnes à leur domicile et sont repartis avec leur bétail. Les victimes sont suspectées de renseigner
les forces de sécurité.
Le mercredi 30 décembre, une patrouille de forces de défense et de sécurité aurait eu un
accrochage avec les membres d'un groupe armé terroriste à Boliel dans la commune de Mansila. Le
bilan ferait état de 30 terroristes abattus, plusieurs arrêtés, des motos et des armes récupérées. Du
côté des FDS les dégâts seraient minimes.
Le jeudi 31 décembre vers 8h du matin, les membres d'un groupe armé terroriste ont encerclé
le village de Tangangari et y ont bastonné plusieurs personnes pour non-respect des lois
islamiques, notamment le port du voile par les femmes. Dix femmes ont subi le fouet. Ce village
se situe à environ 1 km du Niger.
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Région du Nord
Province du LOROUM :
Le vendredi 4 décembre vers 6h du matin, des VDP ont abattu deux
membres présumés d'un groupe armé terroriste à la périphérie Sud-Est de
Titao, sur l’axe Titao-Dougouri. Les deux corps sans vies ont été découverts
tôt le matin par les usagers. Les suspects avaient été interpellés la veille lors
d’une patrouille à Iliwatena et détenus à Titao par les VDP.

Commentaire : Ces patrouilles menées par les VDP en toute autonomie ciblent les
combattants terroristes et leurs présumés complices. Il est ainsi fort probable que la seule
appartenance ethnique peut mener à ce type d’exécution.
Le mercredi 9 décembre vers 16h, les membres d'un groupe armé terroriste ont surgi dans le
village de Ségué-Foulgo dans la commune de Bahn. Ils ont coupé les pantalons des hommes et
exiger des femmes le port du hijab. Et ont enjoint les habitant à suivre leurs directives sous peine
de représailles.
Le vendredi 11 décembre vers 17n, une dizaine de membres d'un groupe armé terroriste, sont
arrivés en binômes, à motos, au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du village de DéguéMossi. Ils ont retiré des affiches de sensibilisation présentes sur les murs puis ont interpellé les
infirmiers qui s’occupaient d’une femme enceinte pour couper leurs pantalons.
Avant de repartir, ils ont interdit toutes sensibilisation sur la santé reproductive, les
mutilations génitales féminines et le planning familial. Ils ont également enjoint les infirmiers hommes
à ne plus consulter les femmes. Après leur départ, les infirmiers se sont repliés à Ouahigouya le
soir même.
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SITREP/BFA/2020-12

Le lundi 28 décembre entre 17h et 18h, une trentaine de membres du groupe Dinakobé affilié
à la Katiba Macina d'Amadou Kouffa sont arrivés à motos et avec un pick-up blanc doté d'une
mitrailleuse lourde dans le village de Nongodoum.
Ils ont enjoint les habitants à couper les pantalons et laisser pousser la barbe pour les
hommes ainsi qu'à couvrir les femmes. En outre ils ont affirmé avoir un accord avec les FDS mais
que les Kogleweogo refusent et souhaitent continuer le combat. Ils appellent donc la population à ne
pas collaborer avec eux.

Province du YATENGA :
Le mercredi 2 décembre vers 19h, deux membres d'un groupe arme
terroriste, ont détruit des pépinières de culture des maraichers du barrage de
Thiou.
Le dimanche 6 décembre vers 8 h du matin, un corps criblé de balles a été découvert par les
usagers sur le bas-côté de la route Tangaye-Namsiguia. La victime, suspectée membre ou proche
d'un groupe arme terroriste était détenue depuis la veille au soir par les VDP de Tangaye.
Le mercredi 9 décembre vers 13h, Une patrouille mixte FDS et VDP a riposté à l'attaque de
membres d'un groupe armé terroriste dans le village de Banh, à moins de 6 km à l'Ouest de la ville
de Thiou. Pas de victime ami à déplorer au sein de la patrouille qui a pu se replier sur Thiou.
Le vendredi 11 décembre vers 10h du matin, dans la zone de Banh, embuscade contre une
patrouille de FDS du détachement militaire de Thiou qui ont riposté durant environ 15 mn avant que
les assaillants ne se replient vers la frontière malienne.
Le lundi 14 décembre, à Bem, village situé à 4 km de la ville de Thiou, des IANI17 venus voler
du bétail ont échangé des tirs avec des VDP qui tentaient de les en empêcher. Au bilan, pas de pertes
en vies humaines, mais quatre bœufs et un dromadaire ont été volés. Cette situation a également
provoqué un mouvement de population (environ 175 personnes) de Bem vers Thiou centre.
Le même jour vers 11h du matin, une dizaine de membres d'un groupe arme terroriste ont
agressé puis violé trois femmes qui cherchaient du bois aux alentours du village de Nimbou.

