DOSSIER 2021 SOMMETS DE L'ESPOIR4 .pdf



Nom original: DOSSIER 2021 SOMMETS DE L'ESPOIR4.pdfAuteur: SEMONS L'ESPOIR

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Du 24 juillet au 1er août 2021

Une Cordée regroupant
Adolescents-Adultes-Médecins
Symbole d’Espoir pour les malades atteints
de cancer, pour leurs familles
et pour les Services Hospitaliers.

Breithorn 4164 m

ASSOCIATION « SEMONS L’ESPOIR »
5, Route du Val – 25520 BIANS LES USIERS
 03.81.38.27.38 / 03.81.38.28.21
 contact@semonslespoir.fr
Semons l'Espoir - Maison des Familles de Besançon

1

Le projet 2021 : Préambule
Ce dossier a pour objectif de vous présenter notre projet et de vous accueillir comme
partenaire pour 2021 en comptant sur votre générosité ! Merci d’avance

Les deux années 2019 et 2020 ont eu comme conséquence un chamboulement de
l’organisation habituelle du fait :
-

Du contexte COVID avec l’impossibilité de constituer des groupes de plus de 10
personnes en raison de l’épidémie, de l’accueil restreint aux Chalets des Aiguilles,
notre hébergeur, et du nombre de personnes acceptées dans les refuges.

-

Comme le projet avait déjà été présenté, début 2019. Il avait été décidé de restreindre
le groupe à 10 adultes, composé de dames atteintes du cancer du sein. Cette
organisation a été maintenue pour 2020.

Le projet 2021
Les ados sont à nouveau invités au projet en espérant que le coronavirus ne nous gêne pas.
Le groupe sera donc un groupe de composition mixte, jeunes ados et adultes, ce qui
constituera des moments d’échanges très forts. La gestion du groupe pour le programme
montagne est confiée aux guides qui pourront adapter les courses en fonction des capacités
et l’aptitude de chacun. Ce sera donc « A CHACUN SON SOMMET ».
« A CHACUN SON SOMMET » avait été le premier nom du projet d’Emilie en 1994.

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SOMMAIRE
- Historique des Sommets de l’Espoir

Page 4

- Objectifs des Sommets de l’Espoir

Page 5

- Programme 2021

Page 8

- Réalisations

Page 9

- Quelques témoignages

Page 10

- Les Sommets de l’Espoir : Histoire et Futur

Page 23

- Articles de Presse

Page 28

- Annexes

Page 33

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HISTORIQUE DES « SOMMETS DE L’ESPOIR »
En 1994, Emilie DORNIER réalise et partage son rêve de montagne avec d’autres
adolescents atteints, comme elle, de cancer ou de leucémie. Ensemble, ils forment la
première cordée des « SOMMETS DE L’ESPOIR » à Chamonix et réalisent l’ascension du Grand
Paradis en Italie (4060 m).
Leur objectif est de témoigner, de donner à tous les enfants malades le courage et la
force de se battre et avoir Espoir en la guérison. C’est également la possibilité de prouver
l’importance de la famille et de l’entourage, de rendre hommage aux équipes soignantes et
de ne pas oublier ceux qui n’ont pas pu réaliser ce rêve et ce projet, notamment Valérie la
sœur d’Emilie.
Aujourd’hui, certains participants des différents séjours reviennent encadrer les
jeunes nouveaux et rêvent d’autres sommets sur d’autres destinations. Depuis deux ans, un
groupe de dames toutes atteintes du cancer du sein a formé une cordée.
Pour la première fois, le groupe de 20 personnes comprendra des jeunes adolescents
et des adultes, comme présenté dans le préambule.
Les « SOMMETS DE L’ESPOIR » sont gérés par l’association « SEMONS L’ESPOIR ». Leur
financement est assuré par des sponsors et ils bénéficient du soutien des Ligues Contre le
Cancer, et d’autres partenaires (une trentaine d’entreprises franc-comtoises) et de la
Fondation des Hôpitaux (Pièces Jaunes).

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OBJECTIFS DES « SOMMETS DE L’ESPOIR »
Des familles et des bénévoles se mobilisent pour permettre le bon déroulement de
l’édition 2021, avec l’appui du service d’oncologie pédiatrique et notamment avec le
concours du Docteur Véronique LAITHIER. Dix adolescents, ayant vécu la maladie ou
engagés dans diverses manifestations au côté de « Semons l’Espoir » seront présents lors de
ce projet.
De même, avec l’équipe médicale du service d’oncologie adultes du CHRU de
Besançon avec la collaboration du Docteur Nathalie MENEVEAU, ce sera également une
dizaine de personnes touchées par le cancer du sein accompagnées par leurs médecins du
service qui participeront à ce projet.
Soit au total un groupe de 20 personnes.

