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Nom original: le symbolisme paleochretien.pdfTitre: le symbolisme paleochretienAuteur: ORDI2

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L’ art paléochrétien d’occident

LE PONT ENTRE LE
VISIBLE ET L’INVISIBLE

1

Introduction


L’œuvre
’œuvre d’
d’art a vocation de s’
s’adresser à tous, mais peu d’
d’Êtres humains peuvent en saisir le sens quand celle ci fait appel
appel dans sa
composition aux symboles.



Car pour elle , il s’
s’agira d’
d’être « le pont entre le visible et l’
l’invisible » et ainsi nous aider à nous sortir de notre historicité
historicité
pour nous faire l’l’espace d’
d’un moment revivre notre origine, c’
c’est à dire celle de l’l’homme tout court, celui qui n’
n’a pas encore
composé
composé avec les conditions de l’l’histoire.



Alors tout dé
dépendra de l’l’intensité
intensité du trouble qui agira sur nous , pour que l’l’ œuvre pré
présenté
sentée devienne symbolique, mais
attention ! ce sentiment ne sera pas universel car il aura pré
précédé le langage et la raison discursive ; il sera à l’antipode de toutes
analyses, il sera là
uvre d’
là dans nous même, comme nous même et rendra l’œ
l’œuvre
d’art de même nature que

nous même.



Ainsi l’œ
uvre symbolique s’
l’œuvre
s’adressera à chacun d’
d’une maniè
manière individuelle suivant sa propre personnalité
personnalité spirituelle et
métaphysique, elle cré
créera alors un rapport ontologique avec nous, comme dirait Saint Bernard, elle fera surgir l’
l’esprit

aveugle vers la Lumiè
Lumière.


Dans l’l’art profane le Symbolisme est souvent, disons le tout le temps, une ré
réaction contre le maté
matérialisme, le scientisme, ou la
pensé
pensée positiviste.



L’artiste introduit le symbole hors du Sacré
Sacré pour exprimer ses pré
préoccupations sociales, sociologiques, voire ses ré
révoltes ou bien la
fixation de ses phantasmes.



Son œuvre bien souvent nous met en pré
présence d’
d’une expression dé
décadente, baroque et angoissante, qui té
témoigne d’
d’une époque
dissolue ; il suffit pour s’
s’en rendre compte d’
d’aller contempler les œuvres des peintres symbolistes de la fin du 19 ème siè
siècle et
début du 20è
20ème siè
siècle.
Ce courant fut pré
précurseur du Surré
Surréalisme qui hé
hélas par certains coté
cotés frisera le satanisme.




De dé
dérisions en dé
dérisoire, il pré
précipitera l’l’expression artistique dans le cercle le plus profond , là
là ou la monstruosité
monstruosité se gave de ses
progé
progénitures ».



Prenons garde donc, à l’utilisation inconsidé
inconsidéré des symboles, car les dé
dévoyer de leur finalité
finalité pourrait être dangereux, n’
n’oublions
surtout pas qu’
qu’une alliance subtile s’
s’opè
opère entre les symboles et le contexte originel, naturel, pour lequel
lequel

ils ont été cré
crées.

2

Le symbolisme dans l’Art, vecteur de notre démarche
Initiatique
D’ailleurs j’en déduis que ce matin nous sommes sculpteur à l’égard de nous même.
Je rempli donc ici une fonction d’artiste, mais dont je suis aussi l’œuvre !...qui sera soumise au langage, à la raison discursive et a l’analyse
des auditeurs.
Cette mise en garde ayant été exprimée, il me faut maintenant reprendre le fil de ma réflexion et contenir celle-ci dans un cadre
historique et culturel , afin de m’éviter l’égarement prévisible, compte tenu du champ colossal d’instigations qui m’est ouvert.
Aussi j’ai choisi de considérer devant vous l’effet transmissif » du symbole dans l’art chrétien d’Occident ; au début de son ère soit
notamment l’art paléochrétien, plus spécialement ancré en Méditerranée sur la cote Adriatique, et héritier de la structure
intellectuelle profane de Rome et Byzance.
Nous devons être conscient que le symbolisme dans l’art chrétien primitif, utilise dans son expression un code prédéterminé.
Pour illustrer mon propos j’essaierai de vous faire ressentir comment dans la Tradition chrétienne primitive, l’imprégnation spirituelle
s’est perpétrée de chrétiens en chrétiens au travers ce code.

