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2

- SUPPLÉMENT
GRATUIT AU N°117
D’INFO-ÉCO
DU VENDREDI
26 AVRIL 2013 -

LE CAHIER DE LA DYNAMIQUE LOCALE

Les experts
de l’entreprise

L’essentiel
Encourager l’export
La CCI et UbiFrance sont
deux interlocuteurs majeurs
pour vos projets
à l’international. PAGES 2 & 3

L’innovation
à faire grandir
Les développeurs de la CMA
détectent les projets, quand
Oséo les finance. PAGE 4

Former les salariés
pour demain
En misant sur le développement
des compétences, l’entreprise
investit pour son avenir. PAGE 5

Savoir s’entourer
Assurance, banque
et expert-comptable épaulent
le chef d’entreprise. PAGE 6

Quand le tourisme
mise sur internet
L’Agence touristique de la
Vienne est organisme de
formation agréé. PAGE 7

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INFO-ÉCO 2 LES EXPERTS DE L’INTERNATIONAL
I 2 I Info-éco 2 Avril 2013
ACCOMPAGNEMENT

La CCI : porte d’entrée vers l’international
En Poitou-Charentes, sept conseillers en développement
international, répartis dans les six chambres de
commerce et d’industrie accompagnent et suivent les
entreprises dans leur projet export. Objectif fixé par
l’Etat : atteindre l’équilibre de la balance commerciale.

L

e réseau CCI International PoitouCharentes est l’un
des partenaires phares des
projets export des entreprises. Il est coordonné par
la CCI Poitou-Charentes,
membre de l’association
des chambres de commerce et d’industrie française pour l’internationalisation des entreprises.
Sept conseillers, répartis dans les six CCI accompagnent et suivent les
entreprises dans leur projet export. Des conseillers

référents de pays et de secteurs, à l’instar de Catherine Légeron de la CCI de
la Vienne par ailleurs chargée du secteur TIC (technologies de l’information
et de la communication).
« Notre spécialisation permet
de créer des ponts entre les
entreprises d’un même secteur désireuses de se lancer à
l’étranger. Elles ont les mêmes
problématiques et peuvent
partager leurs expériences. »
Le premier rôle des
conseillers de la CCI International Poitou-Charen-

UNE AGENCE, UN NUMÉRO VERT
En 2012, le conseil régional a créé l’Agence régionale à l’internationalisation, à l’exportation et à la relocalisation d’activité. Une
convention régionale export a été signée entre l’Etat, la Région,
la CCI Poitou-Charentes, Ubifrance, la Coface, Oséo et le Comité
Poitou-Charentes des conseillers du commerce extérieur de la
France. Objectif : rendre plus efficaces les actions de soutien aux
entreprises de Poitou-Charentes qui veulent exporter ou se
positionner sur les marchés internationaux.
Un numéro vert a été mise en place. Au 0800 008 333, des personnes dédiées à l’export issues de CCI International PoitouCharentes orientent et suivent les entreprises.
Site : www.poitou-charentes.cci.fr
Sylvia Fricot : 05 49 60 97 63 ou s.fricot@poitou-charentes.cci.fr.

tes est d’informer. Réunions thématiques et formations sont proposées
aux chefs d’entreprise. Une
façon de partager les expériences et démystifier le
passage à l’export. « Il y a
de l’appréhension voire de la
peur et certains chefs d’entreprise pensent que c’est trop
compliqué », affirme Sylvia
Fricot, chargée de mission
au service régional (CRIC).

Des outils pour agir
Des événements sont
aussi organisés. Pendant le
Tour du monde en 8 h, des
chefs d’entreprise rencontrent des « experts pays »
pour connaître les potentiels à l’exportation. Le
20 juin prochain, 50 pays
seront ainsi représentés à
Angoulême.
Autre événement : Futurallia devenu incontournable pour qui veut exporter
ses produits hors de nos
frontières. Du 3 au 7 juin
prochain à Istanbul, Futurallia sera décliné en deux
parties. Des rendez-vous

La carte des marchés visés à l’export. Il faut savoir que 1 500 entreprises du Poitou-Charentes exportent
régulièrement.

d’affaires d’abord, programmés selon les problématiques des entreprises
présentes. Un second
volet, baptisé « Mission de
prospection » s’adressera
aux entreprises françaises
dont la stratégie vers la
Turquie est bien définie et
qui souhaitent aller à la
rencontre des entreprises
turques pour développer
des marchés.

sera la sixième économie
mondiale et le Vietnam, en
croissance de 7 % par an
depuis 15 ans. Mais aussi
les BRICS (Brésil, Russie,
Inde, Chine et Afrique du
Sud), même si selon Sylivia Fricot : « ce sont des pays
lointains qui ne sont pas toujours à la portée de nos petites PME. Notre mission est
d’amener les entreprises à
s’intéresser à ces pays tout en

Là où il fait bon
exporter

L’EUROPE AUSSI

Une récente étude*
dresse un panorama des
zones où il fait bon exporter. Dans la liste des pays
les plus lointains on note
l’Australie, pour son économie en croissance
depuis 22 ans et ses droits
de douanes très bas, l’Indonésie car en 2030 elle

jugeant leur maturité pour y
parvenir ». Enfin dans l’objectif gouvernemental d’atteindre l’équilibre de la
balance commerciale au
terme du quinquennat,
des secteurs ont été identifiés et des pays ciblés. ◆

*Panorama d’UbiFrance dressé à
l’occasion d’un atelier à Paris le
14 février sur le thème « Où
exporter en 2013 ?».

