situation hydrogeologique eaux minerales evian BRGM SGN 1973 .pdf



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SOCIÉTÉ A N O N Y M E DES EAUX MINÉRALES D'ÉVIAN
B.P. 9 AMPHION-LES-BAINS
74500 ÉVIAN-LES-BAINS
Tél. 410

ÉTUDE HYDROGÉOLOGIQUE PAR SONDAGES PROFONDS
DANS LE GISEMENT HYDROMINÉRAL D'ÉVIAN (74)
COMPTE-RENDU DE FIN DE SONDAGE
ET SYNTHÈSE DES RÉSULTATS

par
R. A M A T - C H A N T O U X et J.J. COLLIN

BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES
SERVICE GÉOLOGIQUE NATIONAL
B.P.

6009

-

45018 O R L É A N S CEDEX

-

Tél.

(38)

66.06.60

Service géologique régional J U R A • A L P E S
B. P. 6083

73

SGN

.

371

69604 V I L L E U R B A N N E / Croix-Luizet

JAL

-

Tél. (78) 5 2 . 2 6 . 6 7 '

Lyon, Novembre 1973

R E S U M E

A la demande de la S.A.E.M.E., le Service Géologique Régional JuraAlpes du B.R.G.M. a procédé à la surveillance technique et géologique de sondages
de recherche d'eau minérale.

Les travaux, répartis sur un an, ont comporté la surveillance des
chantiers de forage profond, l'exécution des diagraphies, le relevé des coupes, la
surveillance et l'interprétation des pompages et des prélèvements pour analyses chimiques.

Les éléments recueillis permettent de donner une image synthétique
du gisement et des qualités hydrodynamiques et chimiques des nappes rencontrées.

Les résultats principaux sont :

- nappes supérieures

: faible perméabilité, faciès chimique semblable à

(profondeur de quelques

l'eau Cachât mais caractère réducteur des eaux,

dizaines de m à 170 m)

- nappes profondes

: perméabilité satisfaisante, eau différente de l'eau

(profondeur de 180 à

Cachât, caractère réducteur.

4oo m)

. Devant un tel résultat qui tend à accréditer pour expliquer les caractéristiques de l'eau "CACHAT" l'hypothèse de l'oxydation des eaux lors de leur
passage dans la zone d'émergence, zone particulièrement "développée", une orientatior
de recherche proche de la source exploitée est proposée.

Interlocuteurs de la S.A.E.M.E.

: Monsieur STEININGER puis Monsieur BARBEZIER

Conseiller de la S.A.E.M.E.

: Monsieur AUBIGNAT



• • / • • •

- Ingénieur responsable de l'étude

J.J. COLLIN

- Techniciens

R. AMAT-CHANTOUX
P. BEAUDUC
J. TOUBIN

avec la collaboration de

G. CAMUS (ingénieur de chantier)

- Dessinateur

J.F. RIEUX

- Secrétaires

G. ALARCON
M. ALIBERT

S O M M A I R E

1 - GENERALITES

5

11 - HISTORIQUE DES PRECEDENTES RECHERCHES

5

12 - CHOIX DES IMPLANTATIONS

6

2 - TRAVAUX EXECUTES

Q

21 - FORAGE DES TOURS

8

22 - FORAGE DE LA GARE
23 - FORAGE DES GROTTES


'•

24 - FORAGE D'AMPHION

3 - |ESULTATS=ACgyiS
31 - GEOLOGIE

9
9
9

10

10

311 - Faciès reconnus des terrains quaternaires

10

312 - Substratum reconnu

10

313 - Correlations e t structure

10

32 - DESCRIPTION DES AQUIFERES
321 - Forage des Tours

]2

J2

3211 - Na22ê_su2|rieure_I

14

3212 - Na2£e_su2§rieure_II

15

3213 - Na22£_inférieure

15

322 - Forage de la Gare

17

3221 - Na22ê_s>HEÉEiêu.EÊ

17

3222 - Na22Ë_ÎDf§EiÊHÎË

17

323 - Forage des Grottes
33 - HYDROCHIMIE

19
19

331 - Eléments majeurs

24

332 - Eléments secondaires

24

4 - SYNTHESE DES RESULTATS

29

41 - SCHEMA HYDROGEOLOGIQUE DU "BASSIN D'EVIAN"

29

42 - BILAN DES RESULTATS PRATIQUES POUR LA RECHERCHE D'EAU MINERALE

30

43 - SUGGESTIONS POUR L'ORIENTATION DE NOUVELLES RECHERCHES

31

LISTE

DES

FIGURES

Fig. 12

Plan d'implantation des sondages

Fig. 313 c

Bloc diagramme schématique de la colline d'EVIAN

Fig. 3221

EVIAN LA GARE nappe supérieure - courbe de rabattement 18

Fig. 3222 a

EVIAN LA GARE nappe inférieure - pompage

20

Fig. 3222 b

EVIAN LA GARE nappe inférieure - remontée

21

Fig. 323 a

EVIAN LES GROTTES - Pompage de 3m3/h

22

Fig. 323 b

EVIAN LES GROTTES - Remontée après pompage de 3 m3/h

20

Fig. 331 a

Diagramme d'analyse d'eau (SCHOELLER-BERKALOFF)

25

Fig. 331 b

Diagramme d'analyse d'eau (PIPER)

26

Tableau 332

Analyses chimiques - Eléments secondaires

27

PLANCHES

HORS

TEXTE

- P I . 31 a

Coupe simplifiée du forage des "TOURS"

- P I . 31 b

Coupe simplifiée du forage "DE LA GARE"

- PI. 31 c

Coupe simplifiée du forage "DES GROTTES"

- PI. 313 a

Coupe géologique transversale du forage de SCIONNEX
à la source CACHAT

- PI. 313 b

Coupe géologique transversale d'Ouest en Est.

7
13

LISTE

- Annexe I

DES

ANNEXES

Résumé chronologique d'exécution du forage
des TOURS

- Annexe II

Résumé chronologique d'exécution du forage de
LA GARE

- Annexe III

Résumé chronologique d'exécution du forage
DES GROTTES

- Annexe IV

Coupes détaillées et diagraphies du forage des
TOURS

- Annexe V

Coupes détaillées et diagraphies du forage de
LA GARE

- Annexe VI

EVIAN LES TOURS : schéma des niveaux piézométriques séparés puis confondus des nappes

- Annexe VII

Géologie des forages (tableau récapitulatif)

- Annexe VIII

Caractéristiques physico-chimiques des aquifères

- Annexe IX

Traitement des analyses chimiques

Compte tenu de leur important volume, ces annexes se sont fournies qu'en
nombre limité. Les originaux sont archivés et consultables au S.G.R. JURA-ALPES.

1 - GENERALITES

A la demande de la S.A.E.M.E., le B.R.G.M. , Service géologique régional
JURA-ALPES, a été chargé de surveiller géologiquement et techniquement trois
premiéis sondages destinés à reconnaître le gisement hydrominéral d'EVIAN,
en vue de l'accroissement de sa.production. Cette campagne a été préparée
par la S.A.E.M.E. avec le concours de M. AUBIGNAT, et l'appui technique du
B.R.G.M., Service des eaux minérales, et Service régional JURA-ALPES. La
conduite des travaux a été suivie par le service JURA-ALPES.
Sans prétendre faire la synthèse hydrogéologique du "bassin d'EVIAN" ce
rapport fait le point des résultats acquis en les replaçant dans le contexte
des données générales disponibles en fin 1972.

11 - HISTORIQUE DES PRECEDENTES RECHERCHES

La thèse de B. BLAVOUX (Les sources minérales d'EVIAN - Etude climatologique, hydrogéologique et hydrochimique des formations fluvio-glaciaires quaternaires du Bas-Chablais) constitue l'ossature des connaissances
disponibles. Cet ouvrage rassemble toutes les données géologiques et hydrologiques du moment. Il nous apporte en particulier les précieuses coupes
géologiques de Sionnex, du Stade, et du Royal.
Ces coupes montrent, hélas, qu'il ne faut pas attendre de faciès
très perméables dans l'arrière pays d'EVIAN. Par ailleurs, de nombreuses
inconnues subsistent en profondeur car les forages se sont arrêtés dans la
moraine et n'ont pu faire l'objet que d'essais de perméabilité ponctuels.
Deux profils de sondages électriques (1) ont alors été effectués
sous la direction du C.R.G. ; les résultats de ces mesures confrontés à
d'autres données avaient permis alors au C.R.G. d'établir une carte du substratum et de définir des chenaux a priori comblés de matériaux perméables.
Le sondage de la Villa Magnin (2), implanté sur ces données est le
premier à avoir rencontré le substratum à la profondeur de 163 m et à avoir
rencontré deux formations aquifères distinctes.