Commentaire : Ce secteur est tenu par le groupe Dinakobé affilié à la Katiba Macina
d'Amadou Kouffa. D’une source locale il nous renient qu’ils ont l’habitude d’imposer aux femmes des
localités sous leur contrôle de porter des « gros habits » mais de préciser qu’il est inutile de porter
une culotte. En outre, ils procèdent souvent à l’enlèvement de femmes d’ethnie Bella qu’ils emmènent
en brousse et relâchent après les avoir violées.
Le vendredi 18 décembre, vers 4h du matin, des VDP de Tangaye ont abattus deux hommes
qu'ils avaient interpellé une heure auparavant lors d'une patrouille en direction de Douma.

Commentaire : Ces patrouilles menées par les VDP en toute autonomie ciblent les
combattants terroristes et leurs présumés complices. Il est ainsi fort probable que la seule
appartenance ethnique puisse mener à ce type d’exécution.

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Individus Armés Non Identifiès

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SITREP/BFA/2020-12
Le jeudi 24 décembre vers 16h et 18h, les VDP de Koumbri ont successivement abattus à
leur domicile respectifs un homme dans le village de Saya et un homme et une femme à Ronga.
Les victimes étaient suspectées de liens avec les groupes armés terroristes.
Tandis que vers 17h, ce sont les VDP de Tangaye, en patrouille qui ont abattu un membre
terroriste et récupéré son AK47.
Le vendredi 25 décembre vers 18h, les membres d’un groupe armé terroriste se sont rendus
au niveau du forage du village de Yense, ils y ont enjoint les habitants au port de l’Hidjab pour les
femmes, aux pantalons coupés et au port de la barbe pour les hommes, puis ils ont fouetté des
femmes non voilées. Le lendemain, ils se sont rendus au domicile d’un homme célébrant son
mariage pour y imposer également le port de voile.
Le mercredi 30 décembre en milieu de journée, dans le village de Doubaré, situé à seulement
2 km à l'Est de la frontière malienne, une dizaine de terroristes armée d’AK-47 et de fouets, circulant
à motos fouettent les femmes qui ne portent pas de voiles sur les points d'eau.
Le jeudi 31 décembre vers 15h, un groupe armé terroriste a attaqué le poste des VDP de
Koumbri. La riposte a contraint les assaillants à se replier. Et dans le même temps à Saya, dans la
commune de Koumbri, une femme a été enlevée. Elle était veuve et vivait seule. Les ravisseurs ont
mis le feu à sa case avant de partir.
Plus tard vers 18h, à Koumbri, les VDP ont abattu un homme et une femme Peulhs. Les deux
victimes étaient soupçonnées de complicité avec un groupe arme terroriste.
Plusieurs villages ont été attaqués par des membres de groupes armés dans la nuit du 31
décembre 2020 au 01 janvier 2021. Des hommes armés ont pris d’assaut des villages et ont incendié
plusieurs concessions. De peur et de panique des habitants ont fui ces villages pour se réfugier à
Ouahigouya.
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SITREP/BFA/2020-12