« L’Europe est le premier terrain d’exportation pour les entreprises,
mais souvent les chefs d’entreprise nous disent : Je n’exporte pas
mes produits, je les vends en Europe ! », souligne Sylvia Fricot. La
communauté européenne a mis en place le service « Entreprise
Europe Network », destiné à aider les entreprises à se lancer sur les
marchés. « C’est parti du constat que les entreprises ne profitaient
pas assez des avantages de l’ouverture des frontières », précise
Maria El Jaoudi, conseillère pour le réseau Entreprise Europe SudOuest. Prônant « qu’il devrait être aussi simple de vendre en France
qu’en Allemagne », son rôle est d’informer avant tout sur les
règlementations et les financements européens envisageables.

SOUTIEN

UbiFrance : défricheur de terrain
Charles Colas est le délégué régional
d’UbiFrance en Poitou-Charentes,
l’agence française pour le
développement international des
entreprises. Il revient sur son rôle.

L

a politique publique
de soutien des
entreprises à l’exportation et la réforme de
2004 des services commerciaux des ambassades
ont permis la création
d’UbiFrance, un réseau de
80 bureaux dans 60 pays et
des VIE (volontariat international en entreprise)
présents dans 140 pays à
travers le monde.
Info-éco / Quelles sont vos
missions au sein d’UbiFrance ?
Charles Colas / UbiFrance a deux modes d’intervention auprès des
entreprises. Individuel d’abord avec un suivi surmesure selon les besoins

et les attentes de l’entreprise. Cela peut aller jusqu’à l’organisation de rendez-vous
avec
des
partenaires potentiels
dans les pays ciblés. Nous
nous appuyons alors sur
nos bureaux présents un
peu partout dans le
monde. L’accompagnement peut aussi prendre
une forme plus collective
dans l’organisation de
déplacements de plusieurs
entreprises sur des salons
à l’étranger ou des rencontres sur des thématiques définies.
Info-éco / Quelle est votre
démarche de conseil et
d’appui aux entreprises ?
C. C. / Nous sommes en

Charles Colas

« Il faut prévoir
des ressources
financières,
en sachant que
les résultats
ne seront pas
visibles
tout de suite,
mais aussi
des moyens
humains »
quelque sorte des « défricheurs de terrain ». Cela
dépend de l’état d’avancement du projet export du
chef d’entreprise. Certains
savent vers quels pays ils
veulent ou peuvent aller. Je
vais alors appeler le correspondant d’UbiFrance
sur place pour savoir s’il y
a réellement un marché,
des concurrents, mais
aussi le montant des taxes.
D’autres sont prêts à partir et nous intervenons sur
les dernières phases du
projet toujours en lien avec

les partenaires locaux
comme la CRCI et nos
bureaux à l’étranger.
Info-éco / UbiFrance gère
aussi le volontariat international en entreprise
(VIE). Quel est le principe ?
C. C. / Le VIE permet aux
entreprises de recruter un
jeunes de 18 à 28 ans pour
lui confier une mission à
l’étranger. Selon les
besoins de l’entreprise,
cela peut être une mission
de prospection ou de développement de marchés.

UbiFrance gère la partie
administrative. L’entreprise est ainsi exonérée de
charges sociales. Le VIE
dure entre 6 et 24 mois,
renouvelable une fois. Pour
le jeune, en majorité
diplômé à bac +5, mais pas
seulement, cette mission
constitue souvent une première expérience.
Info-éco / Quels conseils
donneriez-vous à un chef
d’entreprise qui envisage
de se lancer à l’export ?
C. C. / Il est nécessaire de

se demander si l’entreprise
a les moyens d’exporter. Il
faut prévoir des ressources
financières, en sachant que
les résultats ne seront pas
visibles tout de suite, mais
aussi
des
moyens
humains. L’export s’ajoute
au temps déjà bien rempli
du dirigeant. Il faut être sûr
de s’investir dans ce nouveau projet et que toute l’équipe soit partie prenante
pour assurer le suivi des
différents contacts pris lors
de salons ou de déplacements à l’étranger. En clair,
mieux vaut reculer de
quelques mois son projet
export plutôt que d’aller
trop vite. Enfin, la question
primordiale est celle de la
langue. Il est difficile d’aller vendre ses produits
dans un pays où on ne se
fait pas comprendre. Il faut
aussi penser à faire traduire ses cartes de visite et
sa documentation. ◆

Contact : 05 49 55 11 47 ou
charles.colas@ubifrance.fr.

INFO-ÉCO 2 LES EXPERTS DE L’INTERNATIONAL
I 3 I Info-éco 2 Avril 2013
TÉMOIGNAGE – RÉUSSITE À L’EXPORT

Solisystème : « S’abriter est universel »
Jean-Louis Castel est l’inventeur du brise-soleil à lames
orientables. En quelques années, Solisystème est passé
d’un garage à un entrepôt de 4 000 m2, fruit d’un
développement à l’exportation.