(1)

Le B.R.G.M. étant opérateur

(2)

Indice B.R.G.M.

630-2-14

Divers aléas techniques (1) et des résultats hydrochimiques peu
encourageants justifiaient alors de la part de la S.A.E.M.E.le choix d'une
autre direction de recherche. La S.A.E.MJÏ.décidait alors d'un programme
d'investigation complet et demandait au B.R.G.M. son concours technique pour
la surveillance et l'interprétation des résultats des forages.

12 - CHOIX DES IMPLANTATIONS (cf. fig. 12)

Trois éléments donnés a priori constituent la contrainte majeure
aux choix des implantations : ce sont:le maintien des forages dans les

,

limites communales d'EVIAN, la disponibilité de parcelles de terrain convenables appartenant à la S.A.E.M.E. et le respect du périmètre de protection
de la source CACHAT. On conçoit donc que dans ces conditions, il ne soit
pas aise d'implanter des forages de manière à concilier les contraintes locales et les espérances de la géologie.
Le forage des Tours a pu être implanté assez aisément et visait
comme objectif un chenal localisé sur la carte de synthèse géophysique effectué par le C.R.G.
Le forage de la Gare visait à reconnaître, dans un contexte assez
semblable à celui de Villa Magnin, la.présence des deux aquifères et surtout
à vérifier et préciser un renseignement acquis lors de travaux à caractère
géotechnique : à savoir, la présence d'une première nappe artésienne. Il est
tentant de corréler ce niveau avec l'aquifère capté à CACHAT et connu également au forage de l'Ancienne Buvette.
Le forage des Grottes, placé sur le même parallèle que CACHAT et la
Gare visait à reconnaître les nappes à l'Est d'EVIAN, dans une zone totalement
méconnue. Nous espérions en particulier retrouver là la nappe supérieure
dans des conditions d'exploitabilité acceptables.
Un quatrième forage, implanté et programmé par le C.R.G. de THONON,
visait à vérifier à Amphion -dans le périmètre même de l'usine- l'existence
hypothétique d'un chenal surcreusé dans les formations glaciaires.

(1) Venues incoercibles de sable fin en particulier

Fig.12

PLAN D'IMPLANTATION DES SONDAGES
1/20 000

Grande Ri

EVIAN-LES BAINS
V J ; - ¡ vr^C~ Ancienne buvette-*-"^!

w

^ LA GARE

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630,2,12

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LES GROTTES
^ 630.213

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Sondages de la
campagne 1972/1973
B.R.G.M.
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2 - TRAVAUX_EXECUTES

L'exécution des sondages et des pompages d'essai a été confiée par la
S.A.E.M.E. à la Société Bonne Espérance (1). Le B.R.G.M. assurant suivant
les directives de la S.A.E.M.E. la surveillance technique et géologique
des sondages et effectuant les diagraphies électriques.
Les différentes opérations successives exécutées sont relatées en annexe I, II, III sous forme de résumés du journal de chantier de chaque sondage. Les équipements techniques et diamètres de forage sont figurés sur
les coupes détaillées de chaque ouvrage. Par ailleurs, les opérations spéciales, sont commentées à l'occasion des chapitres :
- piézométrie (322)
- paramètres physiques (323)
- hydrochimie (33)
Les trois sondages ont été exécutés par le procédé Rotary avec injection
de boue bentonitique.

21 - FORAGE DES TOURS

Le forage des Tours - indice de classement B.R.G.M. : 630.2.11
Coordonnées Lambert X = 926.920
Y = 163.460
Z = 530 (e.p.d.)
exécuté du 18 Novembre 1972 au 7 Mai 1973 a comporté de nombreuses phases
de travail. Sa conception initiale et son caractère de premier forage hydrogéologique dans un domaine profond encore insoupçonné ont motivé des ajustements de programme en cours de route. C'est ainsi que le forage a été
arrêté une première fois à 125 m puis à 375 m pour atteindre enfin la profondeur de 416,6 m. Chaque phase successive comportant une pose de crépines
et un essai de débit s'accompagnant nécessairement d'une réduction du diamètre (0 150 mm - 127 et 106 mm puis 50 mm) et aussi d'une remise en boue de
l'ouvrage ce qui est de nature à favoriser le colmatage. Ces divers aléas,
conjugés à la grande profondeur du niveau de l'eau ont été lourdsde contraintes quant aux divers pompages d'essai et, en conséquence ultime , quant aux
résultats des analyses chimiques.
(1) En fait le marché initial a été passé avec CINQU1N Frères, mais cette
société a par la suite sous-traité les travaux de forage à Bonne Espérance,
société associée qui est équipée d'appareils plus puissants.

22 - FORAGE DE LA GARE

Le forage de la Gare -indice de classement B.R.G.M. : 630.2.12
Coordonnées Lambert X - 925.870
Y = 164.130
Z = 410 (e.p.d.)
a été exécuté du 15 Mai au 30 juillet 1973.
Grâce à la connaissance des résultats hydrogéologiques acquis sur
le forage des Tours, cet ouvrage a été conduit de manière différente :
- recherche systématique et immédiate du substratum
- équipement en 0 250 et 150 mm
- choix de l'acier inoxydable en liaison

avec les problèmes

hydrochimiques posés par les caractéristiques des eaux. L'aspect original de
cet ouvrage est de mettre en cotnmunication avec la surface par simple artésianisme deux nappes qui peuvent être étudiées ainsi -sans pompages- séparément .

23 - FORAGE DES GROTTES

Le forage des Grottes - indice de classement B.R.G.M. : 630.2.13
Coordonnées Lambert X = 928.330
Y = 164.490
Z = 409 (e.p.d.)
a été exécuté du 3 Août au 12 Septembre 1973.
Il a été conduit sur les mêmes bases que le forage de la Gare.
Fait saillant, il n'a rencontré qu'un seul aquifère non artésien mais toutefois captif.

24 - FORAGE D'AMPHION

Le forage d'Amphion que nous n'analyserons pas ici en détail n'a
pas rencontré les formations glaciaires et fluvio-glaciaires du système
d'EVIAN et a touché le substratum molassique à 88 m sous des alluvions du
delta de la Dranee.

10

3 - R|SULTATS=ACgyiS

31 - GEOLOGIE

La description détaillée des terrains traversés est donnée dans
les coupes géologiques cf. pi. 31 a, b, c et annexes IV et V.

311 - Faciès reconnus des terrains quaternaires

Nous avons pu identifier par l'étude des déblais de forage
(cuttings), des carottes témoins et par les diagraphies électriques les
principaux faciès décrits par B. BLAVOUX dans sa thèse. Les deux principaux
faciès rencontrés appartiennent aux formations glaciaires et fluvio-glaciaires ; il s'agit d'argiles avec blocs ou "blocaux" et de formations détritiques sablo-graveleuses ou siLteuses souvent envahies d'argile, parfois
même d'argiles pures (fluvio-lacustre ? ) .
Nous examinerons la répartition de ces différents faciès à
l'occasion des corrélations (cf. § 313), toutefois, il est bon de noter dès
à présent le fait saillant suivant que constitue la présence aux Tours d'une
très épaisse série d'argile à blocaux (139 m) recouvrant une série fluvioglaciaire profonde inconnue jusqu'à ce jour.

312 - Substratum reconnu

Contrairement à notre attente, le substratum a été rencontré
d'une part beaucoup plus bas que ne le laissait prévoir les documents en
notre possession et sous un faciès différent. En effet, c'est la molasse
rouge oligocène qui forme le soubassement des formations glaciaires. Il s'agit
d'un ensemble hétérogène de marnes bariolées lie de vin à gris bleu, à cassures écailleuses, de calcaires marneux et de grès fins tendres, à ciment
calcaire

gris-beige ; la formation admet de petits filonnets de gypse.

313 - Corrélations et structures

L'intégration des résultats acquis aux données publiées ou
disponibles permet de faire un pas en avant appréciable dans la connaissance
des formations glaciaires de la colline d'Evian. Deux coupes N-S et E-W résument aux planches 313 a et b les corrélations que nous proposons.