3

Les origines
Du 1er au 3ème siècle l’art chrétien est présent dans les
catacombes ; il s’agissait de vivre sa foi dans un
environnement hostile,l’art des premiers chrétiens est
complètement « allusif »
Lorsque l’artiste antique représentait un berger, pour le chrétien
ce berger est le bon pasteur, l’agneau prend alors une
valeur symbolique comme le poisson ou la vigne.
Le Bon Pasteur est une des images les plus représentées dans l'art
des catacombes, qui, à partir du schéma de la culture
païenne, assume immédiatement une signification
christologique, en s'inspirant de la parabole de la brebis
égarée. Ainsi, le Christ est représenté comme un humble
berger portant une brebis sur ses épaules et surveillant un
petit troupeau, parfois constitué de seulement deux
moutons se tenant près de lui.
Le message est fermé pour le profane, il faut être initié au monde
chrétien qui s’ouvre à celui qui sait en comprendre le sens.
L'art des catacombes est aussi un art symbolique, c'est-à-dire que
l'on représente de façon très simple certains concepts
difficiles à exprimer. Pour indiquer le Christ, on dessine un
poisson ; pour signifier la paix du paradis, une colombe ;
pour exprimer la fermeté de la foi, une ancre. La plupart
des symboles se réfèrent au salut éternel, comme la
colombe, la palme, le paon, le phénix et l'agneau

L’art saisissait une réalité visuelle comme
modèle pour parler d’une autre réalité.
C’ést une peinture d’évocation qui quitte le mode des apparences
pour celui de la signification.

4

Pour indiquer le Christ, on dessine
un poisson ;
La symbolique du poisson s'est étendu dans le christianisme, avec un certain nombre d'applications qui lui sont
propres. Le mot grec Ichtus (= poisson) est en effet pris par les chrétien comme idéogramme, chacune des cinq
lettres grecques étant regardée comme l'initiale d'autant de mots qui se traduisent : Jésus-Christ, Fils de Dieu,
Sauveur, Jesu Kristos Theou Uios Sôter. De là les nombreuses figurations symboliques du poisson dans les anciens
monuments chrétiens (en particulier funéraires).

L'aigle est le symbole particulier de l'évangéliste Jean. Cela vient d'un texte du prophète Ézéchiel qui
décrit sa vision : Je discernai quelque chose qui ressemblait à quatre animaux dont voici l'aspect : ils avaient une
forme humaine. Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes. . . Quant à la forme de leurs faces, ils
avaient une face d'homme, et tous les quatre avaient une face de lion à droite, et tous les quatre avaient une face de
taureau à de gauche, et tous les quatre avaient une face d'aigle (Ézéchiel 1, 5-6.10). La tradition a vu dans
ces animaux les symboles des évangélistes. Cependant dans l'impossibilité où elle était de
déterminer la représentation exacte de ces êtres, elle s'en est tenue à l'attribution de l'homme à
Matthieu, du lion à Marc, du taureau à Luc et de l'aigle à Jean.

5

Confirmation des concepts originaux symboliques au
travers d’une technique artistique
L'art paléochrétien voit donc le jour à l'aube du IIIe siècle (après Jésus-Christ) et c'est la première
forme d'expression graphique chrétienne. Ce mouvement est né de plusieurs petits groupes qui
pratiquaient le christianisme dans le plus grand secret, de peur d'être condamnés par les autorités.
Ce n'est qu'un siècle plus tard, lorsque l'Empereur se convertit au christianisme, que cet te forme d'art
peut enfin sortir de l'ombre et éclater, devenant le mouvement officiel de l'Empire. La chute de
l'Empire romain d'Occident fait en sorte que seule la partie orientale conserve cette forme d'art et
l'exploite à sa façon, plus orientale, ce qui apporte le byzantin, dérivé du paléochrétien. Ce dernier
s'étend de l'Italie à l'Asie mineure, en passant par la Grèce, la Tunisie, le Moyen-Orient et même la
Russie où on y observera même la continuité du byzantin après la chute de
Constantinople, en 1453. Ce style artistique fait référence à un certain "symbolisme", qui reflète la
philosophie du monde paléochrétien et qui est principalement constitué d'iconographie
chrétienne...
Pour ce qui est des mosaïques du paléochrétien, elles sont considérées comme des éléments
complémentaires de l'architecture, c'est-à-dire qu'elles servent à couvrir, à faire disparaître le poids
de la maçonnerie. Elles ne visent pas à être réalistes car elles doivent représenter un monde
Divin, Saint, généralement sur un fond doré ce qui accentue l'aspect de sacré. Les visages des
personnages semblent impassibles, figés, avec leurs yeux écarquillés qui hypnotisent celui qui les
observe. La représentation donnée à leur mosaïque contient une portée symbolique dont
le baptisé doit en rechercher le sens.