S

’abriter est un élément essentiel de la
vie de l’homme partout dans le monde. » C’est
sur cette idée que JeanLouis Castel, fondateur de
Solisystème, développe
depuis 15 ans son concept
de brise-soleil à lames
orientables.
« J’ai eu l’idée en aménageant ma maison, lance t-il.
L’idée est de jouer avec la
lumière et l’ombre en fonction

du moment de la journée. Le
dispositif protège aussi de la
pluie et permet ainsi de profiter de sa terrasse sans être
inquiété par la météo. » Il
dépose aussitôt le brevet et
se lance, dans son garage
au départ, dans la fabrication de ses premiers modèles. En 2002, Solisystème
s’installe dans la zone économique de Cissé. « J’ai créé
un réseau de distributeurs et
poseurs dans toute la France,

Les lames brise-soleil de Solisystème se vendent aussi à l’étranger.

son engagement sur les marchés extérieurs et accepter
d’investir sans avoir de retour
les premières années. » Dans
ce dédale administratif, le
chef d’entreprise a été
épaulé par des partenaires
privilégiés tels que la
chambre de commerce et
d’industrie. « On est moins
seul et donc on a moins peur.
Futurallia a notamment été
un rendez-vous important
pour se familiariser avec la
sortie des frontières. »

pour me concentrer uniquement sur la fabrication », souligne Jean-Louis Castel. Plus
de dix ans plus tard, Solisystème et ses 20 salariés
viennent d’emménager à
Avanton, dans la Vienne,
dans un entrepôt de plus de
4 000 m² et la société développe son activité en France
et dans le monde.

De l’innovation

Un service dédié
à l’export

Jean-Louis Castel compte bien vendre dans de nouveaux pays.

Si les premiers pas d’exportateurs de Jean-Louis
Castel s’effectuent en
Suisse, Espagne, Italie,
Pays-Bas, Belgique et
Suède, rapidement le
brise-soleil s’exporte au
Liban et à Chypre. Et la liste
des pays s’allongent. « En
2012, nous étions sur un
salon professionnel à Stuttgart. Le concept a séduit des
professionnels et nous avons

décidé de recruter un salarié,
installé là-bas pour développer ce nouveau marché »,
précise le dirigeant.
La présence de Solisystème sur les salons internationaux lui ouvre par
ailleurs des contrats sur le
Maghreb et le Mexique. Au
siège d’Avanton, trois personnes se partagent des
zones spécifiques. « Ils
connaissent les règlementa-

tions des pays, les habitudes
commerciales et évidemment
la langue. »
Fier du développement
à l’export de son entreprise, Jean-Louis Castel
n’en n’oublie pas pour
autant les contraintes et
les difficultés. « C’est beaucoup de tracasseries administratives. On se heurte parfois
au protectionnisme de certains pays. Il faut être sûr de

Jean-Louis Castel cherche aujourd’hui à amener
de l’innovation dans son
concept de brise-soleil
avec un système de pavés
coulissants. Un nouveau
brevet a été déposé. Le dirigeant a l’espoir d’éloigner
les concurrents encore
quelques années. « Au
départ nous étions seuls sur
ce créneau devenu aujourd’hui très concurrentiel en
France, mais aussi à l’étranger. » Son objectif : amener
l’exportation à 40 % de son
chiffre d’affaires contre
15 % aujourd’hui. ◆

INFO-ÉCO 2 LES EXPERTS DE L’INNOVATION
I 4 I Info-éco 2 Avril 2013
ARTISANAT

Faire grandir l'innovation
La chambre régionale de métiers et
de l'artisanat, via des fonds européens,
a pu créer quatre postes de
développeurs de l'innovation. Leur
mission est de détecter et
accompagner les projets dans les TPE.

E

ncourager les petites et très petites entreprises
à innover. Voilà le point de départ du dispositif
imaginé par la chambre de métiers et de l'artisanat du Poitou-Charentes. En 2011, quatre développeurs dédiés à l'innovation ont pu être embauchés grâce
au soutien de la préfecture et au financement de fonds
européens. « Nous avons fait le constat que les entreprises
artisanales innovent, pas moins que les autres, mais plus difficilement. Elles n'ont pas forcément accès aux compétences et
aux aides adéquates. Elles disposent de beaucoup moins de
moyens pour mener à bien leurs projets », souligne Cyril
Debordes, chargé de mission innovation pour la Vienne.

S'appuyer sur des compétences locales
Ces quatre agents sont là pour accompagner les chefs
d'entreprises, accélérer le développement des projets.
Ils mettent ainsi en relation l'entrepreneur avec un labo-

CONTACTS
En Charente : Tugdual Le Gallo à t.legallo@cma-charente.fr
En Charente-Maritime : Christelle Rio à c.rio@cm-larochelle.fr
En Deux-Sèvres : Jocelyn Niget à j.niget@cma-niort.fr
En Vienne : Cyril Debordes à c.debordes@cm-86.fr
ou 05 49 88 87 22.

ratoire, un centre de recherche, l'université, d'autres
entreprises … « Nous avons fait en amont tout un travail de
recensement, de réseau, pour connaître l'ensemble des acteurs.
Nous essayons de nous appuyer au maximum sur des ressources locales ou laboratoires régionaux. Nous disposons en
région de compétences locales même très techniques et il est
plus facile de travailler en proximité. »
Et les domaines d'intervention sont nombreux. « Nous
prenons la définition de l'innovation au sens large. Elle peut
être technique, technologique, relever de l'organisation, du
design, du marketing, de l'introduction du numérique, de la
mise en place d'un nouveau procédé, d'un nouveau modèle
économique … Une amélioration du monde industriel peut également être transposé à l'artisanat. Pour nous, toute nouveauté
introduite dans l'entreprise, mais essentielle est une innovation. Nous devons donc accompagner les chefs d'entreprise au
mieux dans toutes ces perspectives de développement. »