11

II s'agit de corrélations entre faciès -considérées sous l'angle de la géologie appliquée- elles peuvent être parfois notablement différentes de corrélations stratigraphiques qu'il nous est difficile d'entreprendre faute
d'arguments de datation.
Il nous apparait au premier examen que ce qui avait été considéré comme substratum par la prospection électrique -en l'absence d'étalonnage- est en fait, localement tout au moins, le toit de la moraine inférieure.
Il n'y a donc guère lieu de rechercher un fil conducteur dans des résultats
par trop distordus.
Les cinq points d'observation du substratum nous montrent
actuellement une pente peu accusée orientée semble-t-il du NW vers le S-E
(]) : cette inclinaison est pratiquement à l'opposé de la pente topographique actuelle !
Les corrélations proposées font apparaître de grands ensembles :
- un aquifère inférieur parfois épais (les Tours) constitué
de cailloutis fluviátiles ou fluvio-glaciaires observés aux Tours et à la
Gare
- Une moraine inférieure s'épaississant vers le Sud et le
Sud-Est (les Tours, les Grottes) alors qu'elle est peu épaisse à Villa
Magnin et à la Gare
- au-dessus de cette moraine, une épaisse formation fluvioglaciaire et fluvio-lacustre est bien représentée à Sionnex, au Tours, à la
Gare et à Villa Magnin. Elle comporte de nombreux passages argileux ou argilograveleux ; aux Grottes elle semble entièrement représentée par une argile
(probablement lacustre). Dans cet important ensemble,les intercalations argileuses ou de graves argileuses peuvent isoler des nappes séparées (a niveaux
piézométriques différents) et même leur conférer un artésianisme important.

(1) A moins que ce substratum ne comporte des ondulations ou paléo-reliefs
qu'une campagne sismiqùe pourrait peut-être élucider.

12

- enfin, terminant la série vers le haut, on observe une
nouvelle couche morainique (50 m aux Tours, 85 m à Sionnex). Le bloc diagramme schématique (cf. fig. 313 C) résume et présente l'hypothèse de corrélation proposée.

Enseignements pratiques pour la recherche hydrogéologique :

- La séparation morainique inférieure entre les deux grands
aquifères est très restreinte au niveau de la Gare... On peut émettre
l'hypothèse qu'à faible distance de là, les deux formations se trouvent
adjacentes ?
- Il y a une certaine probabilité d'existence aquifëre profond
dans l'arrière pays d'EVIAN, au-delà des Tours, peut-être à la verticale
de Sionnex ?
- Dans son ensemble (et sous réserve de la présence de couches
minces mais bien perméables), la formation fluvio-glaciaire médiane comporte
plus de niveaux détritiques à l'Ouest qu'à l'Est (de Villa Magnin aux Grottes)

32 - DESCRIPTION DES AQUIFËRES
(cf. tableau récapitulatif des. résultats - Annexe VII - Géologie
des forages - et - Annexe VIII - Caractéristiques des aquifères)
321 - Forage des Tours (Cf. annexes techniques IV et VI

Le forage a reconnu un premier ensemble fluvio-glaciaire entre
50 et 172 m de profondeur.
Ces terrains fluvio-glaciaires constitués de graves plus ou
moins argileuses, où s'intercalent des niveaux finement sableux, présentent
un faciès aquifère assez médiocre.
Deux formations ont été retenues, et ont fait l'objet d'essais
de débit et d'analyses des nappes qu'elles contiennent.
Io - Entre 71 et 99,5 m : terrains graveleux faiblement argilosableux; avec passées de silts à partir de 87 m, et plus
franchement sableux de 97,6 à 99,5 m (sable fin abondant).

C'est le réservoir de la nappe supérieure I - épais de
28,5 m - la hauteur insuffisante d'alluvions mouillées comprise entre

BLOC DIAGRAMME SCHEMATIQUE DE LA COLLINE D'EVIAN

F.de Sionnex

moraine supérieure

fLuvio-gLaciaire sup-

moraine inférieure
F. des Grottes/

IC.

fLuvio-gLaciaire inf.

INTERSTADIAIRESU
(argile Lacustre)

moraine inférieure
31
(a'

substratum

moLasse oLigocêne

L

o



14

91,29m(niveau

piézométrique ) et 99,5 m, mur de la formation, soit 8,2 m -

ne pouvait laisser espérer une productivité intéressante de cet aquifère.
Les essais de débit exécutés ultérieurement le confirmèrent.
2° - Formation fluvio-glaciaire entre 126 et 172 m.
C'est aussi une grave, dans laquelle le pourcentage d'argile ou de sable
varie sensiblement d'un niveau à l'autre. C'est à la base, entre 167 et
172 m, que la formation est la plus propre et riche en graviers -(perte
d'injection de boue de forage\ Elle surmonte une forte épaisseur d'argile
glaciaire à blocs (Moraine).
L'aquifère est captif, son niveau piézométrique se stabilise
à 85,28 m, soit à 40 m au-dessus du toit de la formation.
Sous une couverture morainique de 138 m, un deuxième ensemble
fluvio-glaciaire, dont l'existence était à ce jour ignorée, fut mis en
évidence à la profondeur de 310m. Un ensemble détritique de 92 m,
comportant 58 m de terrains de faciès a priori perméables, repose directement sur le substratum à 402 m.
On remarque une forte proportion de graviers propres de
nature polygénique entre 363 et 402 m. Le forage a reconnu dans ces
formations une deuxième nappe captive.
3211 - Nap_p_e_sup_erieure_I

- formation fluvio-glaciaire entre 71 et 99,5 m soit 28,5 m
- épaisseur d'alluvions apparemment perméables (1)
mouillées 8,3 m
- niveau piézométrique : 91,29 le 11/01/1973
(Z - 435,71)
- durée du pompage : 127 h 30 (2)
3
- débit moyen : 0,21 m /h
- nappe rabattue à 109,45 m

(1) En fait, des niveaux de très faible perméabilité ont pu participer à
1'alimentation
(2) Y compris le pompage de développement

15
- dénivelée : 18,16 m
0 210
- débit spécifique : -z-~—r-r

=

1 o, 1 o

3
0,012 m /h par mètre

de rabattement
18 16
- rabattement spécifique : • .'

3
- 86,5 m par m /h

Le rabattement excessif et le très faible débit ne
permettent pas d'interprétation rigoureuse de la perméabilité. Toutefois,
le seul examen du débit spécifique, souvent assimilé à la transmissivité,
2
nous montre que ce paramètre est très faible (0,012 ra /h ou encore
ol Q Q

=

1.10

de grandeur 10

m /s) ; ce qui permet d'estimer la perméabilité k à l'ordre
m/s, valeur très basse révélant un aquifère inexploitable

économiquement.

3212 - Nagge supérieure II

- formation fluvio-glaciaire entre 126 et 172 m,
soit 46 m
- niveau piézométrique : 85,28 m le 30/03/1973
(Z - + 441,72)
- durée des pompages : 74 h et 8 h 45
- débit moyen : 1 m /h
- nappe rabattue à 34,18 m
- débit spécifique : 0,030 m /h/m
- rabattement spécifique :

j — = 34,18 m/m3/h

Bien que légèrement supérieure au point de vue
caractéristiques physiques (1) à la première nappe, cette nappe N° 2 est,
elle aussi, apparemment très peu productive.

3213 - Nagp_e_ inférieure

- formation de cailloutis de 310 à 402 m, équipée
partiellement de 344 à 402 m

(1) Le faible débit obtenu nous laisse craindre un colmatage par les boues
de forage ; un lavage intense et un traitement à 1'hexamétaphosphate
ont été pratiqués entre les deux essais, mais il n'a pas été constaté
d'amélioration.

16

Le niveau piézométrique s'établit à 108,16 m de
profondeur le 12/03/1973 (Z + 418,89). Cette mesure a été effectuée derrière
packer, isolant ainsi les nappes supérieures et moyennes. La nécessité
de placer des packers rendait impossible la mesure des niveaux dynamiques
en pompage. Aussi, les divers essais ont-ils été réalisés toutes nappes
supérieures confondues. Le très faible débit des nappes supérieures est
donc à défalquer du débit global.

