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LE JOURNAL
DE BIARRITZ
N°207 - Mois de janvier 2011 - B.P 102 - 64203 Biarritz cedex

site internet http://lejournaldebiarritz.fr

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LE JOURNAL DE BIARRITZ

L’Edito par Philippe Salquain
Notre rédaction peut se réjouir d’accueillir, en ce début d’année, une nouvelle plume avec Françoise Viollier. Un
nom qui ne vous est pas inconnu, puisque Françoise Viollier était conseillère
municipale de Biarritz il y a encore peu
de temps… Mais Françoise a des principes, une vraie et noble rigueur morale, qui fait qu’elle a choisi de prendre
du champ d’un parti politique socialiste
qui, à Biarritz, vit depuis des années
dans des psychodrames qui semblent
insurmontables !
Cependant quitter le Parti socialiste,
quitter le Conseil municipal, ne veut
pas dire démissionner de valeurs morales et humaines qui ont forgé toute une
vie. Parisienne, Françoise aime notre
ville où elle réside très souvent et où
elle envisage, quand le temps de la retraite viendra, de vivre pleinement !
Son expérience de conseillère municipale en a fait une femme très pointue
sur bien des sujets qui intéressent les citoyens. Elle connait bien les dossiers
et a travaillé sans relâche sur les problèmes souvent les plus cachés de notre
communauté comme la précarité, comme le manque de logements sociaux,
comme l’expatriation forcée de nos jeunes.
Mais à la différence de beaucoup, elle n’a pas fait que poser les problèmes.
Elle y a aussi apporté, par ses écrits, des solutions qui, nous l’espérons, verront peut-être le jour dans une prochaine municipalité où le clinquant, le
tout-tourisme, les grands travaux, la dérive mégalomaniaque ne serviront
plus de tables des lois !
D’ici là, il aurait été injuste que Françoise ne puisse plus s’exprimer. C’est
pourquoi nous lui avons proposé de nous donner, chaque mois, une tribune
où elle usera de sa totale liberté. Et il est certain que bien des Biarrots se
retrouveront dans ses idées et dans ses rêves pour notre ville.
Le Journal de Biarritz reste un espace de liberté totale. C’est rare mais c’est
aussi ce qui explique notre succès. Nous ne rêvons pas d’un Biarritz où les
uns, aujourd’hui aux commandes, seraient méchamment remerciés comme
un vulgaire Ben Ali ! Non, nous rêvons d’une ville où tous ceux qui veulent
donner de leur temps et de leur énergie auront toute leur place, d’où qu’ils
viennent et quelles que soient leurs convictions politiques nationales. Il est
temps de penser à demain, à 2014, et à une ville où l’on pourra enfin essayer
de construire tous ensemble…
A n’en pas douter, Françoise comme beaucoup d’autres, y contribueront.

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trimestrielle de
l’histoire, du
patrimoine et de
l’histoire de Biarritz

Bien amicalement.
Philippe Salquain.

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Le Journal de Biarritz
Président du conseil d’administration: Jean-Philippe Ségot
Directeur de la publication: Philippe Salquain
Directeur de la rédaction: Jean-Bernard Cahours d’Aspry
Corrections: Fabienne Ludet
Edité par A.Q.N - Mis en pages dans les ateliers du journal
Imprimerie: Imprimerie Artisanale
Bayonne
C.P.P.A.P. N° AS 72947
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LE JOURNAL DE BIARRITZ

Max Brisson décoré des Palmes académiques

«J’ai également pensé aux pleurs de mon père, très tôt, trop tôt disparu, lorsque depuis le bureau de poste de la rue Saint-Jacques, venant de quitter
la Sorbonne, je lui annonçais par téléphone, à lui qui avait dû quitter l’école à 14 ans, que j’étais reçu au concours de l’Agrégation.»