Offrir un panel de solutions
Ces techniciens informent les dirigeants, essayent de
leur donner un panel complet de solutions. « Nous ne
sommes pas là pour les remplacer, mais sur une thématique,
nous leur apportons le renseignement nécessaire, le contact
qui fera la différence. »
Les projets développés se concentrent pour 37 % d'entre eux sur du développement commercial. « Les artisans
sont souvent de très bons techniciens, mais maîtrisent moins
la partie marketing ou commerciale. » Vient ensuite la propriété industrielle (23 %). « Ils n'ont pas conscience de l'importance de protéger leur idée ou ne savent pas comment faire. »
Il reste ensuite 24 % pour la détection de produits et 16 %
sur le management. « Mener une démarche d'innovation
dans une entreprise peut entraîner une réorganisation interne. »
Les développeurs doivent être polyvalents et réactifs.
« Le dirigeant manque souvent de temps pour mener son pro-

FINANCEMENT

Oséosoutient les entreprises innovantes
Oséo est un des acteurs majeurs dans
le financement et l’accompagnement
des entreprises vers l’innovation.
Rencontre avec Mame Dieye, directeur
régional d’Oséo Poitou-Charentes.
Info-éco / Quelles sont les
aides mobilisables pour
une entreprise qui souhaite innover ?
Mame Dieye / L’entreprise peut bénéficier de
l’Aide à l’innovation qui
s’adapte aussi bien en
montant qu’en modalité
(subvention, avance remboursable, prêt à taux zéro)
en fonction de la problématique du projet soumis,
de son stade d’avancement
(faisabilité, développement), de sa finalité (projet
individuel, collaboratif ...),
de la capacité financière de
l’entreprise et des enjeux

Mame Dieye

« L’entrepreneur
ne doit pas
s’isoler, mais
se constituer
un réseau
autour
de son projet »

soulevés. Le cofinancement bancaire et la garantie complète le dispositif.
C’est du sur-mesure !
Info-éco / Quelles sont les
objectifs et les caractéristiques du nouveau prêt
pour l'innovation ?
M. D. / Justement le PPI
prend le relais de l’Aide à
l’innovation et cible la
phase d’industrialisation
et de commercialisation.
C’est un prêt qui finance
de l’immatériel pouvant
aller jusqu’à 1,5 M€dans la
limite du double des fonds
propres et quasi fonds pro-

QUELQUES CHIFFRES
2 387 entreprises picto-charentaises soutenues en 2012 pour
599 M¤ de financement (+ 2,6 % par rapport à 2011).
28 M¤ ont été débloqués pour l’innovation.
213 M¤ de prêts garantie ont été autorisés en faveur de
l’investissement.
221 M¤ de financements ont été mis en place.
137 M¤ de créances ont été financées (+20 % par rapport à 2011).

pres de l’entreprise. Sa spécificité : un différé d’amortissement du capital de
2 ans pour s’aligner sur les
réelles retombées du produit commercialisé, et surtout aucune garantie prise
sur les actifs de l’entreprise, ni sur le patrimoine
du dirigeant.
Info-éco / Le pré-financement du crédit impôt compétitivité et emploi peut-il
être réinjecté dans l'innovation ?
M. D. / C’est de la trésorerie immédiate, disponible qui vise à donner de
l’oxygène à nos entreprises et qui doit être appréciée à l’aune des tensions
de trésorerie que le tissu
industriel subit notamment depuis le second

semestre 2012. Les entreprises ne doivent pas hésiter pour en bénéficier. La
montée en puissance est
réelle en Poitou-Charentes
nous en sommes déjà à
74 demandes pour 2,7 M€
de liquidités réinjectées !
Info-éco / Avez-vous un
conseil à donner à un porteur de projet ou une
entreprise qui souhaiterait
innover ?
M. D. / L’entrepreneur ne
doit pas s’isoler, mais se
constituer un réseau
autour de son projet pour
bénéficier de l’effet miroir
nécessaire pour éviter les
multiples écueils inhérents
à toute démarche d’innovation. ◆

Contact : 05 49 49 08 40.

Cyril Debordes

« Notre temps est dédié
au chef d’entreprise,
nous défrichons le terrain pour lui »
jet, car il ne doit pas négliger son activité quotidienne. Notre
temps lui est dédié, nous défrichons le terrain pour lui. En fonction des problématiques, nous identifions les prestataires, les
interlocuteurs possibles. » Ils accompagnent également le
chef d'entreprise au montage des dossiers de financement. Ils participent parfois à la réalisation du cahier des
charges. « Nous sommes là vraiment pour qu'ils aient toutes
les cartes en main, qu'ils disposent de l'ensemble des solutions
à leur disposition pour accélérer leur projet. Nous sommes une
porte d'entrée, explique Cyril Debordes. Je reste très surpris
par leur capacité à proposer des innovations. C'est une force. Et
même si cela reste discret, ils font évoluer les choses à leur niveau.
C'est une valeur ajoutée pour les clients, pour le territoire. » ◆

A noter : Cet accompagnement est gratuit pour les artisans.

Les aides mobilisables
auprès d’Oséo
Dans le cadre du Pacte national pour la croissance, la
compétitivité et l’emploi, Oséo gère plusieurs dispositifs s’intégrant à la banque publique d’investissement.

