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LUPIN

Sommaire
Lupin de printemps et d’hiver
Guide de culture 2010
1 - Le lupin : un produit de qualité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 - Quel lupin cultiver ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3 - Variétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4 - Elaboration de rendement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
5 - Implantation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
6 - Fertilisation et irrigation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
7 - Protection sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
8 - Récolte et stockage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
9 - Utilisation : une graine bien adaptée aux ruminants . . . . 14

© B Carrouée

10 - Pour en savoir plus et contacts. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

Réalisation : Service Communication Marketing ARVALIS - Institut du végétal.
© photos : ARVALIS, UNIP - photos en couverture : D. Bouttet, B. Gaillard, A. Liessi
ISBN : 978-2-8179-0036-0 - Réf. 360 - Dépôt légal juillet 2010
Références issues d’un partenariat associant l’Unip, Arvalis - Institut du Végétal, la Fnams, l’Institut de l’Elevage, l’Inra,
des organismes de développement, établissements d’enseignement, organismes économiques et entreprises de sélection variétale.

Avec le soutien du ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche et de FranceAgriMer

2

Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010

© N. Harzic

01

Le lupin :
un produit de qualité
La composition de la graine de lupin est plus proche de
celle du soja que de celle du pois ou de la féverole. Riche
en protéines et exempte d’amidon, elle contient toutefois
moins d’huile que le soja. Elle peut être utilisée directement dans l’alimentation des animaux car elle ne contient
pas de facteurs antinutritionnels.
Le lupin produit en France est soit autoconsommé par des ruminants, soit collecté pour l’alimentation animale (principalement
pour des ruminants ou des poissons) ou pour l’alimentation humaine (farine de lupin utilisée en industrie agro-alimentaire).

Ses points forts
- Une graine riche en protéines, facile à stocker, à conserver et
à utiliser,
- Un bon précédent pour les céréales à paille et le maïs,
- Une culture sans apport d’engrais azoté,
- Une récolte facile, grâce à une tige restant droite à maturité et
des gousses non déhiscentes.

Ses limites
- Le lupin ne tolère pas les sols ayant du calcaire actif.
- Du fait de sa forte sensibilité à l’excès d’eau, le lupin doit
être cultivé dans des sols bien drainés. De plus, il faut éviter les
sols limoneux froids et battants, où la levée et le démarrage de la
culture sont difficiles.
- Peu d’herbicides sont homologués et le lupin est peu compétitif
vis-à-vis des adventices.
- La résistance au froid du lupin d’hiver est encore insuffisante
pour l’envisager en dehors de l’ouest et du sud-ouest.
- Du fait de son cycle assez long, le lupin de printemps est sen-

sible aux fortes températures et au déficit hydrique de début
d’été.

Quel rendement ?
Le rendement dépend de la qualité de l’implantation (date de semis, développement du système racinaire, peuplement…) et de
l’alimentation en eau de la culture en fin de printemps.
En lupin de printemps, 35 - 40 q/ha sont possibles, à condition
de semer tôt, en bonnes conditions et d’avoir une pluviométrie
suffisante. En cas de stress hydrique, le rendement peut tomber
à 20 q/ha.
En lupin d’hiver, on peut tabler sur 30 - 35 q/ha en terre de profondeur moyenne et 40 - 45 q/ha en sol profond.

Charges opérationnelles
Environ 200 à 280 €/ha. Pour les frais de récolte, compter les
mêmes charges que pour les céréales.

Normes de qualité
Elles sont de 14 % pour l’humidité et de 2 % pour les impuretés.
Toutes les variétés de lupin cultivées en France sont « douces ».
Un taux élevé de grains amers provoque des refus de la part
des animaux. La norme réglementaire fixe un seuil maximal de
grains amers à 5 %, et la quasi-totalité des lots analysés ces dernières années a relevé des taux inférieurs à 1 %. Les semences ne
doivent pas dépasser 3 % de grains amers.

Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010

3

02

Quel lupin cultiver ?
Trois espèces de lupin doux peuvent être cultivées en Europe. Elles bénéficient des mêmes indemnités PAC que le
pois et la féverole. Elles ont des noms de couleur qui ne
correspondent pas forcément à celles de leurs fleurs.
• Le lupin blanc (Lupinus albus) a des fleurs blanches ou
bleues. Il est tardif à maturité.
• Le lupin bleu ou lupin à feuilles étroites (Lupinus angustifolius) a des fleurs blanches, bleues ou roses. Il est précoce à
maturité. Il est cultivé en Allemagne, Pologne…
• Le lupin jaune (Lupinus luteus) est à fleurs jaunes. Il est
cultivé en Europe de l’Est.

sanitaire du fait de son cycle très long. Son système racinaire
de type pivot est sensible aux sols gorgés d’eau. Derrière une
céréale, la culture est également très sensible aux attaques de la
mouche des semis, qui pond sur les résidus de paille.

