Mémo Guide de l'ingénieur .pdf



Nom original: Mémo Guide de l'ingénieur.pdfTitre: Microsoft Word - 1- Garde ProjetAuteur: HACH

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‫ﺑﺴﻢ اﷲ اﻟﺮﺣﻤﺎن اﻟﺮﺣﻴﻢ‬
ROYAUME DU MAROC
MINISTERE DES HABOUS
ET DES AFFAIRES ISLAMIQUES

----------------------------------------

Elaboré par :
Mr. Driss ELHACHMI
INGENIEUR D’ETAT

MARS 2006

Louange à dieux le tout puissant
C’est à moi un grand honneur de préfacer ce
Mémo–Guide qui est le fruit de la propre initiative de
Monsieur Driss ELHACHMI Ingénieur d’Etat au Ministère,
que je considère comme la première étincelle qui excitera
toutes les autres compétences exerçant au sein du
Ministère, afin de partager leur savoir faire à travers des
mémos, des lexiques ou autres, pour créer un espace
d’auto – formation et d’auto – complémentarité
s’inscrivant ainsi dans la stratégie de la formation
continue tant voulue.

ABDELLAH KAOUIRI
Chef de la Division Plans et Investissement

‫ﺑﺴﻢ اﷲ اﻟﺮﺣﻤﺎن اﻟﺮﺣﻴﻢ‬

Pour pouvoir traiter un examen d’aptitude professionnelle pour accès au grade
d’ingénieur principal -Option Bâtiment-, il n’est pas suffisant d’avoir étudier seulement les
règlements et les traités de béton armé et des autres corps d’états. Il est nécessaire de
posséder un certain nombre de connaissances et un entraînement sur plusieurs cas de calcul
afin, d’une part, d’être capable d’appliquer sans hésitation les multiples règles de conception
et de calcul, d’autre part, d’éviter les erreurs fréquentes chez ceux qui manquent encore
d’expérience.
Le présent Mémo-Guide a été rédigé de manière à permettre aux lecteurs de se guider
dans la conception structurelle et le calcul technique dans le domaine du bâtiment.
Pour faciliter la tache des utilisateurs, les principales formules, les abaques et les
tableaux ont été rappelés en tête de l’ouvrage.
Pour les raisons exposées ci-dessus, ce Mémo-Guide comprend deux parties :
1er partie : Formulaire
Cette partie de rappel des éléments de calcul comprend quatre chapitres.
I- Béton armé : Ce chapitre regroupe les principales formules de prédimensionnement et de
calcul en béton armé suivant le règlement BAEL83.
II- Electricité : ce chapitre regroupe les formules, les tableaux et les abaques nécessaires
aux calcul des puissances, la section des canalisations et concevoir les
éléments de protection, le transformateur, etc… suivant le Guide de
l’installation électrique.

IIIIV-

Plomberie : ce chapitre regroupe les formules, les tableaux et les abaques nécessaires
au calcul du réseau d’alimentation en eau potable et chaude ainsi que le
réseau d’évacuation des eaux pluviales et des eaux usées.
Coût et planning du projet : ce chapitre permet d’avoir une idée sur les éléments de
calcul du coût d’un projet et l’établissement d’un planning des études et des
travaux. Les prix des lots sont données à titre indicatif ils peuvent variés
suivant les contraintes et les exigences du projet.

2ème partie : Etude de cas
J’ai traité Quatre types d’examens d’aptitude professionnelle pour accès au grade
d’ingénieur principal –Option Bâtiment- qui sont :
■ Ministère des Travaux publiques : session du 18 et 19 octobre 1995.
▪ Plan de coffrage;
▪ Méthode forfaitaire avec charges uniformément réparties;
▪ Étude du poteau sur toute la hauteur du bâtiment, et étude da la semelle;
▪ Schéma de ferraillage;
▪ Dimensionnement d’un réseau d’alimentation en eau potable;
▪ Etude d’un réseau de distribution d’électricité à partir d’un poste transformateur.
.
Mémo-Guide