Le Fonds de Garantie « Renforcement de Trésorerie »
* Garantie de 50 % à 70 % d’un prêt bancaire moyen
terme (de 2 à 7 ans) permettant de renforcer la structure financière de l’entreprise.

Le préfinancement du crédit impôt recherche
* Le PréfiCIR est un crédit moyen terme de 2 ans (dont
18 mois de différé en capital) couvrant 80 % du CIR
attendu au titre des dépenses éligibles.
* Le préfinancement du CIR peut être assuré par une
banque. Celle-ci peut alors bénéficier de la garantie
d’Oséo à 60 %.

Le préfinancement du crédit d’impôt
pour la compétitivité et l’emploi
* Le CICE est un crédit d’impôt calculé sur la base de
la masse salariale d’une PME ou ETI, pour les salaires
compris entre 1 et 2,5 fois le SMIC. Le taux du crédit
d’impôt sera de 4 % pour les rémunérations versées
en 2013 et 6 % à compter de 2014.
* Le crédit est mobilisable dès 2013 (état réalisé par un
expert-comptable) à hauteur de 85 % de l’assiette. Oséo
peut garantir les banques à hauteur de 50 % sur leurs
propres interventions.

Le prêt pour l’innovation
* La traversée est difficile pour les PME innovantes sur
la période dite de « la vallée de la mort », c’est-à-dire
le délai entre l’aboutissement de la R&D et la commercialisation.
* Un crédit sans garantie est mis en place pour accompagner les projets innovants ayant de réelles perspectives de commercialisation.
* A destination d’une entreprise innovante ayant des
difficultés à lever de la dette bancaire ou des fonds.

INFO-ÉCO 2 LES EXPERTS DE LA FORMATION
I 5 I Info-éco 2 Avril 2013
FORMATION CONTINUE

AFC, développeurs de compétences
Les salariés sont la première force d'une entreprise.
Développer leurs compétences, c'est aussi faire progresser
la société dans son ensemble.

L

es entreprises qui viennent nous voir ont souvent un projet en tête et
souhaitent l’accélérer »,
remarque Francis Dumasdelage, directeur du groupe
AFC. En apportant une
compétence supplémentaire à ses salariés, la
société investit pour améliorer sa performance. « De
plus en plus, l'entreprise veut
une formation utile, qui ait un
impact sur le poste de travail. »

Faire progresser
l'équipe
Le groupe AFC met en
œuvre une évaluation à
chaud et une deuxième
trois mois plus tard. « Pour
le premier entretien, nous
vérifions que la formation
répond correctement aux
attentes. Pour la deuxième
partie, nous demandons en
quoi la formation a aidé la
personne à monter en compé-

tences. » L'entreprise a ainsi
à sa disposition des outils
pour savoir quels impacts
la formation a eu sur la
personne et sur son organisation et peut-être la
revoir et l'améliorer. « Le
directeur des ressources
humaines ou le dirigeant peut
ainsi se rendre compte de ce
qui a changé dans le quotidien
de son entreprise. »

Individualisation des
parcours
La notion d'individualisation de la formation est
aussi de plus en plus
importante. « Nous allons de
plus en plus vers le particulier, avec des groupes de plus
en plus petits », souligne
Marie-Ange Maupetit,
responsable du pôle Formation continue. Avec 3 à
8 personnes par groupe, les
profils présents permettent une grande richesse

dans les discussions. Il y a
ainsi des demandeurs
d'emploi, des salariés en
reconversion professionnelle, souhaitant postuler
à un poste plus élevé …
« Les formations sont parfois
plus courtes, mais il faut aussi
qu'elles soient impactantes. »
Le management est
l'une des formations les
plus demandées, viennent
ensuite les outils bureautiques ou comptables pour
finir sur les langues. « Nous
proposons des ateliers de
conversation avec une personne native sur des situations vécues. Concernant la
bureautique ou la comptabilité, les tableaux de bord sont
de plus en plus pointus et
complexes, le gérant a besoin
de compétences pour les établir de façon précise. »
Les formations sur les
techniques de vente ou
comment un directeur des

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Marie-Ange Maupetit

« Les formations sont parfois
plus courtes, mais il faut aussi
qu'elles soient impactantes »
ventes peut encadrer au
mieux ses commerciaux
sont également assez
recherchées.
« Dans les petites entreprises, pour mener à bien un projet, le salarié doit se former
(mise en place d’un service
qualité ...). L'entreprise part
alors d'un besoin par rapport
à sa stratégie, note Francis
Dumasdelage. Nous avons
un réseau de près de 50 formateurs en interne ou privé.

En local aussi, nous avons des
consultants de qualité et la
proximité en plus. Il existe de
nombreux experts locaux qui
sont capables de traiter de
problématiques pointues. »
La formation continue
est un atout pour l’entreprise. « Les produits et les
techniques, les situations sont
de plus en plus complexes.
Pour faire face à ces différents
cas, il est nécessaire de se former. » ◆

Les acteurs de
l'innovation
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d'informations stratégique
et technologique à
arist@poitou-charentescci.fr ou 05 49 60 97 72.
- Le Critt Informatique,
centre régional d'innovation
et de transfert de
technologies à info@crittinformatique.com ou
05 35 54 23 90.
- La Direccte, direction
régionale des entreprises,
de la concurrence, de la
consommation, du travail et
de l'emploi à direccte.poitoucharentes@direccte.gouv.fr
ou 05 49 50 34 94.
- La Drrt, délégation
régional à la recherche et à
la technologie à
drrt.poitoucharentes@recherche.gouv.
fr ou 05 49 47 25 02.
- Etincel, incubateur
régional à contact@etincelpc.fr ou 05 49 36 63 65.
- Le dispositif Prim'Innov,
CCI Poitou-Charentes à
p.guillemot@poitoucharentes.cci.fr ou
05 49 60 97 79.
- RDT Poitou-Charentes,
Réseau de développement
technologique au
05 49 54 55 64.
- Caisse des dépôts à jeanmarie.fougeray@caissedesd
epots.fr ou 05 49 60 36 10.

