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Brionne Association Rugby Hong Kong Tour 2013 .pdf



Nom original: Brionne Association Rugby - Hong Kong Tour 2013.pdf
Titre: Hong Kong Tour 2013
Auteur: François Verhaege

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Le « Hong Kong Tour 2013 » est né en 2011 dans l’esprit Kalmouk de Stéphane
Bembekoff, alias « Grand Ben », ancien joueur du BAR et personnalité incontournable
du petit club rislois.
Parti vivre et travailler à Hong Kong, Ben n’a pas rangé ses crampons pour autant
entamant aussitôt une seconde carrière au sein du HKCC Aberdeen. Cependant, Ben,
aussi généreux dans la vie que sur le pré, n’a pas oublié ses racines brionnaises. Et une
idée un peu folle s’impose à lui : Il faut monter un jumelage entre Hong Kong et
Brionne !
Evidement, une telle entreprise ne manque pas de soulever une perplexité quasi
unanime. Comment pourrait-on envoyer un petit club de 4e série, du haut de ses
15 000€ de budget, à l’autrre
e bout du monde ? Aucun club normand n’a jamais fait « un
truc pareil ». Et bien rares sont les clubs en France qui pourraient se lancer dans un tel
projet. On dit qu’IMPOSSIBLE n’est pas
français. En tout cas il n’est pas brionnais !
Et encore moins BARman.
Avec quelques « inconscients », Ben va
bâtir un projet ambitieux, centré sur le
« Hong Kong Seven », le plus grand
tournoi du rugby à 7 au monde. Adepte
de cette formidable compétition, notre
géant Kalmouk ambitionne de la faire
découvrir à la totalité des joueurs du BAR.
« Hong Kong vit et vibre au rythme du
rugby pendant toute la semaine du
Seven ». Qu’à cela ne tienne, la tournée
durera une semaine !
Compétiteur dans l’âme et fermement
convaincu que la vraie place d’un
rugbyman britannique est sous les
crampons d’un gaulois, Ben projette une
confrontation avec le HKCC Aberbeen. Là
encore, le challenge est de taille. Le HKCC
Stéphane Bembekoff, baie de Hong Kong.
est à la mesure de Hong Kong : Colossal.
Un demi-million d’euros de budget, cinq équipes seniors dont une formation
professionnelle, une école de rugby de huit cent gamins, des équipes féminines et de
vétérans… un vrai choc culturel que ne renierait pas Mao !
Ben ajoute au programme lle
e « Rugby’fest » de Kowloon. Il s’agit ni plus ni moins que du
plus grand tournoi de rugby à 10 au monde. Réservé aux amateurs, le niveau est très
relevé et attire des équipes du monde entier. Britanniques de tous poils, sud-africains,
australiens et néo-zélandais y croisent le fer avec des kenyans, russeess, laotiens, chinois
et de rugueux joueurs du pacifique. La seule équipe française y ayant participé,
Pontiac, évoluant en fédéral 1 dans le Gers, s’y est cassé les dents en 2012. Pas de quoi
faire peur à un kalmouk ! Il faudra quand même se renseigner sur la façon dont se
pratique le rugby à 10…

Cette folle aventure se dessine. Présentée au club, la tournée apparait comme un rêve
impossible. Comment les p
etits BARmen pourraient-ils traverser la moitié du monde,
pe
eux qui pour la plupart n’ont jamais possédé un passeport ? Un d’entre eux n’a même
jamais quitté la France. Et le programme sportif tiens littéralement des travaux
d’Hercule ; D’ailleurs, les paris vont bon train sur le nombre de rapatriements sanitaires
qui seront nécessaires pour les ramener chez eux !
Et pourtant…
Sébastien Heutte, coach et trésorier du club, lui qui sait si bien à quel point les moyens
du club sont comptés, prend son bâton de pèlerin et part à la recherche de partenaires.
Et ce projet un peu fou va séduire. Pascal Hibert et Fréderic Garçin (DELTACLIMAX)
ainsi qu’un ancien et valeureux BARman, Martial Belhache (EVE
REST TEAM) vont
ER
permettre au rêve de devenir réalité. Leur soutien est déterminantt.. Les BARmen ont
rêvé du « Hong Kong Tour », Pascal, Fred et Martial l’ont fait.

Frederic Garçin, Stéphane
phane Bembekoff, Pascal Hibert

M
Martial
Belhache

Bien sûr, les rislois ne partent pas à l’autre bout du monde pour se couvrir de gloire. Les
adversaires sont hors de portée. Mais la perspective de joutes implacables à un tout
autre objectif : L’aventure humaine.
Le groupe se compose de la quasi-totalité des seniors auxquels s’ajoutent trois jeunes
issus de l’école de rugby. 3 « anciens », fidèles soutiens du BAR, un stakhanoviste de la
plume et du micro, Philippe Guinchard, journaliste et Marine, notre soigneuse. Pascal
Hibert et Fréderic Garçin seront eux aussi du voyage. Au total, 34 Barmen honoraires,
de cœur ou d’adoption preen
ndront la route de Hong Kong via Pékin pour une tournée
hors normes de huit jours.

Dimanche 17 mars, lundi 18 mars 2013.


La longue marche.

