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🖋 Concours d'écriture - Shuyler 🖋
Un bon augure
Assis sur un banc, je commençais à désespérer avec mon sac à dos et mon énorme
valise. Venant de débarquer dans cette nouvelle ville, je me sentais complètement perdu.
Après avoir parcouru les quais à la recherche de mon train pendant une bonne vingtaine de
minutes, étant peu aidé par les panneaux à moitié rouillés, les bruits décuplés et les gens me
bousculant dans tous les sens, j'avais finalement craqué. Me voici donc à me morfondre sur
ce satané banc. Je me fis la remarque que ce n'est tellement pas pratique d'emménager le
jour même de la rentrée. Mais je soufflais un bon coup, me tapotais le visage et me
concentrais à nouveau. J'allais y arriver !
En bondissant de ce vieux banc, mon regard tomba directement sur mon jumeau. Un autre
garçon, avec une valise bombée et un sac à dos aussi rempli que le mien. Il semblait plus sûr
que moi. J'aperçu sur sa veste le blason de ma nouvelle école et je me dis que le destin l'avait
mit sur mon chemin ! Sans réfléchir, je m'élançais à sa rencontre.
— Hey ! Salut ? J'ai reconnu le blason sur ton sac ! On va au même endroit, ça ne te dérange
pas que je te suive ? Je suis perdu pour être honnête... déclarais-je maladroitement.
— Oh, salut ! Euh, bien sûr mec. Suis-moi, c'est par là normalement ! répondit-il, un grand
sourire en coin se dessinant sur ses lèvres.
Sans un mot de plus, je sprintais jusqu'au banc et récupérais mes affaires abandonnées plus
tôt. Il s'avançait doucement vers un autre quai et je le rejoignis en trottinant pour arriver à son
niveau, heureux de l'avoir vu et d'avoir osé l'aborder. Je ne resterai finalement pas sur ce fichu
banc toute ma vie !
La joie que je ressentais tantôt se dissipa rapidement lorsque je compris que mon
sauveur était finalement réellement aussi paumé que moi. Il m'entraînait à droite, à gauche,
faisant des demi-tours à chaque intersection de cette gare. Je commençais à me demander
s'il savait vraiment où il allait ou s'il avait un problème d'orientation.
Au bout de cinq minutes, je voyais mes chances d'attraper mon train et d'arriver à l'heure pour
la rentrée réduire à petit feu, mais une faible lueur d'espoir brillait toujours au tréfonds de mon
âme. Après cinq autres minutes à parcourir cette gare, l'angoisse dévorait mon âme, des
sueurs froides caressant ma nuque. Je n'arriverais jamais à l'heure, mais au moins, je ne serai
pas seul dans cette misère. Cinq minutes s'étant encore écoulées, dans un rush final, je

sautais dans le dernier wagon sur le vieux quai du fond, les portes se refermant contre mon
sac à dos.
— On l'a fait mec ! me souriait-il en avançant dans la rame.
— Oui, on a eu chaud ! lui répondis-je au bord du malaise.
Nous étions essoufflés après cette course pour nos vies. Je m'affalais sur un siège en face de
mon nouvel ami. Tentant de me remettre de mes émotions de cette longue matinée, je fermais
les yeux dans l'espoir de me reposer un peu.
Je fus réveillé en sursaut par le bruit de la porte du wagon s'ouvrant et de la jeune fille
débarquant en marmonnant furieusement. Le silence revint dès que la porte se referma
derrière elle. Elle restait là, sourcils froncés, scrutant la rame, certainement à la recherche
d'une place vacante.
Finalement elle s'assit à côté de moi.
— Salut les nullos, je ne veux pas vous entendre de tout le trajet. déclara-t-elle sèchement en
fermant ses yeux.
Le ventre de mon nouvel ami se mit à gargouiller furieusement, par réflexe, il plaqua ses
mains dessus.
— Pardon... chuchota-t-il en osant à peine la regarder.
Elle le scruta de haut en bas et souffla longuement. Le trajet promettait d'être long...
Je fus sorti de mon sommeil par de violentes secousses. Le train s'arrêta peu après, au
milieu de nulle part. En regardant par la fenêtre je me rendis compte qu'il faisait sombre
malgré l'heure, et que du brouillard épais nous entourait. Le conducteur nous annonça une
panne. J'espérais que ce serait vite réglé, j'avais déjà perdu tellement de temps dans cette
gare. Le froid tombait sur nous, un silence de mort s'installa dans la rame. Tout le monde
devait attendre avec impatience le départ, avant d'être frigorifié sur place.
Ne sachant pas quoi faire et voyant mon ami se recroqueviller sur lui, comme apeuré, je me
tournais vers la fenêtre. Je voyais le personnel s'activer dehors. Ma vue se brouilla petit à petit
et ils n'étaient plus que des ombres qui passaient devant mes yeux. Je les imaginais s'arrêter
parfois devant moi et tenter de voler mon âme. A cette pensée, je m'évanouis.
— Hey ! Réveille toi, on est arrivé !
Je repris conscience rapidement, l'adrénaline ne faisant qu'un tour dans mon sang et suivis
mon ami. Je ne m'étais pas rendu compte que je m'étais endormi pendant tout le reste du
trajet. Je courrais à son rythme, espérant toujours arriver pas trop en retard.