Lupin de
printemps :
Zones de
culture
et type
variétal

Amiga
Féodora

Ce sont des lupins doux à très faibles teneurs en alcaloïdes.
Actuellement, en France, c’est essentiellement du lupin blanc qui
est cultivé (d’hiver ou de printemps).
Le lupin bleu de printemps est assez précoce pour pouvoir être
cultivé dans le Nord-Est de la France, (Picardie, Ardennes, Ilede-France…). Il se récolte en même temps que le blé. Il y a eu
une tentative de développement au milieu des années 2000 qui
n’a pas abouti, car le rendement était souvent insuffisant pour
assurer sa rentabilité.

Lupin blanc : hiver ou printemps ?
Le lupin blanc de printemps se récolte en août, voire septembre.
Son rendement est très lié à la pluviométrie de juin et juillet.
Les variétés disponibles sont trop tardives pour envisager cette
culture dans le Nord-Est de la France.
Par rapport au lupin blanc de printemps, les variétés de lupin
blanc d’hiver sont plus précoces et plus productives. Leur floraison est avancée de 3 à 4 semaines. Le risque de sensibilité au
déficit hydrique et aux fortes températures est ainsi réduit. Elles
permettent en moyenne un rendement plus régulier et supérieur
(5 à 10 q/ha de plus).
Toutefois, le niveau de résistance au froid limite la zone de
culture à l’Ouest et au Sud de la France. De plus, la culture d’hiver nécessite des sols très sains et une bonne protection phyto-

Lupin de printemps :
dates clé de la variété
Amiga
(semis du 15 février)

Lupin d’hiver :
dates clé de la variété
Luxe

4

En sol calcaire,
le lupin est interdit.
Energy

Lupin
d’hiver :
Zones de
culture

En sol calcaire,
le lupin est interdit.

Zone de culture
bien adaptée
à risque*
déconseillée
non concernée
* risque de gel environ 1 an sur 5 avec Luxe,
un peu moins avec Lumen et Clovis.

Sud Ouest
Pays de la Loire - Poitou-Charentes
Bretagne - Normandie - Centre Bassin Parisien

Début floraison
10-15 mai
15-20 mai
20-25 mai

Récolte
début août
2e quinzaine d’août
Fin août - début septembre

Sud-Ouest
Rhône-Alpes (zones de Plaine)
Pays- de-la-Loire et Poitou-Charentes
Bretagne, Normandie, Centre Bassin Parisien

Début floraison
10 - 15 avril
Fin avril - début mai
15 - 20 avril
20 - 25 avril

Récolte
Juillet
Fin juillet - début Août
Début août
Courant août

Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010

© I. Chaillet

03

Variétés
En lupin de printemps, les variétés tardives sont réservées à
l’ouest de la France. Dans le Centre Bassin Parisien, cultiver les
variétés précoces. En Normandie, la variété Amiga, la plus précoce, peut être envisagée, mais la récolte risque d’être tardive
(après le 10 septembre) ou à une humidité élevée lors d’une année froide.

les variétés traditionnelles. Dans le même temps, la longueur des
entrenoeuds a été réduite, toujours au bénéfice de la productivité en graines ; on parle donc actuellement de variétés de type
« déterminé nain ».
Les variétés les plus déterminées, Clovis et Lumen, sont adaptées
aux situations bien alimentées en eau (Bretagne, Normandie) ou
en situation irriguée. Dans l’Ouest et le Sud, dans les secteurs
avec risque de stress hydrique durant la culture, privilégier la
variété Luxe. Elle a une plus forte capacité de récupération pour
valoriser une pluie tardive, avec un risque toutefois, si le temps
humide se maintient d’avoir une reprise de croissance végétative, ce qui peut fortement retarder la maturité.

En lupin d’hiver, la résistance au froid n’est que moyenne. Il
est déconseillé de le cultiver dans les secteurs où la température
descend régulièrement en dessous de -10 °C. Lumen est la plus
résistante, mais n’atteint pas le niveau d’un pois d’hiver. Clovis
est au moins aussi résistante que Lumen.
La sélection relativement récente du lupin d’hiver (INRA puis le
GIE Prolupin) a permis d’améliorer le rendement grâce à une
floraison plus courte car plus déterminée, et plus efficace que

Lumen et Clovis mettent plus de temps que Luxe pour couvrir
le sol, d’où la nécessité de les semer plus tôt, 10-15 jours avant.
Si Lumen et Clovis sont semées trop tard, leur développement
végétatif est pénalisé.

