Extraits de D Le Nourry, des constitutions apostoliques et du père Le Brun sur les liturgies et cérémonies de la messe [microforme] Le Nourry, Nicolas, 1647 1724 .pdf



Nom original: Extraits de D_ Le Nourry, des constitutions apostoliques et du père Le Brun sur les liturgies et cérémonies de la messe [microforme] Le Nourry, Nicolas, 1647-1724.pdfTitre: Extraits de D. Le Nourry, des constitutions apostoliques et du père Le Brun sur les liturgies et cérémonies de la messe [microforme]Auteur: Le Nourry, Nicolas, 1647-1724

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Photographie
Sciences
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Cartes géographiques en couleur

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Pages restaurées et/ou pelliculées

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I

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ées

The

last

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recorded frame on each microfiche

symbol -^(meaning "CONTINUED"), or the symbol
(meaning "END"),
whichever applies.
shall contain the



V

cas: le symbole
signifie "A SUIVRE
symbole V signifie "FIN".

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illustrent la

i

errata

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1

3

2

it

le pelure,

çon à

32X

le

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et de haut en bas, en prenant le nombre
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right
re

",

1

2

3

4

5

6

méthode.

i

CANADA
\

J

PUBLIC ARCHIVES

ARCHIVES PUBLIQUES

Ôï

\

EXTRAITS
DE

D.

LE NOURRY,
DES

t!

CONSTITUTIONS
APOSTOLIQUES,
ET DU

PÈRE LE BRUN;
SUR LES

lîSLwsm^^^m!^

V

V

m^ (Siw^mKmtum^
DE

I

s

LA MBSSS.

I

\l

MONTRÉAL

:

ils

1

Sb Vend Chez E. R. FABRE.

De imprimerie

de Louis Perrault.

1836.

/.

^

ir

5

OUVRAGE du Père

3 î

LeBhun

sur IcsCércmonics do

étant cxtrôinemcnt rare en ce pays,

j'ai

chose utile aux membres du Clergé, de leur
cet excellent ouvrage,



l'on trouvera tout ce

un

procurer les dissertations du

même

propose d'en donner un extrait qui fera suite à
ra au

commencement de

RY, sur

les

extrait de

qui peut intéresser sur

étant très-familières aux Ecclésiastiques en général.

me

Messe,

cru que ce serait une

doilnef

J'ai retranché les prières, et leurs traductions,

cette matière.

je puis

la

P.

comme

Si par la suite

Le Brun,

celui-ci,

je

me

L'on trouve-

ces extraits (juclque chose de D.

Le Nouh-

Liturgies, tiré d'un ouvrage très rare et très savant, et

aussi quelque chose des Consstitutions A[X)stoliques tiré de l'analyse

du P. Richard

;

je

donne ce

[x^tit

fiance qu'il n'y a rien de moi.
et bien accueillis

d'être utile
fait

Je croîs que ces extraits seront utiles

du Clergé en général.

à mes confrères.

qu'on pourrait peut-être

dulgence

ouvrage avec d'autant plus de con-

et faire attention

Je n'ai d'autre désir que

Si ce petit ouvrage n'est pas aussi parle désirer,

on voudra bien avoir de

aux motifs qui m'ont engagé à

le

l'in-

rendre

public.

P. V.

^

^}

/

"''

,'/

EXTRAIT DE L'OUVRAGE
DE

Dom.

JL]G

îirorRBY,

QUI A POUR TITRE,

Apparatns ad Bibliolhccam

TOM.

Patriini.

1.

LITURGIES DES APOTRES.
Le

sentiment des auteurs qui ont écrit sur les Liturgies n'est

pas uniforme par rapport aux changcmens

après Jésus-Christ.

St. Grégoire le

Jean Evêque de Syracuse, atteste que
ne contenait que l'Oraison Dominicale.

faifs

par

les

Grand dans sa
la Liturgie des

Cependant

Apôtres
lettre

à

Apôtres

plupart
des auteurs tant anciens que modernes pensent que les paroles
par lesquelles J. C. consacra le pain et le vin doivent être
ajoutées à l'Oraison Dominicale.

la

Certains auteurs ne recon-

naissent que trois oraisons dans les Messes des Apôtres.

Augustin conclut de ces paroles de St. Paul
obsecro
Jieriobservationes, kA},, que l'Apôtre a désigné quatre
parties de la Messe.
C'est dans son épitre à Paulin.
11 faut
St.

;

prhnùm
A>

observer cependant que cette exposition des paroles de St. Paul
par ce St. Docteur, n'est point alléguée comme littérale et certaine,

mais seulement

qu'il Ta jugée préférable aux autres.
nous croyons qu'on peut conclure deux choses de cette
explication de St. Augustin
1o. Que la Lituigie en usage de

Au

reste

:

spn temps dans presque toute l'Église,

était

composée de

cetH

quatre parties qu'il énumère.

2o.

Qu elle était en usage depuis

loniTtemps qu'il a cru qu'on pouvait

si

que tout œla avait été

institué

à bon

droit en conclure

par St. Paul.

Sentiment de Proclua de Constantinople.
Pnxîlus,

de

lib.

trad. div. Liturgie,

enseigne que

Liturgie

la

des Apôtres est beaucoup plus longue que celle dont parle St.
Augustin.

Proclus parlait

ainsi,

lorsque la Liturgie publiée

peu avant par St. Chrysostôme son prédécesseur,
usage dans

ce sentiment,
8t.

Ce qui a pu

les Églises d'Orient.
c'est

déjà en

prendre

qu'on regardait généralement la Liturgie de

comme un

Cbrysostôme

était

lui faire

abrégé des anciennes, qui depuis

les Aj)ôtres s'étaient conservées, jusqu'au

temps de

St.

Chry-

sostôme.

Sentiment de quelques modernes.
Quelque.s auteurs modernes assurent que la Liturgie des

Apôtres ne comprenait ni plus ni moins que ce que St. Paul
enseigne dans sa Ire. épitre aux Corinthiens,

D'autres disent

qu'au commencement de l'Église, à cause des persécutions, la
liturgie

était très-courte

;

mais que

augmentant on y avait ajouté des

le

nombre des Fidèles

lectures, des prières et d'au-

tres

cérémonies.

On

peut cannai tre la Liturgie des Jlpàtres

par T Apologie de

St, Justin,

La
chez

description de la liturgie dont parle St. Justin en usage

sécutions,
ainsi

de son temps, c'est-à-dire, au temps des pernous fournit une preuve certaine de ceci. Il parle

les Chrétiens

dans cette célèbre apologie

qu'il

du second siècle. ** L
rastfm agunt die qui solis dicitur» id

vers le milieu

présenta aux Empereurs
ille, SyIL Omnes
eumdem locum :

Christianit inquit
est,

dominica.

qui in oppidis vel agris moranticr, convenimit in

antequàm Christianonim templa, vel Ecclesiae constructa
domus qusedam privata esse debebat. III. Coactis omnibus, commentaria Apostolorum vel prophetarum scripta le-

<iui

fuissent,

guntur.

Undè coUigas hinc liturgiam, cùm nihil prius comsuum sumpsisse. 4o. Hae lectiones tam-

rnemoretur exordium
liù continuantur,

Ùones pr<¥ses de

quamdiù
iis,

res, utille ait, patitur.

5o.

Postlec-

qua) lecta fuerunt, serraonem ad poi)ulum

usage depuis
en conclure

t

Imbet

que prccamur.
lutamus.
la

3

Liturgie

ont parle St.

'tait

laudcni

déjà en

tus.

Quibiis

prendre

omnis qui

qui depuis
St.

Chry-

B St.

Paul

et iis

;

si

volunt,

Il

d'au-

participât,

dignus

sit

habi-

ncc plura

illc,

Non enim de

in

iis

quis-

Christi partici-

actione consecrata sunt,

Deniquè

quib

:

copiœ suppetunt,

is

vult, largitur.

ii

Atque hœc

qua) de sui temporis liturgiâ tradit Justinus.
est certain

de St. Justin,
les

bœc unus

9o. Accedebat post

— eademquc ad eos qui absunt, Diaconis

lOo.

il

que depuis

le

temps des Apôtres, jusqu'à celui

y a eu des additions faites à cette liturgie

Évangiles, les Épitres et les livres

conune étant

faites

;

car

du Nouveau Testament

On

avant que d'être mis au jour.

lus,

doit

ajouté aux prières que St. Justin indique

croire aus^^i ({u'on a

de

cis

Hjtc

Jlmcn.

quo quLs;jue arbitrata quod

n ont pas pu être
iiogie

:

qnœ cùm graliarum

dantur perfcrandti.

fîiunt

et

spiritiisque sancti no-

filii,

ad communionisque corporis ac sanguinis

îutions, la

5

cùn> accepit.

precibus, et gratiarum actione, populus

tune chirius potuit disstrcre.

res disent

Fidèles

dii^ agit,

rite perfectis

Quœ

quod ab eo

adest, acclamât dicens

unus quisque
des

que

parenti,

panis of-

fratribus,

(bristianîe rcligionis apologiù, imperatoribusetbnicisoflcrandù,

pationcm

'«r>Tie

inter nos osculo sa-

de panis vini(juc oblatione et consecratione.

(|ue

5

omnium

gloriam

et

sunt

qiia* leita

tùni surgimus oinncs at-

8o. Deinde ei qui prœpositus est
poculum aquA et vino tempcratum.

tribuit, gratias

Liturgie de

finito,

Sub finem precum nos

7o.

ca

et hortutur, ut

VI. Scrmone

mine

rgie publiée

^ire

Icrtur, et

admonet

qui prîrest,

is

:

\nmii imitcmur.

avant la consécration.

Cependant nous de-

vons être persuadés que ces additions n'ont pas été en grand
n(>nibrc, l'intervalle entre lui et les

Apôtres étant court.

n usage
lies

il

Jdturgie de St. Jacques.

pér-

parle

Claude de Sainctes, Lindanus, fiCO Alla'

pereurs

rliell,

Ue, Si/.

Jacques

Omnes

tions

le

;

;

nombre

structa

Jacques.

»ta

omle-

com-

pourtant

qu'il

ils

n'y a pas

avouent

attribué

u-,

cette

Le fils
^ios

Abraham Ec-

uiturgie ù

Î!!^t.

qu'il

moyen de

distinguer ce qui est de St.

Ces derniers en apportent plusieurs preuves,
et le St. Esprit sont

nommés dans

ïtlec-

Constantinople.
2c. Pr.

Preuve.

nulle

part

au

Concile de Nicée, ni au St. Esprit, avant celui de

'tam-

le

le.

cette Liturgie OinooLi-

(consubstantitls) ce terme n'est attribué

avant

lils

ulum

Bona ont

y a quelques petites addid'autres auteurs disent que les additions sont en si grand

lociim :

is

Cardinal

Quoique

le

mot Ikeotocof, (MC-re de Dieu,)

soit

utnnt

6
quatre ibis a Marie tlans cette Liturgie,

aux Nestoriens qui

jecté

le rejettaient,

Ce mot ne

par Proclus.

il

n'a jamais été oh-

parles Pères d'Ephèse, ni

se trouvait pas sans doute, dans l'ex-

emplaire qu'avait Proolus, lequel vivait vers

le milieu

du

cin-

luième siècle et mettait St. Jacques au nombre de ceux qui

La

avaient écrit sur les Liturgies.

mot

était

Proclus

3e. preuve est tirée

Sanctus Deus, sanctus

saint).

.-i'igion (trois fois

du Tri'

fortis, &ic.,

fai

ce

entièrement inconnu aux églises avant l'année 446, où

Kvêquc de Constantinople.

était

La 4e. Pr. est prise de la Doxologie ou l'hymne, Gloria PoTri, kc, qui se trouve dans cette Liturgie, que les anciens di-



sent n'avoir pas été en Visage avant le cinquième siècle.
5e. Pr.
et (îes

Pr.

•ie.

on

fait

mention dans

Confesseurs

cette Liturgie des

Religieux ou Moines.

on trouve dans cette Liturgie plusieurs passages non

seulement de St. Matthieu

et

de

Luc, mais

St.

mot pour mot du Grec.

même

A

des Epî-

tres

de St. Paul,

t-il

vraisemblable que ces passages aient été ainsi cités par St.

tirés

Jacques, puis qu'il est tout-à-fait incertain

en main

on ignore
est

clair,

s'il

sous

St.

Paul

;

et

quand

si St.

Jacques a eu

les

aurait eues,

il

eut voulu les mettre ainsi dans sa liturgie.

le

nom

;

tant parceque personne avant Proclus ne l'a

de St. Jacques, que parceque, à l'exception

des choses qui avaient été instituées par J. C. et

aucune ressemblance avec

cette liturgie n'a
usîicro

depuis

Ci) qui

le

celles qui furent

en

a pu faire croire qu'elle était de St. Jacques, c'est

qu'elle avait été en

lo.

les Apôtres,

temps des Apôtres jusqu'à St. Justin,

Jacques avait été
1

Il

continue l'auteur, que cette liturgie n'a point St.

Jacques pour auteur
«•itée

de

les Epîtres

qui paraitra-

le

usage dans l'Eglise de Jérusalem, où St.
premier Evêque.

Le P. LeBrun,

turgie, a très bien

dit Bergier,

Die. Tliéolog. vcrho. Li-

prouvé qu'aucune Liturgie n'a été mise par

écrit avant le 5e. siècle, excepté celle

que se trouve dans

les

Constitutions Apostoliques et qui date au moins de l'an 390.

Liturgie de St. Marc»

Si l'on doit tejeter la liturgie attribuée à St. Jacques, à plus
forte raison celle attribuée

à

St.

qui rejettent celle de St. Jacques,

Non seulement ceux
mais même des hommes très

Marc.

savants qui l'admettent, rejettent celle de St. Marc.

ê

lans l'ex-

Ces auteurs se fondent sur ce que dans cette
Omocelle de St. Jacques, on lit le mot
liturgie, comme
ousios, le trisagion, et le mot Tlicotocos, et qu'il y est aussi fuit

u du cin-

mention des moines.

1ère preuve.

été oh-

is

dans

Iphèsc. ni

ccux qui

cdu

2e. Pr.

Tri-

par St. Marc lui

fait

Dans

3,

Sic, ec

3e. Pr.

B

446, où

régnait alors,

mention de St. Marc, ce qui n'a pu être

est fait

y

Il

même.
on

cette liturgie

fait

des prières pour

le

Roi

(jui

non un Roi quelconque, mais un Roi Chrétien

et

Orthodoxe.

Un Roi

Po-

rloria

tel

commandait-il à Alexandrie du temps de St.

On

fuit

Marc?

iciens di-

4e. Pr.

^ •

noms
non

parait récente

par St.

joint

St.

Pourquoi

tombeau

Dans

quelques uns

ù.

le

croire

que

cette liturgie

Marc pour

avait St.

est-il dit

dans cette

liturgie qu'

Adam

seconde oraison après la Communion

la

est sorti

du

**

dit

il

se trouve

Car

le prêtre

Adam e tumulo excitasti." L'auqu' Adam a été ressuscité d'entre les

et

morts par J. C.
Voici ce qui a donné lieu à cette opinion

St.

seigné qu'

Li-

reur.

dans

glise

les

Adam

St.

a cru qu'

Adam

avait été tirée des

St.

J. C.

à plus

éternels.

à

la

Mont Calvaire

Croix, qu' aussitôt

Ut non temerè,

Limbes avec

Epiphane ajoute que

ayant été enterré sur le

*•

Tatien avait en-

:

condamné à des tourmens

Augustin écrivait à Evode que presque toute

tres Patriarches.

390.

avait été

Irénée, St. Epiphane et d'autres ont combattu cette er-

St.

nise par

;nt

Marc comme son fonda-

?

en invoquant J. C.

en

jes, c'est

,

en usage

cette liturgie ayant été
St.

(|ui

montrent certaines paroles qui s'y trouvent, on a

teur de cette prière pense

trJ>o,

;

du mot patcnap

certaines paroles qui méritent d'être observées.