A

près la Légion d’honneur pour Michel Veunac, Max Brisson,
premier adjoint au maire de Biarritz, s’est vu remettre, à la
fin du mois de décembre, les Palmes académiques par le Recteur
Jean-Louis Nembrini en présence de beaucoup d’officiels. Extraits
du discours de Max Brisson, occasion d’entendre cet élu parler de
lui intimenent... chose rare !
« Monsieur le Recteur, au moment où vous m’avez remis les insignes de chevalier dans l’ordre des Palmes académiques, j’ai
pensé à la première leçon d’Histoire que mon maître d’école de
CE1 m’a délivré, à partir de la traditionnelle image murale qui
façonnait à l’époque, dans la tête des petits français, les étapes
chronologiques de l’Histoire de France.
Ce jour-là, j’avais décidé, qu’entre toutes les disciplines, ce serait
celle qui me plairait le plus.
45 ans après, je ne sais toujours pas vraiment expliquer ce coup
de foudre, je sais, en revanche, que j’ai eu la chance d’exercer le
métier de professeur et plus encore le métier de professeur d’Histoire et géographie.
Monsieur le Recteur, au moment où vous m’avez remis les insignes de chevalier dans l’ordre des Palmes académiques, j’ai également pensé aux pleurs de mon père, très tôt, trop tôt disparu,
lorsque depuis le bureau de poste de la rue Saint Jacques, venant
de quitter la Sorbonne, je lui annonçais par téléphone, à lui qui
avait dû quitter l’école à 14 ans, que j’étais reçu au concours de
l’Agrégation.
J’ai aussi, bien sûr Monsieur le Recteur, pensé à ma mère, elle
aussi très tôt, trop tôt disparue, qui m’a fait partager, elle qui
avait dû quitter l’école à 16 ans, le plaisir de lire, d’écrire et celui
d’écouter, tous les dimanches soir à la radio, la célèbre à l’époque
Tribune de l’Histoire. »
« Je n’aime guère raconter ma vie, je ne sais guère d’ailleurs et
j’ai beaucoup hésité lorsque mes amis ont insisté pour organiser
cette cérémonie.
C’est pourtant l’occasion pour moi de dire que je suis d’abord et
avant tout un professeur, soucieux de faire comprendre, soucieux
de transmettre, soucieux d’expliquer, soucieux de partager.
Le professeur que je reste derrière les fonctions d’Inspecteur général de l’Education nationale, fut et demeure un professeur heureux, un professeur comblé par ses élèves, puis par ses étudiants,
un professeur qui n’a jamais pensé que nos élèves d’aujourd’hui
savaient moins de choses que ceux d’hier mais simplement des
choses différentes et que c’était au professeur de s’adapter aux
élèves de son temps et non aux élèves à s’adapter à un professeur, forcément pour eux, d’un autre temps, s’adapter ne signifiant
pas pour autant renoncer à quelques principes fondateurs qui ont

Max Brisson et le Recteur Jean-Louis Nembrini
fait l’école de la République : la transmission des savoirs, l’éveil
de l’esprit critique, le formation du citoyen, la primauté des règles…
Oui j’ai été un professeur heureux et je le demeure, en servant
aujourd’hui, notre ministère à l’intérieur d’un groupe que vous
connaissez bien, Monsieur le Recteur, celui des Inspecteurs généraux d’Histoire géographie, au sein de la prestigieuse Inspection
générale de l’Education nationale. »
« Et c’est d’abord à ce titre que je reçois cette distinction, je la
reçois comme une reconnaissance de notre institution, l’Ecole de
la République, à laquelle je suis particulièrement attaché.
Mais il est vrai, que j’ai eu la chance, que j’ai aujourd’hui encore la chance, de servir cette Ecole au travers de mes fonctions
électives.
Au Conseil général, en particulier, j’ai pu, grâce à la confiance
renouvelée de Jean-Jacques Lasserre puis de Jean Castaings,
participer à la construction d’une politique culturelle tournée es-