Région du Centre-Nord
Province du SANMATENGA
Le mercredi 2 décembre vers 19h, six membres d'un groupe armé
terroriste, à motos, ont intercepté quatre femmes se déplaçant à pied vers un
point d’eau. Les assaillants ont ordonné aux femmes de porter le voile intégral
et les ont enjoint de passer la consigne au sein de la communauté. Ils ont
menacé les femmes de représailles lors de leur prochain passage dans le village
en cas de non-respect de leurs consignes.
Le mercredi 9 décembre vers 16h, au moins six membres d'un groupe armé terroriste ont
arrêté un homme à l’entrée du village de Dibga. La victime a été dépossédé de sa moto et de son
téléphone. S'en est suivi vers 20h, une opération de ratissage des VDP du village qui se sont déployés.
Avant l’incident, des combattants groupe armé terroriste avaient été aperçus sur trois motos
traversant le village de Genbila.
Le dimanche 13 décembre vers 5h du matin, dans le village de Ouanobian, les VDP de la
localité de Pissila ont abattu un suspect arrêté la veille lors d’une patrouille dans la localité de
Tamdogo. La victime était recherchée par les VDP pour complicité avec les groupes armés terroristes.
Le samedi 19 décembre vers 15h, affrontement sur l’axe Perko-Dablo entre les VDP de
Namsiguia et de Barsalogho en patrouille et des groupes armés terroristes. Le bilan connu fait état de
quatorze terroristes abattus, une moto, des armes, des téléphones et des munitions récupérées. Deux
VDP blessés et cinq autres portés disparus.

Province de NAMENTENGA
Le mardi 29 décembre, les membres d'un groupe armé terroriste ont
fait irruption sur le site d'or de Ourba. Tous les orpailleurs ont fui et se sont
réfugiés à Silmangue.
Le mercredi 30 décembre, accrochage entre des HANI et des FDS au
village de Tafogo, dans la commune de Tougouri. Le bilan fait état d'un FDS tombé, un autre blessé
et une moto plus deux portables récupérés.
Le mercredi 30 décembre, vers 11h15, accrochage d’une patrouille du détachement de Pensa
avec un GAT sur l'axe Tougouri-Bouroum à hauteur village Damkarko2. Un militaire tué et un blessé
bilan matériel. Un fusil AK-47 volé mais une moto et deux téléphones portables récupérés.
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SITREP/BFA/2020-12

Région de la boucle du Mouhoun
Province de KOSSI :
Le samedi 5 décembre vers 14h, à Boule sur la commune de Barani, les
membres d'un groupe armé terroriste ont enjoint les populations qui revenaient
de leurs champs à respecter les principes islamiques puis ont volé leur
production, soit environ 5 charrettes transportant des récoltes de mil.
Puis vers 15h, à Pampakui également sur la commune de Barani, les membres d'un groupe
armé terroriste, potentiellement le même, sur environ dix motos ont surgi dans le village de Pampakui,
Où ils ont enjoint les populations à respecter les principes islamiques puis ont volé leur bétail.
Le mercredi 9 décembre vers 17h, environ dix membres d'un groupe armé terroriste ont surgi
à motos dans le village de Illa sur la commune de Barani. Ils ont rassemblé tous les adultes (hommes
et femmes) à la mosquée pour un prêche et ont enjoint la population à respecter les principes
islamiques (le port des pantalons courts, le port du voile, le paiement du zakat) sous peine de
représailles.
Le jeudi 24 décembre vers 18h, les membres d’un groupe armé terroriste sont venus dans le
village de Bisso sur la commune de Nouna interdire aux habitants de fêter noël sous peine de
représailles

Province de SOUROU :
Le dimanche 6 décembre vers 7h du matin, sur l'axe Niassari-Diin, une
vingtaine de membre d'un groupe armé terroriste ont intercepté un homme qui
se rendait au marché de Diin. Après un interrogatoire, ils lui ont fait rebrousser
chemin. Puis vers 9h une dizaine de membre d'un GAT ont surgit dans le village
de Dônon, ils ont interdit la production, la vente et la consommation d'alcool et menacé le
prêtre lui interdisant prêche eucharistique.
Le lundi 7 décembre vers 19h, une vingtaine de membre d'un groupe armé terroriste ont surgi
dans la ville de Toéni. Les assaillants ont volé au moins trente bœufs, cinquante chèvres et moutons
appartenant aux habitants.
Le vendredi 11 décembre vers 13h, une dizaine de membre d'un groupe armé terroriste,
arrivée en binômes à motos dans la ville de Toéni après la prière du vendredi, alors que les fidèles
étaient encore dans la mosquée, ont contraint l’iman à faire passer un message sur le port
obligatoire du voile intégral pour les femmes et des pantalons courts pour les hommes. Avant
de se retirer, ils ont promis des représailles la population ne se soumettait pas à ces injonctions.
Le vendredi 25 décembre vers 11h, les membres d'un groupe armé terroriste ont fait irruption
à Wouro, dans la commune de Toéni. Ils ont renversé les récipients de dolos18 prévus pour Noël et
saccagé les foyers. Avant de se replier, ils ont enjoint les habitants au port de l’Hidjab pour toutes
les femmes, aux pantalons coupés et au port de la barbe pour les hommes et interdit la
consommation d'alcool ou de cigarette.