Apôtres,



premiers siccles de

auteur.

xception

,

les trois

se sert dans cette liturgie

pu effectivement

lus ne l'a

iirent

comme

teur,

eues,
Il

en usage dans

dans quelque Eglise qui regardait

ques a eu

irgie.

On

5c. Pr.

parailra-

rait

n'ont pas été

l'Eglise.

des Epl-

s

Ces

de l'Evèquc très Saint et du trts bienheureux Pape.

nfesseurs

sages

mention non seulement du Roi, mais encore

il

inquit, nec otiosè

le corps d'

et arrosé

avait été tiré

les

l'é-

au-

Adam

du sang de
du tombeau.

prmiunciata videatur, sur-

rexeruni inulta corpora sanctorum,''^ &c.

ceux

C'est sans doute ce qui a donné lieu à l'auteur de la litui^ie

nés très

de

St.

d'Adam.
%

Marc, d'insérer

la

prière relative

à

la résurrection

8
Litvr^it
Il pîiiait

t;l

de

F.vècjuu

(luiid,

ehuMjjé

«liiiis

|)ri'('étli'ntts

Kune

vivait un

son qui Ne

lîasile;

après

lit

par des

itisf-r^fs

dit-il, n'est iiutre

Le (onwnencement de

chose que

Il

a\(»ue

hommes

pieux

n"a point

le Ibfiil

le

canon.

Limkuws,

cette liturgie est

lu préface, le

canon

de

tiré

la

Messe Latine

ce«iui suit olencxjre tiré de la liturgie de St. Hasile.

Grand assure que

LTtfire le

parmi
••

canon de

la

Messe a

sc!iolastiquec'est-ù dire, un lionime instruit

.Vw

Jjiostulorum fut!,

ad

ut

doininicdin) oblatiunis

{ s<i''icit

in ru noue

que

1(

hwc

liitbetvr

vratio

:

ipi^am

disent avoir été ajoutée par

il

lui.

aj(»ute

;

deiiidc

igitur uhlalioncm,

l'nfin

:

le

la

du

vie

^c.
saint,

Concile de Trente

/* v<mi<!(il cinn
canon de la IMesse
JJomhiiverbis, tùtn ex JipoMolonim Inidilioniliu-t; acsanc-

s'exprime ainsi
>.r ijisis

Grécomposé

solummudo oralionrm

Diacre Jean et Anastase au temps de

le

et

;

et

St.

été

hosliam consecrarcnt

ht tic

lilurjiic

tout entier et l'orui

sont tirés de la

le pater,

Janjucs

sircle.)

du temps; mais que

JitJ'utation de l'opinion de

grecque de St.

fausMimnl

St.

t\

mise nu jour par Liiulanus,

a éid

(le(|Utl

la suite

ec fond,

!

les

choses y ont été

«jue plusieurs
el sav;iii>'

que

Ell(!

Purrr.

(SV.

(|m' cctlo liliiigit tsl

|)lus é\i<h.'r.t

St. Pierre,

Maic.

St.

i\

cnnore

h

nttrilnuM'

tif

sur le

:

lunim qvoque Ponlijicum piis instiluuoniLus.
A la vérité ee canon diffère du Romain, mais
siMit léjiérc

les différences

-.

Cette liturLne est l'ouvrage de quelque compilateur

\oir Fcl-

;

kr, verl'O L:intlanus.

EXTRAIT DES

CONSTlTUTIOxXS APOSTOLIQUES,

TOUCHANT LES LITURGIES,
TKLLF.S

i^Vi:

U.M'I'OKTÎIES

FAR.

LE

ANALYSE TES CONCILES

Lib. 2, cap.
titns,

57.— Les

étaient semblables

Eglises,

P.

RICHARD,

—TOME

DA>S S0^

1.

où s'assemblaient

les

Chré-

ù un vaisseau d'une figure oblongue.

,

9
fournées vers l'Orient, ayant

ix

coté diverses

Le

hesoins de iLizlise et de ses IMinistres.

lausMiiunl
JanjiiL's

't.

LiiulaniLs.
II ilNolU;

I

imcs pieux
n'a poini

il

Diacres se ifiiaieut debout, vétUM

hommes

i\

Tautre bout de T Église, les

sépares des femmes, s'y comportassent n>odestcmcntet

en silence

le

:

lecteur se mettait au milieu de

élevé, et lisait les livres

île

Moyse,

et

les

v vl l'orui-

LatiiK' et

Gré-

St.

<'OHI])OSt'

(•

il

t

ajoute

:

orationrm
(îeiiidc

\t ;

ncm,

du
(Je

&c.
sniiu,

Trente

ni<lal

cùm

itcsanc-

itrt'reiievN

oir Fel-

élaiit finie,

tm

tous les assistans so

chaque

l'rêtre,

en par-

L'E-

un discours au peuple.

entrait quelque personne

il

de eonsi«ie-

mtion, on avait soin qu'il n'ititerrompît pas ceux qui faisaient

Comme

ces fonctions, mais les Diacres les faisaient asseoir.

y

deux entrées dans

avait

pour

l'autre

en un

réglise, l'une

lieu

en

il

était repris

aux jeunes gens de

s'asseoir

se tenaient debout

mais

lieu

le

autrement

Veuves
sermon

le

elles uvaient

Cai).

^

6

en un

'

)

" Puis
^^^^^
ayez

cette sainte

retirer

le ftiisait

lieu parti«;'ulicr, siiu>n

ils

personnes âgées s'asseyaient, les

les

delxjut.

tous se levaient

;

et le

lilles

à

{«irt

premières de toutes.

Diacre .montant sur u«

Qu'aucun des Ecoutans, {les infidèles &c.
il commençait les prières pour les c^itéchu^^ ^ chacune le peuple répondait
Seigneur

:

y

;

Les Vierges,

place avec les femmes.

et les Vieilles étaient placées» les
fini,

la

il

hommes,
premièn

y avait place, on permettait

permettait, on mettait les jeunes

lieu élevé, disait
.

;

il

mères ayant auprès d'eux leurs enfans

j)ères et

i\

les

Si quelqu'un de l'assemblée se

par un Diacre qui

Quand

convenable.

i>our

portiers se tenaient

les

Diaconellcs à l'autre.

les

c;t

femmes,

les

dérangeait,

les

SON

cela,

:

versets,

Si pendant le sermon, la lecture et

pariait ie tlernier.

chant des psaumes,

le

Le

liNS

Après

licuUer, l'un ai)rès l'autre faisait

véque

Si
\

lisait l'Evaiigilc,

debout en silence.

t-enant

lieu

psaumes de David

Suivait la lecture des Actes des Apôtres, qui

Diacre, ou un Prêtre,

en un

en répetimt l'extrémité des

et le peuple lui répondait,

Ijluipr

>us,

i

des Ecrivains de l'Ancicu

Testament, un autre chantait tnsuite

la

d'autre, les

1 1

Us avaient som

la ltg»>re.

il

Laiques, qui étaient assis

les

les

l'Évt^iue

^il•y:e tle

nu milieu de ceux des prêtres, de part

était plac»*

que

chnmbrcs pour

:

:

"

pitié

symphonie,

chumènes baissant

Les enfans mêlaient

et la

commençaient.

la tête par ordre

leurs xoix

h

Ensuite les caté-

du Diacre, l'Evêque

leur

donnait sa bénédiction, et les renvoyait.

Cap.

7.

— Les prières

pour

et les pénitens, se faisaient
S

Chré-

)lungue.

lïnergumènes,

même

manière

Iss

compétens.
le

Diacre

à genoux, après qu'on avait fait
tous ceux qui ne devaient pas assister aux S.S. Mystères.

invitait les fidèles

sortir

à

les

de la

se mettre

10
Cap,

10.

—En

cette posture,

on

pour la Sainte Église

prinit

Catholique et Apostolique, répandue dans toute la terre

;

pour

où se trouvait l'assemblée pour tous les
Evêques du monde, spécialement pour l'Éveque Diocésain

l'église particulière

;

;

pour tous
veuves,

les

infirmes

mines

personnes mariées

et

Dieu

Le

avec vous tous."

peuple

diacre ajoutait à haute voix

vous donnez

En même

le saint baiser."

pour

;

*'

:

répondait

Le

esprit,"

baptisés, les

:

La paix de Dieu

:

"

et

temps

j

Cap. 12.

>

femmes aux femmes, en marque d'une

?

conciliation

Alors les

l'autel,

Prêtres à ses côtés,

où l'Évêque

puis, se tenant debout

;

à

appor-

Diacres,

priait d'abord
l'autel,

il

les

parfaite ré-

recevait,

ranges tout au tour de

L'Evêque, vêtu magnifiquement,
les Prêtres

les

et

laïques se le don-

hommes aux hommes,

naient l'un à l'autre, les

dons sur

avec votre

les cleics salu-

»__»—_

taient les

héré-

" emlMrasse/ vous,

Les

aient l'Kvéque, en lui donnant ce baiser.

les

Après ces

les convertît.

l'Êvéque saluait le peuple, en disant

prières,

f

nouveaux

les

nos persécuteurs

tiques et les infidèles, afin que

soit

pour

;

pour ceux qui étaient sur mer, ou condamnés aux

;

pour nos ennemis,

;

pour les vierges, les

les Prêtres, les Diacres, &,c.,

ayant les

l'autel

en secret avec
faisait

sur son

front le signe de la croix, et saluait l'assemblée, souliaitant

tous la grâce

à ce

salut,

Messe, que
çait,

du tout

k

puissant, &tc., tous répondaient

Apost.,

L'Evéque

no'is appelions la Préface.

en disant à haute voix

qu'il avait

Suivait cette partie de la

manière ordinaire.

la

:

le

monde

la

commen-

" Élevez vos cœurs, &,c.

achevé la préface, qui est

tout

à
ensemble

récitait

longue dans

fort

les

LorsConst.

ensemble l'hymne des Sé-

marquée dans Isaïe, disant " Saint, Saint, kc.
L'Évêque continuait et après avoir consacré le pain, et le
vin mêlé d'eau, en mémoire de J. C, il priait pour toute l'église,
raphins,

:

;

pour

même,

lui

du monde,

et

pour

pour tous ceux dont
fin

il

offrait

la terre
finissait

;

Clergé, pour le Roi et les puissances

les

noms

étaient

pour tous

les saints, et

connus à Dieu.

En-

pour la conservation et l'augmentation des biens de

pour ceux qui étaient absens,
par le

Gloria Patri,

Lih. 8, cap. 19.

verses conditions,
et

le

et ajoutait qu'il offrait aussi

— On
même

et

pour tout

le peuple, et

&ï.c.

réitérait la prière

pour toutes

les di-

pour ceux qui étaient morts en paix
;

en faisant mémoire des martvrs, on demandait de participer

tre

11
intc Église
îrre
Lir

;

pour

tous les

Diocésain

;

vierges, les
iptisés,

les

imnés aux
r les

héré-

Après ces
;ix

de Dieu

avec votre
ez vous, et

leics salu-

se le don-

1

immes, l&i
>arfaite ré-

appor-

s,

ayant les

à leurs combats. Ensuite le Diacre ayant averti le peuple d'ê^
** les choses saintes aux saints.
tre attentif, l'Évoque disait
"
•«
J.
C. seul est saint, lui seul est seirépondait
Le peuple
:

:

gneur."

L'Évêque prenait l'Eucharistie, eommuniaitle premier,

après lui

et

;

les Prêtres, les Diacres, les Sousdiacres,

kc,

tout

le monde communiait ensuite par ordre, avec modestie et sans
L'Évêque, en donnant l'Eucharistie, disait: c'est le
bruit.

corps de J. C.
•'

je le crois,"

en

tenait

déjà

Celui qui le recevait, répondait Amen, c-à-d,

comme

même temps

l'expliquent les S. S. Pères

le calice, et le présentait

communié sous une

espèce, en lui disant

:

à

le

;

Diacre

celui qui avait

c'est le

sang de

Celui qui en buvait, répondait
J. C. " le calice de vie."
Pendant que le peuple communiait, on chantait le
Amen.
psaume 33e, pour occuper l'assemblée et on avait choisi ce
psaume, à l'occasion du 8e verset, où il est dit : " goûtez et voy:

;

ez combien le Seigneur est doux.''

Tous ayant communié,

les

Diacres emportaient dans une chambre voisine de l'Église, cequi restait des espèces

;

suivait l'action

de grâces

puis la der-

;

tel

nière oraison, que nous appelons Post Communion,

ecret avec

l'Evêque ayant béni l'assemblée, un Diacre la congédiait, en di-

sur son

it

iltaitant

sant

:

Après quoi,

" Allez en paix."

à

ensemble
irtiede la

commenLors3s

Const.

des

OBSERVATIONS DU P. RICHARD SUR LES
CONSTITUTIONS APOSTOLIQUES.

Se-

int,

hc.

lin,

et le

l'église,

lissances
saints, et

L'ouvrage,
ni

dit-il,

qui porte ce nom, n'est point des Apôtres,

même de St. Clément Romain,

tutions qu'il leur attribue

biens de

renfermées en huit livres

uple, et

les di-

n paix
;

irticiper

porte aussi le

"

qu'elles ont été

ne viennent pas d'eux.

nom

;

il

a

;

et

dans

le

Elles sont

huitième, l'auteur dit

composées par les douze Apôtres, en présence

de St. Paul, vase d'élection,
9

il

parler les Apôtres, fournit de nouvelles preuves que les Consti-

En-

u.

dont

composé de divers écrits, qui portaient le nom des Apôtres,
par un écrivain du cinquième siècle, qui à mesure qu'il fait

été

et leur co-opérateur, et

des Prêtres et des Sept Diacres.

en présence

Cependant St. Etienne, l'un

de ces Sept Diacres, avait été martyrisé avant l'Apostolat de
St. Paul, et r auteur lui

même

avait fait mention de martyre de

12
dans son cinquième livre. L'ordre, le grand nommagnificence des cérémonies, qui sont prescrites au

St. Etienne
bre,

et la

huitième

livre,

prouvent clairement que cette liturgie

que dans un temps où PÉglise

jouissait

na

le

été faite

de la paix sous

les

Princes Chrétiens.

Ëpiphane

St.

i

(ii

cite,

en plusieurs endroits de ses ouvrages, les

Constitutions des Apôtres, mais,

avons,

si

ce sont les

mêmes que nous

faut qu'on les ait beaucoup altérées depuis, puis qu'on

il

remarque des contrariétés manifestes entre les Constitutions
Apostoliques citées dans St. Ëpiphane et les nôtres.

\.ii

yi

Bergier, verbo Constitutions Apostoliques, parle

î]i

comme

le

Père Richard

,*

il

dit

à peu près

de plus qu'en plusieurs endroits

Mosheim, dit-il, juge que les Constitutions Apostoliques ont été écrites au 3me. siècle. Le Père LeBrun, pense qu'elles ne l'ont pas été avant là fin do4me. siècle.
Il y a un moyen de concilier ces deux opinions
c'est que les
elles sentent

l'

Arianisme.

;

premiers livres de ce recueil peuvent avoir été

faits

long-temps

avant les derniers, surtout avant le huitième, qui renferme la
liturgie.

Le
Con.

Conc. in TniUo, tenu au 9me.
2,

siècle, dit positivement,

que cet ouvrage a été altéré par les hérétiques

;

delà les

vestiges d' Arianisme qui s'y trouvent.

EXTRAIT DE l'OUVRAGE DU
TITRE,
Explication de

'*

P.

LE BRUN, QUI A POUR

EXPLICATION DE LA MESSE," &C.
certains

termes, qui se trouvent dans

le

Père

Le Brun,
Liturgie est un mot grec composé de Leitos, qui signifie pubhc
<it

ou l'action puque bous nommons en français le Service Divini Les
qui contiennent la manière de célébrer les S. S. Mystères,

(Tergon, qui signifie ouvrage, c.-a-d. l'œuvre

blique, ce
livres

sont

nommés

les Liturgies.

Rit, Ritus, signifie

prescrit

à Milan

;

un usage ou une cérémoRie selon un ordre
à Rome, s'appelle le rit Romain

ce qui est prescrit
c'est le rit

Milanais ou Ambrosien» &c.