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LE JOURNAL DE BIARRITZ

« J’ai appris davantage encore le sens de l’Etat en travaillant avec Michèle Allio-Marie...»
sentiellement vers les jeunes publics et l’éducation artistique, avec la mise en place des schémas départementaux
de la lecture publique, de l’enseignement musical, du patrimoine ou du spectacle vivant.
J’ai pu construire ces schémas grâce à la formidable équipe de l’administration départementale qu’animaient alors Alain Del Alamo et Thierry Ambrosini et
aujourd’hui pilotée par Bertrand Langlet.
Avec les mêmes, mais aussi Sylvie Toutain, Claude Laban, Francis Lahore, j’ai eu la chance d’élaborer, avec
vos services Monsieur le Recteur, Monsieur l’Inspecteur
d’Académie, une politique en faveur des collégiens qui
place, aujourd’hui, notre département dans le peloton de
tête des départements en matière de dépenses d’éducation
par habitant et par collégien et en pointe, cher Francis,
en matière de pédagogie numérique.
Je n’ai en la matière aucun mérite particulier à m’attribuer, sinon celui d’avoir participé à un travail collectif,
visant à répondre aux besoins de notre société et aux attentes de nos concitoyens. »
« Dans la passion sui fut et demeure toujours la mienne,
à servir dans le champ de l’éducation et de la culture, j’ai
eu surtout l’immense chance de participer à la construction, à partir de la dynamique de Pays basque 2010 pilotée par Jean-Jacques Lasserre, d’une politique, publique,
partenariale en faveur de la langue basque.
Monsieur le Recteur, en mai 2002, l’Inspecteur général que vous
étiez à l’époque m’invitait à participer, avec mon ami François
Neuville, IA. IPR, à un petit déjeuner au Lycée hôtelier tout proche, pour questionner le professeur et élu que j’étais, sur la manière dont l’Education nationale pouvait mieux appréhender l’enseignement de et en langue basque.
Que de chemin parcouru, Cher Jean-Claude Iriart, Cher Estebe
Eyherabide, Chère Bernadette Soulé pour structurer et développer une offre d’enseignement cohérente qui concerne aujourd’hui
35% des enfants du Pays basque scolarisés en primaire.
Oui, j’ai eu et j’ai aujourd’hui l’immense chance de pouvoir poursuivre dans l’exercice de mes mandats électifs, la passion qui me
poussa dès l’école primaire à vouloir devenir professeur d’Histoire et de géographie. »
« Oh, certes la politique fut une dévorante passion qui me fit
m’éloigner de mon désir de recherche, pourtant indispensable corollaire de l’acte d’enseigner, mais la politique, ou plutôt l’engagement public, m’auront charpenté différemment.
J’ai eu le bonheur de concrétiser ce qui reste parfois chez le professeur dans le domaine du théorique.

© Photo Christine GIMENEZ

Max et Murielle Brisson et leurs filles Cécile et Emmanuelle
J’ai appris davantage encore le sens de l’Etat en travaillant avec
Michèle Alliot-Marie, celui aussi de la fidélité aux valeurs gaullistes et humanistes, dans les combats permanents menés avec tant
d’amis que je ne peux citer, celui de la primauté permanente de
l’élu et de la volonté politique servant la ville que j’aime, la ville
où j’habite. Ces principes, ces valeurs, me seront, j’en suis sûr
utiles et nécessaires demain au service des habitants de cette ville
et de ce département. »
« Je voudrais, enfin et surtout, remercier Murielle, mon épouse,
Cécile et Emmanuelle, mes filles.
Elles acceptent mes absences, mes fatigues, mes lassitudes pour
mieux m’offrir ce jardin secret indispensable à l’action publique.
Je veux leur dire tout mon amour et toute ma tendresse.
Je disais tout à l’heure que je n’aimer guère me dévoiler. Je l’ai
fait trop à mon goût, mais il est fort heureusement rare d’avoir
l’occasion de parler de soi, lorsque l’on consacre sa vie au service de la collectivité, et il est encore plus rare d’avoir l’occasion
de dire merci à ceux qui nous sont chers, nous soutiennent et nous
épaulent.
Un grand merci donc, à toutes et à tous. »

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LE JOURNAL DE BIARRITZ

Nos propositions sur la
circulation et le sationnement
Par Jean-Benoît SAINT-CRICQ
Conseiller Municipal

Lors de ses vœux, le maire de Biarritz a indiqué qu’il
protégerait le commerce biarrot de l’implantation d’IKEA et de
sa zone commerciale contre vents et marées. Cette préoccupation
apparente semble totalement décalée au regard de la situation actuelle du commerce biarrot qui a grandement été affecté depuis
très longtemps par le plan de circulation et les parkings Vinci
imposés par l’actuelle majorité. Cette politique nuit considérablement au quotidien des Biarrots.