Les BARmen quittent Brion
ne le dimanche 17 mars à 14h30. C’est l’’o
occasion de saluer
nn
les amis et les familles sans le soutien desquels bon nombre de voyageurs seraient
restés à quai. Direction Evreux pour récupérer Christian, ancien BARman et Phil, notre
journaliste tout terrain, qui a poussé le sacrifice jusqu’à nous suivre en Asie pour être
au plus prêt de l’information.
A Roissy, nous retrouvons Pascal Hibert et Fred Garçin, nos
partenaires, ainsi que Bernard, ancien et illustre Barman,
venu de Marseille.
Décollage puis 10h30 de vol. L’expérience est un peu rude
pour certains dont notre soigneuse, Marine, qui n’apprécie
guêre l’avion. L’ambiance est malgré tout festive. Chacun
prend conscience qu’il va vivre une expérience qui comptera
dans sa vie. Finalement, les rislois franchissent l’Europe puis
la Russie et la Chine. Escale de 3h à Pékin. Après avoir pu
admirer l’aéroport chinois, aussi beau que désert, nous nous
envolons pour Hong Kong, à 3h de là.
Vers 19h (heure locale), nous arrivons à destination, un peu fatiguéss.. Grand Ben est là.
Il arbore un large sourire et
tente
de
contenir
son
émotion.
Nous
faisons
connaissance avec Mathieu,
que Ben a détaché de sa
société pour nous servir de
guide durant la semaine. Le
savoyard s’attend à une rude
épreuve. Elle le sera.
Après avoir pris la mesure de
la chaleur et la moiteur locale,
nous rejoignons nos quartiers
à « Causeway Bay ». Nous
occupons tout un étage d’une
vaste
auberge
de
jeunesse
particulièrement bien situ
ée. Les

BARmen logent dans 3 chambres
de 10 lits au 4e. Ambiance
chambrée militaire garantie ! Seb
et Babasse se partagent le local à
poubelle
du 3e étage. Nos
partenaires ont droit à un
semblant de chambre individuelle.

Une petite terrasse servira de quartier général. Ben nous remet les tenues de tournée.
Deux jeux de maillots, l’un aux couleurs du BAR, l’autre mélangeant celles du BAR et du
HKCC Aberdeen. Les rislois sont ravis.



Prise de contact.

A peine les bagages défaits,
nous allons à « Wan Chai », le
quartier « festif » de la grande
ile. Destination le « Deev
vils »,
point de chute du HKCC. Nous
sommes bluffés par le décors.
Bâtisses immenses, petites rues
chinoises grouillantes de vie,
foule cosmopolite allant de ci et
de là.
Au « Devils », un encas nous
attend. Nous trinquons avec nos
Ben envoie un "Jagger Bomb", secret d'une "prise de contact" réussie.
hôtes. C’est l’heure du premier
« Jagger bomb ». Les « Rozzzzy Pegazi », équipe australienne victorieuse au tournoi de
Kowloon en 2012 se joignent à nos chants. Nous les retrouverons plus tard au
« Rugby’fest ».
Vers 1h, les joueurs regagnent sagement l’hôtel. Un entrainement et un match sont au
programme dès le lendemain. Aussi devons nous nous contenter d’une « simple prise
de contact » dixit le présiid
dent Babasse… qui rentrera vers 8h30 accompagné des
dirigeants et partenaires après une nuit studieuse à mettre au point le programme de la
tournée. Nous rencontrons Tana Umaga, légende des All Blacks, dans les rues de « Wan
Chai ». Stirling Mortlock, jeune retraité des Wallabies fend la foule devant le « Devils ».
Bill, toujours pointilleux su
urr les aspects techniques de notre sport, nous démontre le
bien fondé du placage en planche, preuve à l’appui, sur les containers à ordure puis sur
un parcmètre.

Au centre, Tana Umaga, légende des All Blacks

Mardi 19 Mars.


Le ciel tombe sur la ttê
ête des gaulois.

Au petit matin, une brume épaisse a envahi la grande ile. La chaleur est étouffante. Ben
arrive à l’hôtel avec une mauvaise nouvelle : La municipalité a interdit les
manifestations sportives pour la journée. Un violent orage doit éclatte
er. L’entrainement
dirigé par Andy Hall, coach du HKCC (ancien international écossais) mais surtout la
rencontre avec le HKCC sont annulés.
Coup dur !
La déception passée, les normands
partent en excursion vers le pic. Et quelle
balade ! Nous cheminons entre les
gratte-ciel par les rues encombrées et
colorées. Aux buildings audacieux dont
les cimes disparaissent dans le brouillard
succèdent les échoppes chinoises, les
magasins high tech devant lesquels des
camelots
serpentent
avec
leurs
invraisemblables carrioles, crevant une
foule
cosmopolite et affairée. Tout
accroche le regard. Les Barmen, les jambes encore lourdes après leur épuisant périple
sont aux anges. Chacun commence à mesurer la chance et du bonheur d’être là. Les
anciens, entamés par leur « prise de contact » ont du mal à suivre.
Alors que la pente devient raide, nous traversons un magnifique parc. De vastes
bassins regorgeant de poissons et de tortues, bordés de plantes luxuriantes,
des
fontaines et des jets d’eau,
nous séparent du pic. Ici,
au cœur de la mégapole,
une nature exubérante
reprend un peu ses droits.
Les « damiers ciel et noir »
ont
quelque
chose
d’étrange dans un tel
décor. Ben et Matthieu, à
la tête de la colonne nous
guident vers le funiculaire
qui doit nous mener vers
le sommet. L’ambiance est
joyeuse et Skippy se
montre à son avantage
dans tous les exercices
potaches. Patrick Dutheil, notre photographe, alias « Sivouplé », mitraille à tout va son
béret rouge vissé sur la tête.