;

.

13
prand

nom-

escrites

au

k'a

été faite

ix

sous les

nommés Mozarabes,

(lisiii.guer

que nous

;s

ii.s

ron:mcucement du huitième siècle jusques vers la fin en
Les Espagnoles sous la domination des Aralts
OJi/.ir:r.e.

îe

i'iiYC'.w

vragcs, les

C'est le Rit des Eglises d'Espagne df j

Mozarabe.

i?/7

Ce

des Arabes d'origine.

à cause

p^othique,

'e

Arabes externes, rcrr

c-a-d,

les Gots

«j

pe!é

devenuiii

de l'Espagne, jusqu'au temps des Maures.

et maîtres

( iirt'.iens,

Rit est souvent

suivi par

fut

qu'il

les

puis qu'on
S'i

:}•<!)]!

entaire, c'était le livre qui contenait les prières et les

institutions
jiiroîts

(jiîo

les

Evéques ou

en célébrant ja

les Prêtres récitent

en administrant les Sacremens. Dans la suite ]e livre
n'amis que cequi appartient aux Evêques, a été appelé
J^on!ijical, et celui où l'on n'a écrit que cequi est célébré où ad-

>It^M,', tt

peu près

i

>ù i'n:i

endroits

irs

les Consti-

e

Père Le-

nommé

ministré par les Prêtres» a été

Sacerdotal,

Rihic/,

oit

Manuel,

Ime. siècle,
'est

que

Missel; c'est tout cequi se

les

long-temps

comme

tout le

monde

à

dit

la

Messe pendant rannce

sait.

Aatiphonaire, renferme tout ce qui doit être chante ûu chaut

renfenne la

j?endant la Messe.
O.r.Vô

sitivement,
J

delà les

:

Romain

céici'rer la

Cet ordre

ans

le livre,

A POUR

le

Père

'est ^«'urfjuoi

'.

*

,

.Vf

haqae Mosse, pour

et

suite, et

qui marque ce qui doit être

au chœur,

L'Ordinaire tL
ns

principaux jours de rannée

appelé cérémcniai.

C'est ainsi que l'on appelle depuis cinq à six cens

Cisterciens les l

«

qui contenait la manière de

et les offices des

a été augmenté dans la

Ordinaire,

l'autel et

c'était le livre,

:

Messe,

paru!
J'

\ùs

ou

dit

Prémontrés,

On nomme

.--i:

h (i>iinguer

fait

chaque jour à

nommé

ce livre à été

che2;

ks

le Covtiimier.

ainsi ce qui se dit

à

de ce qui est propre aux tètes

aux autres jours te l'année.
dmaUirius, (Amalaire, )

c'est l'autcui"

d'un

traité

des o.iices

Ecclésiastiques composé vers l'an 620.
ifie

public

Micrologue,

action puvin 4

Les

tt

de Logos, qui

siècle

fit

Vlystères,

ce

un ordre

Romain

C'est

titre

:

un

ot tiré

:

siv.ifient

traité touchr,:.'

o^its
Il»

du grec, composé de Jfarcs
discours.

Messe

Un

que son

nommé, on

livre sous le

nom

l'a cité

2

XI

;

et coir.me

<

et

indilî'érem.Tient aussi

de 31icrologus,

;

auteur du

et les Offices Divins, sou»?

.Micrologus de Ecoles. Observaiionilms

auteur ne s'est point
t;ien

un

le

Micxolcv^uf

îii

14

EXPLICATION LITTERALE. IIISTORiaUE, ET
DOGMATIQUE DE LA MESSE.
La Messe

de

est le Sacrifice

Chrétiens rendent

Dieu

A,

la

Nouvelle Loi, par lequel
suprême, en

le culte

les

lui offrant le

corps et le san^r de J. G. sous les espèces du pain et du vin, par

n

Ministère des Prêtres.

le

Le mot de Messe

vi«nt de l'ancien

rcmissa pour remissio

mot Latin Missa pour

(comme on

Miêsio, qui signifie renvoie,

dans St. Cyprien

lit

remissam peccatorum,

et dans St. JécoUectio)
pour
parcequ'on
renvoyait
rôme
autrefois de
l'Assemblée avant l'oblation ceux, qui ne devaient pas assister
;

collecta

ai

Sacrifice.

St.

Augustin parle ainsi

:

on annonce

de? Catécliumènes, les fidèles demeureront, ytf
7iu:nis,

manelunt fidèles

— Serm. 49.

On peut

le

il7îssa

voir

renvoie

Catechu"

aussi St. Isi-

dqre de Séville et St. Avit de Vienne.

Origine du mot Rnhriqtie.

On

a appelle rubrique, des observationis écrites en caractères
Cette expression vient de l'ancien droit Romain, dont

rouges.

les titres et les

maximes ou

Parcourez

en rouge.

c'est-à-dire, les rubriques

On

cien Scholiate.

les

du

droit,

nommé

a

rouges des anciens, dit Juvenal,

de

suivant la remarque de l'an-

même

rubriques de la Messe,

qui prescrivent la manière de la dire parce qu'en effet

les règles

on

décisions principales étaient écrites

les lois

a communément écrites en ïouge pour

les

mieux

faire

distinguer.

Origine des habits Sacerdotaux.

Les S. S. Mystères

d'aucun éclat extérieur.

on

n'était

eux mêmes n'ont besoin
Aussi dans le temps des percécutions

étant grands par

occupé que

d'offrir le

St.

Sacrifice avec

science pure, sans rechercher des habits particuliei'S.

hommes
lent

Mais

les

ont souvent besoin de signes extérieurs qui les rappel-

intérieurement aux grandeurs invisibles des

Lorsque l'EgUse
tiens, alors

prit

une con-

fut

devenue plus

M3'StèreSi

libre sous les princes

on éleva de magnifiques temples

et

on

de ricbcs habits pour les cérémonies sacrées.

Chré-

les

orna

On

voit

;

on

dans

n

.

15

ET

^UE,

St. Oplul
E{;li>es,

(le iMilL've,

que l'Kmpereur envoya des ornemens aux

qu'd appelle les maisons de Dieu, et St. Grégoire de

IVazian/e relève l'éclat des ornemens de tout
ir lequel les

"i offrant le

du

;

vin, par

distinction des habits de la

nue

jiar

Messe n'a

Clergé.

le

Cette

été observé quel(ine tcms

dévotion; mais dans la suite les Papes et les Conciles

ont ordonné qu'on ne célébrerait le St. Sacrifice (qu'avec des

consacrés

ii;d)its

il

cette sainte action.

Missa pour

TJJlmkt,

Cyprien

?t.

ans St. Jéautrefois

de

L' Amlct

tire

Il fut

vrir.

son

nom du mot

introduit

au 8e.

Latin Amicei^e qui signifie cou-

siècle pour couvrir le cou,

que

les

Ecclésiastiques et les Laies portaient

nud jusqu'alors.

Peu de

e le renvoie

temps après, l'Amiot

plusieurs Églises

comme

sa Catechu-

un ornement qui devait succéder au sac de pénitence, en d'au-

ussi St. Isi-

tres

pas assister

fut regardé en

comme Ephod ou

super humerai, ù cause qu'il était assez,

grand pour entourer les épaules

et dans la plupart des Eglises vers l'an

un casque, qu'on mit sur

la

Mais

et la poitrine.

il

Rome

900 on le regarda comme

po.urfy laisser jusqu'à ce

tête,

qu'on fût entièrement halùllé, et l'abbatre autour du cou avan!
caractères

i

(juc

)main, dont

de commencer la Messe,

On

son mystérieuse.
ient écrites

regardât
iit

Juvenal,

ue de

dit St.

Paul

;

c'est

l'a f^iit

par les armes du

de là qu'on a

aussi pour une rai-

le prêtre allant

Démon,

tir^ la prière,

à

l'autel se

suivant ce que

impunc,

domim

l'an-

capitl
la

comme attaqué

on

et

a voulu que

meu galeam,

JS^c.

Messe,

qu'en effet

L\/luhe.

lieux faire

Cette première tunique, que nous appelions Aube,

i\

cause do

su couleur blanche était un ornement assez particulier aux

sonnes de condition dans l'Empire Romain,

mun
St.

rsécutions

convenable à l'honneur de Dieu,

Mais

les

acre,

et

l'administration

du

voit

;

on

dans

pris

iK3r-

com-

l'Evêque,

le

Prêtre, le Di-

de blanc dans

Sacrifice.

La
Ceux

si

tout l'oivlre Ecclésiastique est revêtu

MystèreSi

oma

devint fort

Jérôme (advers. Pelag.

es rappel-

ces Ciiré-

il

au Clergé dans l'exercice des fonctions Ecclésiastiques.
lib. 1,) dit qu'il n'y a rien que de

ont besoin

une con-

et

Ceinture.

qui se sont servis d'habits longs et larges, ont toujoupi

une ceinture pour marcher

Prenez voîre

ceinture,

dit

et

agir

plus

commodément.

l'Ange à St. Pitrre, en réveillant

2*

16

Raban

liéie et
f)eur

(ais

une ceinture, de

disent qu'on serre l'aube avec

quelle ne tombe trop bas

n'empêche de marcher.
remarquer
que l'aube et lu
auteurs ne manquent pas de

reuiture doivent être

et qu'elle

un avertissement de conserver avec soin

la

I>urett-.

Il»'

Le Manipule,

Le

iManipule a été originairement appelle mappnla, qui sig-

il

niile serviette

ou mouchoir, du mot mappuhu a pu

ma-

être fait

du 9e. siècle.
Il t.'il néanmoins plus vraisemblable qu'on a tiré manipula et
"iiiampv.lus de manvs, à cause qu'on l'a porté sur le bras, ou t\
•wpula, qui se trouve dans les anciens pontificaux

on s'en servait pour essuyer

il laain,
lin

\i

du

XI

on

siècle

le

seri servait encore

scion 1\ es de Chartres.

cou et

comme

devint ensuite

Il

A la

le visage.

d'un mouchoir,

un ornement.

L'Etole,
L'tlole a été pendant les huit premiers siècles appellée orarhni}, et elle était

On

nec
<.t
si

de propreté, qu'on

tant

dans
fut

portait ce linge autour du cou.

Evoques, des Prêtres

nicîiî (les

le ()e. siècle

il

fin,

dont les personnes

de quelque considération se servaient pour s'essuyer

pi<.)pTCs et

le visag^e.

.4

originairement un linge

étoile

et

n'osait s'en servir

dans l'église grecque

en longue

Il

devint un orne-

des Diacres, mais

et étroite

et

dans

il

fut

tenu

pour s'essuyer:
l'église Latine,

comme

banderolle,

il

est

Ct

présent.

La
î^a

Chasuble

ment par

le

était

Chasuble.

un grand manteau

haut pour passer la

Le peuple quitta

a Dieu, le retinrent.

uux Prêtres
îifis

1M|
i

et

l'église a

comme un

Les

Ça été durant les sept
hommes qui portaient l'ha-

tête.

premiers siècles l'habit ordinaire des
bit iDiig.

cet habit et les personnesV'onsacrées

capitulaires de l'an 742, ordonnèrent

aux Diacres de ne pas
donné

la

tout rond, ouvert seule-

le quitter

;

et

depuis 9C()

Chasuble aux Prêtres à leur ordination,

habit qui leur est propre pour otirir le St.

Sacrifice.

11

ïics

Grecs ont conservé la Chasuble sans aucun changement,

les liatins

font ce oui

et

en ont retranché peu à peu depuis environ deux siècles

empêchait d'avoir

le

bras hbre.

Car

autrefois

il

fal-

1

.

17
ceinture, de
de marcher,

l'aube et lu

avec soin

lait

nécessairement soulever la Chasuble du Prêtre

ment

à l'élévation do l'Hostie

et

serve encore aujourd'hui est

Depuis

le

ma-

J 9e. sit^ele.

nanipula et

ou h

bras,

A la

sage.

mouchoir,

i

eut.

a été

ora-

personnes

nt

s'essuyer

un ornetenu

fut

il

s'essuyer

:

se Latine,

ne

il

est

ii

Jusqu'au 13e. siècle

couleur ordinaire des vétemens des

et

Grecs n'avaient que

les

de Demetrius Archidiacre de Bulgarie,

les solemnités et les jours ordinaires

Grecs

leste,

était

une marque de

les

le

que

pour

les

Evêques

les avertir

était

Rome

aux jours de jeûne,

mêmes

les morts,

et

auteurs.

III

Mais à

ciel.

nous apprend

Char-

du 12e.
y avait dans

la fin

qu'il

quatre couleurs principales selon les jours

blanc pour les confesseurs et les vierges

Martyrs

et les

pour

parmi les

se servaient d'une couleur de bleu cé-

de penser au

Pape Innocent

l'Église de

Apôtres

blanc

et le rouge, qui

deuil, servait

pour l'avent

;

et

le noir

pour

pour tout

le

:

le

rouge pour les

les jours

de jeûne, pour

;

tems depuis

Septuagé-

la

Samedi Saint et le vert pour toutes les feriez.
On ne se servait du violet qu'au jour des innocens et au Dimanche Latare. On laissait aux Eglises la liberté d'avoir des
sirne jusqu'au

;

couleurs différentes, et l'Eglise de
seule-

;

l'Église Latine, outre le blanc et le rouge, Ives de

siècle, le

le

blanc ot le rouge.

le

témoignage de Siméon, Archidiacre de Thessalonitjue,

{Suivant le

changea
'eii

do.

Fortunat au milieu du Ge. siècle, représente 8t. Germain de Paris, et tout son Clergé en habit blanc.

tres dit,

ir

la

que l'Église a joui

4e. siècle

Ministres de l'autel.

Dans

s

de cet ancien usage.

resie

aux obsèques des morts, suivant

•pellée

qui s'ub^

différentes Coulcvrs.

commencement du

la paix, le blanc

du, qui sig-

!

l'encense*

i\

Ce

du Calice.

la

Des

'trc l'ait

un

et

le noir

en

violet

Rome

pour l'Avent,

le

i)eu

d'années aprt's

Carême

et tous les

jours de jeûne.

Ics sept

Des Cierges allumés pendant

aient l'ha-

onsacrées

donnèrent
epuis

9C0

rdination.
Sacrifice,

sment, et
IX siècles
i'ih il

fal-

Durant

les

semblaient les

premiers siècles de

Dimanches avant

la

l'Égli'se les

le jour

:

Messe.
Chrétiens qui s'as-

et qui

souvent h cause

des persécutions étaient contraints de s'assembler dans des lieux
obscures, se trouvaient obligés d'allumer des lampes pour être
éclairés. Quelquefois

même,

selon la

coutume des

Juifs, ils

en
Luc, Act
C. 20 nous dit, qu'il y avait un grand nombre de lampes dans
l'entlroit ou St. Paul fit un long discours ic premier jour de la se

doublaient

h nombre, pour une plus grande joie.

St.

-

1

1^
lU'dUiL;

qui a été appelle par St. Jean le jour

rcconnaitre:

icvcjiis

Ciera:t's

Messe en

la

il

rient ont doniiû
'

r-iisuito

t

plein jour

il

'

i

:\

lo. qu'on
jjlein

jour

iȔi8

Que

2o.

;

du

Messe,

la

et

Qu'on

les Éj^rlises

il

{^

d'O-

l'Evangile,

(Il

n'a allume des cierires

\\

d'autres oflices, que pour les reu-

U

lia.

;

Nuus

Seij^ncur.

toujours allumé de»

l'exemple aux autres d'en allumer

toute la blesse
il

n'a

ou pour des raisons plus mystérieuses.
second siècle, les assemblées des Chrétiens se faisaient

[>lus soleranels,

Irc

Au

.•ii'.inairoinent

en des lieux hauts

Lucien

d;ujs

et

dans Tertulien

>'ivi>ait pas d'allumer

et

,•

pj

comme on

le

P

dans ces endroits on

nt"

d

et très éclairés,

i

V(til

cl

des cierges,

i|uoi(iu'au 3e. siècle vers le

temps de

St.