Objectifs des « Sommets de l’Espoir »

Réunir à nouveau les cordées « Enfants – Parents – Médecins » et « Patients – Médecins »
dans un autre contexte que l’hôpital.
Permettre à l’adolescent ou à l’adulte de se réapproprier leurs corps, de reprendre
confiance en eux et, de constater qu’ils sont capables de réaliser des choses
exceptionnelles.
Rencontrer d’autres jeunes, d’autres patients et d’autres familles pour échanger et
partager.
Associer les proches, surtout les frères et sœurs qui sont le plus souvent « en retrait »
pendant la maladie et parfois directement impliqués (don de moelle…).
Transmettre un témoignage d’Espoir pour les enfants malades et les personnes touchées
par le cancer du sein et leurs familles qui pourront rejoindre le groupe dans quelques
années.
Mobiliser autour de ses services de Pédiatrie et d’Oncologie, une région, des familles,
des ados, des associations et des entreprises.
Communiquer et sensibiliser autour de ces maladies.
Faire un geste symbolique pour les familles qui ont vécu un échec, qui vivent dans
l’absence d’un être cher ; pour que toutes leurs souffrances ne soient pas vaines ; pour
ne pas oublier.

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Déroulement des projets
La semaine se déroule en trois temps avec :
Une initiation et découverte de la montagne : école de glace, randonnée glaciaire et
montée en refuge. Le but est de familiariser les participants avec un milieu qu’ils ne
connaissent pas pour la plupart mais aussi d’évaluer le niveau de chacun afin d’adapter
au mieux le programme de fin de séjour. De plus, d’autres activités comme l’escalade, le
canyoning et une via ferrata sont proposées.
L’ascension de différents sommets dont les 4000 m final du samedi, et cette année il
est prévu en fonction des conditions physiques, le sommet de la Pyramide Vincent
pour les plus aguerris.
Des animations diverses en fin de semaine permettent de partager des moments de
convivialité notamment avec des anciens qui reviendront rejoindre le groupe sur le
dernier week-end et les familles.

Les partenaires médicaux / organismes
Fondation des Hôpitaux (opération Pièces Jaunes).
Service d’oncologie pédiatrique en collaboration avec le Docteur Véronique
LAITHIER du CHRU de Besançon qui partagera cette semaine des Sommets de l’Espoir
avec les personnes hospitalisées.
Service d’Oncologie en collaboration avec le Docteur Nathalie MENEVEAU du
CHRU de Besançon.
Qui partagera également l’aventure avec les patients de son service.
Les Ligues Contre Le Cancer de Franche-Comté.
La CARSAT de Bourgogne Franche Comté.
Une trentaine d’entreprises ou associations fidèles.

L’environnement montagne
Guides de haute-montagne qui encadrent les adolescents et adultes tout au long de leur
séjour à Chamonix. Ces guides se réservent d’année en année la semaine fin juillet car ils
témoignent de vivre des moments uniques.
L’association « EN PASSANT PAR LA MONTAGNE » qui apporte également son aide
technique et logistique. (Association de Marc BATARD, le sprinteur de l’Everest).
Le C.A.F (Club Alpin Français) qui fournit du matériel.
Chalet Des Aiguilles qui se charge de l’accueil et l’hébergement durant le séjour.
De plus, Anthony DEROZE, l’un des premiers anciens malades qui avait participé aux

« SOMMETS DE L’ESPOIR », est devenu guide de Haute-Montagne et encadre les groupes
(super symbole), et les autres guides.
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Les sponsors et mécènes
Diverses entreprises et associations franc-comtoises nous aident à prendre en charge
les frais de séjour des adolescents et des patients. Les accompagnants et les médecins
financent eux-mêmes leurs séjours tout en bénéficiant des tarifs négociés par l’association.

« Avec vous, ces cordées, cette chaîne de solidarité FrancComtois peut se renforcer pour être plus efficace »
Ces sponsors et mécènes reçoivent un justificatif fiscal (CERFA) et un beau poster A3 avec
leur logo, qu’ils affichent en général à l’accueil de leurs entreprises.

Important : Semons l’Espoir est reconnu association d’intérêt général, les
dons d’entreprises donnent droit à un CERFA délivré par l’association, par
exemple, un don de 1 000 euros donne lieu à une déduction fiscale de 600
euros (60% du don), le coût pour l’entreprise est donc de 400 euros.

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PROGRAMME 2021 (évolutif)
Adolescents – Adultes
Le programme « A CHACUN SON SOMMET », permettra à chacun de suivre un parcours
qui lui est propre en fonction des étapes préparées par les guides accompagnants, et avec
des rencontres communes, soirée ensemble dans les refuges avec le respect des règles
sanitaires.
Il est donc difficile de définir les programmes qui seront choisis, mais le programme idéal
2021, pour les plus aguerris sera :

Séjour du 24 juillet au 1er aout

Groupe 20 personnes

Samedi 24 juillet

Accueil au Chalet des Aiguilles
Distribution du matériel

Dimanche 25 juillet

Ecole escalade Servoz
Via corda tête de la fontaine

Lundi 26 juillet

Montée au refuge Albert 1er 2700 m
Ecole de glace à proximité du refuge

Mardi 27 juillet

Ascension de Tête Blanche 3429 m
Ou l’aiguille du tour 3544 m

Mercredi 28 juillet

Téléphérique Aiguille du midi 3848 m
Ascension des pointes Lachenal ou traversée
de la Vallée Blanche

Jeudi 29 juillet

Montée au refuge Gniffeti 3625 m

Vendredi 30 juillet

Ascension Mont Rose, Pyramide Vincent 4215
m (Voie normale ou Arête Sud)