Principales variétés de lupin blanc de printemps
Obtenteur / délégataire

Année
inscription

Début floraison
écart à Amiga

Précocité à
maturité

Hauteur
en cm

PMG
g

Florimond Desprez

1985

0

précoce

60

360

Feodora

Saaten Union / Jouffray Drillaud

2004 - D

-1

précoce

80

Energy

Groupe Centre Atlantique / Terrena Poitou

2 000

+2

tardif

75

350

Amiga

Protéines
 % MS

37,5

Sources : CTPS et Réseau Arvalis - Unip - Fnams

Principales variétés de lupin blanc d’hiver
Obtenteur / délégataire

Année
inscription

Sensibilité
au gel
(9 = gelé)

Début floraison
(écart à Luxe
en jours)

Hauteur
(cm)

Sensibilité
à la verse
(10 = versé)

PMG
(g)

Protéines
(% MS)

Teneur
en huile
(% MS)

-1

60

2,5

310

35

9

Lumen

INRA-GIE Prolupin /
Jouffray Drillaud
Inra / Jouffray Drillaud

2004

4,5

-2

65

2

335

34

9

Luxe

Inra / Jouffray Drillaud

2001

7,5

24 avril

90

5.5

300

35,5

10

Clovis

2008

Sources : CTPS et Réseau Arvalis - Unip - Fnams

Clovis et Lumen sont de type déterminé nain et plus précoces à maturité que Luxe.
Luxe est de type semi déterminé nain.
Pour ces 3 variétés, la hauteur du premier étage de gousses se situe en moyenne à 20 cm de haut.
Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010

5

© B. Gaillard

04

Elaboration du rendement
En moyenne, le rendement est réalisé sur 2 étages de
gousses en lupin de printemps et sur 3 étages en lupin
d’hiver.
Pour les variétés à floraison indéterminée (variétés de printemps, variété d’hiver Luxe) la durée de floraison et le nombre
d’étages de fleurs augmentent avec la disponibilité en eau. Les
étages surnuméraires sont souvent peu productifs et peuvent
réduire la nouaison du 1er étage et ainsi nuire à la production
finale (exemple en lupin de printemps à Bignan en 2007).
Les variétés hiver de type déterminé (Lumen et Clovis) ont au
maximum 4 étages de fleurs.

L’objectif premier est d’obtenir un nombre de grains élevé, d’au
moins 1200 par m². Il faut un nombre de plantes suffisant à la sortie de l’hiver et une productivité par plante correcte, de l’ordre de
60 - 70 grains / plante, qui pourra être obtenue, par exemple, par
20 à 25 gousses par plante et une fertilité par gousse d’environ
3 grains.
Schéma : Architecture d’une plante de lupin

3e niveau
de gousses

Composantes « optimales » pour un bon rendement :
Exemple en lupin d’hiver avec la variété Lumen
• Objectif de rendement :
45 - 50 q/ha
• PMG récolte :
340 g
• Nombre de grains récolte :
1400 - 1500 / m²
• Nombre de plantes sortie hiver : 20 - 25 / m²

Ramification
secondaire

2e niveau
de gousses
Ramification
primaire
1er niveau
de gousses

Inflorescence principale

Exemples en lupin de printemps - Energy à Bignan (56)
Année

Rendement (micro
parcelles d’essais)
q/ha

Nombre
plantes
/ m²

Nombre
étages de
fleurs

Nombre
étages de
gousses

Nombre
gousses
/ plante

Nombre
grains
/ gousse

Nombre grains
/ m²

PMG (g)

2006
2004
2007

53
43
26

53
52
42

3
2
5

2
2
4

6,2
5,5
16,2

4,6
3,1
1,6

1512
887
1088

350
490
243

Exemples en lupin d’hiver - Lumen et Luxe à Bignan (56)

6

Année

Rendement
(micro parcelles
d’essais) q/ha

Nombre
plantes / m²
sortie hiver

Nombre
étages de
fleurs

Nombre
étages de
gousses

Nombre
gousses
/ plante

Nombre
grains
/ gousse

Nombre
grains
/ m²

PMG (g)

