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Genève : Les projets de budgets du canton et des communes sont connus

Routines

Genève 20 Brise
4ème Sanculottide, Fête de
l'Opinion
(Lundi 20 septembre 2021)
XIe année, N° 2496

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Feuille à peu près quotidienne et assez généralement socialiste

Causes Tousjours

Paraît généralement du lundi au vendredi

Mercredi sera le premier jour de l'automne.
Une jolie saison, l'automne, avec de jolies
couleurs de feuilles sur
les arbres. Ou sous les
arbres. Parce qu'elles
commencent à tomber,
les feuilles. Et avec les
feuilles, les projets de
budgets. Le Grand Conseil a reçu celui du Conseil
d'Etat pour le canton, le Conseil municipal celui du
Conseil administratif pour la Ville. Aujourd'hui, le
Conseil municipal décidera d'entrer (ou non) en
matière sur ce projet, et de le renvoyer (ou non)
pour examen en commission des finances et dans les
commissions spécialisées du Conseil. Il ne s'agira pas
d'approuver (ou non) ce projet, il ne s'agira, pour le
Conseil municipal que de condescendre à l'étudier (ou
de s'y refuser). Pour autant, le Conseil Municipal de
LA Ville étant ce qu'il est, on se gratifiera sans doute
d'un débat long et ennuyeux, consistant pour
l'essentiel en une exposition aux pieds de nos totems
respectifs de nos postures politiques et de nos tics
rhétoriques... La routine, quoi...
ENTRER EN MAT IÈRE SUR UN PROJET DE BUD GET POUR POUVOIR LE MODIF IER

a première chose à dire du budget
municipal, c'est qu'il est contraint par un
cadre cantonal que le canton n'impose qu'aux
communes. La Ville n'a droit qu'à un déficit
budgétaire de 49,3 millions de francs par année.
Pour l'année prochaine, le projet de budget
aboutit à un déficitde 40,8 millions. Et n'y
arrive qu'en usant des charges de personnel de
la fonction publique municipale comme variable
d'ajustement : pour économiser 8,2 millions de
francs, le Conseil administratif propose de
suspendre une partie des mécanismes salariaux
négociés avec les représentants de la fonction
publique municipale. Un raisonnement de
comptables apolitiques aboutissant à une économie de bout de chandelle. Les seules «variables d'ajustement» dont l'utilisation ait un
véritable sens, un véritable contenu politique
sont l'impôt direct et le temps de travail de la
fonction publique. L'impôt direct que la gauche
cantonale et fédérale propose de renforcer
quand la gauche municipale semble tétanisée à la
seule évocation de la seule hypothèse d'en faire
autant de l'impôt municipal. Quant au temps de

travail, le réduire d'une heure par semaine chaque année jusqu'à le faire atteindre les 32 heures
(objectif exprimé par une initiative syndicale
«1000 emplois») permettrait d'économiser des
millions, sans toucher au salaire mensuel des
plus basses classes de traitement... Brisons là :
pour l'heure, disons simplement que refuser
d'entrer en matière sur un projet de budget,
refuser de l'étudier, n'a aucun sens, sinon celui
qu'on peut accorder à une posture politique sans
contenu politique. On votera donc l'entrée en
matière sur le projet de budget du Conseil
administratif de la Ville. D'abord, parce que
c'est notre boulot, qu'on a été élus et qu'on est
payés pour le faire. Ensuite, parce que c'est
nécessaire pour pouvoir le modifier. On
n'approuvera pas le projet qui nous est soumis,
on se donnera les moyens d'accoucher d'un
budget qui réponde aux urgences sociale et
climatique, respecte les accords passés avec le
personnel, améliore, les prestations à la population. Et qui, s'il le faut, prévoie un centime
additionnel d'impôt de plus, pour financer ces
prestations. Un budget de gauche, quoi...

« Si le socialisme est une pommade lénifiante sous laquelle demeurent les plaies, qu'éclate le socialisme » (Jean Sénac)

CAUSEs
TOUsJOURS
N° 2496, 13 Absolu
Jour de St Canterel
(Illuminateur)
(lundi 20 septembre 2021)