INFO-ÉCO 2 LES EXPERTS DU CONSEIL
I 6 I Info-éco 2 Avril 2013
BANQUE

ASSURANCE

« Anticiper quand tout va bien »

Des leviers pour
aider les entreprises

L

'anticipation et la
transparence du
client, associées à la
réactivité du banquier
sont les bases pour supporter les temps difficiles
selon Lionel Chevoleau, du
CIC. Mais quand la crise
est là, une banque possède
plusieurs leviers pour
aider son client.
« En temps de crise encore
plus qu'à un autre moment, le
banquier doit être très réactif
et proche de son client, affirme
Lionel Chevoleau, responsable de secteur au CIC. Cela
permet de connaître son
niveau d'activité, ses commandes, ses chantiers ... afin
d'anticiper. Si un entrepreneur
a une période creuse entre
deux chantiers, nous étudions
les solutions, soit recourir au
chômage partiel, soit suspendre les versements de placements pour conserver de la tré-

sorerie. » Pour cela, le banquier doit obtenir un maximum d'informations de la
part du client. « Mais d'une
manière générale, un chef d'entreprise prévoyant a négocié en
amont avec sa banque, que ce
soit un découvert ou un
emprunt de court terme. Il est
toujours préférable d'anticiper
quand tout va bien. Maintenant si je peux donner un
conseil, tant qu'il y a de la trésorerie, autant l'utiliser car cela
ne coûte rien. »

Aider selon l'entreprise
« Après, quand les difficultés sont là, une banque possède de multiples ressorts
pour aider une société dans la
difficulté. Nous avons des
solutions selon le type d'activité. S'il s'agit d'une entreprise qui travaille avec les
particuliers et qui a donc la
possibilité de se faire payer

Lionel Chevoleau.

rapidement voire au comptant
comme le commerce de détail,
nous pouvons octroyer une
avance équivalante à quinze
jours de chiffre d'affaires. »
Pour une entreprise qui
avance le coût des matériaux ou de la matière première ou encore qui a une
activité
saisonnière
comme il est fréquent en
Charente-Maritime, il est
possible d’ouvrir un découvert pour un besoin ponc-

tuel ou bien de proposer
un crédit de trésorerie de
trois à six mois.
« Dans le cas d'une entreprise travaillant en B to B,
nous avons d'autres solutions.
Comme il y a post-client, nous
pouvons le financer et faire un
escompte. Pour cela il faut que
notre client possède une traite
qui stipule quand et de combien sera le paiement. S'il n'y
a pas de traite, nous pouvons
accorder une avance sur facture ou alors prendre la facture à notre charge et écrire
au client de l'entreprise pour
lui signifier que désormais,
c'est à la banque qu'il doit la
somme. Le problème c'est que
dans ce cas, le client voit le
montage or les entreprises
préfèrent la discrétion à ce
sujet. Enfin il reste la solution
de l'affacturage, mais celle-ci
entraîne un coût supplémentaire. » ◆

EXPERT-COMPTABLE

Le CICE, enjeu de demain

D

ominique Jourde, président
de l'ordre des experts-comptables de Poitou-Charentes
et Vendée, voit en sa profession un
assistant au chef d'entreprise, pour
l'aider à piloter et à appréhender les
nouveaux textes de loi, comme le
crédit d'impôt compétitivité emploi.
« Un expert-comptable est là pour
aider les entrepreneurs à appréhender
les nouveaux textes de loi, indique
d'emblée Dominique Jourde. Actuellement, nous insistons sur le crédit d'impôt compétitivité emploi. » Il n'est pas
le seul, le Premier ministre en personne a regretté la semaine dernière
que ce dispositif ne soit pas assez
connu ni utilisé. Pourvu d'une enveloppe de 20 milliards d'euros, il fait
partie des 35 mesures du pacte pour
la croissance, la compétitivité et
l’emploi présenté début novembre
par Louis Gallois.

« Ce crédit d'impôt permet de faire
baisser les charges patronales et de faire
rentrer de la trésorerie. Dans la période
que nous connaissons, c'est appréciable.
Il s'applique aux salaires inférieurs à
2,5 SMIC. Le taux de ce crédit est fixé à
4 % pour les rémunérations versées en
2013 et à 6 % pour celle de 2014. Il est
possible de demander un préfinancement
auprès d'Oséo. Une entreprise peut ainsi
obtenir une aide jusqu'à 85 % du montant prévisionnel. D'après nos propres
statistiques cela se chiffre, en moyenne
par salarié en équivalent temps plein, à
912 euros en 2013. Cela correspond à une
baisse des charges sociales de 10 %, donc
à une baisse du coût du travail de 2,75 %.
C'est très intéressant. »

Anticiper, conseiller
« Plus largement, le rôle de l'expertcomptable consiste à anticiper afin d'aider le chef d'entreprise à piloter. Cela

Dominique Jourde.

passe par une aide à la recherche de
financement pour une innovation. L'expert-comptable peut permettre de rencontrer les bonnes personnes ou de solliciter les bonnes aides. Mais il peut aussi
donner des conseils en vue d'un développement interne ... L'expert-comptable est
un assistant, que ce soit pour les obligations, comprendre les textes nouveaux ou
pour échanger avec un banquier. » ◆

rémunération des patrons non
salariés pose question. Est-il
encore intéressant ? Certains
de nos assurés sont tentés
d'abandonner la forme juridique SARL pour la SAS dans
laquelle le patron est salarié.
Pour aider les entrepreneurs
à y voir clair nous avons mis
au point un outil de modélisation des différents statuts,
pour comparer. »
Denis Clément.