Le niveau piézométrique des deux nappes confondues
s'établit à 108,30 m le 5/04/1973. L'effet de surcharge dû à l'écoulement
de la nappe médiane (NP = 441,72) dans la nappe inférieure (NP = 418,89)
soit un avec un gradient vertical de 23 m ou 2,3 kg, est au demeurant très
faible et atteste de la bonne transmissivité de l'aquifère inférieur.
Un pompage d'essai est particulièrement révélateur,
il s'agit de l'essai du 5/04/1973.
NP 108,30 - ND 110,85 - soit rabattement s = 2,55 m

3
pour un débit Q de 6,2 m /h en moyenne maintenu pendant 10 h et immédiatement
stabilisé (à la précision de nos mesures (1).
Cet essai a été pratiqué alors que le forage était
arrêté à 375 m et n'intéressait donc que 31 m de formation équipée de
crépines. D'autres essais ont été réalisés lorsque le forage a été achevé
(après remise en boue et nouveau nettoyage), ils ont tous donné des résultats
inférieurs, car un colmatage et un ensablement se sont produits ultérieurement, en particulier dans le tube 0 50 - 60 mm.
3
Nous retiendrons donc le débit spécifique de 2,5 m /h/m
valeur encore très certainement inférieure à la réalité puisque le forage
n'intéressait que 31 m sur 58 m de formation aquifère finalement équipée.
Sans hasarder d'hypothèse trop optimiste d'exploitabilité de la nappe profonde, nous pouvons espérer sur ces bases qu'un
forage de diamètre suffisant, équipé de crépines correctes, gravillonné et
développé de manière efficace, pourrait parvenir à débiter plusieurs
dizaines de m /h.

(1) La grande profondeur du niveau et le petit diamètre interdisant l'emploi
de sondes électriques, nous étions contraints à des mesures laborieuses
et lentes, à l'aide d'une ligne d'air et manomètre.

17

322 - Forage de la Gare (Cf. annexe V)

3221 - Nap_p_e supérieure

Le forage a traversé un premier ensemble de terrains
fluvio-glaciaires (interstadiaire supérieur) entre 28 et 59 m. Des sables
et graviers propres ont en particulier été observés de 23 à 34 m, partiellement entre 40 et 59 m, ils contiennent une nappe artésienne.
3

Il fut procédé à un essai de débit de 72 h. Commencé
^
3

à 6 m /h, ce débit fut réduit à 3 m /h après 51 h 10 de pompage, afin
d'éviter un désamorçage de la pompe placée à 38,70 m.
En effet, un ensablement du tubage entre 39 et 60 m,
ayant provoqué une augmentation des pertes de charge, créa une accélération
du rabattement de la nappe en cours de pompage. La remontée fut très lente.
Après 49 h d'observation, le niveau piézométrique n'avait pas atteint sa
cote d'origine ; il était à 3,40 m du sol, le 4/07/1973.
Les caractéristiques de l'aquifère de la nappe
supérieure, calculées avant que l'ensablement ne compromette les mesures,
pour la première heure de pompage, sont (cf. fig. 3221) ;
- Transmissivité

T

=

-5 2
8,3.10
m / s , d'où une perméabilité

K

-

2,8.10~ 6 m/s

Au sol, cette nappe fournit un débit naturel de
0,6 m 3 /h.

3222 - Na££e_inférieure

Reconnu pour la première fois au forage des Tours,
1'interstadiaire inférieur fut de nouveau traversé au forage de la Gare,
entre 182 et 230 m de profondeur. Son faciès correspond à un ensemble
graveleux, plus ou moins argileux. Cette formation fluvio-glaciaire est
aquifère ; elle contient une nappe captive et artésienne à + 3,04 m du sol
(le 20/07/1973). Les paramètres de cet aquifère furent définis

par un

pompage de 72 h et par l'étude de la remontée de la nappe. Débit d'essai :
3
15 m /h - rabattement de la nappe : 4,76 m, non stabilisée après 72 h de
pompage.



,

1

:

I

I

36

32 3
30
28

: 25

! l EVIAN'LA GARE*
NAPPE SUPERIEURE

POMPAGE A 6m 3 /h
= 0,0016 m 3 / s
i COURBE DE RABATTEMENt
Méthode semi Logarithmique de Jacob

0^3x0,0016

8,3

.10

= 2,8.10 5

m/s
oo

19

La remontée de la nappe, observée pendant 84 h,
restait encore inférieure à la cote d'artésianisme du 20/07/1973, en
s'ëtablissant à + 2,32 m du sol. Son débit naturel au sol est de l'ordre
de 5 m /h.

PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DE LA NAPPE INFERIEURE
(Cf. fig. 3222 a : pompage) - (Cf. fig. 3222 b : remontée)
- Transmissivité
- Perméabilité
- Débit spécifique
- Rabattement spécifique

-4 2
: 9.10
m/s
: 1,4.10 m/s
15
3
:. • , = 3,1 m /h/m (valeurs établies
'
sans stabilisation)
: — ~ — = 0,3 m/m /h

Cette transmissivité est 9 fois celle de la nappe
supérieure, calcul théorique que confirme l'écoulement naturel des nappes
au niveau du sol, dont le rapport est aussi de 9 environ

^",
(J, o

323 - Forage des Grottes

Au droit de ce forage, 1'interstadiaire inférieur n'existe
plus ; seule une formation fluvio-glaciaire supérieure reconnue entre 40 et
51 m (graviers polygéniques "propres") détermine une nappe captive, mais non
artésienne, dont le niveau piézométrique s'établissait à : - 18,60 m le
6/09/1973.
3
II fut procédé à un pompage d'essai au débit de 3 m /h
pendant 72 h, et à une étude de la remontée de la nappe sur 96 h (cf. fig.
323 a et b) ( niveau piézométrique atteint : 18,36 m ) .
Les caractéristiques de l'aquifère sont :
-4 2
- Transmissivité

:

1.10

m/s

- Perméabilité

«=

1.10

m/s

- Débit spécifique

=

- Rabattement spécifique

=

— =* 0,483 m /h/m (présentant une
quasi stabilisation finale)
— = 2,07

33 - HYDROCHIMIE
Au 10 Septembre 1973, 125 analyses ont été effectuées par le Laboratoire de la S.A.E.M.E., se répartissant ainsi :
67
47
9
2

sur
sur
sur
sur

les Tours
la Gare
les Grottes
Villa Magnin (nouveaux prélèvements).

EVIAN "LA GARE" 1 "
NAPPE INFERIEURE!

Pompage de 72 h â 15m7h
.

= 0.0041

COURBE DE RABATTEMENT-.
Methode semi; Logarithmique de Jacob

S3

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5

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EVIANTLAiGARE"

NAPPE INFERIEURE
REMONTËB DE-6,52A+2¿1rn
Methode, semi-Logarithm

deUatût

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I

:EYIAN LES GROTTES"

Remontée après pompage de 72h|. a
3 m V h .= 0,00083 m

h. de L'aquifere : 11 m
méthode semi-Logarithmique

- 7,8 . ip

D

m/v -

3

A

5 6 7 8 9 I '

Sans entrer dans des considérations de chimie analytique et encore
moins de dynamique thérapeutique de l'eau minérale du bassin d'EVIAN, nous
nous limiterons ici aux seuls commentaires que 1'hydrochimie inspire à
1'hydrogéologie.
331 - Eléments majeurs
Les résultats numériques, les calculs des balances ioniques,
les pourcentages et les rapports caractéristiques sont présentés dans les
tableaux de l'annexe IX (listings d'ordinateur, prog. HYCH).
Toutefois, nous avons extrait de ces tableaux quelques
résultats représentatifs des divers aquifères. Les diagrammes de SCHOELLERBERKALOFF (fig. 331 a) permettent une bonne visualisation des propriétés
hydrochimiques des eaux et permettent d'utiles comparaisons. Ils montrent
une bonne homogénéité des caractéristiques majeures des nappes supérieures
(interstadiaire supérieur rencontré aux quatre forages). Le faciès bicarbonaté calcique et magnésien de la source Cachât se retrouve à d'infimes
détails près dans les bilans ioniques de ces eaux.
Les nappes inférieures, échantillonnées d'une façon satisfaisante à la Gare et partiellement influencées par les nappes supérieures
aux Tours présentent un faciès bicarbonaté sodique net.
Sur les diagrammes de Piper (fig. 331 b) (établis d'après
les pourcentages des divers ions) on observe d'une façon très significative
deux faciès d'eau qui s'individualisent à partir des nappes profondes et
supérieures. Le mélange s'opérant dans le forage des Tours est ainsi rendu
perceptible.
332 - Eléments secondaires (cf. tableau 332)
D'une manière quasi générale, les eaux des nappes profondes
et des nappes supérieures se sont révélées légèrement ammoniacales.
Si au forage des Tours un doute peut être permis quant à la
représentativité du prélèvement, celle-ci ne peut être mise en doute aux
Grottes (nappe supérieure unique), ni à la Gare (nappe jaillissant naturellement). Ces teneurs en ammoniac, toujours faibles, sont cependant sensibles,
atteignant souvent plusieurs 1/10 de mg/1.