A l’occasion de la manifestation du 18 septembre contre l’augmentation de
l’âge de la retraite, le SIT dénonce les inégalités de genre qui précarisent des
milliers de femmes dans le secteur du nettoyage
(Communiqué du 15 septembre 2021)
Le cas de Laura* est exemplaire. Elle a été mise à la porte pour avoir simplement
entrepris et réussi – sur son temps libre – un CFC de nettoyeuse, après plus de 8 ans
au sein d’IMPEC Nettoyages SA et 12 ans de travail au sein de la banque cliente
Eric Strudza. Il s’agit là de toute une politique patronale sexiste, brutale et
hypocrite qui est mise en lumière !
Le secteur du nettoyage compte environ 7'000 emplois à Genève, occupés à près de
80% par des femmes. Ces dernières sont majoritairement confinées dans les classes
de salaire les plus basses (CHF 21,36 de l’heure) et contraintes d’occuper des postes à
temps très partiels. Les postes à temps plein et/ou à responsabilités sont
généralement réservés aux hommes, qu’ils soient ou non au bénéfice d’une
formation. Les salaires de ces derniers peuvent atteindre les CHF 28,90 de l’heure,
selon la CCT pour un chef d’équipe.
Face à des refus systématiques de son employeur, IMPEC Nettoyages SA,
d’augmenter son temps de travail ou sa catégorie professionnelle, Laura a
courageusement décidé de se remettre aux études pendant son temps libre et
d’obtenir un CFC. Mal lui en a pris ! Sitôt que son employeur a appris la réussite de
son CFC, bien qu’elle ait toujours donné entière satisfaction depuis des années,
Laura a été licenciée sous prétexte qu’elle allait coûter « trop cher » (soit CHF 27,20
de l’heure selon la CCT) !
Effacer les inégalités par la formation ? Une blague !
L’association patronale du secteur du nettoyage (l’AGENS) se prétend garante du
professionnalisme de la branche grâce aux « nombreuses formations offertes et
soutenues par les entreprises ». Par ailleurs, elle n’a de cesse de dénoncer le fait que le
secteur du nettoyage ne serait pas assez valorisé. En fait, il ne s’agit que d’un
discours de façade, tel qu’on le retrouve sur le site web d’IMPEC Nettoyages SA : «
Dans le cadre de la formation de nos employés, cela implique une mise en place et
une formation de tout le personnel à nos divers processus (…) » Le cas de Laura
démontre l’hypocrisie totale de son ancien employeur, puisque ce dernier n’a à
aucun moment tenté de lui trouver un poste adapté à ses compétences à l’interne, ni
de la reclasser auprès de l’une des 60 sociétés de l’AGENS, dont elle fait partie. La
seule « solution » qu’elle ait trouvée : le licenciement.
IMPEC déclare pourtant : « Nous (…) veillons par notre contribution au bien-être
collectif et au confort de chacun » ; les femmes qu’elle emploie ne font-elles pas partie
de ce collectif ? Il s’agit d’un affront à l’égard de Laura, mais également à l’encontre
de toutes les nettoyeuses se trouvant dans cette situation, victimes non pas du
plafond de verre, mais du plancher collant !
Avec le soutien du SIT, Laura a décidé de se battre en attaquant la société en justice,
en requérant l’application de la Loi sur l’Egalité (LEg). Une victoire en justice
aurait pour conséquence les prémices d’une amorce d’un changement sociétal : le
respect de la Loi sur l’Egalité pour toutes les femmes de ce secteur précarisé.
En effet, ce que vivent les nettoyeuses, des milliers de femmes dans tout le pays le
subissent : temps partiels contraints, ségrégation professionnelle cantonnant les
femmes dans des secteurs mal rémunérés et dans les catégories salariales les plus
basses, non-reconnaissance de qualifications et de formations… Ces inégalités se
prolongent à la retraite, se traduisant par des rentes minuscules. Pas moins de 44 %
des nouvelles rentières (contre 15% des nouveaux rentiers) n’ont pas reçu de
prestations du 2e pilier (chiffres 2018). La grande majorité des 160'000 personnes
qui touchent des prestations complémentaires sont des femmes.
La réforme AVS21 ne fera qu’augmenter les inégalités de genre et la précarité dans
laquelle les femmes se trouvent. Comment imaginer les contraindre à travailler
jusqu’à 65 ans ? La mobilisation est la seule solution !

AGENDA
TOUT LE PROGRAMME DE
L'USINE ET A L'USINE
www.usine.ch

L'AGENDA CULTUREL
ARABE A GENEVE
http://www.icamge.ch/
JUSQU'AU 26 SEPTEMBRE,
GENEVE
AMR Jazz Festival
www.amr­geneve.ch

DIMANCHE 26 SEPTEMBRE
Votation fédérale
­ Initiative populaire 99 % (Alléger les
impôts sur les salaires, imposer
équitablement le capital»)
­ Mariage pour tous

VENDREDI 1er ET SAMEDI 2
OCTOBRE, LAUSANNE
Prison, justice et droits
humains
Deux jours de réflexions critiques
sur la prison et la justice
https://infoprisons.ch/evenements/

JUSQU'AU 9 OCTOBRE,
GENEVE
La rue est à nous
Pâquis : rue de Berne
du 10 septembre au 4 octobre

DU 25 AU 28 NOVEMBRE,
GENEVE
La Fureur de Lire
www.fureurdelire.ch


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