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仏教に於けるエチケットやマナー:寺院参拝について

Les bonnes manières
bouddhistes
La foi, la forme et l'essence
Il Galateo Buddhista
Fede, Forma e Sostanza

Révérend Shōryō Tarabini
Du temple de la Nichiren Shū,
Renkōji
Traduction française Anne Lipari/Foureau, Shōyū Foureau

Chapitre II
Introduction à la pensée
bouddhiste
は じ め に, 仏 教 思想 に つ い て
Le bouddhisme consiste en une culture permanente pour
l’assimiler et en apprendre l'esprit, les enseignements, les
valeurs et surtout le cœur du Buddha. Il met l’accent sur l'esprit,
tout en soulignant l'importance de l'action. Les disciples et
adeptes se considèrent comme des gens qui apprennent l'esprit
et le comportement, typique du Buddha Šākyamuni. Pour
l’énoner plus simplement et plus directement, être bouddhiste
signifie :
- s’abstenir de tout ce qui peut nous blesser ou blesser
autrui et, avec diligence faire de bonnes actions,
établir de bonnes racines, et purifier son esprit.
En suivant quelques règles simples des convenances
bouddhiques, vous avez l’assurance de:
1) ne pas offenser ou déranger les autres, que ce soit
volontairement ou par accident
2) montrer une forme de respect,
3) éviter tout embarras

Ces comportements vous permettent de profiter pleinement,
d’approfondir et expérimenter votre foi et votre pratique et de
se développer et de grandir en tant qu'êtres humains.

Une brève introduction à la pensée
bouddhiste
Le temple est un lieu sacré. Vous le visitez avec un esprit droit
et pieux. On doit se comporter avec calme et respect. Voyons
maintenant, ensemble, comment mettre en pratique ces
convenances afin de nous améliorer, mais aussi favoriser l’essor
d’une société plus harmonieuse.
Le temple et le monastère sont des lieux où vous vous engagez
dans la pratique spirituelle et religieuse, où vous rencontrez le
Buddha, Nichiren Shōnin et tous les autres Bodhisattva. A
l’intérieur vivent des moines, ce sont des lieux où l'on étudie les
enseignements et l'esprit du Buddha et Nichiren Shōnin. Dans
le cadre de sa foi, de sa pratique et dans son comportement
quotidien, aller au temple signifie accumuler de grands mérites
et de la vertu et, par conséquent, de la bonne fortune en vue
d’une vie plus paisible et harmonieux.
Siddhārtha Gautama, lorsqu’il est devenu Buddha, se rendit
compte que la richesse et le luxe ne pouvaient pas conduire au
bonheur. Il a quitté sa vie mondaine, sa royauté et toute sa
richesse et chercha à suivre une vie religieuse et spirituelle, pour
trouver des réponses et des solutions réelles à ce qu’apporte la
souffrance dans le monde, en particulier les quatre grandes
souffrances :
- La naissance, la maladie, le vieillissement et la mort

Il apprit différentes pratiques philosophiques grâce aux
enseignements des maîtres de haut niveau. Siddhārtha Gautama
était un étudiant très habile et dans toutes les pratiques qu’il
suivit, il dépassait rapidement le niveau du maître avec qui il
étudiait. Il observa et devint à son tour un maître dans des
pratiques difficiles. Il décida de quitter ces grands maîtres,
rejoignit d'autres ascètes et pratiqua avec eux pendant six ans,
en observant des méthodes extrêmes pour tenter de surmonter
toute sorte de souffrance et de douleur.
Pour préserver les vœux qu'il avait pris avec d'autres ascètes,
Siddhārtha mangea si peu qu’il devint émacié et très faible. Un
jour, par hasard, il entendit un vieux musicien qui instruisait son
élève en lui enseignant :
-

« Si vous tirez trop sur la corde, elle se brisera. Mais,
si vous la laissez trop lâche, elle ne sonnera pas. »

Par la suite, une fille nommée Sujata vit Siddhārtha dans un état
de faiblesse et de fragilité qu’elle eut pitié de lui et lui offrit un
gruau de riz au lait. Elle l'encouragea à manger tout pour
retrouver sa force.