La petite famille de Ben nous attend au funiculaire. Nous
gravissons avec eux la pente vertigineuse. Pour Carpet,
Anthony ou Babasse, eux qui savent si bien ce que la
gravité veut dire du haut de leurs quatre cent et quelques
kilos cumulés, l’exercice paraît bien périlleux.
Malheuresement, la brume épaisse occulte le panorama. Elle
nous livre le spectacle saisissant : Les sommets des gratte
ciel semblent flotter sur un océan de vapeur. L’atmosphère
est lourde et les normands fondent comme de vieux
camembers oubliés sur un coin de table. Certains, au plus
mal, s’abandonnent même au point d’acheter de l’eau.
Nous redescendons dans la fournaise pour
aller déjeuner dans un vaste restaurant
chinois. La cuisine est déconcertante. Trop
pour certains ! Toxine attend le « trou
normand » désespérément. Pour d’autres,
c’est l’étonnement qui domine. Nous
découvrons des saveurs et des mélanges
subtils. Et voir un Barman manger avec des
baguettes et boire du thé est un spectacle
unique. Au sortir de la gargote orientale,
un violent orage s’abat sur nous. Des
gouttes grosses comme des pommes à cidre
nous rincent en un instant. L’eau tombée du ciel nous parait ajouter encore à la
chaleur. Les rues se remplissent et les traverser sonne le glas des mocassins à glands de
Patrick « Sivouplé ».
Après une petite visite « shopping » chez un équipementier local (Kukkri), nous
regagnons l’hôtel pour nous refaire une beauté. Ce soir, nous sommes reçus par le
« HKCC Aberdeen » pour le « Crunch Diner ». C’est un moment important. Il n’est pas
donné à tout le monde de pouvoir bénéficier d’un tel privilège. Et pour des français,
une telle intrusion dans l’intimité du très « rosbif » HKCC a un peu la saveur de la
bataille d’Hastings. Ben est heureux mais tendu.



Le « Crunch Diner », naissance d’une amitié.

Vers 19h, une flottille de taxis rouges nous emmène sur chapeaux de roues vers les
sommets. C’est là que le « Hong Kong Cricket Club » est établi. Leurs locaux nous
impressionnent. Nous avons davantage la sensation d’entrer dans un hôtel de luxe que
dans des installations sportives. Tout cela est « so british ». Les BARmen sont un peu
intimidés. Mais ça ne durera pas. Leur instinct de prédateurs des 3e mi-temps est un
atout de taille et un passeport que ne renierait pas même un douanier suisse.

Le club house ressemble à un vaste pub. Sur toute la longueur, le bâtiment est ouvert
sur l’extérieur. Un filet le
sépare du terrain de cricket
attenant.
Tous vêtus du maillot
mêlant les couleurs des
deux clubs, BARmen et
HKCCmen fraternisent très
vite. C’est un peu la magie
du rugby : Au bout de
quelques minutes, tous ont
l’air de se connaitre depuis
des lustres. La soirée prend
des airs de réunion de
famille. Une grande famille
braillarde, souriante et potache mais bien dans ses crampons.
Les « officiels » se fendent de discours
improbables, le petit doigt sur la
couture du pantalon. Puis on procède à
un échange de trophées. Les BARmen
ont emmenés avec eux une pièce de
choix : Un cul de tonneau à cidre
antédiluvien orné d’une belle plaque
commémorative en alu brossé. L’objet
(œuvre de Claude Debouclon, un ami
fidèle du club) est curieux, encombrant
et fragile mais finalement il s’avère
Ben, Chairman Paddy Donovan et Babasse.
parfait. Paddy, le colossal président du
HKCC, aussi roux que Néo-zélandais, décide qu’il
constituera un ornement de choix pour le club
house. Dans la foulée, sentant monter en lui des
forces mystérieuses en provenance directe de l’ile au
long nuage blanc, il nous interprète un formidable et
très personnel « Hakka » capté avec soin pour
« Radio bleue Normandie Rouen » par notre
correspondant de guerre, Phil Latrique. Il s’en suit
une tonitruante marseillaise qui fait vibrer les très
britanniques boiseries du lieu. Tout est dit. Paddy
tombe alors sa merveillle
euse jaquette bariolée,
attribut de sa charge de « Chairman » et l’offre au
président Babasse dont il partage les mensurations
généreuses (et harmonieuses). Ce présent est un
honneur rare et il en dit long sur ce qui s’est passé ce
soir là entre les deux clubs que tout oppose. Une
vraie rencontre a eu lieu pour le plus grand plaisir de Ben. La cohésion et l’esprit
fraternel qui lie les Barmen ont impressionné nos hôtes pour qui ces valeurs sont une

culture. Il faut dire que cela
constitue ni plus ni moins
que la marque de fabrique
du petit club rislois. C’est ce
qui plait et qui nous
plait. « Une bonne bande
de bons mecs » dira Ben à
ce propos.
La suite fut festive et
fraternelle.
Compétiteurs
dans l’âme, les convives se
lancent quelques défis
savoureux : « Run beer »,
dégustation dans une botte
ou une jambe de bois, chants croisés et même une « mêlée indoor » que les BARmen
remportent haut la main au grand dam des locaux et du mobilier. Le Pastis coule à flot.
Il agit sur les britanniques comme l’ail sur les vampires mais le Calva a plus de succès.
Toujours pointilleux sur l’hygiène et curieux de
partager le quotidien de leurs homologues du
HKCC, quelques BARmen suivent « Phil Pulitzer » à la
découverte des installations sportives et notamment
du jacuzzi. Skippy se livre à un « crash test
aquatique » avec un chariot à linge pour le plus
grand plaisir de nos hôtes qui, semble-t-il, n’avaient
jamais pensé qu’un jacuzzi puisse être aussi adéquat
à une telle expérimentation dynamique.
Après le « diner français », nous prenons la route du « Devils » ou nous attend Andy
Hall. Après quelques « Jagger bomb », les Barmen regagnent sagement l’hôtel car le
« Kowloon rugby'fest » se profile dès le lendemain. La soirée se prolonge pour le staff
rislois et les officiels du HK…CC. Bill, soucieux de ne pas réveiller ses camarades de
chambrée à son retour, décide de finir sa nuit sur une étagère de la consigne à bagage
de l’hôtel. Belle abnégation.

Chairman Paddy, formidable meneur d'homme, remet le maillot du HKCC Aberdeen à "Captain Cyro".

Mercredi 20 Mars.