6

Le détournement du naturalisme païen
En consé
conséquence les artistes ne s’
s’astreignaient plus à une copie
fidè
tait qu’
fidèle de la nature, puisque la nature n’é
n’était
qu’un pré
prétexte
dans ce qu’
qu’ils voulaient repré
représenter, le corps de l’l’homme
ou de la femme ne prenant pas plus d’
d’importance que
l’agneau ou le poisson.
Chacun devenant un symbole ; l’
l’appré
appréhension du symbole
répondait ré
réellement un code à Mystè
Mystères, il fallait être
Initié
Initié dans cette spiritualité
spiritualité pour percevoir le message
du Christ.
Venons ont maintenant à l’architecture émergente de cette
période du christianisme primitif ou palé
paléochré
ochrétien. Et

comment au travers l’architecture le pouvoir
va asseoir son autorité sur le fondement
même du symbolisme primitif.
Le premier art chré
chrétien émerge à partir du moment où
où le culte
peut s'afficher librement dans l'Empire. C'est l'empereur
Constantin qui accorde aux chré
chrétiens la liberté
liberté de culte
avec l'é
l'édit de Milan (313).
En 391, l'empereur Thé
Théodose 1er va encore plus loin en
proclamant le christianisme religion officielle de
l'Empire.
l'Empire. Il fait fermer les temples aux dieux, considé
considérés
désormais comme "paï
"païens" et proscrit les sacrifices qui leur
seraient destiné
destinés.

7

Les prémices de l’avènement du
dogme
C'est ainsi que l'Empire Byzantin accomplit cette synthè
synthèse originale entre son héritage politique romain (systè
(système impé
impérial) et la
religion chré
chrétienne qui s'est substitué
substituée aux cultes polythé
polythéistes comme religion d'É
d'État. Comme ceux de Rome jadis, les
empereurs byzantins vont tourner vers leur personne la mission spirituelle
spirituelle de guider les fidè
fidèles vers leur salut. Cette fusion
entre les deux univers du politique et du spirituel est nommé
nommé "césarosaro-papisme", [de césar (pouvoir temporel) et pape (chef
de l'É
l'Église)].
Le césarosaro-papisme est un systè
système de gouvernement temporel(cé
temporel(césar) qui, dans une volonté
volonté de domination universelle, cherche à
exercer son pouvoir sur les affaires religieuses (pape). Ce fut notamment le cas des empereurs byzantins et germaniques, en
particulier de Fré
Frédéric 1er dit Barberousse.
Cette supré
glise se traduit par la dé
suprématie de l’l’Empereur sur l’É
l’Église
définition des dogmes religieux, la nomination des individus aux
fonctions sacerdotales, la discipline imposé
imposée au clergé
clergé...

8

Orient & Occident
Habité
Habitée par les Ombriens et peutpeut-être colonisé
colonisée par les Etrusques, Ravenne existait dé
déjà plusieurs siè
siècles avant l'è
l'ère chré
chrétienne. A partir
du lIe siè
siècle avant Jé
Jésussus-Christ elle fut colonisé
colonisée par Rome; Auguste dans son œuvre gigantesque de ré
réorganisation militaire
donna de l’l’importance à la ville en la dotant d'un systè
système de canaux qui la reliaient au Pays et en construisant le grand
grand port de
Classis.
Pour Ravenne commenç
commençait ainsi une pé
période de croissance ininterrompue qui atteignit son apogé
apogée au Ve siè
siècle quand elle devint par
décision impé
impériale la capitale de l'Occident chré
chrétien et romain. Honorius dé
décida de transfé
transférer sa capitale de Milan à Ravenne
parce que cette ville adriatique, proté
protégée sur son arriè
arrière par une ceinture de canaux et de marais était pratiquement imprenable.
Ceci n'empêcha toutefois pas la dissolution de l'Empire: en 476 le roi barbare Odoacre prit le titre de roi d'Italie mais fut vite
vite dé
dépossé
possédé
en 493 par le roi ostrogoth Thé
Théodoric qui gouverna jusqu'en 526 avec sagesse et dota la ville de
de structures puissantes et d'œ
d'œuvres
d'art insignes. En 540 aprè
après une guerre d'une grande atrocité
atrocité, les troupes du gé
général byzantin Bé
Bélisaire entrè
entrèrent dans Ravenne; les
Goths disparurent de la scè
scène, l'Italie et l'Occident redevinrent provinces de l'Empire. Quand
Quand le dernier exarque byzantin
abandonna en 751 Ravenne occupé
occupée par les Lombards, la glorieuse histoire de cette ville était pratiquement terminé
terminée