2004 - Luxe
2006 - Luxe
2007 - Luxe
2004 - Lumen
2006 - Lumen
2007 - Lumen

64
50
30
69
55
30

20
19
25
20
16
25

3
4
6
3
3
4

3
3
3
3
3
3

31
27
17
27
31
25,7

2,6
3,8
2,5
3,0
3,5
1,7

1612
1786
968
1643
1618
1000

395
280
310
420
340
300

Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010-2011

© B. Gaillard

05

Implantation

s Dégât du
à un excès
d'eau en
bordure de
rivière

Choix de la parcelle

Date de semis

Le choix de la parcelle est un élément majeur pour réussir la
culture du lupin.
Le sol doit être impérativement sans calcaire actif (Ca C03 total
< 2.5 %). En présence de calcaire dans la zone exploitée par les
racines, le lupin dépérit.
Choisir des parcelles saines, drainant bien et exemptes de dicotylédones vivaces (rumex, chardons, liserons).
Le lupin peut être cultivé après diverses cultures (céréales à
paille, maïs…) mais éviter les cultures de légumineuses (luzerne,
autres protéagineux…) et les situations où il y a eu des apports
récents et importants de fumure organique.

Lupin d’hiver : pour atteindre le stade optimal de résistance au
froid avant l’hiver, le lupin d’hiver doit être semé tôt en lien avec
le développement du pivot.

Bretagne, Normandie, Centre ouest
Sud-ouest
Centre, Rhône Alpes

Lupin de printemps : il ne peut pas être semé aussi tôt que le
pois de printemps car il est plus exigeant en température pour
démarrer. Mais il ne faut pas semer trop tard non plus : on perd
en moyenne 3 q/ha tous les 10 jours de retard de semis entre le
15 février et le 10 avril (essais réalisés dans l’Ouest).

Date de semis du lupin d’hiver
Luxe
20 septembre - 10 octobre
fin septembre - mi octobre
15 - 30 septembre

Clovis, Lumen
10 au 25 septembre
fin septembre - début octobre
10 - 20 septembre

Date de semis du lupin de printemps
Date optimale
Sud-ouest
fin janvier - mi-février
Poitou-Charentes, Pays-de-la-Loire et Sud Bretagne
mi février à début mars
Centre, Centre Est et Nord Est
fin février - mi-mars
Nord-est
fin février - mi-mars
Densité de semis recommandée
Lupin de printemps
Energy
Amiga, Feodora
Sol profond

45 grains/m²
(145 kg/ha)

55 grains/m²
(180 kg/ha)

Terres peu profondes

50 grains/m²
(160 kg/ha)

60 grains/m²
(200 kg/ha)

Date limite
fin février
15 mars
20 mars
31 mars

Lupin d’hiver
Luxe

Clovis, Lumen

20-25 grains/m²
(60 à 90 kg/ha)

25 - 30 grains/m²
(75 à 95 kg/ha)

Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010-2011

7

Densité de semis
En cas de faible peuplement en sortie d’hiver, la variété de lupin
d’hiver Luxe a une forte capacité de récupération. Si les plantes
sont bien réparties et vigoureuses, 8 -10 plantes/m² peuvent donner un rendement correct.

En lupin d’hiver, un travail du sol suffisamment profond,
réalisé dès la récolte du précédent et plusieurs semaines
avant le semis, est indispensable pour limiter les attaques
de la mouche des semis ; il permet d’enfouir les pailles
et réduit ainsi les populations de mouche. Cette technique
complète l’efficacité du traitement des semences.
L’objectif du travail du sol est d’obtenir un sol aéré, suffisamment
rappuyé, permettant un bon enracinement du pivot et un bon
développement des nodosités. Attention aux lits de semences
grossiers qui favorisent la présence de limaces, et diminuent l’efficacité des désherbages de post semis.
L’état de surface ne doit pas être trop fin pour limiter les risques
de battance en cas de forte pluie après le semis. Le lupin a une
germination épigée, contrairement au pois et à la féverole, et est
donc plus sensible aux conséquences d’une battance avant la levée et aux dégâts d’oiseaux.

Semis
L’idéal est d’utiliser un semoir pneumatique monograine à faible
écartement. Il permet d’obtenir la densité recherchée et d’optimiser la répartition sur la ligne et en profondeur.
A défaut, on utilisera le semoir céréales en travaillant à faible
vitesse.
Profondeur de semis : 3 cm
Ecartement entre rangs :
Lupin de printemps : de 17 à 35 cm.
Lupin d’hiver : 35 à 40 cm.
A faible écartement, on assure une meilleure couverture du sol,
donc une meilleure concurrence vis-à-vis des adventices. En revanche, les grands écartements permettent le recours au binage.

06

Fertilisation
et irrigation
Fertilisation :
une culture peu exigeante
Comme les autres protéagineux, le lupin n’a pas besoin d’engrais
azoté. Ses exigences en acide phosphorique sont faibles : 30 à 40
unités de P205 compensent les exportations par les grains. En
potasse, les exigences sont moyennes : 80 à 100 unités de K20
compensent les exportations pour un rendement de 40 à 50 q/ha.