Le « Kowloon Rugby’fest ».

Après l’annulation du « C
Crrunch », les BARmen
ont des fourmis dans les jambes. C’est avec une
certaine excitation qu’ils s’engouffrent dans le
métro pour le continent. « Kowloon » est plus
résidentiel que « Causeway Bay ». La population
y compte une plus forte proportion de chinois. Le
stade se situe au beau milieu de cette zone
urbaine hyper dense et ressemble un peu, toutes
proportions gardées, à une cour d’immeuble :
Partout autour s’élèvent des bâtiments
immenses.
Le « Kowloon Rugby’fest » est un tournoi
international renommé et cela se sent dès notre
arrivée. Un premier coup d’œil sur les forces en
présence à l’échauffement nous renseigne vite
sur ce qui nous y attend : Gabarits
impressionnants, joueurs très affutés et pour la
plupart, une sacrée maitrise technique. Nos
adversaires ne viennent pas ici pour faire du
tourisme ! Les visages sont fermés et la tension
monte aussi vite que la chaleur.
Les BARmen sont inscrits sous le nom de
« French cavemen ». Ils entrent en scène face à
une équipe laotienne, les « PHL Ta’moko lions
RFC ». Habités du tournoi, les laotiens sont vifs
et maitrisent bien les subtilités du jeu à 10. Les
BARmen leur opposent une p
uissance physique
pu
supérieure et se concentrent dans le petit
périmètre. Les laotiens essuient une vague de
charges et de percussions généreuses. Survoltés,
les normands monopolisent le ballon et disposent
de leurs adversaires par 2 essais à 1. Le coach est
satisfait et un peu soulagé. Le BAR est une
modeste équipe et totalement novice dans le jeu
à 10. Une victoire, c’est déjà une belle
performance.
Le second match oppose les « French cavemen »
aux « Dash Sharks », une équipe originaire de
Malaisie. Plus complète, comptant dans ses rangs
des internationaux, elle surclasse les brionnais 3
essais à 0.

Lors de la troisième rencontre, les « Pineapple » du Queensland posent de sérieux
pépins aux cavemen. Les colossaux australiens marquent 3 essais coup sur coup et
tentent d’encastrer notre ouvreur Aurélien dans la pelouse synthétique.
Les Barmen un temps secoués réagissent face à l’un des favoris d
u tournoi et futur
du
finaliste, les « Bondi T-rex ». Originaires de Sydney, les australiens co
mptent dans leurs
om
rangs des spécialistes du jeu à 7 et même un réserviste de l’équipe nationale de la
discipline. Malgré les assauts incessants, les brionnais résistent héroïquement. Ils ne
cèdent que dans les dernières secondes du
match. Défaite 1 essai à O mais grosse
satisfaction du coach qui salue la hargne et la
détermination de ses troupes.
Epuisés par ce « quart d’heure australien », les
« French cavemen » affrontent les « Potbellied
Pigs » de Hong Kong. Revancch
hards, les français
campent tout le match dans le camp de leurs
adversaires. Mais dominer n’est pas gagner et
après 4 ou 5 franches occca
asions vendangées, les « French cavemen » encaissent un
essai assassin en toute fin de partie. La déception est grande tant ce match était à notre
portée.
Un dernier match oppose les normands au « NSW Crows ». Cette équipe composée
d’irlandais, d’anglais et d’australiens résidant à Hong Kong l’emporte avec difficulté
tant les « French Cavemen » sont bien décidés à vendre cher leur peau (de mammouth).
Après cette débauche d’énergie, les normands fourbus et un peu concassés, sortent du
tournoi la tète haute. Malgré la différence de niveau, ils ont su faire face avec courage.



Le « Kowloon Rugby’fest diner » :

Les « French Cavemen » rejoignent tous les acteurs
du tournoi au « Maxim’s » de Hong Kong pour un
banquet haut en couleurs. Chaque formation est
vêtue de tenues de tournée ou traditionnelles.
Quoique les lieux forts luxueux soient plus
propices à un diner feutré entre membres de la
bonne société, l’ambiance est joyeuse et les
équipes fraternisent bruyamment.
Les 34 français semblent un instant livrés en
pâture aux quelques 500 britanniques et autres
membres du « Commonwealth » présents. On
gausse et on raille à tout va. Mais les BARmen ont
de la ressource. Leur maitriisse de la 3e mi-temps est
telle qu’elle force le respect de l’assistance. Sacré
« Most social rugby team », le BAR prend position
sur la scène et décoche une tonitruante
marseillaise devant l’auditoire médusé.
Le banquet est l’occasion d’échanger avec des
voisins de table venus de tous les horizons. Les
Laotiens, un peu réservés dans les premiers temps,
vont se révéler au fil des heures. Sous l’impulsion
de Patrick « Sivouplé », une véritable amicale
« France-Laos » prend forme. Nos amis du
« Tonkin » adoptent vite le Pastis et le Calva puis
délaissent les danses traditionnelles pour le
« French Cancan » bien plu
uss visuel. Patrick se pare
de la jupe laotienne qui met magnifiquement en
valeur ses chaussettes à carreaux et ses mocassins
à glands.

Le président de la fédération Hong Kongaise,
sous bonne
bon garde

La nuit se prolonge ensuite à « Central ». Il n’y a
plus de matchs au prograam
mme alors les Barmen
sont lâchés sur Hong Kong !