Samedi 31 juillet

Canyoning / escalade / via Ferrata

Dimanche 1er août

Repas avec les familles et différents
partenaires

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REALISATIONS
Ce projet est aujourd’hui devenu un symbole d’Espoir pour les enfants hospitalisés,
qui réalisent chaque année depuis 1994 des ascensions dans le massif du Mont Blanc, dont :
Nous vous rappelons les sommets conquis par les groupes depuis 2000.
En 2000 : Le Mont Blanc (4807 m)
En 2001 : Le Tacul (4248 m) :
En 2002 : Le Mont Blanc (4807 m) et Le Tacul (4248 m)
En 2003 : Le Grand Paradis (4061 m)
En 2004 : La Pyramide Vincent (4215 m)
En 2005 : L’Allalinhorn (4030 m)
En 2006 : Le Breithorn (4164 m)
En 2007 : Le Weissmies (4117 m)
En 2008 : Le Rimpfischorn (4130 m) et l’Allalinhorn (4030 m)
En 2009 : L’Allalinhorn (4030 m)
En 2010 : La Pyramide Vincent (4215 m)
En 2011 : La Pyramide Vincent (4215 m)
En 2012 : Le Breithorn (4164 m)
En 2013 : Le Grand Paradis (4061 m)
En 2014 : L’Allalinhorn (4030 m)
En 2015 : Le Felikhorn (4 084 m)
En 2016 : La Pyramide Vincent (4215 m)
En 2017 : Le Breithorn (4164 m)
En 2018 : L’Allalinhorn (4030 m)
Août 2018 : Le Mont Blanc (4807 m)
En 2019 : Le Breithorn (4164 m)
En 2020 : Le Grand Paradis (4061 m)
Projet 2021 : La Pyramide Vincent (4215 m)

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QUELQUES TEMOIGNAGES

Introduction aux récits
Emilie
Pierre et Charlyne
Bruno Peyronnet
Lilian Leclerc
Gaby Nicod
Simon Feaud
Cath Bergelin Lasselin
Médecins, Infirmières
Les Sommets de l’Espoir, une histoire

« On a tous les mêmes cicatrices … »
« A Chamonix, c’était dur mais quand tu es là-haut c’est
super ! »

« On aurait jamais pensé être capable de réaliser ce que l’on a fait à Chamonix. On a fait
confiance aux guides et on s’est dépassé. Pendant la maladie, c’est la même chose ; c’est
parce que l’on n’est pas seul que nous avons la force de tenir, que l’on découvre les forces
que l’on a en nous. La maladie, c’est difficile, mais on en sort… et plus grand et plus fort »

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Introduction aux récits
Chaque année, le groupe d’adolescents se lie rapidement et, ils parlent spontanément de
leur vécu, ce qui paraissait selon eux « trop difficile avec d’autres ados n’ayant pas connu
la maladie ». Ils prennent conscience que d’autres ont vécu les mêmes problèmes. Le séjour
leur permet aussi de rencontrer le corps médical dans un contexte différent.

C’est une victoire sur eux-mêmes, l’occasion de se dépasser et prouver ce dont ils sont
capables. Témoigner de leur victoire, c’est aider les enfants qui se battent contre la maladie.
Chamonix, cela restera pour eux une histoire d’amitié, de solidarité et de générosité.

Ce rêve était né à l’hôpital Necker avec le papa d’Emilie. A la demande du Professeur
Griscelli, Emilie a accepté de le partager et c’est ainsi que sont nés les premiers « Sommets
de l’Espoir » avec des adolescents d’autres hôpitaux de France.
Ensemble, ils forment la première cordée et réaliseront l’ascension du Grand Paradis en
Italie (4061 m).

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Emilie, première de cordée, lors du premier Sommet en 1994, avec d’ autres adolescents qu’ elle avait invité.

De l’enfer de la maladie au « GRAND PARADIS », il aura fallu
4000 m de Solidarité, de Générosité et d’Amour Tous ensemble nous vous
remercions.
Grâce à vous, chacun de nous a pu atteindre son Sommet. L’histoire de ce
rêve, ces sommets de la vie avec vous, nous les offrirons à ceux qui cheminent
vers leur premier sommet : La Guérison.
Qu’ils trouvent dans cette aventure, l’Espoir et d’autres forces pour se
battre et comme nous : Gagner.

Les initiateurs du projet : les parents d’Emilie et Valérie et ses frères et
Merci pour tout. Merci pour eux.

Emilie - Août 94
sœurs, Mathieu et Pauline.

Chamonix, c’est une histoire d’amitié, de relations humaines…vraies et simples, une
grande chaîne de solidarité.
A Chamonix, nous n’avons pas voulu fêter une victoire, la guérison : nous avons
voulu montrer qu’il est possible de se dépasser face à la maladie et ses difficultés.
A Chamonix, nous n’avons pas oublié les familles qui ont vécu un échec, qui vivent
dans l’absence d’un être cher ; Chamonix est aussi un geste symbolique, pour que toutes
leurs souffrances ne soient vaines.
Chamonix, c’est l’occasion de tisser des liens forts de solidarité entre l’hôpital et son
environnement (familles, entreprises, associations, élus…) et communiquer sur les cancers
de l’enfant afin de sensibiliser sur les besoins des équipes médicales, soignants,
chercheurs…
Chamonix, c’est beaucoup de chaleur humaine, d’émotion. Tous les témoignages
nous le rappellent. A nous tous de faire vivre cette expérience autour de nous.