Irrigation du lupin de printemps :
un complément si nécessaire
Le lupin valorise l’irrigation au stade formation des gousses et
remplissage des graines.
En situation de printemps sec, le premier apport se fera après
floraison du premier étage. Des apports d’eau trop précoces ne

Utiliser de préférence des semences certifiées pour :
- la qualité sanitaire et la faculté germinative,
- la qualité du traitement de semences,
- le contrôle du taux de grains amers.

Inoculation
Elle est fortement conseillée en première année de culture du lupin dans une parcelle car la bactérie responsable de la symbiose
est rarement présente en quantité suffisante dans les sols français. Une seule inoculation est nécessaire car les populations de
bactéries se maintiennent ensuite très bien dans les sols. Le produit est à commander en même temps que les semences.

8

Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010-2011

sont pas conseillés car ils risquent d’entraîner un excès de croissance végétative, notamment sur les variétés indéterminées.
En cas de déficit hydrique, l’eau apportée sera bien valorisée
jusqu’à 15 jours après la fin floraison du 3e étage. Suivant l’importance et la durée de ce déficit, le nombre d’apports d’eau se
situera entre 1 et 3.
Remarque : en semis d’automne, l’avancée de la floraison permet à la culture d’échapper partiellement au déficit hydrique
et aux coups de chaleur de juin. Toutefois, une irrigation de
fin de cycle sur des variétés d’hiver de type déterminé (Clovis, Lumen) sera bien valorisée en cas de sécheresse.

© n. cornec

Préparation du sol :
enfouir les résidus de paille

© B. Carrouée

07

Protection sanitaire
Note aux utilisateurs :
Les produits cités dans cette brochure sont autorisés en février 2010. Dans la mesure où des produits peuvent être retirés
ou de nouveaux produits être homologués, il est nécessaire de se
tenir informer, par exemple par les sites Internet suivants :
Site ARVALIS - Institut du végétal (rubrique mélanges de produits phytosanitaires) :
www.arvalisinstitutduvegetal.fr
Site du Ministère de l’Agriculture :
http://e-phy.agriculture.gouv.fr

Traitement de semences
Le traitement de semences est indispensable pour participer à la
lutte contre l’anthracnose et la mouche du semis.
Contre l’anthracnose : préférer Wakil XL (0,1 l/q). Vitavax 200 FF
(0,25 l/q) présente une efficacité inférieure.
Contre le ver de la mouche, uniquement en lupin d’hiver, utiliser
Pyristar (0,3 l/q). Ce traitement est complémentaire au labour
précoce pour lutter contre ce parasite.

Désherbage
L’installation du lupin est lente et la culture peu concurrentielle
des adventices.
Centium 36 CS est autorisé en post semis, prélevée à 0,3 l/ha.
Cent 7 peut s’appliquer à différentes périodes :
- En post semis, prélevée à 0,8 l/ha
- En post levée à 0,8 l/ha (stade 2 à 4 feuilles du lupin). Délai
avant récolte : 100 jours.
- En programme : post semis, prélevée à 0,6 l/ha puis en post levée à 0,4 l/ha au stade 2 à 4 feuilles du lupin.
Pour une bonne efficacité en postlevée, il faut intervenir au stade
plantule des adventices (cotylédons à 2 feuilles).
En post levée, ne pas associer Cent 7 à Agil / Claxon / Ambition
ou tout autre produit de formulation EC.
Prowl 400 / Baroud SC est autorisé en pré-levée à 3 l/ha. Il
présente une bonne efficacité sur quelques graminées (pâturins,
Agrostis jouet du vent et dans une moindre mesure vulpin). Il

peut être appliqué seul ou en association avec Centium 36 CS
ou Cent 7.
En cas de risque gaillet, renouées : l’associer avec Centium 36 CS.
En cas de risque matricaire, crucifères : l’associer avec Cent 7.
Contre les graminées, sont autorisés en post-levée Agil, Claxon
et Ambition à 1,2 l/ha. Avec l’ajout de 1 l/ha d’huile, il est possible
de les utiliser à 0.7 - 0,8 l/ha selon le stade des adventices. Ils sont
efficaces sur repousses de céréales et la plupart des graminées
sauf le pâturin annuel. Le délai avant récolte est de 60 jours

Désherbage mécanique
Le désherbage mécanique est possible mais il nécessite une
bonne maîtrise des techniques et des outils utilisés. En cas de
casse de la tigelle, la plante touchée ne redémarre pas (du fait de
la germination épigée du lupin).
Pour obtenir la meilleure efficacité, il faut intervenir sur sol sec
et sur des adventices jeunes.