Skippy brandit le trophée de la "Most social rugby team"

Le Maxim's

L'amicale France-Laos
France

Jeudi 21 mars :


A la rencontre de Stanley :

Après une courte nuit, la joyeuse troupe quitte
son repère de « Causeway Bay » pour le port de
pèche de Stanley. Après aav
voir survécu à une
folle chevauchée en mini b
us (conduits par de
bu
probables disciples de Rémi Julienne), les
BARmen découvrent une baie magnifique,
ouverte sur la mer de chine. De vieilles maisons
coloniales ceinturent le maarrché. Nous peinons
à nous frayer un chemin au travers des
échoppes colorées. On y trouve de tout et même l’improbable. Sophie Bembekoff nous
guide et tente de nous initier aux subtilités du
marchandage. Phil « Baguera » Guinchard débusque
une superbe parure léopard qui semble faite pour lui.
Philippe Grégoire jette son dévo
ollu sur un lot de
cravates à motifs porcins aux milles couleurs
chatoyantes qui feront
le régal de sa famille.
Nous gagnons le front de mer. « Stanley village » est un
haut lieu du tourisme. De nombreux bars et restaurants
ouvrent sur la baie, qu’arpentent les touristes. C’est un
lieu de villégiature prisé par les jeunes ou futurs mariés
qui viennent y réaliser des photos romantiques à
souhait… pour peu qu’il n’y ait pas un BARman dans le
cadre !
La matinée est une délicieuse parenthèse ou les anciens
se livrent à mille facéties dont ils cultivent l’art avec ferveur.
Bill, toujours pointu sur l’entretien de la voirie, offre ses
services au cantonnier local. Phil se livre à une « chasse à la
panthère » qui ferait pâlir de jalousie le président Giscard.
Serviable à souhait, il donne même un coup de main au
ménage, sort le chien. Nous déjeunons dans un pub. Au
menu : Pizza à la chinoise ! Les ingrédients sont fort
inabituels mais comblent les BARmen affamés à l’exeption
de Maxime « Zboubi » qui confond les piments avec des
fraises Tagada. Il en devient plus rouge que jamais !



Le « HKCC diner » :

Après les facéties de la journée, les rislois
regagnent l’hotel pour se changer : Ils
sont attendus au repas de gala de
bienfaisance du HKCC donné chaque
année avant le Seven. C’est un privilège
que de pouvoir s’immisser dans la grand
messe du club Hong Kongais. Aussi, on
remise les maillots de tournée et les
crampons pour revètir une tenue de
soirée. Le protocole britannique (à la
différence
de
ses
jjo
oueurs)
est
implaccable. C’est donc en costume que les « French
cavemen » prennent position sur le boulevard,
attendant (désepérement) leur bus. Le moment se
prète à une photo de groupe « classe » au beau
milieu de la 4 voies, entre deux déferlements
automobiles.
Les Brionnais arrivent finalement « à bon port », au
« Yach Club » de Hong Kong. Si le « Maxim’s » était
luxueux, là, on est encore un cran au dessus ! Le
ballet des taxis déversse des convives de la haute
société. Dirigeants, partenaires et personnalités du
HKCC nous acceuillent dans des salons princiers.
Ben nous attend, en compagnie d’Andy Hall qui a
revêtu un « kilt » traditionnel du plus bel effet.
Stirling Mortlock « anime » la soirée. Il semble plus à
l’aise balle en main qu’avec un micro. Quoiqu’il en
soit, les BARmen patientent sagement jusqu’au
diner. Un admirable festin vient caresser nos
estomacs malmenés par quelques trop longs jours
de « chinoiseries ».
Le chairman Paddy rend homage au BARmen et leur
président est invité à recevoir « officiellement » la
jaquette bariolée. Babasse se fend d’un petit
discours traduit par Phil LLa
atrique avec énergie et
quelques détours savoureeu
ux pour le plus grand
plaisir de la salle. Son désormais célèbre « We are
not chiken » raisonnera d’ailleurs jusque sur les
ondes de Radio bleue normandie Rouen. Chairman
Paddy reçoit un maillot du BAR à son nom et
annonce que le HKCC répondra dès 2014 à
l’invitation du BAR. Un honneur et un sacré
chalenge pour les rislois !

Nanard, Stirling Mortlock,
Mortl
Mika

Après les solanités et des démonstrations amicales qui font chaud au cœur de Ben, la
soirée se prolonge au « Devils » puis à « Central ». Une
solide troisième mi-temps lie encore un peu plus les
gaulois et leur amis sino-britanniques. Les rues animés
de Hong Kong sont désormais empliie
es de cohortes de
rugbymen et de fans de tous horizons, qui affluent pour
assister au grand Seven qui débute dès le lendemain.
Cette foule joyeuse et turbulente aajjoute encore aux
nuits trépidentes et cosmopolites de la grande ile. Stars
et vieilles gloires du rugby mondial se pressent dans les
pub et les discothèques, offrant leur lot de belles rencontres.
Le coach Seb Heutte, en pleine ferveur nocturne, tente un placage amical sur Andy
Hall. Il ne parvient pas à faire trembler la moindre bouclette du géant écossais et
préfère se retirer grand seigneur (après quelques tonneaux) en boitant bas.

Vendredi 22 mars :


A l’assault du grand Bouddha :

Avant de découvrir le « Seven » en fin d’après midi, les BARmen
ont rendez-vous avec le grand Boubha sur l’ile de Lantau. Le
départ est programmé en fin de matinée, les rislois étant
quelque peu éprouvés par le rythme infernal de la tournée.
Quelques heures de sommeil ne sont pas de trop avant le
« Seven » qui ne s’annonce pas de tout repos.
Les normands rejoignent « Lantau » par le métro. Cette ile
montagneuse fut longtemps le fief des pêcheurs. Elle acceuille
aujourd’hui l’aéroport internationnal de Hong Kong. Mais c’est
avant tout une destination touristique prisée.
Après le métro, le bus. Puis les BARmen gravissent les
270 marches qui mènent à une immense statue de
bronze du Bouddha (34m). Les rugbymen ont bien du
mal a atteindre le sommet. Les jambes sont lourdes.
Ferveur mysthique ? Poids des abus de la nuit ? Toujours
est-il que certains ont bel et bien fini l’ascenssion à
genou ! Mais le panorama vaut le déplacement. Et
profiter de se qui s’offre à vous est la moindre des
choses lorsqu’on se trouve en compagnie de
« Shakyamuni », le Bouddha du présent âge et de la
contemplation. La balade se poursuit par la visite du
monastère « Po Lin ». Le « temple du précieux lotus Zen »
est un ensemble de bâtisses magnifiques et colorés.
D’inombrables statues ceignent les lieux, caressées par
les fumées d’encens.