Pierre et Charlyne,
Septembre 1994

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Témoignage de Bruno, la personne qui a réalisé les superbes films des
Sommets de L’Espoir (tous disponible à l’association)
Depuis 17 ans que j'accompagne presque chaque été les cordées des Sommets de l'Espoir,
j'ai partagé les aventures de plusieurs dizaines de participants sur les sommets alpins. Ce
dont je peux d'abord témoigner, c'est qu'il existe de formidables dénominateurs communs
entre tous ces jeunes, que j'ai retrouvés chez chacun d'entre eux à travers le temps. Le
premier d'entre eux, c'est une étonnante maturité, une lucidité quant aux réalités de la vie,
qu'elles soient heureuses ou difficiles. Comme si la maladie et ses épreuves leur avait permis
de grandir plus vite, et qu'ils avaient su forger dans leur combat une force très personnelle
capable de les aider à "mieux vivre". Mieux vivre, en tous cas plus pleinement, et avec une
plus vive intensité. Voici aussi ce dont ils témoignent tous : une envie d'embrasser
complètement ce que la vie peut leur offrir. Pour avoir atteint de nombreux sommets de par
le monde grâce à mon métier, en diverses compagnies, je peux dire qu'une arrivée au
sommet avec le groupe des Sommets de l'Espoir, c'est un moment unique, à l'intensité et
l'émotion sans pareil. On sent là-haut, avec vous, une communion, et une joie brute d'être
là. C'est une énergie pleine de lumière...
Lorsque j'ai commencé à filmer les Sommets de l'Espoir, j'avais l'âge, plus volontiers, des
jeunes qui participaient. Je m'identifiais à eux, et, en recueillant notamment leurs
témoignages, je ressentais un peu, par procuration, quel difficile combat ils avaient dû
mener. A l'âge où l'on se construit, où les obstacles pour grandir sont déjà si nombreux, j'ai
découvert ce que signifiait l'annonce d'un cancer. Une chappe de plomb qui s'abat
instantanément, un basculement brutal, la perte des certitudes, et le traumatisme que cela
peut générer, au-delà de l'épreuve physique de la maladie, déjà tellement pénible. Cet aspect
psychologique (que faire de ces sentiments violents, la peur de mourir, le regard des autres...
à l'âge de la construction ?) semble souvent occulté. Et la force du séjour chamoniard réside
pour beaucoup dans ce qu'il offre comme terrain de dialogue et comme outil de
dépassement de ces difficultés psychologiques souvent tues.
Aujourd'hui, je ne suis plus (si) jeune... Désormais papa de deux enfants, c'est plus
clairement dans le regard des parents que je me projette. Imaginer ce que doit être le
sentiment d'incompréhension, de peur, d'abandon que l'on doit affronter face à l'annonce si
terrible d'une telle épreuve. Quel chemin douloureux et plein d'inconnu il faut parcourir
lorsque, du jour au lendemain, l'on doit admettre que son enfant est gravement malade...
Une si effroyable épreuve...
Alors plus que jamais aujourd'hui et avec le temps, je comprends combien le séjour annuel
à Chamonix est un pilier salvateur, et tout ce qu'il peut apporter à chacun, parent, enfant,
médecin, accompagnants qui affrontent ensemble la maladie. Emilie, il y a plus de vingt ans,
ne s'était vraiment pas trompée en imaginant ce formidable message de vie. Qu'il perdure
encore année après année est certainement l'un de ses plus beaux héritages.
Bruno PEYRONNET