9

Confrontation exégétique
Ravenne concentre dans ses limites la quintessence de l’l’osmose artistique et spirituelle qu’
qu’a pu engendrer le mariage de l’l’Orient et
l’Occident, l’l’expression architecturale pré
présente par ses monuments, té
témoigne que Ravenne fut aussi le thé
théâtre de

grandes spé
spéculations philosophiques et exé
exégétiques du christianisme primitif, comme :
l'arianisme qui au IV siè
siècle joue un rôle important dans le dé
développement du dogme de la trinité
trinité chré
chrétienne et conduit à sa
formulation. À l'é
l'époque, il n'existe pas encore de repré
représentation obligatoire de la relation entre le Pè
Père et le Fils. Les ariens
adoptent le point de vue d’

Origene,
le
subordinatianisme,
selon
lequel
le
Fils
n'est
pas
de
la
même
substance que Dieu, lequel est
d
incréé
incréé et intemporel. Si le Fils té
témoigne de Dieu, il n'est pas Dieu, si le Fils a une position divine,
divine, elle est de moindre importance
que celle du Pè
s.
Père. Pour Arius, le Pè
Père seul est éternel, le Fils et l'Esprit ont été créé
créés.

Les ariens professent donc contrairement au dogme catholique romain
romain une absence de consubstantialité
consubstantialité.


Comme aussi :

Le nestorianisme qui est une doctrine se ré
réclamant du christianisme et affirmant que deux personnes,
personnes, l'une divine, l'autre humaine,
coexistaient en Jé
Jésus -Christ. Cette thè
thèse a été à l'origine dé
défendue par Nestorius(né
Nestorius(né vers 381381- mort en451), patriarche de
Constantinople (428(428-431). Le nestorianisme devient une variante du christianisme aprè
après la condamnation de Nestorius. Les
Nestoriens rejettent les formulations dogmatiques issues du concile
ile
d'Ephè
è
ses
et
des
conciles suivants. Le nestorianisme est une
conc d'Eph
des formes historiquement les plus influentes du christianisme dans
dans le monde durant toute la fin de l’l’Antiquité
Antiquité et du Moyen Age à
partir de ses bases à l'ouest de l’l’empire Perse. Les Églises hé
héritiè
ritières de ce courant du christianisme oriental sont actuellement
certaines communauté
glise Assyrienne
communautés chré
chrétiennes de l'est de l’l’Anatolie et du nord de la Mé
Mésopotamie (Turquie et Irak), avec l’é
l’église
et sa jumelle unie à l’Eglise Catholique l ’Eglise Chaldé
Chaldéenne.

10

Construire un édifice, c’est définir un espace qui sépare
l’espace de l’espace, en quelque sorte c’est formuler un
espace dans l’espace ( Mohamed BELDJERD )
Les édifices existants sont marqués par
Byzance pour les mosaïques et Rome
pour leur structure architecturales,
notamment pour les basiliques de Saint
Apollinaire in Classe ou Saint
Apollinaire le neuf, celles ci sont
décorées sur leurs collatéraux de
magnifiques mosaïques dont le
symbolisme est éclatant et qui garde 4
siècles après la force d’évocation des
peintures primitives des catacombes.