Cypiien on

dit la

Messe en plein

jour,

on ne voit pas qu'on allumât des cierges

(icndant le jour.

On

n'allumait point encore de cierges pentlant

ia Messe vers l'an 400 comme on le voit par les réponses de
ï^î, .îéromea Vitjilance.
L'usage des lumières à la Messe er»
et si Ton veut savoir d'où
iilein joui- vient des Eglises d'Orient
;

y a lieu de croire quelles
constant que dans cesFiglises on a

'05 Éizlises avaient pris ces usages,
i'out tiré

des Juifs.

j'iâtiquc

durant les

i^iùpies,

tel

Lnue sans

Il

est

trois

qu'était celui

attendre le

il

premiers siècles quelques

de célébrer

la

Pâcjue

rits

le 14e.

Jude

la

Dimanche.

Cet uîiage des Églises d'Orient fut imité par les autres
On y alluma des cierijcs
Enlises npr^s le toir's de St. Jérôme.
pour

lire l'Ëvangile,

est

lu'il
iair(

.

cieiv^GS

marqué dans

La même

et
les

on

les éteignnit

anciens ordres

dès qu'il

Romains

était lu, ainsi

et

dans

Ama-

raison mystérieuse qui avait fait allumer des

pendant l'Évangile détermina bientôt après, à en allumer

rendant l'action du St. Sacrifice.
liien do plus ancien que la

veaux baptisés un cierge à

H

Cyrille de Jérusalem.
'iCnit, et

ii^

la

Il

y

coutume de
main,

faire tenir

comme

on

le voit

aux noudans St.

a plus de douze cens ans qu'on

qu'on allume solemncllement le cierge paschal, et cela

pour des raisons mystérieuses.

C'est encore pour des raisons

semlilables qu'on a allumé des cierg-es à la fête de la présentation

de J.

Dès

C au temple.

le 4e. siècle,

ivec les

marques

d::

les corps

la foi,

des fidèles qui étaient morts

ont été portés à l'Église, avec un

grand nombre do cierges allumés

|v!l

î

-

19
Nuiis

ififncur.

D'où

venu l'usage de dire à ia Messe

est

le

verset

introilo ?

allumé de»

s

Éjçlises

— Le verset htroibo

d'O-

et le

pseaume, Judica se disent

îl

la

Messe

i\

r Evangile,

«Icpuis



des cierges

verset se disait dans les Églises d'Kspogne immédiatement avant

pour

les reri-

croit être

se faisaient

i

comme on
ndroits

comme

la préface,

é rieuses,

plusieurs

on ne

on

du tems de

puis plus de

le

que quelques sayans ne

plus longtems

800 ans le verset et le pscaunic
L'ancienne Église, selon

Ambroiso, nous a marqué
tant dans la

des cierge>s

t

tême

rges pendant

la

l'autel

roire quelles

rits

le

St.

le

bap-

des fonts baptismaux à

Ambroise, enrichi des ornemens de

de J. C. en disant

Ce

et j'entrerai

la

la

peuple

grâce va

j\

à V autel de Dieu, j'irai

ma jeunesse.

bouche du Prêtre

la

Tautel
!;u

autres

[:-ei

ait lu, ainsi
'

mais parce

leur fait dire le

'lie


;

du peuple qui veulent s'approcher de

et

qu'ils se trouvent remplis d'imperfections

dedans, et exposés au dehors à plusieurs occasions de chute,

des cier^îcs

dans

témoignage de

Depuis plusieurs siècles l'Eglise met ces mêmes paroles dans

Ju-

14e. de la

les

le

bouche de ceux qui venaient de recevoir

à Dieu qui rejouit

Kglises on a
les

marqués dans

pour participer à la Divine Eucharistie avec toute

lavé, dit St.

savoir d'où

t

entier

confiance que donnait la grâce de la régénération.

Messe en

qu'on

sens de ces paroles, en les met-

et la confirmation, et qui allaient

l'autel,

réponses de

Missel Mozarabe,

le

St. Isidore, vers l'un COO, et l'on trouve de-

manuscrits des églises do l'rance, d'Allemagne et

d'Angleterre.

ien on dit la

dans

le voit

Ce

l'ont cru.

pseaume

est tiré, pareequ'il

entier, judica

exprime

les

à leur

état.

crainte qui conviennent

me

Deiis, d'où ce

sentimens de confiance

cl

Ama-

alkimer des

Le

Covjiteor,

en allumer

La confession
aux nou-

r

it

si

des péchés a toujoui"S précédé

bien dans l'ancienne

loi

que dans

obtenir la rémission de ses fautes,

dans St.

ans qu'on

mander pardon.

lal, et

eela

saire

les raisons

tems

pour

les

Lorsque

générale

texte sacré, et lui ayant

présenta

mis

il

:

le peuple,
il

les

le sacrifice

aus-

parccque ;x>ur

:

faut les avouer et en de-

Grand Prêtre

le

péchés de tout

la confession

la nouvelle

ofiTrait le
il

offrira le

faisait

bouc émis-

en

bouc vivant,

deux mains sur

la tête,

même
dit
il

le

con-

fessera toutes les iniquités des enfans d'Israél, toutes leurs of-

ent
,

fenses et tous leurs péchés (Lev. c. IG, v.

morts

avec un

fois

dans Esdras

:

je confesse

ront leurs péchcs^(2 EsÛTixs,
•'V

I

21,)

on

les

péchés du pcupk

1,

v. G,

d,

v. 2.)

:

lit

plusieurs

ils conftss':-



20

i

ii

Toutes

nnricnnos

les

liturfiios

monte

disent que le Prêtre

l'autel après la confession,

ii

ml

la

et

plus anriens ordres llomains

Les

plupart iimniucnt les termes.

la ronfession,

supposent

mais

ils
*

u'cn ont pas prescrit

formule

la

;,;'^

en termes un peu
L'Église de
la

Rome

dans toutes

ment

JJco otnnipotcnti,

le

de

la

Province on

11

de dire

donc

doit

:

miscreatur

tiiit

faire avec

Confiti'or,

a

eux
ne

la

Sec, après

t\

faire.

des

ont faite pour

l'autre, et prie!?! l'un

;

mais

il

au sacri-

C'est pourquoi

fidèles, le
lui,

Prêtre

il

fait

dit,

pour

mhcreatiir, &cc., ou

pour l'autre,

droit a été quelquelois appliqué par les pères

seur

C'est ce

m^me aveu

le

en cet endroit que ce que prescrit St. Jacques

vos péchés l'un

qui
reli

va

celui qui

être pur pour assister

le Conj\teor

même prière qu'ils

fuit

pol

&lc.

beaucoup de douleur

t

.

uniformé-

la dirait

aux yeux de Dieu.

de ses fautes que le Prêtre vient de
i

trr|

Ej^fliscs

vivement souhaiter que

Le peuple qui est présent de vniit
fice.

des

aux Saints qui y sont nommés ConfiUor
hc. Il est ordonné de prier les uns pour les

prier pour lui, devienne agréable
l'oblige

la plupart

ne

faite

s'est

elle

commencement du 13e. siècle après
Coneile de Ravenne en KU4, ordonna

autres, et tout le peuple doit

(jui

pourquoi

depuis le

les Eglises

par rapport

dans

ilitïerens

formule suivante, et

(|uc

c'est

;

;

confesse/

&,c., cet

en-

au Prêtre confes-

s'entend plus généralement de tous les gens de

bien auxquels on découvre ses fautes, et dont on

demande

les

prières

De

la Pritre, Orcîmis, te Domine.

Cette prière que la rubrique prescrit, est dans plusieurs anciens Sacramentaires, dans un pontifical de

ou cinq cens ans

et

prières sont détaillées

cependant

:

nicains ne la disent point.

On

lorsqu'on a pris Vordo JMissœ

i
^

Le

Narbonne de

dans l'ordre Romain du 14e.

Prêtre en baisant

possible, les reliques.

ne

du

les
l'a

St.

Chartreux
dite

et les

jualre



les

Domi-

à Paris qu'en 1615

Pape Pie V.

l'autel, baise aussi,

Dès

f

siècle,

autant qu'il lui est

les premiers siècles le St. Sacrifice u

V.

été offert sur les lieux où les martyrs avaient répandu leur sans:,
ou bien dans les endroits où l'on a conservé les précieux restes
de leurs corps

Lorsqu'on

s,

bâtissait des Eglises

pas encore eu de reliques,

dans des lieux où

comme fit

St,

il n'}'

avait

Ambroise à Milan, on en

'4



21
cssion, et

HiOttr.it

i;i

des

mais

$ion,

s 'US l'aufcl.

ils

;

no point consacrer

Rj;fliscs

tradition;

siècle après

ordonna

114,
lit

iinilbrmé-

celui qui

On

il

tre fait

;

simt

dit,

les

premiers ordres Romains qu'on encen-

au commencement de
le

la

Messe,

Il

trois

Mais

encensoirs fumans:

On Ta

gens de
emande les

fait

de

la

même

Églises Latines.

On

Messe.

ment qu'on ne
le^

usieurs an-

e de f juatre

les trois premiers siècles

et

s'en servait point

Tertulien dit claire-

tout

payens faisaient aux Chrétiens d'être

aux usages de

la vie

;

il

chetons point d'encens,

les

du

nous n'ap-

<}ue les Clirétiens se

car au reprocbe que

:

inutiles

au commerce

" véritablement nous n'arépond
dans les 4e. et 5e. siècles nous
:

trouvons l'encens en usage par les témoignages constans dt«

Domi-

Const.— Apostoliques, de

101.-)

vSt.

Ephrem, de

St.

turgies de St.Jacques,de St. Basile, de St.
lui est

Le Kirie

Sacrifice u

On

leur sans:.

Clirysostumckc.

n'a pas toujours dit le Kirie au milieu de l'autel on l'a

au côté de l'épitre. 2o. L'ordre
Kirie n'ont pas aussi toujours été les mêmes.

Grégoire on

avait

disait autant

Ambrosien on

lan, on on

«
'!;•,

Ambroise,de8 Li-

Eleison.

dit autrefois

3UX restes

ny

pré-

un en-

depuis six à sept cens ans dans ])lusieuni

Durant

soient servi d encens dans les Eglises.

n'il

selon

encensait tout le tour do Vautel.

percevons par aucun témoignage constant

lu'en

et

toutes les liturgies Grecques de St. Jacques, de St. Basile

meacen>ent de

les

les

seulement

l'autel était

de St. Chrysostôme font mention de l'encensement au com-

et

confes-



est dii
ii

cien iMissel de Narbonne, on ne l'encensait qu'a[)rès l'otlèrtoire.

on

Sic, cet en-

clc,

y

Prêtre allant de la saciistic

cédé d'un, de deux, ou de

confesse/.

itre

ne voit pas dans

que l'Evéque ou

pour

Uir, &,c.,

1487, marque
on omettra ces mots, quorum

n'y a point de reliques,

sât Tautel

in(!menveii

5

s'il

Romain imprimé à Basic en

Missel

Ensensemenl aux Messes solemnelles.

sternusrtcri-

irquoi

étaMi par la

septième Concile Général ordonna à tous les

le

C'est

le

reli'piùe hic

va

si fort

laiss<^

C'est ce

u.

sans reliques, a été

pas de trouver depuis longtemps des autels sans rcliijues.

que

uns pour les

que

l'autel

Evéques sous peine de déposition, de l'observer.
Quelque recommandée qu'ait été cette pratique, on ne
pourquoi

Confikor

s

n'a pas toujours eu des corps

8:iiiits

e s'est faite

.

Comme on

à mettre sous Tautel, on a inséra du moins quehiue
portion de leurs reliques dans la jnerre sacrée
et cet usaiçcde

rrs Jloninins

de

dit trois fois

fois Christe

Kirie après

et le

Au temps

que Kirie.

le

nombre des
de St.

Dans

le rit

Gloria in Excelsis.

22
Krjilication

cl

origine du Kirh'.
t

Kirir
cl

il

sont dciiv mots grecs

K.V,".sy;<

est ilair

Dans

\vA

par

nycz

(jui si^Jiuiîîeut,

('oust.— Aposîoli((nc's, qui contiennent
nncn

— on

faisait aussi

disait

même

de

C4l3Ur

on voit

prenne renient pour les C'atccliumènes.

Toute

des prières jmur les penitens.

jjour

j

les rits île la

plupart des é<rlises grec<|ue.s des quiitre premiers siècles»
<juo cette prii'reso faisait

pitié

pricrea cominciu't' on Orient.

là (jue cetlo

eux, Kirio

l'.leisoij,

l'on

Téirlise

u retenu dans

la

(Jette j)rière u toujours

glises des Gaules,

Tan

il

ne

la

disaient |»as encore

non si'ulement à

l'avenir,

la

ils

ont ditipio

Me

t\

Ma-

îl

tirègoire l'avait introduite h Uouie, puisque

tuées

que plus de soixante ans après

mêm

le JSt.îSiigc

t)orsoinies éloign^^cs

îi

dcRon;c

s'étaient

avant

Le Oioria in

rits

dont on parlait

;

il

le

ti^t.

l'ait

Athanase veut qu'après avoir

pseaume

neditie, les vierges
il

(ju'iU avaient

l^j:cehis a été dit durant longtemps aux prièren

messe,

grand matin

l'obligea

Gloria in E:vcel!}is.

publiques et {jartieulières des lidèles avant qu'on
la

<iui

lui.

Le

récité

trompéos sur

ce

C'i'st

des SiciUens, qu'il n'avait pris des (jrecs ni lo

Kirie Elei^jon, ni les autres
ctè établis

et le cantique,

Devs, IJeus

Chrétiennes récitent cette

chanté ou
dit

dès

viev.'i et

hymne

:

lo

L't-

Gloire

Dieu au plus haut des cieux.Sic.

Parmi

hymne

il

les

Latins on a dit aussi en beaucoup d'éghscs cette

l'oiliee

]

prév<

dcC

ce point au tenq)s niènio do ce St. rontile.

de réi)ondre

dire

quand

Concile de Yaison.

Quelques

de P

Œor.

ce St.Pa])c n'a occupé
le

était

du sixième

(juo plusieurs auteurs se sont tron)i)ès,

fc»t.

t|

nou,f^

Messe, mtiis aussi

toutes les proviiuxs d'(3rieîit nu coniinenecnicnt

De sorte

D(
être

la IMesso

tines et il yè[)res.
IjO 3e. Cunon de ce Conciio nous appreml
que celte prière était dèjîl en usage il Rouie, en Italie, et dans

siècle.

atta(\i|

que les

belle et si touchante,

si

oiilonnèrent au second Concile do Vaison iju'on la

K>'1\\

dirait

(jui

paru

Tnj
âlai

î\

Prêti

suite cette prière jjour tous les fuL'les.

t

empli

de sol

du malin, du moins

le

Dimanche, depuis un

temps immémorial ....
Plusieurs auteurs Latins ont cru que St. Hilaire était l'auteur

de cette hymi^e, Mais

le seul

témoignage de St. Athanase»

coii-

23
temporain de St.

nycz

j)itié

de son temiM

rwur.

est luit

11

la

i\

Trujun, dans Lucien,

a

la lin

(rhunièncs.

tenu dans la

du second

Depuis

Ht. (îrégoirc le

être dit les

dimanehes

Prêtres, ceux-ci ne le

que

les

la IMesso

t\

«on (ju'on lu
lussi

31:t-

il

jus apprenil
lie,

et

dans

du sixième
)l)t'S,

te

quand

puisque

le,

ans après

et

siècle,

attaquait la divinité de J»

oute réjilise

into,

trompaient, puisque

mention de deux liyumes dans

on voit

rit.s île

•elt'S,

fuit voir qu'ils se

Ililairc,

lemuics d'Orient lu savaieut communément par

;

() lient.
Ils

le»

dans Eusùbc,

de Pline

Ton s'en

servait

pour réfuter riiérésio d'Artemon qui
^^

Christ.