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Témoignage de Lilian, adolescent.
Un bonheur incommensurable
Tout a commencé il y a deux ans, quand j’ai rencontré par hasard Charlyne qui m’a
demandé si je comptais bientôt rejoindre les jeunes des Sommets de l’Espoir. Ça tombait
bien, j’en avais envie et le docteur venait de me donner son feu vert. J’étais dans une période
de ma vie où je me posais pas mal de questions sur la maladie, je n’osais pas en parler à mes
parents de peur de réveiller de mauvais souvenirs et je ne savais pas vers qui me tourner.
Comme je me sentais prêt à vivre l’aventure, je me suis inscrit pour y participer.
Vite intégré par les anciens, j’ai enfin pu parler sans tabou. J’avais besoin de partager mon
vécu avec des jeunes qui comme moi avaient connu la maladie. Des liens se sont créés, ça
fait du bien de se sentir compris. Mon premier 4000 mètres m’a procuré un bonheur intense
qui se renouvelle chaque année.
Lorsqu’au mois de Juin, Patrice m’a appelé pour me demander si j’étais partant pour le Mont
Blanc, je n’ai pas hésité une seule seconde. N’étant pas très sportif, mes parents ont
exprimé certains doutes sur mes capacités physiques. Pour moi, c’était évident. Je ne
pouvais pas refuser une telle opportunité. Je me devais de le faire non seulement pour moi,
mais aussi pour ceux qui ne sont plus là.
Les semaines précédant le départ, Anthony et Myriam ont remarquablement préparé ce
séjour, ce qui a permis à nos parents de nous laisser partir l’esprit tranquille.
Le séjour du Mont Blanc a commencé le samedi 25 Août. Comme d’habitude, nous avons
été accueillis chaleureusement au Chalet des Aiguilles. J’ai retrouvé Gaby, Clément,
Guillaume, Simon et Bastien. Nous nous connaissons bien, nous avons déjà fait plusieurs
fois les Sommets de l’Espoir ensemble. Je suis le plus jeune du groupe et le plus réservé,
mais je me sens bien avec eux. Les guides, je les connais bien aussi, ils nous accompagnent
chaque année.
Dimanche nous nous sommes acclimatés tranquillement. La randonnée pour monter au
refuge de Tête Rousse le lundi s’est bien passée. Le soir, nous nous sommes couchés dans la
bonne humeur et malgré l’altitude j’ai plutôt bien dormi. Mardi, c’était le grand jour. Nous
nous sommes levés à quatre heures et nous sommes partis. J’étais encordé avec Doumé et
Simon. J’avais peur d’avoir le mal des montagnes, j’aurais été obligé d’arrêter malgré moi et
j’aurais vraiment été déçu car j’attendais ce jour avec impatience. Nous avons commencé
par un passage dans les cailloux que j’ai trouvé difficile, j’appréhendais car je ne suis pas
très à l’aise dans ce milieu, cependant je m’étais engagé à faire le Mont Blanc, je n’avais pas
le droit d’abandonner. Arrivés au refuge du Gouter, nous avons fait une bonne pause, ça
nous a fait du bien. Les guides s’adaptant au rythme de chacun m’ont proposé de repartir
avec François. La montée allait être longue, nous savions que ça allait être dur, mais nous
connaissions la raison de notre présence. Nous avancions, je ne pensais à rien, j’étais
déconnecté, je profitais des paysages magnifiques. Nous avions de la chance, il faisait beau.
Après avoir passé le Dôme du Gouter, j’ai commencé à avoir mal aux jambes et à ressentir
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les effets de l’altitude, mes premiers doutes sont apparus. Je pensais avoir atteint mes limites
physiques et le chemin semblait encore long. C’était impressionnant, la pente était raide, j’ai
versé mes premières larmes. Durant l’ascension, chaque guide nous a aidés à sa façon. Flac
nous amusait avec ses blagues alors que Jean-Marie et Bruno se montraient rassurants. C’est
en gravissant la montagne que j’ai vraiment compris la signification du proverbe qui dit « si
tu veux aller vite, marche seul, si tu veux aller loin, marche avec les autres ». Malgré la
fatigue et la douleur, je savais que le mental me permettrait d’atteindre le sommet.
Vers 14 heures, nous arrivions au sommet du Mont Blanc. Comme à chaque sommet, je
pleurais, submergé par l’émotion. Ce mardi 28 Aout, j’étais heureux, c’était magnifique,
c’était merveilleux. Nous étions tous ensemble sur le « toit de l’Europe ». J’étais fier de nous,
j’étais fier de moi. C’était une belle victoire d’équipe, une revanche sur la maladie.
J’ai pensé à mes parents qui avaient vécu la maladie à mes côtés, ça n’a pas dû être facile
pour eux tous les jours. J’ai pensé à ma sœur qui a souffert les premiers mois de sa vie de
l’absence de mes parents ; j’ai décidé de lui demander de m’accompagner l’année prochaine
aux Sommets de l’Espoir. J’ai pensé au docteur Plouvier et aux infirmières qui m’ont soigné.
J’ai pensé à tous mes amis avec qui j’ai fait les Sommets de L’espoir plusieurs fois et qui
n’ont pas eu la possibilité de partager ce moment magique avec nous. J’ai pensé aux enfants
hospitalisés qui j’espère auront eux aussi la chance de gravir un jour le Mont Blanc. J’ai
pensé à ceux qui nous ont quittés. J’entendais Gaby dire « On est plus proche d’eux là-haut »
et c’est vrai. Julia, tu resteras pour moi un exemple de courage et de détermination ; Daniel,
je n’oublierai jamais mon premier 4000 à tes cotés ; Emilie, je pense à toi, sans ta passion
pour la montagne, je n’aurais pas pu vivre cette magnifique expérience.
Puis l’atmosphère s’est détendue, nous nous sentions plus légers, il faisait beau, la séance
photos s’est prolongée (avec notre flamand rose !), nous étions bien, nous vivions l’instant
présent. Nous sommes ensuite redescendus, cela m’a semblé facile. Après l’euphorie au
sommet, la fatigue avait disparue. Le soir au refuge, nous avons pu partager nos émotions.
Mercredi, nous sommes rentrés au Chalet des Aiguilles. Pierre nous attendait, ça nous a fait
plaisir, il avait fait le voyage spécialement pour nous accueillir. Nous redescendions de
notre petit nuage, nous commencions à vraiment réaliser ce que nous venions d’accomplir.
Pierre nous avait fait confiance, je pense que nous avons été à la hauteur de ses attentes. Il
semblait fier de nous, nous étions heureux pour lui, pour l’association. En 2018, les jeunes
des Sommets l’Espoir atteignent à nouveau le sommet du Mont Blanc, c’est magique.
Je ressorts plus fort psychologiquement de cette ascension symbolique. Je peux aborder
l’avenir plus sereinement car je sais maintenant que je suis capable d’atteindre mes objectifs.
Je tiens à remercier mes parents, mes amis qui m’ont accompagné lors de cette ascension,
nos guides, notre cameraman, les organisateurs, l’association Semons l’Espoir, les
partenaires, Pierre et Charlyne, et tous ceux qui ont œuvré pour ce séjour inoubliable.
Grâce à vous tous, j’ai ressenti le mardi 28 Août 2018 un bonheur incommensurable.
Je vous aime.