Herse étrille
En pré-levée, il est possible d’utiliser la herse étrille si les
graines ont été semées de façon régulière à 3 cm de profondeur,
sur un sol assez fin et un terrain bien nivelé. Ce 1er passage peut
avoir lieu sitôt que le sol est bien ressuyé et doit se faire le plus
près possible du semis. Le hersage doit atteindre 1 à 2 cm avec
les dents en position relativement souple, la vitesse d’avancement doit rester réduite (2 km/h).

Possibilités de désherbage mécanique 
possible
ne pas intervenir
Semis

Vibroculteur
Herse
Cultivateur
(faux-semis)

Attention aux fleurs !
Levée

3-4 Feuilles

Début floraison

Herse-étrille
Bineuse
(2 km/h, dents souples)
(à privilégier)
Houe rotative
Herse-étrille
(10-12 km/h)
(<10 km/h, dents
moins souples)
houe rotative (>15 km/h)

Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010-2011

9

Produits herbicides disponibles en pré-levée du lupin :
Produits

Dose/ha

Efficacité satisfaisante sur :

Cent 7

0,8 l

Crucifères, matricaire, stellaire, véroniques

Centium 36 CS

0,3 l

Ethuse, gaillet, stellaire, renouée des oiseaux

Prowl 400 /
Baroud SC

3 l

Capselle, chénopode, coquelicot, laiteron,
lamier, morelle, pensées, véroniques

Centium 36 CS
+ Prowl 400 /
Baroud SC

0,25 l +
(2,5 l à 3 l/ha)

Capselle, chénopode,
coquelicot, morelle, stellaire, renouées, gaillet

Cent 7
+ Prowl 400 /
Baroud SC

(0.6 à 0,8 l) + 
(2.5 à 3 l)

Capselle, chénopode, coquelicot, fumeterre,
lamier, matricaire, pensée, stellaire,
véroniques, crucifères

Centium 36 CS
+ Cent 7

(0,25 l à 0,3 l)
+ 
(0,6 l à 0,8 l)

fumeterre, capselle, gaillet,
renouée des oiseaux, stellaire

Points faibles

Coût indicatif
(€/ha)

Insuffisant sur chénopode,
renouées liseron et persicaire

26

Insuffisant sur matricaire, fumeterre,
renouée liseron, crucifères, pensée

50

- Moyen sur renouées, fumeterre,
atriplex, matricaire
- Insuffisant sur gaillet, ombellifère,
sanve, ravenelle
- Moyen sur gaillet, véroniques,
matricaire
- Insuffisant sur sanve, ravenelle,
géranium

40

72 à 80

- Moyen sur renouées
- Insuffisant sur gaillet

52 à 65

- Moyen sur chénopode, gaillet,
- Insuffisant sur renouée liseron

61 à 76

En post-levée, on peut intervenir à partir du stade 3-4 feuilles
du lupin (avant, les plantes sont très fragiles) et avant le début
floraison (après, on risque d’abîmer les fleurs). Les passages de
herse étrille peuvent se succéder en fonction de la présence des
adventices, en augmentant progressivement la vitesse de travail
(jusqu’à plus de 10 km/h) et l’agressivité des dents.

La houe rotative
Cet outil nécessite des vitesses de travail élevées, au minimum
10-12 km/h et si possible 15 km/h et plus.

Le binage implique de semer en ligne avec un écartement entre
rangs d’au moins 30 cm. Il peut avoir lieu à partir du stade 3-4
feuilles. En présence de nombreuses vivaces, il est à préférer au
hersage. Un premier passage en post-semis pré-levée est possible mais il réclame de la technicité : passage lent, mode peu
agressif, bonne régularité et profondeur de semis.
Les deux techniques, hersage et binage, peuvent être combinées,
le binage est souvent réservé à des stades plus avancés de la
culture et des adventices.

Lutte contre les maladies en
végétation
Anthracnose (Colletrotrichum gloeosporioides)
L’anthracnose est la plus à craindre. Des contaminations peuvent
échapper au traitement de semences si les conditions climatiques sont favorables (temps chaud et humide au printemps).
Les symptômes sont caractéristiques : tige éclatée avec mycélium rose à l’intérieur et courbure des tiges en forme de crosse.
Les plantes finissent par sécher complètement.
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Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010-2011

© B Gaillard

La bineuse

Anthracnose

En lupin de printemps, surveiller attentivement à partir de début
mai. En lupin d’hiver, surveiller à partir de mi-avril. Intervenir
à l’apparition des premiers foyers, pour éviter que la maladie
s’étende à l’ensemble de la parcelle. Un seul traitement bien positionné suffit dans la majorité des cas pour contrôler cette maladie.
Il est conseillé d’attendre au moins 3 - 4 ans quand on a eu une
forte attaque d’anthracnose dans une parcelle avant de refaire
du lupin.