Grand,

et les fêtes
ai>?

et

lu lettre

lent

le

par

que

Gloria in Exrvlsis devait
le»

Kvèques

et non par
Pàque.

h jour de

les

Mais quelques années ai)rc<» J'ui lOLlO, liernon, abbé deRichenou, s' appliqua à montrer dans un Thapitre exprès, que, puistiu'il
était permis aux Prêtres de dire le Gloria in Excclsis le jour
de Pàque, il devait à plus forte raisjm leur être permis de le
dire le jour de Noël ... le souhait de Bernon avait été déjà
prévenu,

et

Gloria lut

dit

de Cluni

il

écrites

par St. Ulric, par celles des Chartreux

du Mont Cassia

tuées en 1081, et par Tordinaire

même

Le

(généralement accompli bientôt après.

fut

par les Prêtres, cela est évident par les coutumes
insti-

écrit vers le

temps.
Explication de la Collecte,

ompcos sur
robligcM

ui

La

(îrecs ni le

\U avaient

prière que le Prêtre récite, a été

diction

ou

que pour
l'a

attirer la

appelée

qu'elle est

lUx

il

(.'hanté

dit
€V,s'

dès
ti

ou
Ig

/>'(.-

Gloire

:

Il

parcequ'elle se

un précis de ce que

faut observer ici

fidèles

le

y a des
;

fait

que ce mot de

collecte fait entendre

unanimement avec

collectes si anciennes, qu'on

à la messe.

et

on

sur l'assemblée,

et

St. Justin dit

que

les

le Prêtre.

ne peut en marquer

car on ne peut pas douter que de tout temps

fait des prières

fait

Prêtre doit demander à Dieu.,,

sont assemblés pour prier

l'origine

Oraison^ béné-

bénédiction du Seigneur sur le peuple,

collecte^

}>rit!re^;

nommé

Bénédiction, parceque le Prêtre ne la

collecte.

que

le

on

ait

président de

l'assemblée, c'est-à-dire le Prêtre, les faisait selon les besoins
lises cette

depuis un

it

l'auteur

lasc» con-

Il se faisait cependant de temps en temps
de nouvelles oraisons et le concile de Milève en 416 ordonna
qu'on ne dirait point d'oraisons à la messe, qu'elles n'eussent été
approuvées par l'assemblée des Evêques. Ce qui a été renou-

et selon la dévotion.

;

Telé plusieurs fois par d'autres conciles; ainsi on peut croire que
la plupart des oraisons de nos messes, qui se trouvent

dans

le

24
Grégoire et dans celui de Gélase depuis

sacramentaire de St.
;»:i

plus de douze cents ans, et celles

mêmes

des autres anciens

sacramentaires d'Afrique, d'Espagne et des Gaules, qui ne sont
plus en usage, avaient été approuvées par des conciles au cin-

quième

siècle.

De

TEpïtre,

Aux messes solemnelles, le

sousdiacre chante l'Epitre,

d'abord la fonction de lecteurs,
lettre

comme

paraît par la

il

Ce

fut

38ème.

de St. Cyprien.

Mais depuis

plus de mille ans, on la fait chanter en

de Reims en 812 marque distinctement,

Espagne

Le

par des lecteurs qui étaient montés au sousdiaconat.

concile

du Ministère

qu'il est

un manuscrit du Vatican
1057, ne laisse aucun lieu de dou-

des Sousdiacres de chanter VEpïtre; et

que Baronius crut être de

l'an

ter que C3 ne fût alors l'usage de l'Eglise de

Rome.

C'est pour-

quoi depuis cette époque, les Papes et les Evêques en ordonnant
les Sousdiacres, ont dit: recevez le livre des

formule se trouve dans

les

EpUres,

fcc.

Cett3

pontificaux écrits depuis trois ou

quatre cents ans.

L'usage ancien
le

et le plus naturel est

que tout

le

monde écoute

Sousdiacre, et c'est pour l'écouter que les missels marquent

que tout

le

monde

est assis.

Mais

les

Evêques

et les Prêtres,

n'entendant peut-être pas bien le Sousdiacre.à cause de l'éloigne-

msnt du jubé, ont été bien aises de lire eux mêmes TEpître.
C'est pourquoi les Us de Citeaux imprimés à Paris en 1643 et
1664, et l'ordinaire des Guillemites en 1279, ont marqué que le
Prêtre pouvait

Selon

Rome

lire

dans

romain imprimé pour

le pontifical

en 1488,

et

le missel.

à Venise en 1520,

le

première

la

lois

chanté l'Epître, présente le missel ouvert à l'Evéque, qui y
l'Epître, le

Graduel

son missel imprimé à

messe solemnelle

Le Pape

et l'Evangile.

Rome

Pie

V

à

celles

lit

qui dans

en 1570, joignit les rubriques de

['our les Prêtres

sans parler de l'endrpit où

à

Sousdiacre après avoir

la

de la messe privée,
dit simplement
à voix basse avec

le Prêtre doit se tenir,

qu'en célébrant solemnellement

il lit

l'Epître

les ministre?.

M

25
Gélase depuis
autres anciens

qui ne sont

es,

au ein-

^nciles

V Origine,
Les

l^.

Nom, V Ordre

le

et la

commençaient l'assemblée des jours du Sabat

Juifs

par la lecture de Moise

et

13 et

Les premiers chrétiens suivirent
blées du Dimanche, et dans tous

Ce

fut

par la 38ème.

Espagne

Le

at.

concile

du Ministère

t

mtdu

Vatican

de dou-

lieu

iin
.

C'est puur-

s

en ordonnant

&c.

•es,

îpuis

Cetti

trois

ou

sels

marquent

les siècles

de l'Kglisc, avant

tic

Tertulien, jv.vr

les

lire

Divines Ecritu-

le voit ('ans St. Justin,

ou l'A paître, parce-

ri!]i)itrc

communément de

Conciles de Carthage

les

Noua

TEcriture Sainte.

l'Apôtre Saint rai;!.

îermas se trouvent souvent dans St. Augustin,
et

de Tolède

asi^^si

et l(>s

;

Ces

bien qui' clùnn

anciens sacra-

mentaires, marquent indifl'^remnient l'Eintre ou l'ApCtie.

La

3®.

règle ordinaire était de ne lire

Livres Canoniques.

Mais

il

de St.

y

Le concile de

îl

l'EL^lise,

avait dos ouvrages si rcsj)crtablcs, tels

qu'on ne

Clément Pape,

que

l?s

Laoclicée l'avait ainsi ordoriiiO

que lesiclires

fai<jait pa?: dilliculié

de

lej lire

dans TEglise.

Tout

le

les Juifs et les

monde

et des
•jG,

et

s'assied pendant l'jïpilre, pr.rceqiie, paritii

premiers clirétiens, ces lectures é taitiit une

de conférence, où

les Prêtres,

t

dans leurs assem-

de l'ancien Trstnraent, on joignit celle du

on

qu'elle est tirée plus

est très-dis-

il

des actes des npôtrcs.

l4,

cet usage

Cette lecture a été appelée

4*^.

monde écoute

dit

la lecture

comme

nouveau,
2*^.

er en

à

res é^c,

des lectures

fait

assemblons,

iimis

'Epitre.

on a

comme

des prop'iètes,

tinctement marqué aux Chap.

le sacrifice

Variété des Epitres.

remarques,

les assistons pou\aicr:t faire

comme

on

le voit

dans Tertulien, Apoîoget.

t

.=

péco

des interpréîrtiona

dans St. Paul,

l

cor.

i

i. y.

c. 39.

îdel'éloigne-

mes

Origine

l-Epltre.

en 1643 et
larqué que le

et

E.vplical on

du GiadneL

is

Aprè^

l'Épitre, l'Eglise a fait succt der

ou quelques versets cjuon a app.
étaient récités

mière
'e

ibis

à

après avoir

jue,

V

qui

y

lit

qui dans

briques de la
lesse privée,

simplement
basse avec

ou chantés sur

le

un })soume

lès le Grî;due],

degré du pupiire,

(\

tout entier,

cause qu'ils

comme

l'ob-

serva Rabauruaur au Oènie. siècle.

Ce psaume,

ou ces versets appelés

anciennement chantes,

tantôt

le

Graduel,

étaient

sans interruption, par un seul

chantre, et tantôt par plusieurs, alîernaiiveuient. qui se
répondaient les uns aux autres.
Uuand le chantre coiniiiuait seul
jusqu'à la fin sans interruption, cela s'appelait chanter en
trait
trart'm, tout de suite;

quand

le

diantre était interrompu pa».

d'autres chantres, ou par toute l'asseinlîée, qui repjcnait
chaque

3

26

m
nommait

cela se

verset

répons.

Graduel.

r.ommé

Ce
Ce

clianter en antienne,

appelé

qui est dit tout de suite par les chantres seuls,

le trait

chœur se joint aux
un répons ou un verset.

;

te qu'on appelle

et

Le psaume avait

quand

le

quelque chose de plus

chanté par une seule personne
consacrés h la

en verset, ou en

qui se chante après PÉpitre est toujours

c'est

;

pénitence, ou à

la

triste,

où l'Eglise

jirécédé et suivi du

mot

est

il

était

pourquoi dans les temps

mémoire des mystères de

dans

lui

obi

quand

passion de Jésus Christ, on a suivi l'usage de chanter en
3Iais au temps

est

chantres, c'est

la

trait,

on chante un verset

la joie,

n'
le?

Alléluia.

VAlleltcia.

un mot hébreux,

qui signifie louer le Seigneur, mais
temps
un mouvement ou un transport de
'jui signifie en même
Los Juifs récitent un psaume avec V Alléluia, quand ils
joie.

C'est

i

1

mémoire de
Les chrétiens peuvent

manducation de

renouvellent tous les ans la

la

ynenu paschal.

avoir lire de là l'usage

l'a-

de dire P Alléluia au temps pascha], et tous les dimanches destinés à renouveller la mémoire de Jésus Christ ressuscité.
Cette coutume de l'Église de chanter r Alléluia, est louée par

Augustin en plusieurs endroits de son conmientaire sur les

fe?t.

pseaumes,

comme un usage de

la plus

haute antiquité.

Nous

ne disons pas Alléluia avant Pâque, parceque le temps de la
passion de Jésus Christ, dit ce Saint Docteur, marque le temps
des aflietions de cette vie, et la résurrection désigne

la

béatitude

dont nous jouirons un jour.

VEvangile.
Il

n'y a point d'anciennes liturgies où l'Évangile ne

ciué.

Depuis que

toujours fait une lecture

range en 441, et

à

le concile

la messe.

fidèles,

et l'explication

Le

premier concile d'O-

avant l'oblation, afin que nous non

mais encore

mènes pussent entendre
Christ

mar.

de Valence en Espagne, ordonnèreni

(ju'on le lirait après l'Épitre,

seulement les

soit

Saints Évangiles ont été écrits, on en a

les

les

les pénitens et les

instructions salutaires

que l'Évêque en

ferait.

catéchu-

d« Jésy

É^

27
verset,

i

ou en

Eœj}lications et Rémarques.

«jours appelé
très seuls,

est

îhantres, c'est

quand

était

il

1°.

Le Diacre Porte

et lit

P Evangile.

Sogomène dit que c'était

la fonction de l'Archidiacre dans l'Eglise d'Alexandrie, ( l'auteur
observe que cela se fait encore à Narbonne, lorsque l'Archevê-

que

officie ) et

que dans plusieurs autres Eglises l'Évangile

ans les temps

dit par des Prêtres,

nystères de la

à Constantinople

anter en

n'aient eu droit par leur ordination de lire l'Evangile

trait,

mte un verset

et

le jour

Ce n'est pas que les lecteurs
comme tous

de Pâque.

les autres livres sacrés, et qu'ils

était

comme

par des Evêques aux grandes fêtes,

ne

en

l'aient lu

St Jt-

effet.

comme un Dia-

rOme loue Sabiniende ce qu'il lisait l'Evangile
Mais toutes les Églises ont convenu de ne

cre.

solemnellement l'Evangile à la messe que par

mais

transport

K

de

quand

ils

ation de l'afîe

là l'usage

Lnclies desti-

dans

pouvoir de

le

le pontifical

lire

louée par
sur les

uité.

JVous

temps de
lue le
la

la

temps

béatitude

et afin

des

Le Diacre met

2**".

de prendre

on

trefois

le livre

truit

par ce

;

le livre

sur F Autel

Pusage de mettre

;

en cérémonie à l'Autel dès

Dans les premiers

et

commenceon

le

conciles généraux,

milieu éminent, afin que Jésus Christ qui nous inslivre, présidât

à l'assemblée

qu'il représentât

et

;

Sainte action du Sacrifice, on a eu soin de

le

en commençant

la

portera l'Autel, afin

Jésus Christ, qui nous a ordonné

pour renouveller la mémoire de sa mort.

crifice

:

paroles qui ont été mises

des Evangiles sur l'Autel, vient de ce qu'au-

le portait

le plaça sur

t Evangile

depuis cinq à six cents ans.

ment de la messe ....
taire

;

le livre

Évangiles aux Diacres dans leur ordination, en leur disant
recevez

cité.
pst

laisser lire

Diacre

d(mné

d'assurer et de sanctifier cette fonction, on a
igneur,

le

d'oflfrir le

Sa-

Cette usage est

marqué dans les liturgies de St. Jacques, de St. Basile et de St.
et il s'observait de même anciennement dans
Chrysostôme
l'Église Latine, comme on le voit dans A malaire.
Dans la
;

on a cessé en plusieurs endroits

suite

Évangiles â
e soit
3.

mar.
on en a

)ncile

d'O-

y a placé
ce qui

l'autel

au commencement de

le missel, qui

était écrit

renferme

autrefois quatre livres différens

premier contenait les Évangiles.

e nous

l'Évêque et du Prêtre,

i

catéchu-

d« Jésu"

missel, dans lequel
et les

dans

il

des Évangiles,
la

messe

Le second

qu'on appelait

le

des

;

car

il

et ton'

y avait

fêtes.

était le livre

Le
de

sacramentaire ou le

n'y avait que les Oraisons, les Préfaces,

Bénédictions épiscopales et

le

le livre

messe, parce qu'on

à l'usage des grandes

rdonnèrenr

non

le livre

dans d'autres livres pour

de porter
la

le

Canon,

comme on

le voit

sacramentaire de St. Grégoire, et dans plusieurs missels

28
manuscrits du 9emc.

il
|:i

Icctionairo

ou

quatrième

et le

Le

siècle.

était l'antiphonaire

devait être dit au

Comme le

lOùme

et

troisième

chœur pour

ou

le recueil

était le

de l'année....

épistolier, qui contiriait les Éjutres

1

de tout ce qui

chantres ....

les

Prêtre ne réciiait point ce qui était

par les Dia-

dit

Évan-

cres,

les Soudiîicres, les Lecteurs et les Cliantres, ni les

gileîî-,

ni les épitres, ni les Versets n-étuitnt point dans les livres

On

dont le Prcirc se servait.

ne

inentaires que pour les messes basses
giles a toujours été

mis ou

d'abord aux sacra

les joignit
;

mais

le livre

des Evan-

parement, ou conjointement avec

sl

sacramentaire sur l'Autel, c'est là où

Diacre doit

lo



le

le

aller

prendre ....

Le Credo.

Le Credo
le

est l'abrégé

de

Symbole des Apôtres,

eut point d'autres durant
tiens l'apprenaient par

et

divinité

la

;

il

premiers siècles.

Augustin,

St.

et

Foi ....

la

ne l'écrivaient pas,

et

Mais au

connaître aux gentils.
attaqué

Symbole de

les trois

cœur

Russin

8t. Jérôme,

doctrine chrétienre

la

le

les

n'y en

Les chré-

comme disent

de peur de

le faire

lorsqu'Arius eut

4C'mo, siècle,

du Verbe,

s'appelle
il

pères du premier concile

général en 325 expliquèrent et étendirent le second article du

Symbole des
bole qui

finit

apôtres, touchant le Fils, et dressèrent le

par ces parobs,

m

et

Sym-

Peu de

spiritam sanclvw.

temps après, Macédonius Evéqu^ de Corstantinople, attaqua
divinité
cile

et

du

St. Esprit.