L

es compagnies d'assurance peuvent
apporter leur aide
lorsqu'une entreprise rencontre des difficultés.
Denis Clément, responsable régional (Poitou-Charentes, Vendée, Limousin)
AG2R auprès des conseils
que sont les experts comptables et les avocats d'affaires, explique comment.
En temps de crise
comme actuellement, AG2R
ne propose pas un dispositif-type, mais tente d'apporter des solutions adaptées. « Les leviers sont
nombreux, explique Denis
Clément. Dans cette situation,
le plus simple consiste à jouer
sur la modularité des assurances. Si une entreprise est
mise en difficulté par un client
qui tarde à honorer sa facture,
nous proposons de suspendre
les cotisations. Cela lui permet
de faciliter les échanges avec
son banquier. Plus largement
nous analysons également les
coûts fiscaux. »
Plus que la crise économique, le sujet majeur en
cette année est consécutif
à la loi de financement de
la sécurité sociale, qui est
déterminante en matière
de retraite et de protection
sociale. « En 2013, le traitement fiscal et social sur la

Patrimoine social
« Ce n'est que rarement
médiatisé, mais des chefs d'entreprise, malgré les difficultés,
refusent de licencier du personnel, poursuit Denis Clément. Pour y parvenir, nous
les aidons à optimiser le patrimoine social, qui est constitué
de l'ensemble des droits relatifs à une personne au cours
d'une vie professionnelle, que
ce soit les régimes de prévoyance ou une complémentaire santé. Ce patrimoine
social est souvent oublié par les
experts-comptables ou les avocats d'affaires, qui se concentrent souvent sur le patrimoine
professionnel ou privé. »
Le dirigeant ne doit pas
oublier le contrat hommeclé. Certes, il n'est pas lié à
l'atonie des marchés, mais
des difficultés économiques peuvent aussi naître de la maladie. Bien évidemment, il est préférable
de l'avoir souscrit avant
l'arrivée des problèmes,
mais qu'il soit chef d'entreprise ou collaborateur
(indispensable à la société),
ce type de contrat peut couvrir la baisse du chiffre d'affaires. L'assurance homme
clé peut ainsi garantir la
pérennité de la société.
Sans compter qu'elle offre
aussi des avantages fiscaux
intéressants ... ◆

INFO-ÉCO 2 LES EXPERTS DU TOURISME
I 7 I Info-éco 2 Avril 2013
INTERNET – VIENNE

Le toursime pro
en Vienne

Le tourisme 2.0

Du nouveau sur www.randonnees-vienne.com

L’Agence touristique de la Vienne,
propose aux professionnels du
département des formations aux TIC,
les technologies de l’information et
de la communication. Objectif : initier
les restaurateurs, les hôteliers ou les
maisons d’hôte à internet ou aux
réseaux sociaux.

D

epuis 2010, l’Agence touristique
de la Vienne est
agréée par l’Etat, organisme de formation. « C’est
le premier établissement de
tourisme départemental agréé
en France », s’enthousiasme
Hugues Lallemand, le
directeur de l’ATV.
Le but de ces formations
est aussi de fédérer les différents acteurs du tourisme
de la Vienne et de partager
les expériences. « Souvent à
la fin des formations, les participants échangent leur
numéro de téléphone », précise Céline Bertet, la
responsable des formations
à l’ATV. Hugues Lallemand
insiste : « Ces formations permettent aux professionnels du
tourisme du département de
sentir qu’ils appartiennent à
la même famille. Ces formations contribuent donc à la
synergie des acteurs du tou-

risme et c’est important pour
l’accueil des vacanciers. » Car,
98 % des touristes butinent
pendant leur séjour dans la
Vienne. La synergie prend
son sens dans le mode de
séjour c’est-à-dire la
volonté des touristes de
faire de multiples activités
comme, par exemple, aller
au Futuroscope, visiter le
centre-ville de Poitiers et
passer une journée à la Vallée des singes.

1 200 heures
de formation en 2012
L’ATV propose six formations TIC. L’an dernier,
l’ATV a réalisé 1 200 heures de formations. Il y a
notamment construire son
site web, référencer au
mieux son site pour booster l’audience et être en
première page d’un
moteur de recherche
comme Google. Des for-

Facebook, Twitter, ... le site de l’ATV mise aussi sur les réseaux sociaux.

Depuis sa mise en ligne fin
janvier, ce site vient d’être
enrichi de deux nouvelles
entrées afin de rendre la
navigation pour l’internaute
encore plus attractive : une
entrée par GR (sentiers de
Grande Randonnée) et une
entrée par voie menant à
Saint-Jacques-de-Compostelle.