25
Fig. 331 a
B.R

D'ANALYSE

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B.R.G.M.

Fig.

26
331 b

DIAGRAMME D'ANALYSE D'EAU

Hydrogeologie

(US-Otlofictl Surrf)

y
A

"La Gare": nappe inférieure le
10.9.73 - analyse 47

O

"La Gare": nappe supérieure le
20.7.73 - analyse 24

A

"Les Tours": nappe supérieure
le 23.3.73 - analyse 17
"Les Tours": toutes nappes le
17.7.73 - analyse 62
'¿achat"
Nappes supérieures

Nappes inférieures

too

27

TABLEAU 332

ANALYSES CHIMIQUES - ELEMENTS SECONDAIRES

\

Désignation

Date de
N0 3
: l'analyse .en mg/1

: Source CACHAT

: F. VILLA MAGNIN Nappe II

: LES TOURS nappe sup. II

NH 4
en mg/1

3,6

0,005

Fe + +
en mg/1

Observations :
Equipement :

acier ordi- :
naire
:

:

dec. 71

0,55

0,20

traces



10.9.73

0

0,05

6,85

:

23.3.73

0

?

:

0,6

acier ordi- :
naire :



.


ti

ii

ii

4.9.73

0,33

0,15

0,42

It

: LA GARE nappe sup.

20.7.73

0,05

0,11

0,12

inox

: LA GARE nappe inf.

10.9.73

0

0,38

0,12

M

0,09

0,45

1,8

•i

: LES GROTTES nappe sup.

:

:

9.9.73

M

:

.

28

La teneur en ammoniac observée n'est pas suffisante pour
faire rejeter l'eau considérée comme eau potable ordinaire (norme OMS
Europe : dose inf. à 0,5 mg/1)... par contre elle pose un problème sérieux
quant au classement en eau minérale.
Toutefois, il est bon d'insister sur ce point : la présence
du NH, ne peut être considérée comme un indice de pollution. Cf. titre IV :
Interprétation des résultats de l'annexe C (instructions aux laboratoires
agréés)de la circulaire du 15 mars 1962 : eau d'alimentation et glace alimentaire.

Ammoniaque : En général^ la présence d'ammoniaque dans une eau souterraine
est une présomption de mauvaise filtration. On notera cependant que certaines
eaux profondes ferrugineuses peuvent être d'excellente qualité bactériologique et renfermer des doses relativement élevées d'ammoniaque. On ne doit
donc pas condamner a priori une eau qui contient de l'ammoniaque.
La présence d'ammoniaque coïncide toujours avec la quasi
absence de N0~ , ce qui permet de dire que très probablement le phénomène
observé consiste en une réduction des nitrates.
On remarque en effet à la source Cachât que la teneur en N0voisine de 3 mg/1 est assez constante, alors que le NH, est à l'état de
traces infimes.
Les eaux des nappes étudiées se sont révélées également
ferrugineuses et parfois sulfureuses (légère odeur d'H^S).
L'ensemble de ces observations converge vers un schéma
hydrochimique d'eaux réductrices susceptibles de mobiliser le Fer (1) à
tous niveaux.

(1) Pour cette raison, les forages de la Gare et des Grottes ont été équipés
en acier inoxydable. A la Gare la teneur en Fe est de 0,12 mg/1 alors qu'aux
Grottes -nappe supérieure unique- elle est de 1,8 mg/1. On ne peut donc
invoquer la seule mobilisation du fer du tubage pour expliquer les fortes
teneurs et il faut bien admettre la présence de fer dans l'eau souterraine.

29

L'origine des caractéristiques réductrices est hypothétique.
On peut imaginer qu'elle réside dans la mise en contact avec des matières
organiques végétales fréquentes dans les formations glaciaires et décrites
dans les sondages carottés.
Conclusions hydrochimiques
Les eaux rencontrées en sondages présentent les caractéristiques majeures "EVIAN" pour les nappes supérieures et des caractéristiques
bicarbonatées sodiques, différentes, pour les nappes inférieures. Toutes
les eaux se révèlent réductrices, légèrement ammoniacales et souvent ferrugineuses.

4 - SYNTHESE DES RESULTATS



Al - SCHEMA HYDROGEOLOGIQUE DU "BASSIN D'EVIAN"
Les travaux exécutés et les études entreprises permettent d'améliorer sensiblement la connaissance de 1'hydrogéologie des environs d'EVIAN.
La structure hydrogéologique présente un système complexe où
plusieurs nappes captives se trouvent superposées :
- Des nappes supérieures (gisant de quelques dizaines jusqu'à 170 m
de profondeur),de perméabilité faible, à gradient piézométrique accusé
contenant une eau très proche sur le plan des éléments majeurs de l'eau
"CACHAT". Ces nappes constituent le réservoir qui alimente la source minérale et ses satellites. Le fort gradient et la faible perméabilité engendrent
un artésianisme important à l'aval, artésianisme qui peut se poursuivre
jusque sous le Lac Léman où se perdent

probablement une partie des eaux ;

- Une (ou plusieurs ?) nappe profonde, d'extension plus limitée,
semble-t-il, de perméabilité satisfaisante, à gradient piézométrique faible.
L'eau de cette nappe est bicarbonatée sodique. Elle est très peu différente
par ailleurs des eaux des nappes supérieures (légèrement plus sulfatée).

30

L'origine de ces eaux profondes n'est pas connue (1) : leur faciès
sodique peut aussi bien être dû à des échanges de base qu'à des acquisitions
auprès des terrains rencontrés en profondeur.
Réciproquement, il nous parait peu probable que ces eaux n'alimentent les nappes supérieures parce que :
- Elles ont un potentiel hydraulique (cote piézométrique) inférieur
à celui des nappes sus-jacentes (cf. pi. 313 a et b)
- Elles sont séparées par des formations argileuses très peu perméables de forte épaisseur
- Leur faciès sodique serait plus conforme sur le plan hydrochimique .à une évolution bicarbonatée calcique-»bicarbonatée sodique
qu'à l'évolution inverse.

42 - BILAN DES RESULTATS PRATIQUES POUR LA RECHERCHE D'EAU MINERALE
Analysés de la manière la plus concise, les résultats acquis,
utilisables directement pour la recherche de l'eau minérale, sont les
suivants :
BILAN DES RESULTATS PRATIQUES

:

NAPPES

: Nappes
: supérieures

Quantité
Exploitabilité hydraulique

LES TOURS
LA GARE
LES GROTTES
VILLA MAGNIN

faible
médiocre
acceptable acceptable -

Qualité chimique \
Qualité chimique :
Eléments majeurs
Eléments en traces:
(par rapport à la '
référence CACHAT

très
bonnes + +

Mauvaises

\

NH, présent
: Nappes
: inférieures
»


LES TOURS
LA GARE

bon
bon

+
+

différentes de
l'eau minérale
! actuellement autorisée (mauvaises
. par rapport à la
: référence CACHAT)

partout

Vi.
(frequents
Fe )

(1) La publication des résultats des datations isotopiques effectuées par le C.R.G.
apportera probablement d'intéressantes informations à ce sujet.

[

;
:
:

31

Commentaires
La nappe profonde semble exploitable avec un débit de quelques
dizaines de m /h par un ouvrage conçu à cet effet... mais elle est différente de l'eau d'EVIAN et présente de surcroit un faciès ammoniacal et
réducteur.
Les nappes supérieures sont d'exploitation délicate par suite de
la faible perméabilité. Localement toutefois des ouvrages spéciaux très
élaborés et développés intensivement pourraient apporter un appoint économiquement rentable. La qualité de l'eau des sondages, très proche de celle
de la source "CACHAT" est toutefois entachée par la présence de l'ammoniac.