Lilian
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Témoignage de Gaby, adolescente.
Mardi 28 août : Refuge du goûter, 21h
Je viens de vivre une journée incroyable. Tout était incroyable. Les paysages, la météo, l’atmosphère, l’entraide
et l’amour qu’il y a au sein de notre équipe.
C’était dur, bien entendu. On est tous arrivés à un moment où le mental fait beaucoup, pour ne pas dire tout ;
un moment où “la gestion de la souffrance” sera celle qui t’emmènera là-haut, celle qui te fera atteindre le
sommet, le toit de l’Europe.
Et forcément, il faut puiser sa force quelque part. Dans le passé ; quand nous étions malades. Tous ces
souvenirs sont revenus. Je me suis revue avec des poignées de cheveux dans les mains après mes premières
chimios, j’ai réentendu mon cri qui me glace encore aujourd’hui. Tout est revenu. Les soins, les effets
secondaires, mes angoisses à chaque examen, mon incompréhension, mais aussi l’aide des infirmières, nos
bons moments, cette entraide dans la famille, et puis le jour où l’on m’a annoncé que j’étais guérie, mon retour
à la réalité des adolescents de mon âge et cette dure réadaptation au monde…
J’ai aussi beaucoup puisé ma force dans mes souvenirs avec Julia. Le souvenir de son rire, de sa voix, de son
joli minois, de son combat à travers l’insouciance et l’humour. Je l’imaginais partout. Je la revoyais il y a deux
ans avec ses béquilles qui grimpait aux côtés de Doumé. Elle m’a fait avancer ; et elle me fait avancer au
quotidien.
J’espère qu’on a pu lui rendre hommage, leur rendre hommage à tous, à Emilie, à Riton, à
Papy Dan... Et que tous ces enfants dans leurs lits d'hôpitaux auront la joie de connaître la guérison que je
connais aujourd’hui, et auront le bonheur de cramponner aux côtés de ces guides phénoménaux qui nous
encadrent. J’espère qu’en nous voyant là-haut, on a pu leur redonner du baume au cœur et un regain de force
pour venir rejoindre les Sommets de l’Espoir dès que possible. Et il ne faut surtout pas qu’ils oublient qu’on
trouve notre énergie en eux aussi.

Mercredi 29 : Retour au Chalet des aiguilles.
Je suis profondément heureuse et tellement reconnaissante pour ce qu’on vient de vivre. On a une chance
incroyable d’avoir été convié pour cette aventure.
C’est rare de sentir réellement l’instant et d’être hors du temps à ce point.
J’ai seulement 21 ans et pourtant cette ascension restera ancrée en moi et dans ma mémoire à jamais. Nos rires
et fous rires, nos discussions, nos larmes, nos câlins au sommet et notre bienveillance ; ça donne clairement foi
en l’humanité. Ça peut sembler ridicule écrit comme ça, mais c’est vrai : la vie vaut la peine d’être vécue. Et
j’ai le sourire jusqu’aux oreilles en écrivant ces quelques mots.
L’association Semons l’Espoir a littéralement changé ma vie. Être guérie physiquement et se guérir
psychologiquement sont deux choses bien différentes. J’ai quelques cicatrices sur le corps c’est vrai, mais celles
qui sont dans la tête sont beaucoup plus difficiles à apaiser.
Mais le fait d’être ensemble, nos échanges, les moments forts que l’on partage, dont la puissance est
inexplicable, ont réussi à adoucir ces blessures. Aujourd’hui, je ne vois plus du tout la maladie que j’ai vécu
comme un frein. Elle fait la personne que je suis aujourd’hui.
Je vais mieux, je vais même très bien, et cette ascension, aussi symbolique soit-elle pour tous, tourne une page
énorme de ma vie. Je suis véritablement guérie, amoureuse de la montagne, entourée d’ami(e)s hors du
commun que j’ai pu rencontrer grâce à l’association.
J’aimerais remercier toutes les personnes qui prennent part à l’organisation de ces séjours en montagne, merci
à Myriam, merci à Laure, merci aux guides qui gèrent la semaine, à
Sergio, Vonvon, Antho... Et merci surtout à Charlyne et Pierre, car grâce à l’énergie qu’ils fournissent au
quotidien pour faire vivre le projet de leur fille, ils nous ont ouvert les portes de l’accès au paradis sur Terre.

Gabrielle NICOD

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Témoignage de Simon, adolescent.

Témoignage global sur l’association
Avant les Sommets de l’Espoir, je ressentais une certaine culpabilité par rapport à la chance
que j’ai d’être encore en vie. Une cicatrice psychologique difficile à oublier.
Depuis la découverte de Semons l’Espoir et des Sommets de l’Espoir, cette culpabilité s’est
transformée en envie. L’envie d’aider, de m’engager, l’envie d’apporter quelque chose à
ceux qui se battent encore contre la maladie. Merci à Semons l’Espoir de me permettre de
faire tout cela.