La Vienne en chinois

Céline Bertet et Hugues Lallemand tenant le guide des formations.

mations sensibilisent aussi
aux médias sociaux
comme Facebook ou Twitter. Céline Bertet explique :
« Pour Facebook, souvent les
participants aux formations
ne connaissent que l’utilisation faite par leurs enfants.
L’enjeu de la formation est de
démontrer que la stratégie de
communication passe par ces
médias virtuels et qu’il est
donc primordial de maîtriser
cette information instantanée. » Avant de partir en
vacances ou de réserver
pour un week-end les
vacanciers cherchent les
informations sur internet,
les pages Facebook des
hôtels ou des restaurants
sont donc une vitrine.
Ces pages Facebook
jouent aussi un rôle de
fidélisation de la clientèle.
Avec les commentaires
laissés après un séjour sur
les médias sociaux ou sur
les forums, les clients peuvent se faire une idée de la
qualité d’accueil dans un
hôtel ou de la bonne cuisine dans un restaurant. Le
bouche-à-oreille est multiplié presque à l’infini sur
la toile. « Un client satisfait
c’est une nouvelle arrivée, un

mécontent c’est dix qui ne
viennent pas », martèle
Hugues Lallemand. L’ATV
propose aussi des formations sur l’accueil et le sourire qui finalement sont
« l’après Web ».

Faire connaître les 3D
« Notre but est de faire
connaître l’offre de la Vienne
qui se résume en 3D : Découvrir, Déguster et Dormir »,
s’amuse Hugues Lallemand. Internet et les
médias sociaux prennent
une importance considérable. Il y a toujours le
papier, les affiches et les
salons, mais de plus en
plus les recherches de
séjours et les réservations
se font sur internet.
Les clients cherchent
sur le web les tarifs, mais
aussi le « Où je vais ? ».
Pour ce dernier aspect les
médias sociaux donnent
des informations précises
sur le lieu du séjour et ses
environs. En 2012, le site
de l’ATV a compté
1,4 million de visites. A
l’agence trois personnes
travaillent sur internet.
Pour capter les touristes,
l’ATV déploie sa toile. ◆

Info-éco 2
Directeur de la publication : Roger Anglument
Responsable de la rédaction : Lydia De Abreu
Articles : Mathilde Wojylac et nos correspondants de presse en
région : Jean-Philippe Gautier, Olivier Guérin, Marine Nauleau
Mise en page : la rédaction
Rédaction - Abonnement : 48 rue Jean Jaurès, 86 000 Poitiers
Tél : 05 49 42 74 30 - Mail : info@publicmedia.fr
Abonnement (papier et numérique) à 95 ¤ pour deux ans, 59 ¤
pour un an ou 15 ¤ pour trois mois.
Site : www.info-eco.fr
Facebook : Info-eco.fr et Twitter : @infoecofr
Publicité : Com West 2 - Tél : 05 16 52 37 89 ou 06 81 14 22 06.

L’ATV va mettre en ligne prochainement un site en chinois.
Accessible via la page d’accueil du site www.tourismevienne.com, il présentera, de façon générale, la destination :
descriptifs des hébergements, des activités, de l’artisanat-terroir… Des liens vers les pages en anglais du site de l’ATV permettront d’obtenir des informations complémentaires.

Le Pays du Futuroscope s’invite sur les enveloppes
A la suite du partenariat mené par l’Agence touristique de la
Vienne et La Poste en décembre, les futures enveloppes Prêt-àPoster de la Vienne ont été dévoilées le mercredi 20 février à
l’Hôtel Mercure Poitiers Centre. Quatre visuels qui figureront
sur ces enveloppes ont été retenus.

Le PB 86 timbré

L'ATV, le conseil général de la Vienne, La Poste et le Poitiers Basket 86 ont dévoilé le 2 mars, lors d’un match aux Arènes, le premier carnet de timbres de collection réalisé à l’effigie d’une
équipe de basket de niveau national sur fond de Vienne. Une
opération inédite qui permet de valoriser le sport et les sites
touristiques majeurs de notre destination. Ces timbres sont en
vente, par planche de 10, à la boutique de la Maison du Tourisme, dans les bureaux de poste et dans certains offices de
tourisme du département.

Un bilan 2012 satisfaisant
Le chiffre d’affaires des ventes en ligne de billetterie sur le site
internet de l’Agence touristique de la Vienne a progressé de
36 % en 2012 ! Selon les premiers chiffres de l’Insee, le nombre
de nuitées dans les hôtels de la Vienne (1 589 010 nuitées enregistrées) est en augmentation de 2,7 % sur l’année par rapport à
2011. On notera le très bon score du mois de novembre avec
+33 % de nuitées (et notamment + 50 % sur la zone du Futuroscope) par rapport à novembre 2012 ! 337 000 nuitées ont été
comptabilisées dans les campings du département sur la
période avril-septembre 2012, soit 15 000 nuitées de moins
qu’en 2011, mais 41 500 nuitées de plus qu’en 2010. En effet, rappelons que l’année 2011 a été une année record pour l’hôtellerie
de plein air avec une croissance de 19 %. La baisse s’est inscrite
en juin et juillet et à certaines périodes du mois d’août pour ce
type d’hébergement qui subit directement les effets des mauvaises conditions climatiques. Le service de réservation des
Gîtes de France a enregistré un nombre moyen de semaines
louées par propriétaire quasiment identique à celui enregistré
en 2011, soit 19 semaines contre 19,6 en 2011.


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