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Bière artisanale locale

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SITREP/BFA/2020-12
Puis, vers midi, ils ont fait irruption à l'église de Sanga, dans la commune de Toéni. Ils ont
interdit aux habitants de fêter Noel. Ils ont également fait irruption à Konga, dans la commune de
Gomboro. Ils y ont aussi renversé les dolos prévus pour Noël et saccagé les foyers. Avant de se replier,
ils ont enjoint les habitants au port de l’Hidjab pour toutes les femmes, aux pantalons coupés et
au port de la barbe pour les hommes et interdit la consommation d'alcool ou de cigarette.
**********************

Région du Centre-Ouest
Province de SANGUIE :
Le mercredi 9 décembre vers 15h, dans la localité de Ténado, un individu
soupçonné d'avoir volé un âne par les habitants a été bastonné avec des
gourdins. Grièvement blessé et laissé pour mort par ses agresseurs, il a été
évacué dans un centre de santé de la localité.

Province de SISSILI :
Le lundi 21 décembre vers 7h du matin, attaque à main armées sur l'axe
Bieha-Prata d'une quinzaine de marchands dépouillés de leur argent par des huit
individus armés et à motos, s'exprimant en mooré19 et en Ashanti20. Lesquels
ont pris la fuite en direction du Ghana.

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Région du Centre-Sud
Province de ZOUNDWEOGO :
Le vendredi 11 décembre vers 23h, deux individus à moto et armés d'un
pistolet ont menacé le gardien d'un lycée de la ville de Manga afin de pénétrer
dans les locaux administratifs où ils ont en vain tenté d'ouvrir le coffre-fort.
Le samedi 19 decembre vers 10h du matin, suite à un différent d'ordre coutumier, les habitants
des villages de Dirzé (Centre-Sud) et de Ponga (Centre-Est) se sont affrontés avec des machettes et
des gourdins à Dirzé on déplore deux blessés.

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19

Le mooré ou mòoré est une langue du Burkina Faso, parlée par les Moosé. C'est la langue la plus parlée du pays.

20

Les Ashantis sont une population d'Afrique de l'Ouest vivant au Ghana.

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SITREP/BFA/2020-12

Région du Centre-Est
Province du BOULGOU :
Le samedi 19 décembre, à Kobori au Ghana, un homme de retour de
Youga au Burkina Faso a été abattu par des hommes armés non identifiés alors
qu'il venait de traverser la frontière de quelques mètres et d’entrer au Ghana. Le
vol ne semble pas être le motif car sa moto et ses téléphones portables sont
restés sur place.
**********************

Région de l’Est
Province de TAPOA :
Le jeudi 17 décembre vers 16h, huit membres d'un groupe armé
terroriste à motos, en provenance du parc W ont fait irruption dans le village
de Tapoa-Djerma où ils se sont ravitaillés en carburant. Ils ont enjoint la
population à se convertir à l’islam et se sont ensuite dirigés vers le village de
Hantiag.
Dans la nuit du lundi 28 au mardi 29 décembre à Saborga-Kori, une personne a été assassinée
et du bétail volé par des hommes armés. Qui ont ensuite pris la direction de la réserve totale de faune
d'Arli.
Dans la nuit du mardi 29 décembre Les éléments d'un groupe armé terroriste sont arrivés dans
la nuit au village de Tapoa-Djerma et ont mis le feu à la concession de chasse. C'est au matin du
mercredi 30 décembre que les populations ont constaté les dégâts.