Délaissant le « jardin de thé » et le « chemin de la
sagesse » (qui serait surpris), les BARmen se ruent sur les
plages comme un seul homme. Après-midi barbotage
dans un décors de rève en dehors des filets anti-requins
qui pululent dans la région. Quand on est joueur…

Au retour, les BARmen prennent le ferry qui les mène à
travers la baie. Il n’est pas meilleure façon de découvrir
Hong Kong : L’incroyable alignement de buildings
semble posé sur les eaux et, au dela, s’élève le pic boisé,
grignoté ça et là par la mégapole. Cargos, ferries et
bateaux traditionnels se crro
oisent en tous sens. Le jour
qui décline offre un coucher de soleil paradisiaque aux
rislois et des souvenirs pour longtemps.



Tournoi véteran au HKRC :

Pendant ce temps, un petit commando d’anciens accompagne Ben pour un match avec
les « Potbellieds Pigs ». Un tournoi vétéran a lieu au très select HKRC (le plus gros club
de Hong Kong) en marge du tournoi féminin qualificatif pour les phases finales du
Seven. Le stade est entouré par l’hyppodrome qui se fraye un chemin au cœur de la
ville.
Les installations du HKRC sont incroyables.
Luxueuses, immenses, elles abritent la formation
professionnelle la plus titrée et capée du rugby
Hong Kongais. Ben nous rappelle avec un large
sourir que, quelques semaines auparavant, le
« petit » HKCC est venu éliminer l’ogre sur sa
pelouse et s’offrir une finale au grand stade,
perdue pour quelques points. Par contre, l’équipe
3, dans laquelle il évolue, celle-la même que le
BAR devait affronter, s’est offerte le titre
suprème.

Les BARmen retrouvent leurs adversaires du
tournoi de Kowloon dont ils seront cette fois
partenaires. Ceints d’un superbe maillot à
carreaux évoquant les boucheries d’antan, les
« Potbellied Pigs » prennent position sur le
terrain ou rugissent les cornemuses. Ils
exécutent leur célèbre et très personnel Haka,
sorte de mélange de « French cancan » et
d’empoignade de sortie de bal champètre.
Sous un soleil de plomb, nos vaillants anciens
croisent le fer avec une formation rugueuse et
expérimentée qui ne leur laisse guère de
chance ! Mais les BARmen ne démeritent pas !
Quand on a le sens de l’honneur, on défend le
maillot que l’on porte, quel qu’il soit, avec la
hargne du poilus sur la Marne.
Après la torride confrontation et une bonne
douche dans des vestiaires princiers, les « vieux
fusils » du BAR cornaqués par Fred et Pascal, nos
inoxidables partenaires, se rendent dans les
tribunes pour supporter
l’équipe
de
France
féminine, opposée aux
cannadiennes. Le niveau
de jeu est vraiment
impressionnant. Courses
et contacts se multiplient à un rythme endiablé. Malgré nos
acclamations, les filles sont déposées par une meute de
femelles carribous survoltés qui font partie des meilleures
formations mondiales. Privées de phases finales au grand
stade, les françaises n’ont pourtant démérité. Bravo les filles.
Dans les tribunes nous croisons Waisale Serevi, le plus grand
joueur de rugby à 7 de tous les temps. Avec les Fidji, il s’est
imposé au « Hong Kong Seven » à 5 reprises. Il coach
aujourd’hui l’équipe féminine fidjienne. Un sacré
bonhomme.
La vieille garde se rend ensuite au club house du HKRC pour
déjeuner. Les superbes terrasses sont le cadre d’une
symphatique cérémonie au cours de laquelle sont infligées
des « punitions » aux joueurs auteurs des p
pllus flâgrants ratés.
A
près avoir léché les orteils rebondis ou les aisselles du chef
Ap
de meute des « Potbellied Pigs », les pénitents ont droit à une
salvatrice désinfection bucale à la Téquila.
Après FredFred



Les BARmen au « 7e ciel » :

En fin d’après midi, les deux colonnes risloises font leur
jonction au QG de « Causeway Bay ». Ben nous attend pour
un briefing. Matthieu, notre guide, nounou, complice et
désormais ami, porte le maillot de la mythique « South
Stand ». Subtile évocation : C’est notre destination du soir !
Ben ne cache pas sa satisfaction : Pendant des mois il a
« chassé » les « pass Seven », si difficiles à obtenir. Un
véritable tour de force qui nous ouvre les portes à
l’intégralité de ce sublime tournoi. C’est LA grand messe
mondiale du rugby à 7 dont l’essor est considérable. Bientôt
sport olympique, le rugby à 7 dispose désormais d’une ligue
mondiale. Et le « Hong Kong Seven » en est le point d’orgue.
Il acceuille 24 équipes nationnales là ou tous les autres
tournois du monde se limitent à 14. L’engouement
populaire est incroyable et des spectateurs du monde entier
déferlent sur Hong Kong à cette occasion.

Matthieu, notre inoxydable guide.