La Voie du Milieu
A ce moment, Siddhārtha comprit que cette pratique était
négative, et que porté à son extrême, n’apportait ni succès ni
avantage réel. Il se rendit compte d’une part que les pratiques
qu'il avait observées pendant 6 années étaient en fait, le
matérialisme absolu, alors que celles de l'auto-mortification et
d’ultime sacrifice étaient ultra-spirituelles. Siddhārtha décida,
par conséquent, que le meilleur moyen était de prendre une
position équilibrée et centrale entre ces deux extrêmes. Il donna
ainsi une importance égale aux deux pratiques, à la fois celle de
l'esprit et de la matière. Il a fait cela parce que, lorsque ces deux

éléments fonctionnent ensemble de façon interdépendante, ils
deviennent très puissants. Il a appelé ce chemin d'équilibre, la
Voie du milieu (Chūdō中道en japonais).
En d'autres termes, la voie médiane signifie qu'un pratiquant
doit apprendre à suivre le Dharma et la pratique du bouddhisme
de manière équilibrée, avec
1) la confiance,
2) l'engagement et l'effort,
3) la sensibilisation,
4) la concentration,
5) la sagesse.
La confiance doit toujours être équilibrée avec la sagesse, sinon
elle pourrait conduire à une foi aveugle, dans laquelle les gens
croient en tout ce qui est enseigné et ce qu’on leur dit. Par
ailleurs si la confiance est absente, ils deviennent trop méfiants,
doutant de tout et refusant de croire quoi que ce soit. L'effort et
l'engagement doivent être proportionnels avec la concentration.
Si l'effort est supérieur à la concentration, ça donne une
personnalité nerveuse, tandis qu'un manque d’effort entraînera
la paresse et par conséquent à un manque d'énergie. La seule
chose qui fonctionne pour soi même et qui n'a pas besoin d'être
maintenus en équilibre avec d'autres qualités, est la conscience.
Vous ne pouvez jamais avoir trop de conscience.
L'expression de la Voie du Milieu (appelé Madhyamā-mārga ou
bien Madhyamā-pratipad en sanskrit) a été utilisé par le Buddha
dans son premier discours et le Dhammacakkappavattana sutta,
le premier enseignemen révélé par le Buddha après son Éveil.
Le grand philosophe indien et Maître du Dharma, Nāgārjuna
(150-c.250 ère moderne), cite certains textes de
Kaccāyanagotta Sutta qui ont conduit à l'élaboration de la

doctrine de Śūnyatā ; la vacuité, également connu sous le nom:
neutre, en position verticale, centré ou potentiel:
-tout existe : Ceci est une extrême.
-tout n'existe pas tout : Ceci est une autre extrême.
-éviter ces deux extrêmes, le Tathāgata enseigne le
Dharma à travers la Voie du Milieu

27

Les Quatre Nobles Vérités
Après une période de profonde méditation suivie de son éveil à
la réalité de toute vie, Siddhartha devint connu comme le
Buddha, celui qui est éveillé ou celui qui a atteint l'illumination.
Le Buddha Śākyamuni commença dans ses premiers discours à
enseigner aux gens les causes de la souffrance, de la naissance,
de la maladie, du vieillissement et, finalement, de la mort. Les
personnes qui ont écouté ses discours avaient parfois envisagé
ces différentes étapes de la vie, mais ils ne pouvaient pas
s’empêcher d'accepter et de supporter toutes les souffrances que
la vie leur apportait. Ils n’avaient pas de vraies réponses pour
être vraiment libre de la souffrance liée à la vie de tous les jours,
de sorte que lorsque le Buddha commença à enseigner, il fut
écouté avec beaucoup d'attention et d'intérêt.
Au début son discours définissait la vie comme dure et difficile
caractérisée par de nombreuses souffrances. Tout le monde

pouvait très bien comprendre ce point parce qu'ils vivaient cela
tous les jours.
Mais le Buddha ne s’est pas arrêté à ce premier concept, il
expliqua les différentes formes de souffrances, il mentionna
certains aspects auxquels les gens avaient jamais prêté attention.
Finalement, ils réalisèrent que le Buddha avait effectivement vu
la profondeur de ce qu’était la souffrance. Il énonça que les
causes de la souffrance et de la douleur étaient dues aux
attachements et à d'autres afflictions appellés Bonnō, et que l’on
ne pouvait pas éliminer la souffrance dans la vie sans avoir
d'abord éradiquer la cause. En écoutant les paroles du Buddha,
les gens s’exclamèrent
-