Ce

général en 381, d expliquer

de

faire plusieurs additions

point récité à la

l'article, et

la

du second con-

qui (bligi a les pères

inspiritiim

sandum,

On

au Symbole ds Nicée.

n'a

Messe le Symbole durant les cinq premiers siècles.

Mais Théodore,

le lecteur

nous apprend que

les erreurs

de Ma-

cédonius faisant quelques progrès, Timothée Evcque de Censtantinople,
le

ordonna Tan 510 de

Symbole,



est expliqué

réciter

l'article

à toutes les assemblées

du

St.

qu'auparavant on ne le récitait en public que

le

Esprit

;

au

lieu

Vendredi Saint

pendant l'instruction que l'Evêque fusait à ceux qui devaient être
baptisés.
et le

Les Eglises

voisines suivirent bientôt cet

3ème. concile de Tolède en

581), ordonnei

Eglises d'Espagne on chanterait
selon la

m

forme

des Eglises

d""

le

exemple

que dans toutes

;

les

Symbole de Constantincph;

Orient»

pour précautionner

les



29
oisième

fidèles

était le

es de l'année....

I

de tout ce qui

f

il

dit
^s,

niJesÉvanles livres

ord aux sacra
ivre des

erreurs des Golsaniens et des

Sur la fin du Sème, siècle, et au commencement du 9ème. la coutume de le chanter à la messe, s'introduisit dans les Églises de France el d' iVUemagne, pour l'opposer à
l'hérisie de Félix d'Urgel, qui voulait que Jésus Christ ne fût
que le Fils adoptif de Dieu. On ne le disait pas à Rome au
commencement du llème. siècle. Cependant à la prière de
l'Empereur St. Henri, qui alla à Rome en 1014, le Pape Benoit

par les Dia-

dans

contre les restes des

Prisdllianistes.



VIII

Évan-

le fit

chanter

;

ce qui a été continué jusqu'à présent.

Jtementavecle
B

L^ Offertoire,

doit aJIer le

L'Ofiertoire est le verset que le Prêtre récite immédiatement

On

avant l'oblation.
dit
et

;





il

s'appelle



il

n'y en

de

eut



lent le

chantés ....

m.


On

n'a

«iers siècles,

urs de

Ma-

de Cons-

assemblées
it

et

;

au

vaient être

exemple

tantincph;
les

introduisit

siècle.

à Carthage l'usage

les fidèles

marque

les

L'An-

versets qui devaient être

l'Offrande du Peuple,
dans St. Irénée

et

dans St. Cypntn,

ont toujours compris qu'ils devaient offrir

i\

l'É-

glise ce qui est nécessaire pour le service divin, et surtout le pain
et le vin.

Le

Prêtre reçoit de vous,

dit St.

Augustin, ce

qu'il

o;re pour vous, quand vous voulez vous rendre Dieu f)ro|iicc
pour vos péchés. Le second concile de 3Iacon en 585 apprit
avec indignation que plusieurs fidèles n'ofïirant aucune hostie il
^

Autel, ne contribuaient point au servicede Dieu, et il ordoniia
us peine d'anathéme qu'ils offrissent du pain et du vin à l'Au-

id!

.

L'oblation s'est fiite

assez

communément

jusqu'au Oéme-



s toutes les

onner

on

se répandit dans toute l'Église Latine,

On voit dans St. Justin,
que

lieu

iredi Saint

il

De

second con-

ie

Haîarus,

Peu de

e.

St. Augustin,

tiphonaire de St. Grégoire

attaqua la

(m sancium,

Omalaire, et après

de chanter quelque hymne tirée des Psaumes.
Cet usage fut
soutenu parce St. Docteur contre la critique d'un Tribun nom-

mier concile
nd article du

8ym-

comme le remareux Rémi D'Auxerre.

son offrande,

Cette offrande s'est faite en silence jusqu'au 4ème.

Mais au temps de

le faire

'''qu'Arius

faisait

vers la fin du 9ème. siècle.

comine disent


l'appelle Offertoire, parcequ'il devait être

peuple

le

quent St. Isidore,

Les chré-

'.

pendant que

siècle,

'Je

la

manière que

le décrit l'ordre

romain

après l'an
1000, ce bel ordre de l'offrande cessa insensiblement .... Les
auteurs qui ont écrit depuis fan 1000. ont parlé des oflranCes ci.i

3**

.

.

.

.

30
Peuple en argent

à

et autres chuses utiles

l'Église, et

on a varié

sur l'endroit de 1% messe auquel on devait faire l'offrande

Du pain

béni appelle Eulogie.

Eulogle vient d'un mot Grec,

Le pain béni,

tion.

qui signifie prière ou bénédic-

qui est en plusieurs endroits le seul reste de

parcequ'il est béni par

l'offrande des fidèles, est ainsi appelé,

une

prière, et il a été institué

On

munion.

voit

pour être entr'eux un signe de com-

au 4ème.

que pour exprimer cette

siècle,

union, les chrétiens s'envoyaient mutuellement du pain,
appeilaient des Eulogies,

à cause

diction parla prière ...

St. Augustin fait allusion

d'Eulogies, lorsqu'il écrit

pain

qu'il lui envoie,

laquelle

mi

il

à

qu'ils

joignaient

y

St. Paulin,

que

à ces

sortes

la bénédiction

du

dé viendra plus grande par la charité avec

Le pain

le recevra.

béni a été ensuite en usage par-

pour être un signe d'union entre tous ceux qui

les chrétiens,

se trouvaient ensemble

à

la messe.

Le

signe d'union par ex-

monde ne

cellence est la communion Eucharistique; mais tout le

communiant

qu'ils

une béné-

on a

pas,

institué

un autre signe

qui suppléât à la

réception de l'Eucharistie, afin qu'on pût dire en un sens ce que

Paul, nous participons tous à un même pain.
Delà vient que depuis un temps immémorial, dans les Églises
Grecques et Latines, on a béni du pain, pour le distribuer à la fin
de la messe. L'usage du pain béni fut expressément recomdit St.

mandé dans
IV. par

l'Eglise Latine,

le concile

au 9ème,

siècle,

Origine des Prières qui précèdent
Jusqu'au onzième
tait

par le Pape

Léon

de Nantes, par Hinemar de Reims ....

siècle, suivant l'ordre

la Sêcretie,

romain, on ne réci-

Mais
Évêques ont jugé à propos de distinguer l'oblation du
du vin, l'oblation de nous mêmes, l'invocation du St.
et de détailler les motifs de notre oblation dans des

point d'autres prières sur les oblations que la secrette.

plusieurs

pain et
Esprit,

prières qui pussent réveiller l'attention des Prêtres, et leur don-

ner lieu de

faire

saintement cette grande action.

Ijès quatre premières prières
ritu

i

.

.

.et béni sanctijicatoi'

.

susdpe
.

.

,

.

offerimus

.

.

lu pi-

sont en substance et presque en

31
a varié

i

propres termes depuis plus de mille ans dans l'ancien missel de«
Églises d'Espagne

du onzième

la fin

et

;

pamit que l'Église de Rome, qui vers

il

siècle leur Cita ce missel

pour leur donner le

romain, emprunta ces prières de l'oblation de
bénédicreste

de

<;e

même

missel,

Elle admit aussi au 12ème. siècle la prière

qu'elle supprima.

suscipe sancta trinitas, qui était en usage

à Milan,

et

dans plu-

sieurs Églises de France.

béni par

Le CorporaL

de comler cette

qu'ils

ne bénées sortes
iction
rite

du

Outre les napes qui couvrent l'Autel, pour une plus grande
propreté et à cause des inconveniens qui peuvent arriver, on

étend sur l'autel un linge qui est appelé corporal,

Corps de Jésus Christ.

destiné à toucher le

avec

La

sage par-

ceux qui
1

parcequ'il est

Ce mot vient

par exture

nonde ne
léât à la
na ce que

;

et

napes

il

de Pallium, qui

se trouve

et les

Palle,

en ce

signifie

corporaux qui couvraient TAutel étaient appelés

palla palla corporis.

Le

corporal

était autrefois aussi

aussi large que le dessus de l'Autel, et

était si

il

long et

ample, qu'on le

Les Chartreux suivent
Mais comme cela était erabarassant, on a
deux corpoiaux plus petits. L'un qu'on étend sur l'auteî, et

répliait

s Églises

un manteau ou couverLes

sens, dans Grégoire de Tours».

sur le calice pour le couvrir.

encore cet usage.

îr

à

t

recom-

la fin
fait

pe Léon

l'autre plié

d'une manière propre à couvrir le calice.

mis ensuite un carton entre deux
qu'on

de

le prît

plus

toiles, afin qu'il fût

commodément et on

lui

L'on a
ferme, et

a toujours laissé

le

nom

palle.

te.

La
ne
te.

Patène.

réci-

Mais

lation

du

n du St.

Les anciens
un

petit plat

l'appelaient la platèno

ou

la platine, c'est-à-dire

propre à tenir les dons qu'on offre et qu'on dis-

tribue.

dans des
Bur don-

lu ipiiîsque

en

•Mélange de VEaii

On met de
iliins la

l'eau

dans

et

du Vin dans

le Calice,

dernière pûque qu'il

fit

le

Calice,

pour imiter Jésus Christ, qui,

avec ses apôtres, consacra

la

I

sa
coupe paschale, Jans laquelle,

du
:-*f

En

vin et de l'eau.

effet.

selon le

des Juifs,

rit

prien, les pères

du 3èrae. concile de Carthage,

cile In Trullo,

nous apprennent que, selon la
était

naturelle et essentielle, les

pères ont cru qu'il

le calice,

et

y avait

Cy-

ceux du con-

tradition, le vin

mêlé d'eau, outre

que Jésus Christ consacra,

Teau dans

il

St. Justin, St. Irénéc, St.

cette raison

fallait

mettre de

pour deux raisons mystérieuses.

La pre-

mière, pour marquer que le peuple fidèle représenté par l'eau est

uni avec Jésus Christ, et

Cyprien

avec lui dans le Calice

Jean dans rai)Ocalypse, représente

qiie l'eau, dit St.

St.

offert

s'est

appliqué à développer

seconde raison est pour représenter Peau

parce-

;

tes peuples.

La

ce mystère.

et le

sang qui sortirent

du côté de Jésus Christ sur la Croix. C'est pourquoi dans
le rit Ambrosien, et selon un grand nombre d'anciens missels, en

4
s

mettant

sang

et

le

vin et l'eau, on dit

de Peau

les Chartreux.

dans

IW

le calice,

ordinaire des

Laon,

et

;

:

du

côté de Jésus Christ sortit

Aux

grandes messes, le soudiacre met l'eau
voit

dans

Prémontrés, qu'ils avaient pris de

met

l'eau aussi bien

que

le vin

core parmi les Chartreux, dans les

sons

On

cet usage est récent.

le

premier

Rome

dans un grand nombre d'anciens missels, que

diacre qui

&CC.

du

ce qui a été suivi et conservé à Laon, chez

,

et

de

c'est le

ce qui s'observe en-

Église de Laon, de Sois-

kc.

A

Rome, ça été durant quelque temps,
qui l*a mise ....

le

célébrant

De VEncensemenl pendant VOhlaiion aux grandes

même

J[Iesses»

Toutes les anciennes Liturgies Grecques font mention de l'Encensement au temps de l'Oblation.

Selon

la Liturgie

Chrysostôme, qui ne diffère pas en ce point de
après l'Évangile,

"^ile,

le

de St.

de St. Ba-

Prêtre et les autres Ministres de l'Au-

vont en procession aux petits Autels, qu'on appelle la pro-

tel

thèse, c'est-à-dire la proposition,

consécration.
fju'il

Le

ou sont

diacre les encense,

les pains destinés ù la

les

prend dans un

plat

porte sur sa tête jusqu'à ce qu'on soit entré dans le sanc-

luaire
les

celle

;

ce qui s'appelle la grande entrée, alors le prêtre prend

dons, les met sur l'autel, les encense, et les couvre d'un

voile

....

M
del

vuk
qui
ti(i

uvj
of

M
T'
fin

qu(

on

33
Liifs,

il

y avait

née, St.

ceux du con-

t

idition,

le vin

c cette raison

mettre de

lait

La pré-

ses.

par l'eau est

i

alice

parce-

;

e tes peuples,

La

ystère,

qui sortirent

ourquoi dans

en

missels,

is

du

rist sortit

Laon, chez
re met l'eau
is

le

A.mal:»ire qui a marque',

uncion.

si

de Rome,

ques

t-frJiics

tionfy,

Cependant

de France.

alors en usage

était

il

Reims dans

Ilinv^mar de

pa«

avoir, pour encenser au

dans quel-

ses eapitula-

de l'encensoir que chaque curé doit

892, parle

l'an

(le

n'est

usages des Églises

les

CEvans^ilcilnescfaitpohit (Cencrnse-

dit qii\ij)rl's

virnt sitr l\^ul('l.

en 820,

01)liitions

de l'Evangile,

temj)S

quand on a

et

offert les ohlntions sur l'Autel.

Régiiion, qui faisait sa collection

des canons vers

siècle,

Tours,
fin

de

du î)ème.

la fin

l'offertoire; et

au

ne.

dût

j)as

encenser

les

qu'un Concile de

témoignage d'Amalaire,

et h'

Oblations ù l'Autel, cela ce faisait ceC'est donc au moins depuis ce

pendant presque partout.
là,

dit

lùme. siècle le micrologue nous apprend

1

que quoique selon l'ordre romain,

on

nous

avait ordonné d'encenser les Oblations sur l'Autel à la

que l'encensement des Oblations se
Privi'e

temps

dans f Eglise liatine.

luit

Sancta Trinilas.

premier

Rome
que

et

Le micrologue

de

c'est le

observe enn,

Dans rÉçlisc Latino, l'encensement des

Cy-

de Sois-

nous npprend que

dans l'ordre romain, ni dans
disaient par une

mêmes

le

cette prière n'était écrite ni

Gallican, et que les Prêtres la

coutume Ecclésiastique.

Elle est presque en

termes dans le missel Ambrosien, et

se trouve avec

elle

quelques diflérences dans plusieurs missels et sacramentaires plus
rant

même

anciens que le micrologue. Cependant conmieelle n'était que de
dévotion, plusieurs Eglises ne l'ont point di:e.

ne
'S

JMesses,

la disent pas encore

en 1084 on ne

dont

prirent le missel,

3n de l'En-

gie de

St.

le St.

Ba-

îs

de TAu-

le la

pro-

(îinés à la
s

un

plat

la disait point

L'Oratc

Anciennement le Prêtre ne
ou priez pour moi pécheur.

es»

(\wq.

ne

priez, ou priez

voit

dans

que ces mots, priez pour moi mes frères

Les

mes

;

frères,

les

et les

Us

povr moi,

de Citeaux

Chartreux ne

pour moi pécheur.lo

paroles suivantes n'ont été d'abord

s le sanc-

mises que pour faire entendre ce que

tre prenti

en iuTitant

ivre d'un

hartreux

dans l'Eglise de Grenoble,

Fr air

disait

On

disent encore que ceux-ci: priez

Seigneur notre Dieu.

C

ce qui montre qu'au temps de leur ins-

:

tituti(m
ils

Les

le

Prêtre doit avoir en

\\\g

Rémi D'Auxerre vers 880 est le
premier qui nous les a données comme une explication priez
mes frères, dit-il, c'est-à-dire, priez que mon sacrifce, qui est
les fidèles

à

prier.

:

aussi

le

votre, soit

agréable au Seigneur,

84

La
Dans

les plus anciens sacramentaires, le

ces mots
«I

')

:

instruction

cellence la

Dieu

.

.

.

ainsi

(

sacramentaire de

sursum corda, habemus ad domi-

:

un prélude,
du canon, qui est ai)pelé par exC'est une invitation ù élever les crcurs à

|)ricre.

aux

pri»>res

Cette invitation se trouve dans toutes les liturgies des
C'est ce qui doit faire conclure que la principale parti(3

Églises.

de

commence

canon commence par

Le canon du

C'est h\ ce qu'on appelle la préface, qui est

)

ou une
I

Klvvcz vus camrs.