Les normands se mettent en route pour gagner le grand
stade, non loin de là. La nuit tombe et des cohortes de
spectateurs de tous horizons quittent les terrasses et les
estaminets pour se rendre à l’ouverture du tournoi.
L’atmosphère est joyeuse et empunte d’exitation.
Le stade est accroché à flanc de colline. Il marque la frontière d’une luxuriante
végétation et de l’océan urbain dont les
premiers rideaux de bâtiissses se dressent
comme autant de rouleaux fantastiques. Les
palmiers nous offrent un magestueux
spectacle d’ombres chinoises (évidement)
tandis que le stade peine à contenir dans ses
élipses un bain de lumière, de musique et de
clameurs.
Nous contournons le stade pour gagner la
« South Stand » ou le HKCC a ses habitudes.
Paddy nous y attend, vêtu du maillot du BAR,
un énorme gobelet à la main. La sono surpuissante peine à couvrir les chants et les
ovations. On danse et on trinque à tout va. Les premiers matchs débutent. La France
trouve sur sa route les Néo-Zélandais. Après un magnifique
essai, les bleus subissent la loi des « blacks », leaders de la
ligue mondiale. Ben profite du calme pour faire une petite
sieste, ni vu ni connu.
Vers 21h, les matchs de poule prennent fin. Une sacrée mise
en bouche. Les BARmen regagnent l’hôtel sagement car, le
lendemain, il faudra se lever vers 7h pour etre au stade de
bonne heure…

Samedi 23 mars :


Bienvenue au zoo de Hong Kong !

Dès potron minet, les BARmen s’affèrent.
C’est un jour spécial pour lequel on se
prépare depuis bien longtemps :
Le samedi du tournoi, on se rend à la « South
stand » déguisé de la façon la plus exentrique
possible.
Entre
8h
et
20h,
les
« carnavaleux du bout du monde » sont
parqués dans cette tribune bondée (8000
places), sagement interdite au mineurs. Si on
ne consomme pas d’alcool dans tous les
stades du monde, la « South stand » déroge
autant qu’il est possible à la règle ! Elle cache
dans ses entrailles des bars littéralement pris
d’assault, ou l’on achète la vodka au litre. La
tribune est close dès qu’ellle
e « a fait le plein »
et on en sort pas. Les toilettes doivent
constituer le plus vaste marécage de la
région. L’ambiance est incroyable. La foule
cosmopolite fraternise dans des livrées
fantastiques. On chante, on danse. Les
gobelets volent en tous sens. Et ça dure 12 heures !
Les « french cavemen »
se parent de fourrures
de tous poils, arborent
des perruques touffues
et
des
massues
énormes. La tribue de
néanderthaliens,
homage rendu tout
autant à Sébastien
Chabal qu’au style de
jeu
des
rugbymen
brionnais, déjeune vers
7h30 au « Macdo’ »
voisin. Les employés
chinois
comme
les
badaux n’en croient
pas leurs yeux ! La
meute a de l’allure !
Les « french cavemen » partent vers le stade. Les rues sont déjà bo
ndées. Au milieux
on
des chinois qui se pressent pour se rendre au travail, les « french cavemen » croisent

des créatures de toutes sortes, venues des quatres coins du
monde et du cosmos. Vers 8h, nous franchissons les portes
du stade. Nous prenons position et assistons à un défilé
proprement hallusinant qui remplie rapidement la « South
stand » alors que le reste du stade demeure provisoirement
vide. L’ambiance est déjà électrique. Cette tribune, arrosée
par une sono de concert, est peuplée d’animaux, de
personnages... de « trucs » incroyables. On danse, on se
chambre. Alors que le taux d’alcoolémie monte aussi vite
que la chaleur, partout on fraternise. L’exitation est
palpable.
Nos amis du HKCC sont venus en force. Paddy, qui ne
quitte plus le maillot du BAR, se mêle aux « French
Cavemen » qui font le show. Nous rencontrons de
nombreux expatriés français que notre odysée
impressionne.
Pour les « anciens », c’est un moment particulier. On prend
la mesure de cette tournée qui va bientôt s’achever. La
semaine a été dense et les BARmen se sont montrés à la
hauteur, en toutes circonstances. Héroiques sur les
pelouses de Kowloon, sages et dignes quand il le fallait,
survoltés le reste du temps. Heureux, tout le temps,
incontestablement. Des images et des souvenirs plein la
tête. Déjà…
Alors que le « zoo » de la « South stand » n’en fini pas de
rugir, le tournoi suit son cours. Nous soutenons les bleus à
la peine, raillons les anglais à terre et n
ous délectons des
no
courses des joueurs du pacifique, aussi fulgurantes et
imprévisibles que celle de la foudre. Les kenyans et les
gallois brillent. Les fidjiens et les blacks impressionnent.
C’est un festin.
La journée se passe comme un marathon courru au rythme
d’un 100 metres. L’ambiance monte sans cesse. La chaleur
devient étouffante. Les Barmen grillent comme la pucelle
livrée au brasier. Seule une hydratatiio
on généreuse les
préserve du martyr. Alors que la foule « guinche » au son
des Beach Boys, Skippy jette l’éponge, en proie à une insolation. Le reste de la meute

néanderthalienne se montre inoxydable. Quelle fête !
Dimanche 24 mars :


« The magnificent Seven » :