11

Héritage Occidental et
architectural Romain
1. La basilique
Pour offrir un lieu de rassemblement aux communauté
communautés
chré
chrétiennes, les églises sont érigé
rigées sur le plan des salles
destiné
destinées aux assemblé
assemblées civiles romaines, les basiliques, ce
qui donnera lieu au cours des IVe et Ve siè
siècles, à Rome, à
la construction de gigantesques édifices de ce type, coiffé
coiffés
d’un toit en charpente. Le plan pré
prévoyait souvent un
atrium (cour bordé
bordée de portiques devant la faç
façade de
l’église),
’église), un narthex ou porche d’
d’entré
entrée, une longue nef
flanqué
flanquée de basbas-côté
côtés, parfois un transept (espace
perpendiculaire à la nef) et une abside semisemi-circulaire ou
polygonale (extré
(extrémité
mité du chœ
chœur ré
réservé
servée au clergé
clergé)
opposé
opposée à la nef. En face de l’l’abside, l’l’autel était élevé
levé sur
l’emplacement du lieu sacré
sacré. Les éléments de construction
tels que colonnes, panneaux dé
décoratifs, maç
maçonnerie et
tuiles de bronze , provenaient gé
généralement des édifices
impé
impériaux. L’
L’ensemble du Latran (palais papal, basilique et
baptistè
glise de Rome, est édifié
baptistère), premier siè
siège de l’É
l’Église
difié
sous Constantin à partir de 313, loin du centre paï
païen
encore hostile au christianisme. SaintSaint-JeanJean-dudu-Latran
constitue la premiè
première basilique monumentale
palé
paléochré
ochrétienne à cinq nefs, avec transept et abside..
Des églises de moindre importance sont également édifié
difiées selon
le plan basilical. C’
C’est le cas, notamment, de SaintSaintApollinaireApollinaire-inin-Classe à Ravenne et de SainteSainte-Sabine à
Rome, bâties toutes deux au Ve siè
siècle.
Suivant les ré
régions, les bâtiments religieux adoptent les
particularismes locaux ou les influences dominantes. Une
architecture varié
variée se dé
développe ainsi et l’l’on bâtit des
églises sur des plans cruciformes (Milan), à nef unique
(Istrie), des cathé
cathédrales doubles (Trè
(Trèves), etc.

12

3 églises qui rassemble l’essentiel de
l’art paléochrétien


1. SAN VITALE avec sa structure octogonale , contient les mosaïques les plus riches, révèle le culte du césaropapisme, c’est la plus exotérique des 3 .



2. SAINT APOLLINAIRE LE NEUF ou il reste des traces du culte Arien, l’élaboration des thèmes des
mosaïques paraît comme un livre ouvert avec des différences de styles. C’est l’évangile à la portée de tous.