Récit d’un incroyable Mont-Blanc
Samedi 25 août 2018 : J’attendais ce moment avec impatience depuis la fin des Sommets de
l’Espoir en juillet. Une immense joie de retrouver toute cette famille. Pour l’instant, le MontBlanc est encore loin. Le cœur est aux retrouvailles. La tête, elle, est déjà un peu dans les
nuages, paisible pour l’instant.
Dimanche 26 août 2018 : Première et seule sortie d’acclimatation dans la vallée blanche. Le
retour sur la neige, l’altitude, le froid… Une première journée où chacun se met déjà un peu
dans sa petite bulle lors des longs passages de marche. Refaire l’histoire, petit à petit, année
après année. Mais les souvenirs sont assez flous. Le Mont-Blanc semble encore loin.
Lundi 27 août : On y est. Départ de Chamonix pour rejoindre le refuge de Tête Rousse où
nous allons passer la nuit. Une journée assez courte à priori. Pourtant, à nouveau, j’ai le
temps de reprendre mon histoire à nouveau du début, année après année. Je revois le
docteur Plouvier, je me revois malade, j’entends à nouveau ma maman me parler des
Sommets de l’Espoir lorsqu’on était à l’hôpital, je ressens à nouveau ce sentiment si
particulier mêlant joie et soulagement à l’annonce de la guérison. Les souvenirs
s’éclaircissent petit à petit. Le Mont-Blanc se rapproche…
Mardi 28 août : Le grand jour. Départ très tôt pour traverser le couloir du Gouter. La journée
promet d’être longue. Au départ, des rires, comme à notre habitude. Au fur et à mesure, on
replonge dans notre bulle. Les jambes commencent à être lourde, la fatigue se fait sentir,
l’altitude aussi… La tête n’est plus vraiment paisible mais le cœur, lui est toujours bien
présent. Je continue de retracer mes souvenirs. La découverte de l’association, le premier
sommet en 2016 : la pyramide Vincent, les personnes extraordinaires rencontrées, les
émotions ressenties tout me revient petit à petit.
Et puis, un grand moment de solitude. Une phase difficile au niveau physique. C’est à ce
moment-là que la tête prend totalement le relais. Les souvenirs repassent comme des films
dans ma tête. Je me souviens de tout. Les séjours à l’hôpital, les motifs aux plafonds de la
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chambre, les peluches que me mettaient les infirmières dans les bras pendant les prises de
sang pour ne pas que je pleurs. C’est pourtant très loin, mais je me souviens de tout.
La plus grande partie du chemin est faite, le Mont-Blanc n’est plus très loin. L’énergie puisée
dans mes souvenirs ne suffit plus. On se regarde tous, sans forcément se parler. Et pourtant
on entend les voix de chacun des autres nous encourager. Alors on repart de l’avant. Plus
on monte, plus les voix se mélangent à d’autres. Ce sont celles des enfants qui sont à l’hôpital
et qui croient en nous. Ceux pour qui nous nous battons aujourd’hui. Ceux pour qui nous
voulons semer l’espoir. Ces voix sont plus fortes que tout ce que l’on peut croire. Ces voix
ne nous portent pas après pas, nous aident à monter toujours plus haut.
Nous y voilà, le sommet du Mont-Blanc. Tout le monde se prend dans les bras, rie, pleure,
danse. Un moment extraordinaire de partage, très fort en émotions. Tout se bouscule dans
la tête. Les souvenirs, les émotions, les voix des enfants. Et puis, plus rien. Le silence. Seul
le bruit du vent persiste. L’espoir a été semé.
Dimanche 30 septembre 2018 : Aujourd’hui, la tête est encore dans les nuages, à 4810 mètres
d’altitude. Cette journée du 28 août 2018 à surement été la plus longue que j’ai vécue,
pourtant je n’en échangerais pas une miette. Vivre une expérience pareille, avec cette famille
des Sommets de l’Espoir, c’était incroyable. C’est un souvenir gravé à jamais. Une journée
inoubliable. J’espère du plus profond de mon cœur que l’espoir semé là-haut se répandra le
plus possible et pourra aider des familles dans leur combat contre la maladie.