Province de GOURMA :
Le mardi 15 décembre vers 17h, lors d'une opération menée par le
détachement militaire de Gayéri, un homme issu de la communauté peule
a été tué par balles à son domicile dans le village de Boulgou (commune de
Matiakoali). Il était soupçonné de collaborer avec un groupe armé terroriste. Le
lendemain, vers 15h, lors d'une autre opération menée par le même
détachement militaire de Gayéri, deux hommes issus de la communauté peule ont été
interpellés à leur domicile dans le village de Boulgou. Ils sont suspectés d'appartenir à un groupe
armé terroriste.
Le mercredi 16 décembre vers 13h, les membres d'un un groupe armé terroriste ont surgi
dans le hameau de culture de Setougou, ils y ont renversé les marmites servant à préparer le dolo21
et ont enjoint les habitants à respecter rigoureusement les principes de l'Islam.
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Bière artisanale locale

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SITREP/BFA/2020-12

Le vendredi 18 décembre vers 7h du matin, une trentaine de membres d'un groupe armé
terroriste ont vivement enjoint les habitants du village de Mourdéni à respecter la charia.
Le même jour, un groupe armé a fait irruption dans le village de Boulgou après le passage
d'une équipe des Forces de Défense et Sécurité. Ils ont menacé les populations de représailles si elles
collaboraient avec les FDS. Ces menaces ont entraîné un déplacement des populations vers Matiakoali.

Province de KOMPIENGA :
Le mercredi 16 décembre vers 13h, puis le lundi 21 décembre vers 15h,
sur la RN19 quatre IANI ont intercepté et dépouillé des usagers se déplaçant à
moto sur l'axe Madjoari-Nadiagou.

Province de GNAGNA :
Le mardi 1er décembre vers 6h du matin, quatre membres d'un groupe
armé terroriste, à motos, ont surgi au domicile de l'ancien conseiller municipal
du village de Bouli et l'ont enlevé.
Le mercredi 2 décembre vers 22h, Les membres d'un groupe armé terroriste ont vandalisé des
bâtiments de l’école primaire du village de Kontiandi. Les assaillants arrivés à moto ont tiré en l'air
avant de se diriger vers l'école primaire qu'ils ont incendié avec le matériel pédagogique.
Le mercredi 9 décembre vers 10h du matin, une quinzaine de membre d'un groupe armé
terroriste ont surgi dans le village de Thiouré, y ont tenu un prêche et ont enjoint la population au
port intégral du voile, au port du pantalon court, à l'arrêt de la consommation de l'alcool et de
la viande de porc.

Province de KOMONDJARI :
Le mardi 15 décembre vers midi, lors d'une opération menée par le
détachement militaire de Tankoualou, un homme issu de la communauté peule
a été abattu à son domicile dans le village de Haaba. Il était soupçonné de
collaborer avec un groupe armé terroriste.
Le vendredi 18 décembre, un groupe armé a fait irruption dans le village de Diabatou
(commune de Gayeri) après le passage d'une équipe des Forces de Défense et Sécurité. Ils ont
menacé les populations de représailles si elles collaboraient avec les FDS. Ces menaces ont entraîné
un déplacement des populations vers Fada N'Gourma.
Le mardi 29 décembre vers 16h, un conseiller municipal du village de Pagou qui revenait de
Mansila a croisé les membres d’un groupe armé terroriste qui l'ont enlevé au niveau de la rivière Sirba.

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SITREP/BFA/2020-12
Le mercredi 30 décembre vers 20h, trois hommes munis de machettes ont braqué le Centre
de santé du village de Bartiébougou ainsi que les domiciles alentours. Devant l’opposition des
habitants ils ont pris la fuite.
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Région des Hauts-Bassins
Province de HOUET :
Dans la matinée du samedi 26 décembre, dans une ancienne carrière à
Colma, secteur 11 de Bobo-Dioulasso un cadavre a été retrouvé par les riverains
en état de putréfaction, il ne comportait ni tête, ni membres, il ne restait que le
tronc.

Province de TUY :
En début de soirée du mardi 29 décembre, deux individus armés
encagoulés ont attaqué une boutique de transfert d’argent au secteur 4 de
Houndé. Ils sont arrivés sur une moto avant d’ouvrir le feu sur la boutique. Le
gérant avait déjà bouclé sa caisse et quitté les lieux. Les deux individus sont
donc repartis bredouille. La police a ramassé les étuis, selon des témoignages,
les assaillants ont utilisé une arme de guerre pour commettre leur forfait.
**********************

Région des Cascades
Province de COMOE :
Le lundi 21 décembre, Tard en soirée, des individus armés vêtus comme
des chasseurs dozos ont ouvert le feu sur des orpailleurs en prospection dans
la forêt classée de Toumousséni dans le département de Banfora. Deux
personnes ont été tuées et deux autres blessées.
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