3. SAINT APOLLINAIRE IN CLASSE ou l’œuvre majeure, cohérente, ou il émane de ses allégories une
grande spiritualité.

13

SAN VITALE ou l’héritage Oriental Byzantin


C'est l'é
l'église la plus grandiose et la plus cé
célèbre de Ravenne. Sa construction fut entreprise en 525 alors que la ville était gouverné
gouvernée
par les Goths; la consé
consécration fut cé
célébré
brée en 548 sous le rè
règne du grand empereur Justinien et en pleine domination byzantine.
byzantine.
Cette église financé
financée avec l'argent du banquier ravennate Julien l'Argentier est de plan octogonal, avec matroné
matronée (partie
réservé
servée aux femmes dans les anciennes basiliques) et dé
déambulatoire; l'influence des modè
modèles de l'architecture orientale antique
tardive semble évidente même si nous ignorons malheureusement le nom de son gé
génial architecte. La dé
décoration de mosaï
mosaïques
dura par étapes diffé
différentes et avec divers artistes pendant une vingtaine d'anné
d'années. Les travaux commencè
commencèrent par la Thé
Théophanie de
l'abside ou l’l’ héritage Byzantin, continuè
continuèrent avec les scè
scènes bibliques du presbyterium et se terminè
terminèrent par les deux panneaux
célébrant la cour impé
impériale. Les artistes qui montè
montèrent sur les échafaudages de la basilique peuvent être divisé
divisés en deux groupes de
style distinct: l'un de tradition hellé
hellénisticonistico-romaine et de goû
goût vivant et illusionniste évident surtout dans la partie du presbyterium,
l'autre plus stylisé
stylisé et abstrait, pré
présent dans la dé
décoration de l'abside. L'iconographie du presbyterium veut exalter
exalter d'une maniè
manière
symbolique le sacrifice du Christ et l'offre de l'eucharistie; c'est
c'est pour cette raison qu'apparaissent des scè
scènes comme le sacrifice
d'Abel, l'offre de Melchisé
Melchisédech et le sacrifice d'Isaac traditionnellement interpré
interprété comme la pré
préfiguration prophé
prophétique de
l'immobilisation du Sauveur. La voû
voûte du presbyterium est au contraire occupé
occupée par les riches rameaux de vigne, symbole du corps
mystique de l'Eglise
l'Eglise,, et porte en son centre, comme glorieux emblè
emblème, l'Agnus Dei soutenu par, quatre anges ailé
ailés. Toute cette
partie de la dé
décoration, malgré
malgré l'é
l'élévation spirituelle de son sujet est caracté
caractérisé
risée par une grande richesse des coloris et par une
exquise sensibilité
sensibilité envers la Nature à tel point qu'il n'est pas possible de parler ici, de formes d'art
d'art vraiment (( diffé
différentes Il de la
civilisation figurative hellé
hellénistico romaine. Tout change, si du presbyterium nous passons à l'abside et si en
particulier nous levons les yeux vers la solennelle Thé
Théophanie de la voû
voûte en culcul-dede-four. La technique et
la couleur dé
dépendent encore de la tradition classique, le naturalisme antique est encore largement pré
présent mais l'ordre spirituel qui
dirige la repré
représentation est maintenant radicalement changé
changé. L'immobilité
L'immobilité et l'abstraction sont les caractè
caractères marquants de cette
apparition divine et le geste du ChristChrist-juge qui tend la couronne à saint Vital tandis qu'un ange lui pré
présente l'é
l'évêque Ecclé
Ecclésius
offrant le modè
modèle du temple, est un geste royal et liturgique; il n'appartient plus à ce monde mais est transporté
transporté dans une
dimension éternelle. Les deux panneaux de l'abside pré
présentent les mêmes caractè
caractères de grande abstraction, de fixité
fixité rituelle et
intemporelle; ils repré
représentent la cour de Justinien (à
(à gauche) et celle de Thé
Théodora (à
(à droite) et ont certainement été exé
exécuté
cutés par
des artistes impé
impériaux en cette anné
année 548 qui vit la solennelle consé
consécration de cette église. Le (( basileus Il vêtu de pourpre et d'or,
la tête couronné
couronnée est entouré
entourée du nimbe a le même caractè
caractère sacré
sacré que le ChristChrist-juge qui trône dans la voû
voûte en culcul-dede-four de
l'abside. A la droite de l'empereur et placé
placé le pouvoir terrestre repré
représenté
senté par les fonctionnaires de la clergé
clergé; lui domine et exprime
l'un et l'autre, porteur d'une autorité
autorité qui, donné
donnée par Dieu, l'associe en quelque sorte à la divinité
divinité. L'absolutisme de la tradition
impé
impériale de Rome s'est dé
désormais complè
complètement transformé
transformée en cé
césarosaro-papisme de la monarchie byzantine et dans ce sens et
dans le mesure où
où il exprime l'idé
l'idée orientale de pouvoir, on peut bien dire que le tableau de la cour
cour de Justinien a la valeur d'un
véritable manifeste politique,. Le caractè
caractère hié
hiératique de l'impé
l'impératrice Thé
Théodora, repré
représenté
sentée avec sa suite dans le panneau d'en
face n'est pas moindre. Celle qui dans sa jeunesse avait été une danseuse de trè
très basse extraction n'est pas ici repré
représenté
sentée, femme
géniale et fascinante qu'elle a certainement été, comme telle mais est destiné
destinée à incarner, avec une parfaite impersonnalité
impersonnalité et une
froideur presque inhumaine, l'idé
l'idée même du pouvoir. Les artistes byzantins qui exé
exécutè
cutèrent ces deux cé
célèbres mosaï
mosaïques étaient
du reste beaucoup moins inté
intéressé
ressés a reproduire fidè
fidèlement les traits physiques des protagonistes qu'à
qu'à exprimer plutôt avec la
splendeur des couleurs, l'absolue frontalité
frontalité,
14

San Vitale est un octogone avec un chœur en saillie et un déambulatoire à deux étages
surmonté par une coupole L’église (comme celle de Saint Apollinaire in Classe) a été
construite (527-548) grâce à l’argent d’un banquier (d’origine grecque ?) nommé Julien
l’Argentier.(il est représenté sur la mosaïque de Justinien à côté de l'empereur, en arrière).

15

Tout change, si du presbyterium nous passons à l'abside et si
en particulier nous levons les yeux vers la solennelle
Théophanie de la voûte en cul-de-four.