Rouille
La rouille est relativement fréquente, surtout dans le sud. La nuisibilité peut être importante si elle arrive tôt. Traiter dès l’apparition des premières pustules à la face inférieure des feuilles.

© JY. Maufras

Produits fongicides homologués sur lupin
Dose
Maladie
autorisée
visée
(l/ha)
Amistar
0.8
anthracnose
Caramba *, Cinch *
1.2
rouille
Caramba star *, Sunorg pro *
0.8
rouille
Balmora, Horizon EW
1
rouille
Abnakis, Maronée, Tabou, Triade
0.8
rouille
anthracnose,
Priori Xtra*, Amistrar Xtra *
1
rouille

Rouille

* deux applications maximum par an

Lutte contre les ravageurs

Botrytis

Botrytis
Le botrytis est plus rare que la rouille. Il peut se développer en
conditions humides en fin floraison. Les symptômes se présentent comme ceux du pois, sous forme d’une pourriture grise.

Sclérotinia
Le lupin est sensible au sclérotinia en conditions humides et
fraîches. C’est le même champignon que sur les oléagineux, le
pois et la féverole. Les symptômes se présentent sous forme d’un
mycélium blanc à l’intérieur de la tige principale qui donne ensuite des sclérotes de forme ovoïde de la taille du cm. Cela se
traduit par un avortement des fleurs et des gousses ; à terme la
plante se dessèche.

Juste après la levée, des attaques de mouches du semis (Delia
platura) peuvent causer de graves dégâts, les galeries occasionnées dans le pivot par les larves entraînant un dépérissement de
la plante. Pour lutter contre ce ravageur, il est nécessaire de labourer 3 à 4 semaines avant le semis pour enfouir les résidus de
récolte et d’utiliser des semences traitées avec Pyristar à 0,3 l/q.

Thrips
En lupin d’hiver, des attaques de thrips peuvent se produire à l’automne, semble-t-il vers
Thrips
le stade 3-4 feuilles.
Les dégâts s’observent
en sortie d’hiver : les
plantes sont naines. A
ce jour, aucun insecticide n’est homologué.
Ce problème semble
toutefois relativement
rare.

© M. Moquet

© JY. Maufras

Mouche du semis en lupin d’hiver

Limaces
En cas d’infestation, les dégâts peuvent être graves.

Sclérotinia

Taupins et tipules
Etre surtout attentif après retournement de prairie, au moment
de la levée.

Pucerons

© Jouffray Drillaud

Attaques peu fréquentes, quelques risques néanmoins à l’automne et au printemps.

Punaises
Attaque possible courant floraison. Seule une population importante peut pénaliser le rendement.

Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010-2011

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Récolte et stockage
La récolte est facile. Les tiges restent généralement dressées.
La récolte est possible dès que l’humidité des grains est inférieure à 20 %, mais il faut ventiler, voire sécher immédiatement
après la récolte si l’humidité est supérieure à 15 %. Le mieux
est de récolter à 14-15 % d’humidité pour permettre une bonne
conservation. En cas de graines très sèches (teneur en eau inférieure à 10-12 %), battre plutôt le matin pour éviter l’éclatement
des gousses au contact des rabatteurs.

Stockage

Dessiccation

- Grains récoltés à 20-25 % d’humidité : du fait de son cycle
tardif, dans la partie Nord de la France, il est parfois nécessaire
de récolter le lupin blanc de printemps à une humidité élevée.
Deux solutions alors : soit le séchage à air chaud (coûteux), soit
l’inertage si le grain est destiné à être autoconsommé : la technique consiste à broyer le grain (prêt à l’emploi pour la distribution aux animaux) et à constituer un silo hermétiquement fermé
comme pour un ensilage. Le dégagement de CO2 dans le silo dès
le début de la fermentation suffit à assurer une conservation correcte.

En cas de salissement important avant la récolte, il est possible
d’intervenir avec Réglone 2 à 3 l/ha.
Période d’utilisation :
5 à 7 jours avant la récolte (D.A.R. = 5 jours), à partir du noircissement des dernières gousses.

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Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010-2011

Les grains ne sont pas attaqués par des insectes au stockage.
- Grains récoltés à moins de 20 % d’humidité : la graine de
lupin est assez grosse pour permettre une bonne circulation de
l’air dans le silo, à condition qu’il n’y ait pas d’impuretés (débris
de mauvaises herbes…). Une ventilation active avec de l’air froid
permet de ramener le lot à 14-15 % d’humidité.