43 - SUGGESTIONS POUR L'ORIENTATION DE NOUVELLES RECHERCHES
La recherche d'eau minérale par sondages se heurte à des difficultés parfois rédhibitoires aussi l'éventail des orientations de programme
se trouve réduit.
Si les nappes profondes ne peuvent être exploitées sous le label
"eau d'EVIAN" eu égard à leur minéralisation différente de celle-ci, il
n'est plus opportun de procéder à des sondages profonds...
Si les nappes supérieures de minéralisation comparable à l'eau
"CACHAT" sont affectées par un faciès réduit ammoniacal qui se développe
dès que la profondeur de gisement atteint quelques dizaines de mètres, il
faut également envisager de renoncer à ce mode d'alimentation... A moins
qu'un simple traitement oxydant puisse être considéré comme acceptable
sur le plan hygiénique.
En conséquence, il semble bien qu'il n'y ait d'eau "CACHAT" qu'au
griffon Cachât et à ses abords immédiats, ou dans quelques sources bénéficiant de conditions identiques (Grande Rive, Vuarché, Crochet citées par
B. BLAVOUX).
Les questions auxquelles il nous faut répondre pour trouver de
l'eau minérale type "CACHAT" sont :
- Pourquoi l'eau sort-elle en abondance à CACHAT ?
- Pourquoi n'est-elle pas ammoniacale ?

32

- Peut-on accroître le prélèvement sans incidence préjudiciable
au gisement ?
Nous retiendrons comme hypothèse de travail les réponses suivantes :
R.1. La formation des émergences du groupe CACHAT est probablement
un phénomène naturel dû à un mouvement de terrain qui a permis à la pression
artésienne de s'échapper ; un développement naturel s'est ensuite perfectionné au cours des années, et a amélioré le débit.
R.2. Si l'eau n*est pas ammoniacale c'est peut-être parce que les
conditions physico-chimiques oxydantes du milieu où l'eau revoit le jour
sont propices à un retour du N ,„,,,,, à N.„„. s . Il faut donc rechercher l'eau
(NH4)
(N03)
à faible profondeur dans des conditions identiques.
R.3. Le bilan effectué par B. BLAVOUX laisse entrevoir quelques
possibilités : en effet, les sorties connues semblent (1) inférieures aux
entrées... D'une manière globale on peut donc envisager un prélèvement accru.
La constance du débit cumulé des sources du groupe CACHAT est également
un indice de non surexploitation du gisement dans son ensemble. Schématiquement on pourrait dire que les pertes au lac s'il y en a, puis les sources
libres, tariront avant les réserves. La position de CACHAT à l'aval du
bassin est favorable pour prélever le maximum de débit gravitaire sans
entamer le capital "eau souterraine".

Propositions d'investigation
II nous faut donc porter les investigations dans les abords mêmes
de la source autorisée, zone où l'on a les meilleures chances de trouver
débit et qualité ; mais il ne faut pas que l'accroissement des débits
concentrés en un point soit responsable d'une baisse locale de la pression
artésienne. Une telle baisse de pression pourrait avoir pour effet des
tassements de terrain et constituerait directement ou indirectement une
menace de pollution du gite aquifère.

(1) II faut toutefois être très prudent d'une manière générale au sujet
de la validité des bilans, si bien établis qu'ils soient : l'apparente
rigueur des calculs numériques engendre une impression de fiabilité alors
que de nombreuses données de base ne sont acquises qu'au prix d'approximation
parfois importante.

33

Nous retiendrons donc comme toute première tache l'acquisition
d'une connaissance piézométrique suffisante aux abords de la source (1)
par la création de 4 piézomëtres (dont un sur les berges du lac servira
accessoirement à vérifier la structure des couches quaternaires et renseignera sur la nature réelle de la "fermeture" responsable de l'artésianisme :
pertes de charge, pincement, changement de faciès, relief ou accident
souterrain).
Lorsque cette connaissance sera acquise on pourra, dans de meilleures
conditions, prévoir la baisse de pression qu'un prélèvement ferait subir
à la nappe, son incidence sur les sources, sa meilleure implantation pour
minimiser le rabattement local et la technologie propre à l'ouvrage de
captage.

(1) Rappelons qu'actuellement la seule mesure piézométrique est obtenue
sur un drain non productif du système captant et que très probablement
la hauteur piézométrique mesurée n'est pas représentative de la pression
dans la nappe seulement ; elle prend très probablement en ligne de compte
les pertes de charges dynamiques propres à l'effet du captage.

EVIAN "LES TOURS"

630 2 11
x = 926,92
y =163.47
z = 527,00 EPD

COUPE SIMPLIFIEE

COUPE GEOLOGIQUE

1/2 COUPE TECHNIQUE

STRATIGRAPHIE

HYDROGEOLOGIE

MOLASSE
ROUGE
OLIGOCENE

. 71

73 S'J-.l 27/JAL

630 2 13

EVIAN'LES GROTTES"

COUPE SIMPLIFIEE

X = 928,330
Y = 16^,^90
Z= ¿09 EPD

1/2 COUPE

TECHNIQUE

COUPE

GEOLOGIQUE

STRATI GRAPHIE

HYDROGEOLOGIE

MOLASSE
ROUGE
OLIGOCENE

UJ

o
27/JAL

PL.313b

Coupe géologique transversale d'ouest en est
F du Royal
( projeté)
FS.5aval

Fde Villa Magnin

F des Grottes

Fde la Gare
Fde La Genevoise
400
Moraine sup

nterstadiaire

Interstadiaire sup
+ 300

Moraine inf

+ 200

Interstadiaire inf
Moraine

inf

- F^Substratum oligocène

[Voir légende sur coupe
//2O00

+ 100

73 y¿A/ 37/ S

ANNEXE I
630.2.1 I
FORAGE

D'EVIAN

"LES

TOURS"

RESUME CHRONOLOGIQUE D'EXECUTION DU FORAGE

Travail à 1 poste - équipe CINQUIN 1 sondeur + 2 manoeuvres

du 18.11.72

Forage en rotary 12'1/4 C311 , 1 m/m) de 0 m à 26 m.

au 20.11.72
21.11.72

Pose d'un tube acier de +0,3 m à 23,02 m

0 232-244,5 m/m

éléments soudés
22.11.72 '

du 23.1 1.72

Cimentation à l'extrados de ce tube avec :
20 sacs de Ciment Vicat CPA 400 kg
2 sacs
325 kg
.
,
Prise du ciment

D

au 24. 1 1.72
27.11.7.?

Reforage jusqu'à 23,22 m

28.11.72

Essai de contrôle d'étanchéité à 5 bars durant 3 h 30. Reforage
de 23,22 m à 26 m.

29.11.72

Reprise de l'avancement en rotary 8' 1/2

de 26 à 35 m soit 9 m.

30.11.72

Avancement repris à 34 m suite à un éboulement - longueur forée
43 à 35 m = 8 m.

1.12.72

Avancement de 43 m ä 51,5 m soit 8,5 m - apport de 1 kg de carbonate
de soude à la boue.

2.12.72

En début de poste, niveau de la boue à -0,60 m du sol soit une perte
de 25 1.
Blocage du rotary au dessus de 46 m - circule librement entre 46 m
et 51,5 m.
Acidification : avec 70 1 d'HCL complétés de 100 1 d'eau.

- 2 -

3.12.72

L'acidification n'a apporté aucune amélioration, l'essai de remontée du train de tiges-outils reste sans succès. Evacuation de
l'acide.

4.12.72

Niveau de la boue à -0,60 m du sol. L'eau libre de la boue est
particulièrement importante soit 19 cm3 au filtrat après 10 mn
(venue d'eau ? ) . Adjonction à la boue de 4 kg de blanose et 1 kg
de carbonate de soude. L'avancement est repris jusqu'à 53 m.
A la remontée de l'outil ce dernier se coince à 49 m. En fin de
poste l'eau libre se révèle toujours élevée (6,5 cm3 au filtrat).

5.12.72

Boue à 0,60 m du sol - en début de poste. Tentative sans succès du
dégagement de l'outil poursuite de l'avancement jusqu'à 54,5 m.

6.12.72

Boue à 0,90 m du sol. L'avancement est arrêté - blocage de l'outil à
la remontée à 50,50 m. La circulation de la boue, est normale.

7.12.72

Boue à -0,90m du sol - plus d'eau libre à la boue (< 0,5 cm3).
Chantier arrêté.

du

8.12.72

au 13.12.72

Mise en place d'une sondeuse Failing 1500. Extraction du tricone le
11.12.72 au treuil, avec une force maximum de 15 tonnes.
On remarque de nombreuses traces de frottement sur le métal en tête
de la masse tige. Réparation d'une couronne d'entrainement de la
sondeuse Failing 1500.

14.12.72

Reprise de l'avancement

(nouvelle équipe de sondage "Bonne Espérance'

composée d'un chef sondeur, sondeur et 2 manoeuvres) de 54,50 à 72 m
soit 17 m.

15.12.72

Boue à -3,70m du sol en début de poste, avancement de 72 à 90,7m
soit 18,70 m.