16

Le faste iconographique du
césaro-papisme

17

18

ST.APOLLINAIRE LE NEUF


L'é
L'église de Sant'Apollinare Nuovo fut construite par le roi arien Th
Théodoric probablement au dé
début du Vie siè
siècle
et dé
dédié
diée au Christ. Cet édifice était donc au dé
début consacré
consacrée au culte arien et le demeura jusqu'au moment où
où,
la puissance des Goths s'é
s'étant effondré
effondrée, les Byzantins s'emparè
s'emparèrent de la ville. Le respect de l'orthodoxie fut
alors imposé
imposé par la force et les édifices sacré
sacrés des ariens furent rapidement inté
intégré
grés au culte catholique. Le
baptistè
baptistère devint l'é
l'église de Santa Maria in Cosmé
Cosmédin et la basilique de Thé
Théodoric fut dé
dédié
diée à saint Martin de
Tours qui s'é
s'était distingué
distingué par sa lutte implacable contre l'hé
l'hérésie. La basilique ne prit le nom qu'elle a conservé
conservé
jusqu'à
à
maintenant
que
beaucoup
plus
tard.
vers
le
IXe
siè
è
cle
quand
les
reliques
de
saint
Apollinare
furent
jusqu'
si
apporté
apportées ici de la basilique de Classis qui était à ce momentmoment-là et du fait de sa position isolé
isolée, exposé
exposée aux
incursions des pirates. La dé
décoration des mosaï
mosaïques de l'inté
l'intérieur de l'é
l'église a une grande importance du point
de vue de l'histoire, de l'art et de la documentation car elle est
est un exemple parfait des deux époques stylistiques
et chronologiques de l'histoire des mosaï
mosaïques de Ravenne: l'é
l'époque thé
théodoricienne et l'é
l'époque byzantine. Les
scè
scènes de la vie du Christ (les Miracles à gauche, les scè
scènes de la Passion à droite) dans la partie supé
supérieure, ainsi
que les figures des prophè
è
tes
appartiennent
en
effet
à
la

é
riode
de
Thé
é
odoric
et
peuvent
être
daté
proph
p
Th
datées du dé
début
du Vè
Vè siè
siècle: les deux processions cé
célèbres des Vierges et des Martyrs furent au contraire exé
exécuté
cutées presqu'un
demidemi-siè
siècle plus tard sous la domination byzantine de la ville; cet édifice autrefois arien fut consacré
consacré au culte
catholique. Les diffé
différences de. style sont trè
très évidentes. Une certaine vivacité
vivacité et un certain naturalisme
caracté
caractérisent encore les scè
scènes de la vie du Christ; les épisodes de la Passion ré
révèlent un sens naturaliste plus
accentué
accentué, ils sont presque toujours dramatiques. Les suggestives et immat
immatérielles processions des Vierges et des
Martyrs obé
obéissent au contraire à une abstraction plus pure, de marque parfaitement orientales. Il
Il n'y a pour ainsi
dire plus de trace d'individualité
d'individualité dans ces figures paradisiaques qui glissent lentement sur un fond
fond d'or.

19

SAINT APOLLINAIRE IN CLASSE qui dans sa simplicité et
sa pureté prouve au travers le symbolisme de ses mosaïques
que l’essentiel du message est omniprésent.


La basilique de Sant'Apollinaire in Classe, ainsi appelé
appelée parce qu'elle
était situé
située à l'origine prè
près du cé
célèbre port de Classis qui a maintenant
disparu, est entiè
entièrement byzantine. Elle fut en effet consacré
consacrée en 549
par le grand archevêque Maximien à une époque où
où les grands
fonctionnaires de Constantinople gouvernaient dé
désormais l'Italie et où

l'Empire romain semblait renaî
renaître de ses cendres. Le revêtement
exté
extérieur de cette basilique est encore une fois de briques et cet édifice
se pré
présente comme une simple enveloppe qui reflè
reflète fidè
fidèlement
l'inté
l'intérieur.



Dès que le visiteur pé
pénètre dans l'é
l'église, il a
l'impression de plonger dans une richesse fastueuse et
paradisiaque, dans un monde abstrait et spirituel.
Des artistes byzantins ou de formation orientale,
travaillè
travaillèrent à la dé
décoration des mosaï
mosaïques de
l'extraordinaire abside et ré
réalisent un des chefschefsd'œ
d'œuvre de l'art de tous les temps.