Parmi les propositions de mon équipe, figure une refonte du plan de circulation et de stationnement de Biarritz qu’il
me semble de plus en plus urgent de mettre en œuvre.

En effet, notre ville, et en particulier son centre, offre un
spectacle de plus en plus désolant, désertée en hiver et asphyxiée
en saison. Il semble évident qu’il faut instaurer et généraliser
l’heure de stationnement gratuit pour tous les emplacements de
surface et pour les emplacements dans les parkings souterrains.

Par ailleurs, il faut multiplier les circuits de navettes
gratuites pour desservir les quartiers. Le système en place, pâle
copie de ce que nous avions proposé, ne va que du centre au centre et laisse les quartiers à l’abandon.

La gratuité de l’heure de stationnement et des navettes
permettrait d’insuffler une vitalité nouvelle à notre commerce et
aux Biarrots d’effectuer plus facilement leurs démarches. Cette
initiative permettrait aussi de créer davantage de lien social en
reliant les quartiers et en facilitant le déplacement des biarrots
pour leur permettre de se retrouver.

Cette démarche serait également écologique car les navettes diminuent les déplacements urbains en voiture individuelle et libèrent des places pour les autres usagers de la région qui
peuvent plus facilement venir à Biarritz. Dans certaines villes,
les navettes peuvent même recevoir des vélos, ce qui ne manquerait pas d’intérêt.
Une chance se présente à l’horizon 2012. La totalité des parkings
souterrains appartient à la ville et Vinci n’en est que l’exploitant
provisoire.


Les contrats de location à Vinci
vont expirer en 2012 pour les parkings
de la Poste, de la Grande Plage, du Casino, de la Hurlague et de la place Ste
Eugénie. Seuls les parkings de la médiathèque et de la place Bellevue, livrés
en 2004, demeureront loués pour 12 ans
encore. La mairie a le pouvoir, si elle
le souhaite, de récupérer ses parkings
pour les exploiter en régie et généraliser
l’heure de stationnement gratuite.

La récupération par la Ville de
ses parkings dès 2012 constituait notre
proposition n° 13. La création de circuits
de navette gratuite était notre proposition n° 14. La création d’un
véritable plan de circulation notre proposition n° 10 et le rétablissement de stationnements de surface en centre ville et dans les
quartiers notre proposition n° 11.

Le problème du stationnement dans les quartiers est tout
aussi important que dans le centre. Beaucoup d’entre eux sont
complètement engorgés sans que rien n’ait été entrepris pour améliorer la situation. Une vaste réflexion doit être entreprise pour
créer du stationnement gratuit supplémentaire et permettre aux
Biarrots de se garer dans leurs quartiers.

Nous avons stigmatisé une absence de plan de circulation
réfléchi et la situation n’a cessé de s’aggraver. Là aussi, une véritable réflexion s’impose pour faciliter l’accès à Biarritz mais également pour faciliter la sortie des véhicules qui souhaitent quitter
la ville, libérant ainsi de la place.

Nous proposons depuis fort longtemps un plan de circulation et de stationnement à deux régimes, un pour la saison estivale qui permettrait de mieux accueillir les visiteurs et de favoriser
le commerce, l’hôtellerie et la restauration et un régime hors saison qui permettrait de rendre Biarritz aux Biarrots et de revitaliser
son commerce, son centre-ville et ses quartiers en favorisant les
échanges commerciaux et humains.
J-B Saint-cricq.