Alors que la ferveur s’est prolongée jusqu'à l’aube à
« Central », les BARmen se rendent par petits groupes
dans les boutiques de « Causeway Bay » faire emplette
de souvenirs. Nous déjeunons dans des restaurants
chinois. Puis, nous prenons la route du stade pour
assister aux phases finales du Seven. Nous y retrouvons
un carré d’irréductibles brionnais qui n’ont pas désarmé
de la nuit et semblent animé d’une énergie inépuisable.
Nous nous installons dans la grande tribune à la pente
vertigineuse. Au dessus de nous les enfants des écoles
françaises de Hong Kong reçoivent la visite des bleus
qu’ils ovationnent. Le 7 tricolore a été rapidement écarté
de la course au titre mais remporte la 4e finale. Maigre
consolation mais qu’importe. Les Bleus apprenent et
apprenent vite. Le jeu à 7 est promi à un grand avenir et
ils y prendront leur place !
Devant un stade bondé, les matchs se succèdent. Les
grosses cylindrées s’affrontent pour le titre suprême et le
niveau de jeu grimpe aux sommets. Les colosses filent en
tous sens, les placages sont dévastateurs, les passes
milimétrées traversent le pelouse, les « pas de l’oie » et les
feintes s’enchainent. La messe du rugby à 7 tient toutes
ses promesses. Ses prophètes parcourent le pré comme
on marche sur l’eau.
Les matchs se succèdent et les ogres de l’hémisphère sud
mordent la poussière. Les prodijieux fidjiens s’envolent
vers une nouvelle finale au terme d’un duel épique avec
les « Blacks », épouvantails de la discipline. Les gallois impressionnants de vitesse, de
hargne et de précision disposent des Kenyans, formation redoutable qui ne cesse de
malmener la hiérarchie mondiale.

Le choc final est titanesque. Les celtes déferlent
et bousculent les joueurs du pacifique qui
semblent un temps à l’agonie. La vitesse des
« diables rouges » est telle qu’à la mi-temps, le
match semble plié. Mais le second acte prend un
tout autre tour. Les fid
djjiens retrouvent un
second souffle, aussi dévastateur qu’un rot de
Toxine en fin de soirée. Ils imposent et abusent
de leurs physiques impressionnants et récitent
leur rugby virvoltant, imprévisible, irrésistible.
Au terme de cette finale somptueuse, les fidjiens l’emportent 26 à 19. Les feux
d’artificent tonnent et illuminent le ciel de Hong Kong. Le Seven a livré son champion.



Tremblement de terre à Harlem :

Ce soir là, pas de sortie en ville. Chacun
fait emplette de victuailles sur le chemin
de « Causeway bay ». Puis Nous nous
retrouvons sur la petite terrasse du 4e qui
fut le point central de cette épopée. Nous
voulons passer entre nous ces dernières
heures, parler, rire, nous rappeler déjà
cette semaine qui, pour tous, restera un
moment à part de nos vies.
La complicité qui nous lie est palpable.
Nous sommes tous si différents. Pourtant
en cet instant nous avons la sensation
que nous partageons désormais quelque
chose de très fort. Les BARmen ne sont
plus tout à fait les mèmes.
Au milieu de la nuit, nous ressortons les
rustiques tenues néanderthaliennes et
improvisons quelques déguisements
indéniablement très… « love parade ».
Nous avons décidé d’envoyer à nos amis
un dernier clin d’œil très personnel :
Le « Harlem Shake » des « French
Cavemen ». Mené par « Oliiv
ve », la danse
frénétique des BARmen secoue une
dernière fois la petite terrasse de « Causeway bay » qui en a vu de rude durant cette
semaine de folie.
Le reste de la nuit est un délicieux moment de complicité et de fraternité. Un moment
ou l’on mesure tout le chemin que l’on a effectué ensemble.

Lundi 25 mars :
A l’aube, les BARmen bou
clent leurs valises.
uc
La fatigue est partout. La montagne de
bagages s’empile sur le trottoir tandis qu’on
se raconte encore et encore les moments fous
que l’on viens de vivre.
Le long périple qui nous ramène à Brionne
nous semble interminable. L’escale à Pékin
nous vaut trois heures de fouille et de
contrôles divers. Puis l’on s’endort dans l’avion, épuisés par une semaine ou l’on a
guère plus dormi qu’une ou deux nuits.
Arrivés à Paris, Skippy, Anthony ou Babasse traînent des pieds gonflés comme des
biceps d’haltérophile bulgare. Notre marsupial ne peux plus même marcher ! Mais au
moins, il peut récupérer ses bagages !
Après avoir joué au chat et à la souris avec notre bus, frigorifiés par le climat français,
nous parvenons à regagner Brionne ou nos familles nous attendent avec émotion.

Nous reprenons le cours de nos vies et pourtant, immanquablementt,, nos pensées sont
ailleurs, accrochées comme les brumes aux gratte-ciel de Hong Kong. Je revois les
BARmen rassemblés sur les quelques mètres carrés de notre terrasse, les yeux rougis
par les nuits de feu de « Wan Chai », souriant aux facécies bagagières de Bill, évoquant
celles de la loutre argentée des fontaines ou celles de notre reporter de choc, la célèbre
panthère du Québec. Je revois les rues grouillantes de vie et les routes surchargées au
milieu desquelles nous avions choisi de poser pour la photo. Je revois Ben, la larme à
l’œil en nous accueillant et Matthieu cherchant un second souffle à la tête de la meute.
J’entends les rires et les chants, cette marseillaise vociférée aux oreilles de 500 rosbifs
incrédules, les verres de « Jagger bomb » tintant dans leur course, le tumulte infernal
du zoo de la « South Stand »… Je revois les regards ébahis de nos gamins, les costards
impeccables et les déguisements épatants. Je revois les équipes ferrailler sur la pelouse
synthétique au pied des buildings. Je revois les marchés et les échoppes ou chauffent la
tambouille et les cafards. J’entend le Haka de Paddy brandissant ses formidables
gobelets. J’entend les amiiss du HK…CC, les cornemuses et les clameurs. Je sent les
accolades inombrables, les frères côte à côte… C’était bien.

Retrouvez le Hong-Kong Tour 2013…

…sur le site du BAR : www . b-a-r.org

…sur facebook : « brionneassociationrugby » (6500 photos).

…sur Youtube :

« Brionne – Hong Kong épisode 1 »
« Brionne – Hong Kong épisode 2 »
« Brionne – Hong Kong épisode 3 »
« Brionne – Hong Kong épisode 4 »
« French Cavemen Harlem shake ».

Merci à Pascal, Fred, Martial, Phil, Vincent et Mélanie.


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