St. Ge'lase
nuin.

Préface,

ancienne que l'Église.

la préface est aussi

Cyprien ex-

tSt.

à son peuple pourquoi l'on invitait à élever les
" quand nous assistons i\ la prière, mes très-cher»
Frères, nous devons y être attentifs, et nous y appliquer de tout
"
notre cœur
pliquait ainsi

cœurs

;

Les

(jrrecs n't)iit

qu

Les Latins en ont eu depuis

luic préfîicc.

sixième siècle jusques vers la

le

presque pour toutes les fêtes

.

.

.

fin

du onzième, de différentes

mais vers

1100 toutes ces

l'un

préfaces furent réduites à dix dans la plupart des Églises

commune.qui

à neuf autres marquées dans une

et

à,

;

la

se trouve dans tous les plus ancif ns sacramentaires,
lettre attribuée

au Pape Pe-

lage, qui est citée par le micrologue, et insérée dans toutes les
collections de Burchard,

Gratien,

ces

D'Yves de Chartres, D'Anselme

neuf préfaces,

selon

qui

toujours été en usage dans l'Eglise de

et

Rome,

de
ont

cette lettre,

sont celles de

Noël, de r F'piphanie, du Carême, de Pâques,

1" l'Ascension,

de

la

la Pentecôte,

joignit

ù.

de

la Trinité,

des Apôtres

et

de

On

Croix.

ces préfaces celle de la Vierge, qu'on croit avoir été

approuvée par Urbain

II,

aux conciles de Plaisance

et

de Cler-

montl'an 1095.

Le
tien,

décret n'est pas dans les conciles, mais
qui écrivait 50 ans après

il

est cité par

Gia-

....

Le Sanctus.
Cette
est

hymne

est

dans toutes les plus anciennes hturgies. Elle

dans St. Cyrille de Jérusalem, dans

liques.

St. Grégoire de

Nysse

ne vous hâtez vous de recevoir
ter

m

avec

les fidèles ce

disait
le

les constitutions aposto-

aux Catéchumènes

:

*•

que

baptême, pour pouvoir chan-

que chantent

les Séraphins.

On

voit

,

85
dans

les vies

<iue le

ence par

de

ntaire

cette

des Papes recueillies vers la

Pape

St. Sixte I.

puse cet

ordonna que

aussi bien que les Prêtres.

hymne

lorsqu'il

ait

-

p-

dem<

ide

chrétiens peuvent proférer des paroles et des chan-

comment des

prélude,

sons impudiques avec cette

par ex-

St. Cantique, Saint, Saint,

crcurs

Chrysostôm<

St.

usage dans plusieurs de ses sermons,

id domi-

;

du sixième siècle,

fin

tout le peuple chan

à

même
&c.

bouche qui a

fait retentir

le

&.c. Sic.

Piih'e Te Egilur.

rgies des

partie

lie

)ricn

cx-

ever les
•t'S-chers

de tout

r

Cet priOre s'appelle canon, parpc(iu

me la
que.

St.

Cyprien,

Saint

le

Pape Innocent

fférentes

Inaction,

)utes ces

îrrand mystère, parceque

;

la

les divins

et

St.

Au-

tout court et

mystère,

le

I.

par excellence la prière,
plus grand de tous les dons, qui est

gustin la nomme;it

parcequ'on y demande le
Jésus Christ Notre Seigneur ...

îX

a été prescrite com-

doit jamais changer, le Passe Vigile s'appelle la prière canoni-

3U depuis

3S

elle

règle qu'on doit suivre en offrant le sacrifice, et qu'on ne

Le canon à

été aussi

de la très-sahitc action,
c'est

dans cette partie de

sicremens sont produits,

Valfride.

dit

nommé

ou faction du

messe que

la

On

grande de toutes

:\

toujours

entairc'S,

supposé que le

*apcPiL"

C'est le langage des conciles ds Carthage,

outes les

Théodore dans son péniteniiel, et du Pape St. Léon, qui dit que
dans l'Église où Ton agit, on doit reitérer le sacrifice autant de
fois qu'un nouveau peuple remplit l'Église
St. Grégoire dit que les prières du canon ont été écrites par

me

de

et

ont

;re,

celles

de

cension,

On

ix.

sacrifice était la plus

de St. Augustin, de

.

.

quelque Scholastique, c'est-à-Jire, par quelque habile

Avant

St. Grégoire Je

Pape Vigile

voir été

tenait de la tradition apostolique

de Cler-

dans ses catéchèses,

pur Gi a-

les actions.

;

homme.

se contenta de dire qu'on les
et

avant ce Pape St. Cyrille

au traité du St. Espnt aussi
bien que l'auteur du traité des sacremens attribué à. St. Anibroise,

et St. Basile

regardent les prières de la consécration

delà plus ancienne

comme

venant

tradition.

Premier Mémento.
es. Elle
j

aposto-

Le Prêtre

H liberté

prie pour les fidèles en général, et l'Église lui laisse

de prier pour quelques personnes en

particulier.

Il

s:

"que

i;mt cependant remarquer qu'elle a en

ir

chan-

particulièrement ceux qui ont fait des dons pour le sacrifice, et

On

voit

les autre» besoins

de

l'Église,

vue de

faire

On nommait

recommander
autrefois les

36
et les bienfaitrices

lùciifuitcurs

famutonnn

et

fumalariim

étaient présentes
<(u'on
'il

ne

d'en

ceux

r»''eiter

ont

(jui

mention,

faut réciter les

du bien

fait

noms à
noms des

(|U()i«iuVlles fussent ab-

l'Autel.

î\

faisaient des
citer leurs

1.

bienfaiteurs ajirés rol'lation,

Jérôme déplore

dons à TE^lise,

Le

la vanité

dit qu'il

|)endant
faisait

en

do ceux qui

j)our avoir le plaisir d'enten(b-e ré-

noms parle Diacre ....

ou l'on n'a récité leurs

qu'on

aux pauvres,

rHjrlisc; et

Ijo Pujie Innoiu nt

T'et iiieonvénietjt o i)u être

que depuis mille ans <m n'a point

basse.

lettres,

mystères, et non auparavant, eonnne on

les saints

plusieurs Églises, et 8t.

dit

mais plusieurs Kvf'ques voulaient

;

l'aire

leurs

Prôtrc

le

8l. Cyprien denunide souvent dans ses

lui raurtiue

ejiuse

c'est lunirqiu»!

ordinnireauMit toutes ces personnes

;

rÉjrlise

lai»isât |)as

sentes.

pour

Ji

:

noms «inVn

Prêtre doit so contenter

nommé

les bienfaiteurs,

silence, e'est-j\-dire
Jl

t\

voix

présent de penser un peu

de temps aux personnes pour lesquelles

il

veut,

ou

il

doit spé-

cialement prier.

La

Prière liane I^ilur.
selon l'ordre romain,

Jusqu'au 15cMne. siéde,
tenait sim])lement
1;

m
'il»'

rr

les

mains élevées pendant

dans plusieurs Egli^;cs de France
pour marquer sa bassesse

el

lui

Prêtre
j

et

d Allemaj^ne, le Prêtre

et su di?;posilion

se tenait incliné en disant

le

cette oraison

li

s'olîrir

ne igitur, iyc.

en

comme

sacriïlee,

on

le

voit

dans un grand nombre de missels et coniinc le font encore le»
Jacobins et les Carmes. Mais vers l'an 1500, les rubriques do
plusieurs missels

de Frwnce, d'AUenuigne,

même, marquent que
sur l'hostie.

et

dan^

le Cî'.non,
leh;

d'Italie,

de

Rome

Prêtre étend les mains sur le calice

Les Chartreux,

de rubriques dans

de IGOÎ],

le

qui ne meîluient point

y

ont*ï»Js celle-ci

el

anciennement

dans leurs missel

suivans, ïiussi bien que dans leur ordinaire

de IGil.
Pricrc (Ivam Ohlationem,

L'auteur du

traité

des

Sacremens qu'on a cru depuis neuf

cens ans être de St. Ambroise, regarde toutes les paroles de cette
prière,
tion

camme

des paroles célestes qui servent, à la consécra-

du corps de Jésus

C hrist.

i.

_

37
C'trc

dit

Ambroisc

f?t.

changement dans

ou lui ont

de

sent nb-

In nature,

qu'on

I,

Hiuvrcs,

des

remarquer que

Il luit

lui.

le traité

puisque

lu

môme»

presque en

nonce

s'»:

•rsoniic.'!*

initiés, qui est
la

termes sur le

inconteNtablement

bénédiction u plus de force que

bénédiction change

même

....

la nature

Justin dit que nous savons (jue ces alimcns sont changés par

^^t.

les prières

au

cori^i et

au sang de Jésus Christ,

(lit fju'il

pendant
liMiit

Jldoi dtion et

eux qui
ridreré-

Quoitjue nous soyons peu informés des

nous ne pouvons
Origène

aitciirs,

Jésus Christ

l\

voix

un peu
oit

spé-

Christ

le

pas ignorer qu'on

suppose, quand

I)U être

î

Elévation de F Hostie,

eu

comme

même.

dit qu'il faut

dit

tères la chair de Jésus Christ,

sonne ne mange cette chair,
;

dit

et nouvelles,

comme

Jésua

les

mysPer-

St. Augustin, sans J'avoir au-

Grecques

et

Latines ont

Anges

qu'après la consécration, les

.... Dans

réellement présent

révérer les paroles de

les apôtres ont adorée.

se tenaient autour de l'Autel, pour

Piêtrc

nes

que

sitlicles,

rEucharistie.

que nous adorons dans

et toutes les Églises

toujours été persuadées

mêmes

des premiers

adoré

l'Euciiaristie, c'est-à-dire,

Âmbroise

St.

paravant adorée

isoii; et

il

rite

ait

y adorer Jésus Christ

les liturgies

des Grecs,

ancien-

aussi bien que dans St. Basile, dans St.

Chry-

sostôme, et les autres écrivains postérieurs, on ne voit l'éléva-

PrétrH

moment avant

tion de l'hostie, qn'uT!

la

communion.

Les

acriJice,

anciens auteurs nous apprenhent que cette cérémonie
1(5

voit

solemnellc.
corc les
iques do
3

Rome

On

ouvrait les portes saintes,

on

était fort

tirait les

rideaux

qui avaient caché le sanctuaire pendant tout le canon,

et le

Prêtre présentait les SS. mystères à l'adoration des fidèles ....

;alico et

ncnient
i

Origine de T Elévation

et

Adoration de P Eucharistie*

missel

'dinairc

L'Elévation, et l'Adoration de l'Eucharistie n'ont pas été

même

manière qu'elles se font à présent.
Jusqu'au commencement du 12ème. siècle, les Prêtres se con-

toujours faites de la

à la fin du canon d'élever les dons sacrés, le calice et
en disant per ipsum ^c. ou seulement à ces mots :
omnis honor et ghria . Mais depuis les premières paroles du

tentaient
l'hostie,
is

neuf

:

.

Je cette

canon jusqu'à

isécra-

divine majesté

.

la fin tout le clergé se tenait incliné, adorant la

. . Quelque marquée que fût cette adoration, on
donner
des signes plus éclatans, lorsque Bérendevoir
en
crut
.

4^

3S
ger eut osé blasphémer contre la présence réelle de Jésus Clirist
C'est pour ce sujet qu'ensuite plusieurs

dans rEucharistie.
R

Saints voulurent faire une profession

présence réelle,

i\e la

tacitement cette

même

expresse et particulière

a porté tous les fidèles à faire

et l'Église

profession de foi, en leur montrant l'Eu-

diaristie pour la leur faire adorer d'abord après

Cet usaffe a commencé vers l'an 1100 ...
Elévation
le Prêtre

Après que
que

11

t)«c.

a

et

la consécration.

.

Jldoration du Calice,

quitté le calice,

y a eu quatre usages

dit

il

:

hac quotiescum-

diiférens sur ce point.

1*^.

En

quelques Églises on a dit ces paroles sur le calice même comme
2°. On les a dites dans un grand
celles de la consécratoin.

nombre d'Églises en élevant
Sens, chez les Carmes, et

le calice,

comme on

même à Milan.

fait

3®. Selon

encore à

le

14ème.

ordinaire romain, ces paroles étaient dites après l'élévation
(jui

a été suivi en diverses Eglises d'Allemagne,
4®. Mais, depuis la

Toul.

Home

a

fait

et

de bon,

siècle,

du

faire adorer

calice

Au commencement du 12ème.
même raison qu'on éleva l'hostie,

....

Eudes de Sully, Evéque de

Jésus Christ.

prescrit l'élévation

Paris en 1198,

du

On

calice.

ne

de

l'a

l'hostie,

et

ne parle point

élevé en plusieurs Églises

de
qu'au 15ème. siècle, en d'autres au 16ème. siècle ....
l'élévation

Chartreux n' élè vent point encore

on

à

et le

siècle,on éleva le calice par la

laquelle

et

l'Éghse de

du calice et
4ème. usage ont cela de commun
connaître que ces paroles ne sont point de

3ème.

qu'ils font

la consécration

pour

du 15ème.

dire ces paroles entre la consécration

Le

l'élévation.

fin

ce

;

à Trêves

s'est

le cahce.

Les

La vraie raison

[)0ur

contenté durant longtemps en plusieurs Églises

d'élever l'hostie sans

élever le caUce, c'est que les fidèles so

prosternaient dès qu'ils avaient

vu

l'hostie, et ils se

tenaient en
du cahce, comme font
Chartreux, apparemment depuis St. Bruno ....

cet état jusqu'à la fin de la consécration

encore les

Prière Undè

Jusques vers la
Prêtre
prière

ait
:

fin

du onzième

fait (luclque

cela

et

Memores»

siècle

on ne

geste particulier en

\)iuià\ |)ar les

voit point

que

commençant

le

cette

ordres romains et par Jean d'Avren-

39
Christ

lis

elles,

ticulière

en diverses Églises de France, les Prêtres eurent

à faire

s

qui écrivait vers l'an 1060.

cause qu'on y

écration.

les

Églises de

fait

Il

otiescuiii'

î

encore à

14ème.

tion

;

Cet usage n'a pas été imité

îglise

morts

et St. Cyrille

;

Home ....

des Morts,

de Jérusalem au milieu du 4ème.

siècle,

dans sa ôènie.catéchèse, instruit les nouveaux baptisés de la né-

de prier pour

cessité
et

les

morts dans

la liturgie qu'il leur explique,

Eustratius Prêtre de Constantinople au 6ème. siècle, qui cite

cette catéchèse, rapporte aussi plusieurs autres anciens auteurs

touchant

à

St.

de

cl

n'y a jamais eu de liturgie où l'on ne voie la prière pour les

ce

:ves et

îl

mémoire de la passion, ce qu'observent encore
et de Sens, les Chartreux, les Carmes et

Mémento

En
comme
ni ^and

siècle,

dévotion

Lyon

les Jacobins.

1*^.

^a

d'étendre les bras pour faire de leur corps une espèce de croix,

mt l'Eu-

1

Mais depuis le Tièmc.

plusieurs

l'utilité

des prières et des sacrifices pour les morts.

Chrysostôme

et St.

Augustin nous assurent que cet usage

Toute

vient des apôtres.

l'Église observe, dit St. Augustin,

dans l'endroit du sacrifice où l'on

calice et

i[ue

commun

prie et

point de

nion du corps de Jésus Christ.

on

offre

fait

mention des mort*, on

pour tous ceux qui sont décédés dans

la

commii

12ème.
^obiii Qunquc Pcccatonhus.
l'hostie,

êque de
rie

point

Églises

Les

.

!on [)our

Eglises
dèles

stî

aient

en

me

font

On nomme ici

plusieurs Saints martyrs des difl^érens états qu

sont dans l'Église, et qui ont été

Rome

:

St. Jean-Baptiste

se trouve de

même marqué

particulièrement honorés ù

de l'ordre des prophètes,

des diacres, St. Mathias de l'ordre des apôtres &ic

le

cette

Avran»

,

Au Oème.siède

quelques Églises de France joignirent les Saints confesseurs auxquels on avait le plus de dévotion,
laire,

comme

Après

les prières

préparation à la

divine prière

de

St. Martin,

St.