TOUT VA TRES BIEN

MADAME LA MARQUISE
Château des Municipales

2014, avenue des Municipales
64200 Biarritz
Madame la Marquise,
Dans cette période hivernale où seuls les mimosas nous font espérer le printemps, Madame la Marquise, la grande préoccupation du moment est l’élection cantonale de mars où votre joli poupon de Max remet en jeu son siège au Conseil général, et ce
avec un excellent moral semble-t-il : « Je vais être réélu brillamment ! Pas avec un score merdique mais avec un triomphe au
second tour ! Car vu comme les choses sont en train de se passer, je risque de me retrouver au second tour avec Sainte-Critique
contre moi et les Biarrots auront vite fait leur choix ! D’autant que MA MAM A MOI me soutient de tout son poids politique !
Et qui soutient Sainte-Critique ? Personne… ». De son côté Jean-Benoît de Sainte-Critique s’est réconcilié avec Destizon. « On
se réconcilie avec qui on peut ! » commentait alors Fredo Domège hilare… Et on dit même que l’idée de cette réconciliation
historique et fleurie serait venue au célèbre avocat lors d’une récente visite touristique : « J’étais en train de visiter les égouts de
Paris et je me suis mis à penser à Destizon. Alors cela m’a conduit à la réconciliation ! »
Voilà pour le candidat divers droite, mais est-ce bien lui qui affrontera votre poupon au second tour ? A en croire le jardinier de
Madame la Marquise qui milite à la CGT depuis longtemps, l’adjoint de Soleil couchant, Guy Lafite, qui a arraché avec les dents
l’investiture du P.S, n’est effectivement pas le candidat du peuple et a des chances limitées d’être présent au second tour : «
Vous comprenez mon vieux James, le Lafite il a beau être né à Biarritz, il a beau se dire à gauche, c’est pas un homme du peuple.
Même si maintenant il planque ses pulls en cachemire sous son blouson pour faire ses courses aux halles avec sa tête d’œuf, il se
gagne un paquet énorme chaque mois et il est marié en plus avec une des fortunes de Biarritz. Ca va être dur de nous faire croire
qu’il partage nos vies d’ouvriers ce type ! Les petites gens de gauche ne voteront pas pour lui… ». Et c’est bien le danger qui le
menace, surtout que l’on s’attend à ce que son propre beau-frère, Philippe Etcheverry, qui se présente sous l’étiquette vert, avec
de surcroit l’excellente docteur Régine Daguerre si appréciée à Biarritz comme suppléante, fasse un très joli score !
Justement à propos de suppléante, il fallait que votre joli poupon choisisse la sienne au grand désespoir de Fredo Domège qui
aurait tant aimé occuper ce poste. Ainsi au lendemain de l’élection il aurait pu proposer à votre joli poupon d’aller faire en sa
compagnie un tour au-dessus des falaises d’Hendaye… Mais bon, c’est une fille qu’il faut et non un gars selon la loi électorale,
ce qui a fait dire à l’excellent Alain Puyau : « J’ai eu peur quand le Domège nous a annoncé, il y a quelques mois qu’il partait en
vacances à l’étranger ! Mais bon ce n’était pas au Maroc... »
Donc votre joli poupon a reçu quelques « avis avisés » de ses plus proches pour choisir cette fameuse suppléante. Première, la
mère Dubecq : « Tu sais Max, de façon très désintéressée, je vais te dire ce qu’il te faudrait comme suppléante idéale. Surtout
une femme d’intelligence supérieure ! Il faut qu’elle soit UMP, qu’elle habite Bidart mais soit adjointe à Biarritz. Et puis il te
faut une femme d’un certain âge pour draguer tous les vieux et toutes les vieilles du canton ! Je ne te propose aucun nom, mais tu
devrais trouver tout seul… » Max a aussitôt répliqué : « Mais c’est de toi dont tu viens de me faire le portrait !? Bien qu’à mon
avis il y a un truc qui ne correspond pas dans ta description… Enfin je verrai ! ». Sitôt la mère Dubecq partie chez le coiffeur, arrive la Titine Sarniguet : « Ah Mon Max ! Tu sais que je t’adore et que je te donne toujours des avis très désintéressés. Moi je te
conseille de prendre une adjointe de Biarritz comme suppléante. Mais pas une vieille ! Une vraie gaulliste, une fille intelligente,
dynamique, sublime, extraordinaire ! Tu aurais tout à y gagner… crois-moi. Je ne te propose aucun nom, mais tu devrais trouver
tout seul ! » Max a aussitôt conclu : « Je n’en vois qu’une qui corresponde, c’est toi ! » Et la Titine de lui répliquer : « Moi ???
Oh oui ça correspond, mais je n’y avais même pas pensé ! Enfin je veux bien me sacrifier s’il le faut… »
Du coup votre joli poupon de Max a mis ces conseils dans sa poche et son mouchoir dessus et a mené sa propre réflexion : « En
fait, on me propose un choix limité. Soit une vieille en fin de course qui a même pas pu se faire réélire à la Région où une jeune
qui a les dents si longues que quand elle me sourit je dois m’écarter de deux mètres pour ne pas me faire transpercer le cœur ! »
Alors le suspens a duré encore quelques jours, avant que votre joli poupon n’annonce à ses compagnons réunis autour de lui : «
J’ai reçu beaucoup de conseils quand au choix de ma suppléante. Je les ai tous entendu, mais je ne les ai pas écoutés. Il me fallait
une personne qui réponde à ce critère : ‘‘Une biarrote sympa, jeune, dynamique, intelligente, qui ne me les casse pas tous les
matins, qui soit loyale depuis toujours et qui représente les élus de l’avenir que je veux mettre en place en 2014. Alors mon choix
s’est vite imposé ; ce sera Bénédicte Darrigade !’’ »
Du coup la mère Dubecq (qui était allée au coiffeur pour rien !) s’est précipitée aux soldes chez Hermès pour se consoler de
tant d’ingratitude… Et Titine rêve d’un hiver à Nice
Voilà, madame la Marquise, les petites histoires de notre cher Biarritz !