La figure de l'é
l'évêque Apollinaire entouré
entouré de brebis immaculé
immaculées,
symbole du peuple chré
chrétien qui est sous sa protection se dresse sur un
fond de vallé
vallée verdoyante, parsemé
parsemée d'arbres et d'oiseaux, de fleurs,
véritable image de rêve des jardins cé
célestes. Plus en haut et d'une
maniè
manière encore plus abstraite est repré
représenté
senté l'é
l'épisode évangé
vangélique de la
Transfiguration. Entouré
Entourée des prophè
prophètes Elie et Moï
Moïse,

une grande croix, symbole du Christ transfiguré
transfiguré brille
à l ‘ inté
intérieur d'un grand disque: les apôtres qui
assistè
assistèrent au miracle sont repré
représenté
sentés par les agneaux
à la toison immaculé
é
e
.
Les
mosaï
ï
ques
de l'abside constituent
immacul
mosa
certainement le moment le plus élevé
levé qu'ait atteint le courant
intellectuel et abstrait d'empreinte byzantine: il était difficile d'aller auaudelà
delà de cette limite où
où l'intensité
l'intensité de l'expression picturale et un
intellectualisme ardu coexistent et s'intè
s'intègrent en un équilibre
miraculeux. L'art ravennate dé
déchut lentement comme on voit dans les
deux panneaux repré
représentant le Sacrifice d'Abel, d'Abraham et de
Melchisé
Melchisédech à droite et la Donation des privilè
privilèges de la part de
l'empereur à gauche de l'abside.

20

Du symbole à l’abstraction

21

« Le corps entier de l’Église ressemble à un grand navire
transportant par une violente tempête des hommes de
provenance très diverse ».
L’Eglise est souvent assimilée à un navire. On retrouve
cette symbolique, avec d’autres allégories, dans
divers textes, comme par exemple l’Épître de
Clément à Jacques : « Le corps entier de l’Église
ressemble à un grand navire transportant par
une violente tempête des hommes de
provenance très diverse ». Dieu est le
propriétaire du navire, le Christ le pilote, l’évêque
la vigie, les presbytres les matelots, etc.
Tertullien et Hippolyte de Rome apparaissent comme
ayant été, indépendamment l’un de l’autre, à
l’origine des développements qui ont conduit à
voir dans le navire soit le symbole de l’Église
universelle, soit celui de l’église locale. Ce
symbolisme a des racines judéo-chrétiennes, en
particulier en relation avec le thème apocalyptique
du navire comme figure d’Israël dans les Testaments
des XII Patriarches.

(Jean Danielou)
22

L’approche initiatique



L’art palé
paléochré
ochrétien Ravennate particuliè
particulièrement pour Saint Apollinaire in classe transmet le message évangé
vangélique au
travers l’l’image, seulement quand celle ci prend une dimension symbolique , je prend comme exemple qu’à
qu’à Saint
Apollinaire in classe , le plan basilical et les mosaï
mosaïques de l’l’abside contribuent à mette en place le dé
décor du
« thé
vangile. Tout est donc
théâtre magique » qui permettra aux fidè
fidèles de dé
découvrir l’l’appel salvateur de l’é
l’évangile.
circonscrit, la gé
géomé
ométrie du plan basilical, l’l’affinement des colonnes , les collaté
collatéraux, le narthex; l’l’impé
impétrant pendant
sa dé
déambulation reç
reçoit au travers l’l’iconographie pré
présente, la confirmation que son salut n’
n’est pas de ce monde.

23

L’Initiation


Pendant la déambulation au travers de la nef, de l’Occident à l’Orient, soit de l’Univers
chaotique du monde profane vers le monde organisé de l’Univers sacré ; la
resplendissante Lumière de l’abside donne à l’image la dimension spirituelle qui ôte
tout effleurement spéculatif , tout est ressenti, le vécu du message du Christ ne sera pas
précédé du langage et de la raison discursive.



Le chrétien d’alors subit une transformation ontologique qui le détache du monde
profane, afin d’être pur pour la révélation du royaume de Dieu.



Le message est là présent salvateur et silencieux, la vision eschatologique du monde
chrétien primitif sera sublimée par la Lumière et la Pierre.



L’impétrant devient la matière malléable ; il est l’œuvre absolue du Créateur : son
sacrifice proche sera accepté.

24


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