16.12.72

Boue à -4,91 m du sol, avancement de 90,7 à 97 m soit 6,30 m.

- 3 -

18.12.72

Carottage

Ie) de 97 à 98,65 m en carottier simple 5' (132 m/m) de 4n
Récupération 1,10 m soit 66% La perte de carotte se
situant entre 97 m et 97,55 m.
2°) de 98,65 à 100,40 m. Récupération 1,05 m sur 1,75m de
carotte soit 60%. Le vide se situant entre 98,65 et
99,35 m Csable).

19.12.72

Reprise de l'avancement au tricône 8' 1/2 (outil changé). Réalésage
de 97 m à 100,4 m. Avancement 100,40 à 122 m soit 21,60 m perte de
boue en f i n i poste.

20.12.72

Niveau de la boue en début de poste - 6,78 du sol. Avancement de
122 à 125 m soit-3 m. Carottage électrique assuré par le B.R.G.M.
Tests : résistivité, P.S., et Gamma-Ray.

21.12.72

Niveau de la boue - 8,80 m du sol. Suite des opérations de carottage
électrique : test. Gamma - Gamma.
Interprétation des diagraphies et coupe géologique pour déterminer

les profondeurs qui seront crêpinées. Crépines entre 50 et 56 m (6m)
71 et 97 m (26m)
101 et 107 m (6m)
au total 38m de crépines en tube acier 0 150/158 a nervures repoussées
de 10/10.
Pose de tubes pleins et crépines de 125 à 97m les éléments de tubes
sont soudés.

22.12.72

Suite et fin de l'opération tubage de 97 à +0,95 m du sol.
Arrêt des travaux. Congés de fin d'année.

3. 1.73

Préparation de l'opération gravillonnage (gravillon S.K.)

4. 1.73

Gravillonnage :

9 sacs de G3 (0,63 à 2,00 m/m) et
17 sacs de G4 (1 à 2,5 m/m) niveau de la boue dans

le tube de 150 m/m à 27 m du sol.

5. 1.73

Soupapage : par soupape de 6,30m et de 0 5"
Gravillonnage complémentaire

10 sacs de G4 (500 kg)

- 4-

6. 1.73

Suite du gravillonnage - 13 sacs de G4 et pistonnage à la soupape.
La boue du forage est enlevée â la soupape en 32 soupapages de 70 1.
Elimination du cake par traitement à l'hexamétaphosphate de soude
1 sac de 50 kg pour 3 m3 d'eau injectée.

8. 1.73

Niveau d'eau à 23,73 du sol. Gravier à 14,40 m.
Lavage du forage, suivi de soupapage et pistonnage (remontée de
sable gris naturel et de sable G3)
Epuisement du forage en 59 soupapes, soit 4,13 m3
Nouvelle opération de nettoyage à l'hexamétaphosphate

9. 1.73

(50 kg pour 3m3)

Niveau d'eau à 43,23 m du sol.
Poursuite des opérations pistonnage et soupapage. Essais d'absorption
le forage est rempli d'eau jusqu'au sommet du tube (+ 0,95 m du sol)
Le niveau s'établit à 83,50 m en 0 h 50 puis passe de 83,50 m à
89,56 m en 1 h 20.

10. 1.73

Niveau d'eau à 7 h 30, à 91,29 m du sol. Soupapage.
Niveau d'eau dans le forage ramené à 116,83 m (sol)
Remontée du niveau d'eau de 116,83 à 96,80 en 75'
de 96,80 à 94,53 en 70'
Descente de la pompe Julien-Meige à 109,45 m (crépine de la pompe)

11. 1.73

Essai de pompage. Niveau dynamique de la nappe à 109,45 m (niveau
de la crépine de la pompe) pour un débit de 3,5 1/mn - donnant un
rabattement de 18,16 m.
Echantillon d'eau prélevée par la SAEME pour analyse.

12. 1.73

L'essai de pompage se poursuit (nuit et jour) dans les mêmes conditions Q = 3,5 1/mn

A = 18,16 m. 2 échantillons d'eau prélevée pour

analyse par la SAEME

13,14,15,16. 1.73

Suite du pompage Q = 3,5 1/mn

A 18,16 m. Arrêt du pompage à 16 h

le 16.1.73. Durée totale du pompage 127 h 30.
La SAEME a prélevé pour analyses chimiques 2 échantillons d'eau le
14.1.73, 2 échantillons d'eau le 15.1.73, 1 échantillon d'eau le
16.1.73. Soit au total, 9 échantillons durant ce pompage.

- 5 -

De même 60 1 d'eau furent destinée au Centre de Géodynamique de
Thonon, qui se charge d'une analyse de datation de cette eau.
Le B.R.G.M. en accord avec M. STEININGER, Directeur technique de
la SAEME, au vue des résultats des essais de pompage propose de poursuivre le forage au-delà de 125 m

17. 1.73

Curage à la soupape du forage
Niveau d'eau relevé à 107,20 m
Cimentation de l'intérieur du tubage de 150 m/m entre 123 et 125 m.

18. 1.73

Prise du ciment
préparation des opérations ultérieures.

19. 1.73

Carottage du bouchon de ciment et élargissement à la fraise de 145 m/m
pour le découpage du sabot qui ferme le tube de 150 m/m.

20. 1.73

Descente du carottier pour récupérer les fragments métalliques du
sabot.
Carottage de 125,40 à 126,90 - Récupération 0,40 m (fragment de bloc,
et sable fin) mais absence de métal.
Reprise de l'avancement au tricone 5' 5/8 (142,9 m/m) de 126,90 à
136,40 soit 9,50 m..

22. 1.73

Forage assuré par 2 équipes de sondeurs, travaillant de 5 h à 21 h.
Avancement de 136,40 à 166 m soit 29,60 m. On remarque mêlé aux
cutting du sable rose, du gravillonnage.

23. 1.73

. Avancement de 166 m à 186,50 m soit 20,50 m. Perte de boue d'injection
à 170,2 m, volume des pertes supérieures à 10 m3 en 8 h.
14 kg de soude caustique sont ajoutés à la

boue - pour augmenter sa

viscosité.
Eboulements vers 170 m

24. 1.73

Niveau de la boue dans le forage à 39,61 m du sol soit une perte de
700 1 environ. Avancement de 186 à 213 m soit 27 m. Perte de boue
estimée à 9 m3 en 16 h - adjonction à la boue de 15 kg de soude caustique.

- 6 -

25. 1.73

'.Niveau de la boue à - 24,87 m du sol
Avancement de 213 m à 231,50 m soit 18,50 m

26. 1.73

Niveau de la boue à - 25,60 m du sol
Changement de tricone
Avancement de 231,50 à 256 m soit 24,50 m

27. 1.73

Niveau de la boue à - 26,84 m
Avancement de 256 m à 283,80 m soit 37,8 m

29. 1.73

Boue à - 22,40 m du sol
Changement de tricone
Avancement de 283,80 à 309,30 m soit 25,50 m

30. 1.73

Boue à - 23,60 m du sol
Avancement de 309,30 à- 312,60 m soit 3,30 m
Préparation de l'opération carottage

31. 1.73

Boue à - 23,80 m du sol
Carottage de 312,60 à 315,60 m ; carottier 5' de 5,73 m.
Récupération estimée à 98%
Carottage de 315,60 à 320,50 - récupération à 95%

1. 2.73

Boue à -25,10 m
Reprise de l'avancement au tricone 5'
Réalésage de 312,60 à 320,50 .
Avancement de 320,50 à 345 m soit 24,50 m

2. 2.73

Niveau de la boue à - 23,80 m du sol
Avancement de 345 m à 359 m soit 14 m

3. 2.73

Niveau de la boue à - 23,70 m
Carottage 5' de 359 m à 362,70 m soit 3,70 m
Pourcentage de carottes récupérées

5. 2.73

- 50%

Niveau de la boue à -32,60 m
Reprise de l'avancement au tricone 5' 5/8
Avancement de 362,70 à 375 m soit 12,3 m. Importante perte de boue
de forage de 9 m3 à partir de 364,3 m. Renouvellement de la boue
(complétée de 15 kg de soude caustique). Eboulement. Le forage est
arrêté à 375 m.

- 7 -

26. 2.73

Devissage du tube $ 100 à ]23 m
Pompage de l'aquifère inférieure (de 311 à 375) seul ; par l'intermédiaire du packer à lamelles ouvert, mis en place à 174 m et relié
par des tubes 40/49 à une chambre étanche contenant la pompe placée
à 115,61. Sonde pneumatique installée dans l'aquifère moyen.

et

27. 2.73

Pompage suite à 1000 1/h environ.