Enfin, j'étais devant la grille de l'école ! Sauf qu'elle était déjà fermée. Pourtant, il y avait
d'autres élèves devant nous sur le chemin, je me demandais s'ils étaient rentrés juste à
temps.
— Ola la, quelle poisse, on va se faire défoncer !
— Évidemment, ça devait tomber sur moi ! s'énerva la fille du train.
— Ce n'est pas de ma faute ! rétorqua mon ami.
— Dans tous les cas, on aurait été en retard... Trouvons plutôt un moyen de rentrer à
l'intérieur.
Je cherchais un endroit à escalader mais me stoppais net en voyant le gardien de l'école
arriver à notre niveau.
— Aha, en retard les morveux hein ? Ça vous apprendra. dit-il fier.
— Mais on n'est pas des morveux m'sieur !
— Ce n'est pas de notre faute si on est en retard monsieur, le train s'est arrêté.
— Vous avez laissé les autres entrer, ouvrez nous ! On ne peut pas rater notre rentrée quand
même !
— Laissez-moi réfléchir... Hmm, non ! ricana-t-il.
Je me résignais face à son air victorieux. Mais quelques secondes après mon visage
s'illumina en voyant mon professeur préféré s'approcher de nous.
— Monsieur ! On est là ! criais-je.
— Oh, mais qu'est-ce que vous faites de l'autre côté ? Entrez donc !
— Hmpf. Le gardien entrouvrit la grille, juste assez pour que nous puissions passer, mais pas
assez pour mon sac qui me stoppa net en se coinçant dans l'entrebâillement. Je regardais
furieusement le gardien. Il rit dans sa barbe et le professeur m'agrippa par le col et m'entraîna
de toutes ses forces.
— Aller dépêchez-vous, je vous amène ! Même si vous êtes en retard. Vous verrez ça avec le
proviseur.
— Au revoir m'sieur ! dit-il en tirant la langue à l'intention du gardien.

Abandonnant tout espoir d'être discret, je suivais le professeur, prêt à me faire gronder
pour mon retard. Heureusement, dans cette aventure, je m'étais fait deux amis avec qui
partager le blâme. Il ouvrit la porte de la grande salle d'un coup sec et s'avança sans sourciller
tandis que je me cachais derrière sa carrure impressionnante pour éviter tous les regards
tournés vers nous. On devinait facilement ce que se chuchotaient les élèves. Je m'installais à
une place libre avec mes acolytes, le professeur rejoignit l'estrade. En observant autour de
moi je surpris l'un des maîtres lui lancer un regard noir, puis se tourner vers moi et me
foudroyer du regard. Je sentais le malaise s'ancrer encore plus au fond de moi. La réunion
reprit et ça me parut interminable.
Finalement, le principal mit fin à mes souffrances après qu'une professeur lui ait chuchoté
quelque chose à l'oreille.
— Une dernière chose avant de finir ce discours et de vous laisser manger. il fit durer le
suspens. Comme me l'a si justement rappelé votre professeure, à cause de nos trois
retardataires j'enlève quinze points à Gryffondor.
Alors que j'entendais les cris de protestation des Gryffondor, je me tournais vers mon ennemi
juré situé à la table des Serpentard, d'où venaient des cris de joie. Lui lançant un regard noir,
je redirigeais mon attention vers le directeur qui tintait son verre.
— Ce n'est pas fini, j'ajoute mille points à chacun de ces trois retardataires, qui ont survécu à
la présence de détraqueurs dans leur train. dit-il d'un air satisfait.
Un brouhaha de mécontentement retentit dans la salle. Professeure McGonagall lui lança un
regard noir, faussement outragé, et je pouvais deviner les pensées du professeur Snape qui
songeait déjà à démissionner pour se ranger du côté de Voldemort.
Mon ami me tendit un verre en riant aux éclats, je trinquais avec le groupe, et mon regard
rencontra celui de Dumbledore qui me leva sa coupe des quatre maisons dans laquelle il
buvait son alcool de pure feu, avec un regard complice.
Intérieurement, je jubilais, ravi d'être le chouchou du principal, car il faut le dire je n'étais pas
conscient pendant ce long trajet en train, alors je ne méritais pas du tout ces points. Mais on
connaissait tous le proviseur. J'étais encore plus heureux d'avoir enfoncé les Serpentard plus
bas que terre, avec nos trois mille points gagnés d'entrée ! Muahahaha !
To be continued...


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