Hi-

Mais on revint à l'ancienne règle de ne

et d'autres Saints.

De
que

ce Saint

gies de St. Basile et de St. Chrisostôme,) St. Etienne de l'ordre

mettre dans le canon que des martyrs

it

(

après la consécration dans les litur-

....

V Oraison Dombiicale,
la consécration

communion que

était aussi la

aux Catéchumènes pour

les

on ne trouve point d

l'oraison dominicale.

dernière instruction

cîntro

Cet'-e

qu'oa donnait

préparer à recevoir le Baptême et

40
l't.

L'ancienne Église souhaitait que pour dire cette
à la messe, on fût réconcilié avec Dieu et avec

l'Eucharistie.
l)rière

les

avec

fruit

hommes.

St. Aptat de

Milève nous apprend qu'immédiatement après le

canon, l'Evéque ou le Prêtre imposait les mains pour la rémis-

à ceux qui avaient besoin

sion des péchés
(qu'ensuite

il

L'Kglise Grecque

cale.

la disons,

d'être réconciliés, et

se tournait vers l'autel pour dire l'oraison domini-

comme on

placée au

l'a

le voit

dans h

même

endroit que nous

de St. Cyrille

s liturgies

et

des autres pères, avec cette diiierenco que dans l'Église Latine

chantée ou récitée posément par

elle est

le Prêtre,

que dans

et

l'Eglise Grecque elle est chantée par tous les assistans
'observait de

même

Gaules

autrefois dans les

toujours dite à haute voix

;

ce qui

;

mais

elle s'est

....

V
Préface du Pater Precrptis.
Cette préface est très ancienne.
lorsqu'il dit

que Jésus Christ a

dire tous les jours
êtes

aux

cieu.v

dans

çj'-c.

le sacrijice

et elle est

St.

a'rnsi

Jérôme y fait allusion,
Apbtns d'oser

appris aux

de son corpa

notre père, qui

:

presque en propres termes dans St.

If

Cyprien ....


La
La

Fraction de V Hostie.

fraction de l'hostie se

faisait

dans

les

premiers siècles

après qu'on s'était donné la paix; mais depuis huit ou neuf cents

ans on

dans

l'a

un peu avancée, pour mettre une

le calice,

après avoir

dit

pax domini

sent l'hostie en quatre parties, dont
et mettent

une de ces

ils

,

font

parties dans le calice.

ciples

pour imiter

d'Emmaus

;

la fraction
et

.

.

Les Grecs

une croix sur

Suivant le

quelques Evêques, dit Amalaire, divisaient
parties,

parcelle de l'hostie

romain,

une hostie en

que Jésus Christ

comn unément on

rit

fit

avec

divi-

l'autel,

trois

les dis-

divisait l'hostie

ou les

hosties en trois parties, l'une qui était réservée sur l'autel, l'autre

qui était mise dans le calice, et la troisième pour la

du Prêtre, des Ministres

au XI
parties

et

des assistans.

siècle détaille l'usage qu'on faisait de son

de

l'hostie

nait l'autre pour

;

communion

Jean d'Avranches
temps des

trois

l'une était mise dans le calice, le Prêtre pre-

communier

et

pour donner la communion au

41
re cette
et

au soudiacre, ou au peuple,

diacre,

avec

vée pour

sommée

par

le

Durant

les

que

elle était

con-

le signal

de lu

Prêtre ou un des Ministres ....

Du

paix,

et la troisième était réser-

malades, ou s'il n'était pas nécessaire,

les

Souhait de lu Paix.

dix premiers siècles, ce Souhait était

chrétiens devaient se donner en s'em brassant.

les

Après l'oraison dominicale on

paix

la

dit,

soit

avec vous

;

ei

tous les chrétiens so donnent le baiser en signe de paix, dit St.

Augustin,

Selon Amalaire,

lepax domini

siècle,

Rabaumaur

et

Rémi d'Auxcrre

encore

le

signe de la paix

était

Hac

Prière

Cet usage

est ancien.

11

est

Commixtio,

marqué dans

Jacques, qui est la plus ancienne de
voit aussi

l'

441

dit

de St.

la liturgie

Eglise Grecque

dans les plus anciens des ordres romains.

concile d'Orange en

nu !)ème.

....

Le

on

;

le

[ircmicr

qu'avec la capse le calice doit étrv

présenté et consacré par le mélange de l'Eucharistie.

r<a capse

où l'on conservait l'Eucharistie. On la portait ù
au commencement de la messe, et avant la communion

était Iriboëte

l'Autel

elle était présentée

au

vée pour

dans

il

la mettre

prêtre, afin qu'il
le calice.

Pour

y

prît la parcelle réser-

bien entendre cet usagf,

faui se souvenir qu'outre la particule qu'on

le calice

qui avait été envoyée par les Evêques,

réservée eux

On

met à

j)résent duî;s

après la fraction de l'hostie, on y mettait autrefois

voit,

mêmes pour

ou

ccilfr-

celle (ju'ils s'étrJtnt

.e sacrifice suivant.

par les constitutions des Pni.es Melchiade et

rapportées dans les anciens Catalogues des Papes,

et

par

ï;-iri(T

la Itî-

le Pape et les autres Ijéqucs
Dimanches
aux Prêtres des I!gli«cs
d'Italie envoyaient tous les
titulaires une partie de l'Eucharistie qu'ils avaient consacrée u

tre d'Innocent

la

i\

Decentius, que

et les Prêtres mettaient cette particule

messe:

en disant

I,

:

pax domini

tf'C.

dans

le «alict

en signe de communion ....

}

L\iç^mLs Dei.
Scrgius

I.

qui fut élu

Pape en G87,

établit

que pendant

fraction de Thostic, le clergé et le peuple chanteraient

.•

h

.iLniaiu

42
de jDwMj&tc. afin, ditValfritle,(/7i6" quaiulonsedif<po$c adonner la

communion, cmx qui doivent recevoir Jésvs

Christ, qui s^est of-

fert pour eux, lui

préparer à recevoir

demandent la ffrace de

trois fois

gages du salut éternel.
Jignns Dei, pour remplir

munion,

et celui

dignement

Dans

les

même

de

la

les

le

la suite

on a chanté

temps jusqu'à

communion,

la

com-

selon Ives de Char'

....

tres

Jujsqu'au onzième siècle, les trois .flgwus

miserere

no6î»s'

;

et

Mais vers

usage jusqu'à présent.
Églises on a dit

12ème.

lelh au

mun

;

il

la

finissaient par

l'an

1100 dans

la plupart

dona nohispaccm au 3ème. Agnus Dei.

en

siècle

i\

paix ce jour là

fait

ne le
Liège

ajoute qu'on

serve à Clermont et

pas

Dei

TEglise de St. Jean de Latran a gardé cet

;

mention

dit
)

comme

des

Be-

d'un usage com-

pas le jeudi saint,

(

ce qui s'ob-

apparemment parccqu'on ne donne
le Pape Innocent III dit qu'on

cependant

introduisit cette prière à l'occasion de quelques troubles qui s'éle-

vèrent dans l'Église.

Aux messes

mescrtre nohis, on dit dona
(le

ces

mots

;

mais Beleth

eis

et

des morts au lieu de dire

requiem.

On

ne sait pas l'origine

Durant après lui, en parlent

d'une pratique généralement établie.
vent dans le missel Ambrosicn, qui

comme

Les mêmes mots se troune met même l'Agnus Dei

qu'aux messes des morts.

Prière Domine Jesu Chrisie.

Cette prière n'était pas dans l'ordinaire du missel romain,
lorsque

le micrologiie

écrivait vers l'an

1090

;

mais

elle était

dans l'ancienne messe d'Illyrie vers l'an 900, et dans le sacramentaire de Trêves du lOème. siècle. On ne dit pas cette

aux messes des morts, parceque la paix que nous demandons pour l'Église ne convient pas aux morts.

prière

Oraisons pour la Communion.

L'ancienne Église n'avait placé
toutes les prières qui ont
Il'

ici

aucune oraison, parceque

précédé la communion peuvent êtic une

préparation sutiisante pour commraunier.

.

43
Remarques»

kr la
Hof~

»%•

Revoir

Dans ces

lanté

trois

Oraisons

le

au lieu que toutes les autres prières de la messe s'adressent à
Dieu le Père. Ça été une maxime fort recommandée, et bien
observée jusqu'au 6ème. siècle,de n'adresser la prière qu'à Dieu

icom'har-

le

Père.

Les

conciles d'Afrique le prescrivirent expressément.

par

St. Optât de Milève suppose

é

cet

l'Autel on priait toujours le

rt

des

t

comme un

usage constant, qu'à

Père par le Fils, et St. Léon remarque aussi qu'on adresse la prière et le Sacrifice à Dieu le
Père par le Fils dans le St. Esprit. Dans la suite il a fallu
appuyer une autre vérité, que Jésus Christ est Dieu égal à son
Père contre les impressions que les suites de l'hérésie ancienne
pouvaient avoir laissées dans plusieurs esprits
et pour faire
médiateur
est véritablement
entendre que Jésus Christ notre
Dieu, égal à Dieu son Père, on a adresisé la prière à Jésus
Christ comme on l'adresse à Dieu le Père.

Be-

îcomi

Prêtre s'adresse à Jésus Christ*

s'ob-

donne

;

qu'on
s'éle-

e dire

Réception du

Le

Sang

de Jésus Christ,

Prêtre prend tout ce qu'il y a dans le calice, depuis qu'on
la communion sous les deux symboles aux minis-

ne donne plus
tres et

aux

assistans

;

mais à

la

messe papale

tres auxquelles le diacre et le soudiacre

calice, le célébrant laisse

une

partie

diacre et le soudiacre prennent.

Ni

et

à quelques au-

participent encore

au

du précieux sang, que

le

les ordres

romains, ni les

auteurs liturgistes jusques vers l'an 1200 n'ont point
devait prendre la particule.
les anciennes

que

le

'

y a seulement

lieu

marqué qui

de juger par

les anciens statuts des ordres religieux

prêtre prenait cette particule

;

et

il

est dit

expressément

messe de Maurille archevêque de Rouen, et de Jean
d'Avranches au llème. siècle que le Prêtre la prend toujours.
Cependant selon Durant au 13ème, siècle, l'Evêque laissait
prendre cette particule au diacre ou au soudiacre, qui devait
dans

(

coutumes ou

Il

la

purifier

papale,

le calice

;

et c'est

comme on le

ce qui s'observe encore à la messe

voit dans le cérémonial

1516 par Marcel, Archevêque de Corfou

.

.

romain donné en

44

De
Durant

les

12 premiers siècles

communément
par

le

III,

à

l'Ablution Q^uod ore

;

les liturgistes,

cardinal Lothaire, qui fut
la fin

du 12ème.

lave ses mains, qu'on

siècle,

jettait

cette ablution

même

le

ne se

faisait

fait

Pape sous

le

nom

marquent seulement que

Teau dans un

endroit ce qui avait servi

lieu
et

;

le

d'Inn.

Prêtre

propre et hon-

qu'on

à laver

pas

mystères

jusqu'au traité des

nête qu'on appcllait la piscine ou le lavoir

dans

tj«c.

jettait

aussi

Mais

le calice.

pour un plus grand respect, et une plus grande précaution, les
Prêtres ont jugé à propos de prendre l'ablution, dans laquelle

il

peut y avoir quelque particule du corps ou du sang de Jésus
Christ.

Le Quod

ore siimpsbnus.

Elle était à la fin de la messe

Cette prière est très ancienne.

de

la nuit

de Noël, dans

le missel

des Goths avant Charlemagne.

Elle servait de posit-communion au jeudi de la semaine de
jxissioii,

elle est

dans

les

sacramentaires de Trêves et de Cologne

marquée dans

la
;

et

les plus anciens ordres romains, aussi bien

que dans Amalaire, pour être

dite par le Prêtre après avoir

com-

munié ....
Corjms Tuum,
Cette prière est présentement pour

le

Prêtre seul qui reçoit la

Sainte Eucharistie sous les deux espèces.
post

Elle est tirée d'une

communion de l'ancien missel des Goihs,avant Charlemagne,

au pluriel au nom de tous les fidèles qui
communiaient ordinairement sous les deux espèces ....

et alors elle se disait

Communion du

Peiqjle,

On a toujours recommandé avec soin de ne pas différer la
communion après la messe. Tous les anciens auteurs ne marquent la communion du peuple qu'en cet endroit.. Le rituel ro.

main, qui est aujourd'hui en usage,

Papes Paul

du peuple
(

V et

et qui a été publié

par les

Urbain VIII marque encore que la communion

doit être faite d'abord après la

communion du

h moins que quelque cause raisonnable n'oblige de

Prêtre;

la différer

45
après

Ir.

messe.)

comme une
[sait

pan

lystères

tendait,

Le grand nombre des communians a été regardé

de ces caus«is raisonnables,

sans conmmnicr, la

«jui fut laite

dans

le

fin

de

la

un grand peuple at-

si

messe.

C'est la remarque

missel de» Jacobins l'an 1254

....

d'Inn.
11

Prêtre

hon-

3t

ïit

aussi

Mais
lion, les

[quelle

qu'aux premiers siècles

est vrai

sécution, ceux qui voulaient avoir la



y communiaient.

pas

la

On

sait

commodité de

medi

et le

fidèles

îniagne.

de

gne
issi

;

la

et

on

n'oliire le

et

ils

pour leur dire

St. Sacrifice

le

4ème.

la

messe.

siècle jus-

en carême que

le sa-

Mais

par les prières publiques qui se font pour ce

qu'on appelle

l'office

les

n'avaient

qu'aux autres jours de la semaine les

ou

la

messe des

ils

y

sujet,

présanctifiés,c/ est-à-dire,

des dons qui ont été sanctifiés ou consacrés, et mis en réserve

dimanche précédent ....

le

bien

com-

que tous

peuvent recevoir l'Eucharistie dans l'Église.

sont préparés
et

trouN'er des Prêtres

dimanche,

L'usage de dire
oir

temps de per-

dans leur solitude, où

que dans l'Eglise Grecque depuis

qu'à présent,

2

les

consolation de participer

St. Basile nous a])prend

même

il

a messe

Dans

tous les jours h la Ste. Eucharistie, la portaient dans leurs maiSf>ns,

moines en usaient de

le Jésus

communiaient

les fidèles

souvent sans assister au St. Sacrifice.

le confîteor

pendant la messe, immédiatement

avant que de communier, s'est introduit depuis environ 500 ans,
et

il

vient sans doute de la condescendance qu'on a eue de donner

communion aux

la

fidèles hors le

temps du Sacrifice

.

.

.

.Au

13ème. siècle les Dominicains, les Carmes, les Cordeliers et
•eçoit la

les

e d'une

prières de l'absolution avant

imagne,

le

les

qui

temps

On

le confiteor

même du Sacrifice ....

voit

dans St. Optât de Milève, qu'après

aux pénitens

Etenhn
mar-

uel ropar

let$

et les

que de donner la communion, dans
le

canon,

médiatement avant l'oraison dominicale, on imposait

erer la
B

Augustins autorisèrent l'usage de dire

et

les

et

im-

mains

à tous ceux qui devaient communier.

vkina momenla, dûm maniis imponitis, et demox ad altare conversi dommicam orationem pra-

inter

licta donatig,

mittere non potestis

;

pater, dimitte nohist

^«c.

Optât Liv. 2

Advers. Parmen.
St. Augustiii

nous

fait

entendre que les fidèles faisaient une

lunion

espèce de confession de leurs péchés, en frappant leur poitrine

*rêtre;

lorsqu'on disait; demitte. nobis débita

ifférer

l'Église

Grecque

( liturgie

de St.

nostrc/b i

et

l'on voit

^Ghry.s<>stôrae ) qu'au

dans

moment


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