Simon

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Le Témoignage d’une adulte Cath Bergelin Lasselin
Il existe des rencontres qui s’avèrent plus décisives et marquantes que d’autres...
Celle avec les membres de l’association SEMONS L’ESPOIR en fait partie !
J’ai été profondément touchée lors de ma première rencontre avec Monsieur Pierre Dornier,
par l’engagement, le partage, le soutien, le réconfort qu’apporte cette association aux malades
et accompagnants, grâce à leur structure d’accueil La Maison des Familles, et à toutes leurs
actions.
C’est par mon oncologue et le service d’oncologie du CHU de Besançon (Docteur Nathalie
Meneveau, chef du service Oncologie Adultes) que j’ai découvert l’association et leur autre beau
projet appelé les SOMMETS de l’ESPOIR, mené depuis 1994 avec des adolescents atteints de
cancer ou Leucémie et qui consiste à l’ascension d’un sommet de 4000m dans le massif du
Mont-blanc.
Projet qui a débuté suite au rêve de montagne d’Emilie, la fille de Mme et Mr Dornier fondateurs
de l’association.
Depuis l’année dernière les Sommets de l’Espoir sont proposés aux adultes également touchés
par la maladie.
Suivie depuis 2009 pour un cancer du sein métastatique et hormono-dépendant puis 2
récidives métastatiques en 2015 et 2016 avec un traitement de chimiothérapie ciblé toutes les
3 semaines (à vie), mon Oncologue m’a proposé ce projet offert par l’association.
Après tirage au sort j’ai eu la chance de faire partie des 8 patients pour participer à cette
ascension.
Quelle aventure humaine et physique intense, fabuleuse, éprouvante et tellement enrichissante
!
Toutes ses émotions dues au dépassement de soi, à la solidarité, à la bienveillance, à l’harmonie
du groupe et aux liens noués, à l’environnement, à la performance… Renforcent ou apportent
grandement la confiance, la force, et l’espoir pour affronter les difficultés de ces maladies et les
surmonter !
Pour ma part l’objectif de ce formidable projet des Sommets de L’Espoir est atteint et je
remercie infiniment Mme et Mr Dornier, et tous les membres de l’association Semons l’Espoir.
Je remercie également le groupe des participants si rapidement soudé !
Je termine ce témoignage par une pensée pour toutes les personnes proches et moins proches
parties trop vite qui ne pourront plus ou jamais participer à une belle aventure et qui m’ont
accompagné au sommet de ce Grand Paradis !

Cath Bergelin Lasselin
Sommets de l’Espoir 2020

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Témoignages des médecins et infirmières.
Le séjour des « SOMMETS DE L’ESPOIR » leurs permettent de :
Vivre quelques jours avec des adolescents et des patients qu’ils ont soignés durant des
mois voire des années et se retrouver ensemble dans une même cordée.
Partager d’autres choses que l’hôpital.
Voir des enfants en bonne santé. Une infirmière témoigne : « Trop souvent, nous ne
voyons les enfants qu’en début de traitement ou… en fin de vie, rarement quand ils vont
bien et sont guéris (Hôpital de jour) ».

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Les Sommets de l'Espoir Adolescents : une histoire.
Depuis 1994, "LES SOMMETS DE L'ESPOIR" permettent une rencontre entre
"Parents - Enfants - Médecins". A travers un séjour de haute montagne et un grand sommet,
des adolescents à partir de 12 ans veulent témoigner que l'on peut "dépasser" la maladie.
L'aventure consiste à emmener des adolescents en fin ou à distance de l'arrêt de
traitement de leucémie ou de cancer vers "Les Sommets de l'Espoir". Ces jeunes peuvent
"parler" de leur maladie, prendre un certain recul, puisqu'ils sont la preuve vivante que l'on
peut guérir d'une leucémie ou d'un cancer sans séquelle majeure.
Les enfants, les familles, certains membres du personnel paramédical ou médical
peuvent ainsi partager leur expérience et leur vécu dans une ambiance très chaleureuse
permettant l'échange dans une atmosphère de confiance avec chacun. Un échange régulier
par mail permet aux enfants actuellement hospitalisés au CHU de Besançon de suivre la
progression du groupe et aux "montagnards" de soutenir les familles dans l'épreuve.
Après une initiation progressive aux différentes techniques de haute montagne, tous
les participants espèrent terminer leur séjour par l'ascension d'un sommet de plus de 4 000
m du massif alpin.
En 2019, (2020 séjour annulé à cause du Coronavirus) les uns soutenant et
encourageant les autres, le groupe de 25 personnes (de 12 à 55 ans,) originaires des différents
départements francs-comtois, a gravi le L’Allalinhorn (4030 m). L’important n’est pas d’être
le premier mais d’être ensemble dans un esprit de fraternité et d’entraide. Cette ascension a
été suivie d'une soirée très émouvante où chacun a pu partager son propre vécu, le pourquoi
de cet engagement et surtout penser à tous ceux et celles qui n'ont pas pu se joindre à nous,
partis trop vite ou encore trop affaiblis par la maladie. Ainsi, chaque cordée était portée par
cette solidarité, les emmenant ainsi avec lui, par la pensée.

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LES « SOMMETS DE L’ESPOIR» : HISTOIRE ET FUTUR

Rappel : Le Maroc, le Mont Toubkal (4 167 mètres).

« Semons l’Espoir » est partenaire de l’association « L’Avenir », qui se mobilise
pour les enfants malades au Maroc, à Rabat crée en 1986.
L’AVENIR est à l’origine de la construction de la Maison Des Parents,
construite à côté du CHU de Rabat, qui accueille les parents d’enfants malades.
Pauline, la sœur d’Emilie a été le premier contact avec l’association
L’AVENIR lors du raid humanitaire du 4L Trophy.

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Futur projet : Le Mexique, l’Iztaccihuatl (5 426 mètres), reporté à l’automne 2021, mis en place par
Mathieu, le frère d’Emilie.

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Les Sommets de
l’Espoir

ARTICLES DE PRESSE
SOMMETS DE L’ESPOIR

Nous remercions tous les médias qui nous suivent chaque année.
Toutes les vidéos réalisées par notre fidèle ami Bruno Peyronnet sont
disponibles à l’association.

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ANNEXES
Présentation de Semons L’Espoir et
de la Maison des Familles

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