28. 2.73

Pompage de l'aquifère moyen (130 à 172) seul, après avoir mis un bou-

1. 3.73

chon au packer à lamelles et renforcé l'étanchéité entre les 2 aquifères par un packer gonflable, la chambre de la pompe à 1 16 m étant
reliée par des tubes 40/49 crépines. Sonde pneumatique installée à
115,70 m. Débit progressif de 300 1/h à 1000 1/h pour un rabattement
de 6,30 m.

et

1. 3.73

Pompage de l'ensemble des aquifères par un système de pompe en relais :

2. 3.73

1 pompe installée à 111,52 alimentant une 2e pompe dans une chambre
étanche à 64,62 m pour un débit constant de 3300 1/h pendant 19 h un
rabattement de 2,60 m après 30' de pompage est vérifié durant tout
l'essai à l'aide de la sonde pneumatique.

du

3. 3.73

Relevage des pompes et tubes - rangement de chantier.

4. 3.73

Interruption pour congés du personnel "Bonne Espérance",

au U .

3.73

12. 3.73

Vérification du NS = 103,76 sol. Mesure à la sonde électrique.
Mise en place des packers à lamelles et gonflable ouvert à 174 m pour
mesurer le niveau statique de la nappe inférieure seule, par l'intérieur du train de tige à l'aide d'une sonde électrique - observation
pendant 4 h le niveau se stabilise à 108 m,16 à 18 h.

13. 3.73

Mise en place d'un packer gonflable fermé à 174 m relié à un 2e packer
gonflable à 110 m par l'intermédiaire de tubes 40/49 crépines permettant par l'intérieur des tiges la mesure de niveau de la nappe moyenne
avec la sonde électrique - les 2 packers éclatent à la mise en oeuvre
il est prévu de recommencer l'opération ultérieurement.

-

6.

2.73

8-

Boue à - 51,67 m du sol
Carottage électrique par le B . R . G . M .

Diagraphies ï/ï , ï

Ray, PS et

Résistivité. Après étude des diagraphies, et coupe géologique les
profondeurs à crépiner sont déterminées.
de 130 à 134 m = 4 m
142 à 146 m = 4 m
152 à 160 m = 8 m
164 à 172 m = 8 m
344 à 348 m = 4 m
359 à 371 m = 1 2 m
Au total 40 m de crépines, acier, à nervures repoussées 10/10 de
0 100 m/m

du

7. 2.73

Mise en place du tubage de <# 100 m/m de 375 m à +0,70 m du sol - élé-

au

9. 2.73

ments soudés - raccord vissé à 123 m.

du 10. 2.73

Lavage du forage - et soupapage.

au 13. 2.73

14. 2.73

Mise en place de la pompe Julien-Meige à 114,65 m
Niveau d'eau à -108 m (sol)
Pompage : débit de 0,9 à 0,8 m3/h entre 11 h 45 et 13 h.
Après divers incidents techniques, à 15 h, la pompe est mise hors
d'état d'usage. Reprise du soupapage.

du 15. 2.73
au 17. 2.73

Nettoyage du forage par différentes opérations de soupapages.
Elimination du sable fin qui obstruait le tubage entre 363 m et 375 m
Niveau d'eau à 91,93 m.

du 19. 2.73

Niveau d'eau à 88,70 m - à 11 h. Mise en place de la pompe réparée

au 26. 2.73

à 96,85 m. Pompage par paliers de 100 1/h à 2000 1/h et de 2000 1/h

(7 h 30)

à 180 1/h. (voir graphique)
Durée du pompage :

163 h 45 mn

Rabattement maximum 20,30 m pour un débit de 2000 1/h.
L'interprétation de cet essai de pompage reste délicate.
Il intéresse 3 nappes captives dont les eaux se mélangent.
Des prélèvements d'eau furent effectuées par la SAEME à des fins
d'analyses chimiques et par le Centre de Géodynamique de Thonon.

- 9 -

14-15-16. 3.73

Pompage de la nappe inférieure seule pour prélèvements avec mesure
de niveaux dans la nappe moyenne. Packer à rondelles ouvert à 174m
relié à la chambre de la pompe à 115,80 par tubes 40/49. Sonde pneumatique à 114,70 - NS Départ de l'ensemble des aquifères 103.91.
Après 45 h de pompage à 600 1/h le niveau de la nappe moyenne se
stabilise à 90,90 m - 8 prélèvements ont été effectués.

16. 3.73

Mise en place d'un bouchon de ciment qui isolera les deux aquifères
principaux.

17. 3.73

Mise en place d'une pompe de 6 m3/h à 122 m avec packer gonflable
en tête, pour essai de débit de la nappe moyenne (-171 m ) .

19. 3.73

La pompe KSB ne fonctionnant pas est remontée puis réparée (déblocage
de l'axe des turbines).
Descente de la pompe à 121,17 m (crépine). Mise en marche de la pompe
qui sera désarmorcée en 10 minutes en prélevant un débit de 7 m3 à la
nappe moyenne (-171m).

20. 3.73

Nappe à 85,17 m à 7 h 30
Reprise du pompage à 7 h 30 - débit: 1,2 m3/h
niveau dynamique

à

12h

:

-117,17 m (sol)

à 14h 30 :

-117,67 m

à

-118,67 m débit 1,09 m3/h

21 h

:

La S.A.E.M.E., prélève trois échantillons d'eau pour analyse chimique
à 12 h, 16 h et 20 h.

21. 3.73

Poursuite du pompage, l'eau demeure trouble.
Niveau dynamique de la nappe à 5 h

: — 118,67 m - débit 1,028 m3/h

à 13 h :-117,27 m -

"

0,950 m3/h

à 21 h :-l16,87 m -

"

0,880 m3/h

La S.A.E.M.E. effectue 6 prélèvements d'eau pour analyse à 0 h, 4 h,
8 h, 12 h, 16 h et 20 h.

22. 3.73

Essai de débit (suite, eau claire au pompage.
Niveau dynamique à 5 h

: 116,87 m

- débit : 0,92 m3/h

9 h

: 116,87 m

- ouverture maximum de la vanne

13 h

: 119,17 m

- débit : 0,92 m3/h

21 h

: 117,87 m

-

"

: 0,92 m3/h

- JO -

6 prélèvements d'échantillon d'eau pour analyse à 0 h, 4 h, 8 h,
10 h, 12 h, et 20 h.

23. 3.73

Essai de débit arrêté à 9 h 30 ; niveau dynamique à -116,67 m
débit ; 0,9 m3/h
2 prélèvements d'échantillon d'eau pour analyse à 8 h et 9 h 30.
Durée de l'essai de débit de la nappe moyenne 74 h - débit de 1,2 m3/h
à 0,9 m3/h pour un rabattement moyen de 31,50 m.
Remontée de la pompe

24. 3.73

Acidification du forage à l'acide chlorhydrique dilué à 25 %. Quantité
utilisée 525 kg.

26. 3.73

Niveau statique de la nappe à 7 h 30 = 79,33 m
Pompage à l'air lift - débit prélevé : 1,02 m3/h
Injection d'hexametaphosphate.

27. 3.73

Niveau de la nappe à 7 h30 : 86,09 m
Suite du pompage à l'air lift et injection d'hexametaphosphate
même débit prélevé = 1,02 m3/h.

28. 3.73

Pompage à l'air lift, par saccades, sans amélioration sensible, du
débit prélevé soit 1,07 m3/h.

29. 3.73

Nappe à 10 h 30 : -85,37 m.
Approvisionnement du chantier en matériels pour la poursuite du forage
et mise en place de la pompe KSB à -121,20 m (crépine)

30. 3.73

Pompage de la nappe moyenne - Niveau statique de la nappe à 9 h 15 :
-85,28 m.
Niveau dynamique à 10 h : 116,20 m pour un débit de 1,38 m3/h
11

"

à 18 h : 119,40 m

"

"

"

"

1,2 m3/h

Arrêt du pompage à 18 h - rabattement de la nappe: 34,12 m.

31. 3.73

Remontée de la pompe KSB et descente du tricone 3' 3/4 sur tiges de
60 m/m pour la reprise de l'avancement.

2. 4.73

Reforage du bouchon ciment, de 342 m à 372 m, en perte totalede la boue
au niveau des crépines inférieures.

3. 4.73

Fin du reforage du bouchon ciment de 372 m à 374 m - lavage et acidification à 525 kg d'HCL dilué à 25 %.


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