© n. cornec

08

Utilisation :
une graine bien adaptée
aux ruminants
La graine de lupin est riche en matières azotées, matières
grasses et cellulose et est dépourvue d’amidon.

Vaches laitières
Pour éviter une dégradation trop rapide dans le rumen du fait
de la forte solubilité de ses matières azotées, le lupin doit être
distribué sous forme aplatie ou grossièrement broyée, mais pas
broyée finement.
Sur une ration de base « ensilage de maïs/ensilage d’herbe », le
lupin blanc peut être utilisé comme concentré de production associé à du blé. L’apport peut atteindre 5 à 6 kg par jour et par vache.
Le lupin blanc peut aussi compléter seul une ration d’ensilage
de maïs. Sa valorisation est alors proche de celle d’un tourteau
de colza.
La dégradabilité de ses protéines peut être réduite en appliquant
des traitements thermiques tels que l’extrusion, ce qui améliore
ses valeurs PDI. Cependant de tels traitements sont coûteux.
Le lupin peut être une alternative au tourteau de soja et on peut
retenir une règle de substitution simple :

© n. cornec

09

1 kg tourteau de soja = 1,5 kg lupin + 0,1 kg tourteau de soja
tanné.
Cependant, au-delà d’un niveau de production de 35 kg de lait
par VL et par jour, l’utilisation de sources de protéines plus
concentrées ou protégées reste indispensable.

Jeunes bovins
Grâce à son appétence et sa valeur alimentaire, le lupin peut
remplacer le tourteau de soja. Présenté entier, broyé grossièrement, aplati, trempé ou inerté, il peut être distribué à raison de
1.2 à 2 kg/jour.

Ovins
Associé à une céréale pour l’engraissement des agneaux, le lupin
permet d’obtenir les mêmes performances qu’avec des mélanges
fermiers (céréales + tourteaux) ou des aliments du commerce.
La graine peut être distribuée sous forme entière, sauf pour les
agneaux de moins d’un mois et demi (nécessité d’aplatissage
grossier).

Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010-2011

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Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010-2011

15

Pour en savoir plus et contacts
Quoi de Neuf - Pois, Féverole, Lupin
Publication annuelle (début novembre). Synthèse des
résultats de l’année sur tous les sujets techniques liés
à la production, et actualité économique.
90 pages

Protection des protéagineux
Dépliant annuel (février) ARVALIS - UNIP - FNAMS - DGAL/
SDQPV.
Liste et caractéristiques des produits phytosanitaires sur
protéagineux.
S’adresser à Editions ARVALIS - Institut du Végétal - BP 93 14410 Condé sur Noireau
Tél. : 02 31 59 25 00 - Fax : 02 31 69 44 35

Pois, lupins, féveroles : des sources de protéines
pour les ruminants
Ed. 2005, UNIP - ARVALIS - Institut de l’Elevage, 8 pages.
(sur demande à l’UNIP - d.abchiche@prolea.com
Tél. : 01 40 69 49 14)

Basse-Normandie,
Bretagne, Pays de la Loire,
Poitou-Charentes
Michel Moquet
56500 Bignan
Tél. : 02 97 60 30 72
m.moquet@arvalisinstitutduvegetal.fr

Centre Bassin Parisien
Haute-Normandie
Elise Vannetzel
91720 Boigneville
Tél. : 01 64 99 22 33
e.vannetzel@arvalisinstitutduvegetal.fr

Alsace, Bourgogne
Franche Comté,
Rhône-Alpes, Auvergne
Matthieu Killmayer
21000 DIJON
Tél. : 03 80 28 81 87
m.killmayer@arvalisinstitutduvegetal.fr

Sud
Jean-Luc Verdier
31450 Baziège
Tél. : 05 62 71 79 66
jl.verdier@arvalisinstitutduvegetal.fr

Picardie,
Nord Pas de Calais
Thierry Denis
80200 Estrées Mons
Tél. : 03 22 85 75 60
t.denis@arvalisinstitutduvegetal.fr

Philippe Hauprich
51035 Châlons en Champagne
Tél. : 03 26 64 62 78
p.hauprich@arvalisinstitutduvegetal.fr

ARVALIS - Institut du végétal
3, rue Joseph et Marie Hackin
75116 PARIS
Tél. : 01 44 31 10 00
www.arvalisinstitutduvegetal.fr

16

Lupin de printemps et d’hiver - Guide de culture 2010-2011

UNIP
12, avenue George V - 75008 PARIS
Tél. : 01 40 69 49 14
www.prolea.com/unip

© ARVALIS - Institut du végétal - ISBN : 978-2-8179-0036-0 - Réf. 360 - Dépôt légal juillet 2010

Champagne Ardenne,
Lorraine


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