« oui, cela peut se comprendre, mais comment vous
faire? »

Il commença à expliquer que nous avons besoin de vivre une
vie conforme à un style sain et équilibré. Nous devons nous
efforcer d'éliminer les choses négatives, mauvaises et
destructrices dans nos vies et mettre davantage l'accent sur le
côté positif qui est de s’efforcer de faire le bien à la fois pour
nous et pour tous ceux qui nous entourent.
Il continua à leur offrir, un par un, étape par étape, un plan
détaillé de la façon dont on peut conduire sa vie loin de toute
négativité, de toute douleur ou de toute souffrance pour la
diriger vers l'équilibre, la sécurité et le bien-être. Il a appelé
cette manière d’être, l’Āryāstāngika-mārgou le Noble Octuple
Sentier.
Avant de poursuivre, nous allons jeter un regard sur les points
clés du discours du Buddha dans son observation et son
enseignement, le CatvāryAryasatyāni, ou Les Quatre Nobles
Vérités.

• La noble vérité de dukkha (souffrance)
• La noble vérité de l'origine de dukkha (qui dérive de
Tanha - avidité ou, littéralement, la soif);
• La noble vérité de la cessation de dukkha (Nirvana);
• La noble vérité de la voie qui mène au dépassement
de dukkha (le Noble Octuple Sentier)

Le Noble Octuple Sentier
Le Buddha a souligné que la qualité et le contenu de nos vies
sont issus des différentes actions que nous menons, appelé le
Karma.
Ces actions, qu’elles soient positif ou négatif, prennent leur
source dans l'esprit ; ce qui est pensé ou senti, ou bien même
dans le cœur. Ces pensées émergent sous la forme de mots, de
modes de langage et ensuite par des méthodes d'intervention,
suivie d'action physique. Par conséquent, nous comprenons que
la création de notre karma vient de:
1) l'esprit, les intentions et les émotions ;
2) les mots, le langage et façon de parler;
3) les actions,
De là, la nécessité de répondre à tous les domaines de notre vie
et de les mettre en harmonie avec le reste. Seulement quand
nous serons en mesure d'atteindre la tranquillité, nous ouvrirons
nos yeux et commencerons à voir vraiment la vie pour ce qu'elle
est et non pour ce que nous voudrions qu'elle soit. Et, après quoi
nous pourrons commencer à prendre des décisions et agir
concrètement et correctement afin de vivre mieux.

Le Buddha a particulièrement insisté sur la nécessité d'établir
les règles suivantes afin de cultiver et maintenir dans nos vies
et dans notre pratique bouddhique :
-

-

-

-

-

-

La parole juste samyag-vāc; sammā-vācā (ne pas
mentir, ne pas semer la discorde ou la désunion, ne
pas tenir un langage grossier, ne pas bavarder
oisivement) ;
L’action juste samyak-karmānta; sammākammanta (respectant les Cinq Préceptes)
Les moyens d'existence justes ou une profession
juste, samyag-ājīva; sammā-ājīva .
L’effort ou persévérance juste, samyag-vyāyāma;
sammā-vāyāma (de vaincre ce qui est défavorable
et d'entreprendre ce qui est favorable) ;
L’attention juste, pleine conscience ou prise de
conscience juste samyak-smṛti; sammā-sati (des
choses, de soi - de son corps, de ses émotions, de
ses pensées -, des autres, de la réalité)
La concentration, établissement de l'être dans
l'éveil, samyak-samādhi; sammāsamādhi (vipassana).
La vision juste ou compréhension juste, samyagdṛṣṭi; sammā-diṭṭhi (de la réalité, des quatre nobles
vérités)
La pensée juste ou discernement juste samyaksaṃkalpa; sammā-saṅkappa (dénuée d'avidité, de
haine et d'ignorance).

Nous devons souligner ici que juste ou correcte n’est pas un
jugement qui résulte d'un système de dogme ou d’une valeur
personnelle, mais tout ce qui est en accord et en harmonie avec
la vie, en ce sens est juste. Maintenant) une question émerge:
- « Comment pouvons-nous faire pour apprendre tout

cela et mettre en pratique les paroles et les
enseignements du Buddha afin de profiter des fruits
de son enseignement ? »


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