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LE JOURNAL DE BIARRITZ

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La sculpture pour les nuls
Q

uand Philippe Saklqain m’a proposé d’écrire ces quelques
lignes, j’ai mis quelques jours pour sortir de ma torpeur, embrumée comme au sortir de la tombe. Car je dois avouer que j’ai
eu un très bel enterrement suite à mon départ fracassant de mon
poste de conseillère municipale et du PS biarrot…

d’une couche d’oxyde. Un parti pris
délibéré face aux intempéries, nous
dit-on. Encore heureux ! Le résultat
interpelle : plus de 400 000 euros
tout de même.

Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont rendu hommage. Ce
n’est pas banal dans ma situation d’avoir pareille occasion de dire
combien j’ai été touchée des témoignages quelquefois inattendus.
Et c’est bien connu, après la mort, se pose très vite la question de
l’héritage. Le PS local doit brûler un cierge tous les matins pour
célébrer le miracle inespéré, mon départ lui ayant permis de faire
son coming out en vivant désormais au grand jour ses borotresques
amours clandestines… Peut-être même que certains ont envisagé
de m’ériger une statue… C’est dans l’air du temps à Biarritz.

Aujourd’hui, c’est La dame de la
mer de Manolo Valdès que veut faire
ériger notre bon édile. Dix mètres de
haut, rien que ça, pour signaler l’entrée du bâtiment Biarritz Océan qu’il
a choisi de semi enterrer. On n’est
pas à un paradoxe près. Elle sera en
alu. C’est chic, l’alu. Coût de la dite
statue : 500 000 euros. « C’est tout
sauf un caprice mégalo » - c’est le
maire qui le dit…-… « C’est une
démarche marketing, » se justifie-til (Sud-Ouest 31-12-10). Un coup de buzz, de la pub quoi ! Des
doutes sur le succès de Biarritz Océan ? On l’avait compris, bel
acte manqué, ils ont oublié les parkings…

