Méditation sur le pardon Père Yves .pdf


Nom original: Méditation sur le pardon - Père Yves.pdfAuteur: Yves Grosjean

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On ne naît pas chrétien, on le devient, jour après jour. Il y a sans cesse un
combat spirituel à mener, avec des moments de victoire et des instants de
défaite. Le combat pour le pardon à donner en est un aspect.
Le thème du pardon est difficile à traiter pour deux raisons principales. D’une
part la diversité et la complexité des situations, dans lesquelles le pardon à
donner peut-être plus ou moins facile. L’autre raison est liée au fait que tout
discours sur le pardon risque de rester théorique et vague, parce que chaque
situation est un cas particulier.
Et pourtant il faut bien arriver à traiter ce thème qui a été choisi comme
quatrième méditation de notre temps de carême.
Une chose importante que je répète souvent et de ne pas confondre pardonner
et oublier. Oublier est un acte de la mémoire que l’on ne peut pas commander
ni contraindre. Pardonner est un acte de la volonté : je décide de m’engager sur
un chemin plus ou moins long, mais qui finira par un pardon offert. On
pardonne en gardant la mémoire.
Acte de la volonté et combat difficile, d’autant plus difficile que le mal subi sera
important. Combat difficile parce que nous n’en maîtrisons pas la durée : entre
le quasi immédiat et les nombreux mois voire les nombreuses aux années qui
pourront déboucher sur le pardon.
Ce chemin du pardon et de la justice, Dieu la fait parcourir à l’humanité. Quels
changements entre le moment où, suite à une offense, la vengeance devait
être la plus intense possible et le moment où l’humanité a reçu la loi du talion.
Ce n’est pas rien car il y a déjà la une évolution.
Quels changements encore entre cette loi primitive et l’appel de Jésus à aimer
nos ennemis.
Aimer ses ennemis ce n’est pas éprouver un sentiment, c’est chercher à
stopper la violence. Éviter d’entrer dans le jeu de l’ennemi qui ne cherche qu’à
démolir.
Une petite anecdote pour mieux comprendre. Un étudiant chrétien a une
violente dispute avec son colocataire. La dispute a été tellement intense que
c’est mission impossible de tenter de lui reparler. La décision qui a été prise par
l’étudiant chrétien peut sembler inutile ou anodine, et pourtant elle constitue
le début d’un chemin qui pourra mener à la réconciliation. L’étudiant en
question a donc décidé deux choses : dire bonjour chaque matin à son
colocataire, et le conserver dans la liste de ses amis Facebook. Effectivement ce

n’est pas grand-chose, mais comme je l’ai déjà dit, c’est le début d’un chemin.
Et un chemin qui ne passe pas par la vengeance, par la colère, par le désir d’en
découdre physiquement avec l’autre.
Mais finalement que se passe-t-il si nous refusons d’entrer dans cette logique
du pardon. L’offense est comme un poison qui nous imprègne et nous détruit.
La vengeance n’en est pas l’antidote, elle n’apporte pas la paix intérieure. Elle
ne fait que répandre le poison sans nous en débarrasser. Elle est une illusion :
celle de croire que la vengeance a des vertus thérapeutiques par rapport à
l’offense que nous avons reçue.
Le désir de vengeance ne fait que nous rendre totalement prisonnier de celui
qui nous a offensé, puisque nous sommes incapables de nous détacher de ce
qui nous a fait du mal. C’est comme si tout notre esprit n’avait plus comme seul
objectif que de rendre au moins autant de mal à celui qui nous en a fait.
Le pardon remet l’offense à sa juste place pour qu’elle n’envahisse pas tout
notre esprit. Si on ne pardonne pas on reste prisonnier de celui qui nous a
offensé. Le pardon est vie et espérance, la vengeance est mort et
enfermement.
Bien entendu le pardon n’élimine pas l’offense. De la même manière qu’une
blessure physique guérit en laissant une cicatrice, la blessure de l’offense laisse
une cicatrice dans notre mémoire. Il peut arriver qu’à un certain moment cette
cicatrice redevienne douloureuse. À l’occasion d’un événement, d’une date, en
se rendant dans un lieu particulier… C’est la raison pour laquelle on parle de
combat dont on espère qu’il se terminera un jour, mais qui peut remettre sans
cesse en cause le pardon que l’on croyait avoir donné définitivement.
Pendant ce temps du carême, chaque vendredi, nous méditons le chemin de
croix. Par trois fois Jésus tombe, par trois fois il se relève. Les chutes de Jésus
dans le chemin de croix sont l’image de nos chutes, de nos erreurs, de notre
péché sur le chemin de la vie. Le pardon peut ne pas être immédiat, mais ce qui
serait grave ce serait de renoncer définitivement. Et même parfois le pardon
qui semblait avoir été offert définitivement est remis en question et il faut de
nouveaux un travail sur soi-même pour arriver à le donner à nouveau. Après sa
première chute le Christ a repris le chemin, après un constat d’échec, il nous
faut ne pas désespérer de parvenir à offrir son pardon, peut-être après d’autres
échecs.

Encore une fois pardonner ce n’est pas oublier, c’est parvenir à nouveau à
aimer, à faire des projets, entretenir des relations saines. La première personne
à qui nous faisons du bien en pardonnant, c’est à nous-mêmes. Le pardon est
vie et espérance. Encore une fois c’est un combat, soyons persuadé qu’il mène
à notre libération.
Pour terminer, je vous propose cette méditation dont l’auteur s’appelle Jean
Monbourquette.
Pardonne-nous nos offenses

Seigneur, pardonne-nous nos offenses,
Non pas à la mesure de nos pauvres pardons
Non pas comme nous avons l'habitude de pardonner
Non pas à l'exemple de nos pardons mercenaires et calculateurs
Mais bien
Pour découvrir "ta douce pitié"
Pour éprouver ta "tendresse désarmante"
Pour apprendre nous aussi à pardonner
Pour pardonner à ceux avec qui nous partageons le pain
Pour ne pas tomber dans le désespoir de la honte
Pour renoncer au désir orgueilleux de pardonner
Pour démasquer nos fausses droitures et indignations
Pour pouvoir nous pardonner à nous-mêmes
Pour que nos pardons soient reflets du Tien
Seigneur, pardonne-nous nos offenses


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