Parce que c’est chic, une statue. Ça vous habille une place comme un rien. Didier Borotra l’a bien compris. C’est cher ? Normal,
c’est de l’art et l’art, c’est cher. Parce que si c’est pas cher, ça
veut dire que l’artiste n’est pas coté. Notre bon maire ne va quand
même pas habiller les places de la ville de statues cheap. Encore
que, je me suis laissée dire que ce qui est cheap est chic aussi (vous
êtes dispensés de prononcer ma dernière phrase à voix haute). En
fait, c’est même très tendance… Faudra le dire au maire.
Vous êtes hermétique au message du sculpteur ? C’est que vous
êtes inculte, comme moi et la plupart des gens. Mais moi, j’ai
une fille super, Aïtana, étudiante en Master d’arts et technologies
numériques, qui a eu la gentillesse de me faire un débriefing accéléré. En un mot, l’art, ça se mérite : c’est au spectateur de décoder
la démarche de l’artiste en conceptualisant sa pensée. Comme un
voyage initiatique dans son univers où tout a son importance. Si
vous êtes féru d’art contemporain, vous avez déjà intégré les codes du mouvement auquel il fait référence ; vous gagnez du temps
et y prenez plus de plaisir comme dans l’exercice d’un sport dans
lequel vous excellez. Dans le cas contraire, vous êtes comme le
néophyte en langue allemande qui entreprend de lire Goethe dans
le texte à l’aide du dictionnaire. Autant dire, pas rendu… Vous
avez envie de porter un jugement sur la valeur esthétique de l’œuvre ? En art, on a tous les droits… en privé. En public, en revanche, soignez l’argumentaire si vous ne voulez pas vous exposer à
la raillerie des vrais initiés ou partez prendre un bain de mer. L’eau
froide, ça remet les idées en place.
Mais détendez-vous, ils n’ont pas l’air si nombreux que ça à la
mairie, les initiés, comme en témoigne l’emplacement choisi pour
La femme basque scrutant la mer (Francisco Leiro), en référence
à la légende de la naissance de Biarritz. Car s’il est bien une règle,
quand on expose une statue en dehors du cadre d’un musée, c’est
de choisir un site en adéquation avec l’imaginaire de son sculpteur. Convenez qu’à Biarritz, ça n’aurait pas dû poser un problème
insurmontable. Pourquoi en est-elle réduite à scruter l’accès du
parking Vinci-Clémenceau en centre-ville ? Mystère.
Moins de problème d’emplacement avec La ferme basque (Jorge
Oteiza) place Bellevue. Pas d’explication de l’artiste sur sa forme
intemporelle, hormis sur le choix de son revêtement en acier « corten », du cuivre nickel chrome qui l’imperméabilise en la revêtant

En fait, on devrait remercier notre bon maire de faire bouillir les
neurones et imploser les calculatrices de ses concitoyens. C’est un
homme qui n’est pas compliqué : le BTP, c’est Vinci, la galerie
d’art, c’est la Marlborough à New York. Pourquoi elle, pourquoi
NY ? Je ne sais pas. Parce que c’est chic ? En tout cas, c’est bon
pour elle, 50% du prix TTC à chaque commande d’après SudOuest. Évidemment, ça fait s’interroger. Notre maire est trop prévenant : c’est excellent pour la santé. Les esprits chagrins (il n’y
en a pas à Biarritz) traduiront 500 000 euros en francs, soit 3 279
785 F. Les anciens esprits chagrins (ça, je peux peut-être en trouver) la traduiront en anciens francs, soit 327 978 500 centimes.
Seuls de rares râleurs (j’en connais au moins un) la convertiront
en SMIC, soit 30 années de salaire brut mensuel d’un smicard.
L’heureux homme qui n’a pas à attendre 30 ans la concrétisation
de ses rêves les plus fous.
Jean Jaccachoury, très avisé gestionnaire-maire de Bidart, invité à
participer à son cofinancement à hauteur de 70 000 euros, se fait
tirer l’oreille en prétextant « qu’un tel investissement n’est pas judicieux pour sa commune en cette période de crise. » (Sud-Ouest
08-01-11).
Une période de crise ? Quelle crise ? Ah, notre maire, trop délicat,
qui ne lui a rien dit pour ne pas le peiner : comme le nuage de
Tchernobyl qui a contourné la France, la crise a contourné Biarritz. Heureux contribuables biarrots !


Françoise Viollier

Désormais vous pouvez accéder à
l’intégralité du Journal de Biarritz
et de L’Informateur de Biarritz gratuitement
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