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Driss ELHACHMI

■ Ministère des Habous et des Affaires Islamiques : session du 3 et 4 Janvier 2001.
▪ Méthode forfaitaire avec charges trapézoïdales dans le cas d’une dalle pleine;
▪ Étude d’un poteau et de sa semelle avec schéma de ferraillage;
▪ Dimensionnement d’un réseau d’alimentation en eau potable ;
▪ Bilan de puissances électriques et choix du poste transformateur.
■ Ministère des Habous et des Affaires Islamiques : session du 27 et 28 Décembre 2003.
▪ Plan de coffrage;
▪ Etude géotechnique;
▪ Méthode de Caquot;
▪ Étude d’un poteau et de sa semelle avec schéma de ferraillage;
▪ Étude du plancher et d’un escalier avec schéma de ferraillage;
▪ Dimensionnement d’un réseau d’évacuation des eaux pluviales et des eaux usées ;
▪ Bilan de puissances électriques et choix du poste transformateur.
▪ Étude de prix et planning des travaux et des études;
■ Ministère des Habous et des Affaires Islamiques : session du 25 et 26 Juin 2005.
▪ Etude de l’effet du vent sur le Minaret;
▪ Etude de stabilité au renversement du Minaret;

Driss ELHACHMI
Ingénieur d’Etat Grade Principal
Ecole Hassania des Travaux Publics
(ROA-1999)

‫وﷲ ولي التوفيق‬

‫أﺳﺄﻟﻜﻢ اﻟﺪﻋﺎء‬

.
Mémo-Guide

.
Driss ELHACHMI

SOMMAIRE
1ère partie : Formulaire
Chapitre 1 : Béton armé
A) CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX ET ETATS LIMITES…………………… 8
A-1) caractéristiques des matériaux ……………….…………………………………...….
8
A-2) Etats limites…………………………………………………………………………...
10
B) Prédimensionnement des éléments D’une structure en Béton Armé………………………11
B-1/ - Poteaux ……………………………………………………………………………..
11
B-2/ - Semelles …………………………………………………………………………...12
B-3/ - Poutres :……………………………………………………………………………14
B-4/ - Hourdis en Corps Creux :………………………………………………………….14
B-5/ - Dalles pleines :……………………………………………………………………..14
C) CALCUL DE FERRAILLAGE VERIFICATION DES SECTIONS……………………..15
C-1/ - Poteaux :……………………………………………………………………………15
C-2/ - Semelles :………………………………………………………………………….17
C-3/ - Poutres :……………………………………………………………………………20
C-4/ - Planchers:………………………………………………………………………… 25
D) DEGRESSION DES CHARGES D’EXPLOITATION…………………………………...26
E)- METHODE FORFAITAIRE……………………………………………………………..28
E-1/- Domaine d’application :……………………………………………………………..28
E-2/- Principe de la méthode :…………………………………………………………….28
E-3/- Longueur des chapeaux et arrêts des barres inférieures de second lit………………29
F)- METHODE CAQUOT :…………………………………………………………………..31
F-1/- Domaine d’application :………………………………………………………….. 31
F-2/- Principe de la méthode :………………………………………………………….. 31
F-3/- Calcul du moment sur appuis :……………………………………………………….
31
F-4/- Moment en Travée : ……………………………………………………………… 32
F-5/- Combinaison d’actions : ……………………………………………………………32
F-6/- Caquot minoré………………………………………………………………………33
G)- EFFORT TRANCHANT…………………………………………………………………34
G-1/- Contrainte tangente conventionnelle u…………………………………………… 34
G-2/- Valeur limite de la contrainte u : …………………………………………………34
G-3/- Détermination des armatures d’âme : ………………………………………………34
G-4/- Cas particulier des dalles : …………………………………………………………35
G-5/- Influence de l’effort tranchant au voisinage des appuis : ………………………… 35
G-6/- Contrainte de cisaillement 1u………………………………………………………36
H)- ETUDE D’UN ESCALIER …………………………………………………………… 37
H-1/- Prédimensionnement : …………………………………………………………… 37
H-2/- Méthode de calcul : ……………………………………………………………… 38
I)- FORMULES DE CALCUL DES SOLLICITATIONS DES POUTRES DROITES…… 40

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Mémo-Guide

.
Driss ELHACHMI

Chapitre 2 : Electricité
1°/ LES PRINCIPALES ARCHITECTURES DE LE DISTRIBUTION BT : ………………42
1-1- Distribution radiale arborescente : ………………………………………...…………42
1-2- Distribution radiale pure (dite en peigne): …………………………………...………43
2°/ PUISSANCE D'UNE INSTALLATION : ………………………………………………..43
2-1 – Puissance installée :.....................................................................................................43
2-2- Puissance absorbée :………………………………………………………………….44
2-3- Puissance d'utilisation :……………………………………………………………….44
3°/ POSTE DE TRANSFORMATION HT/BT ET TGBT :…………………………………..
48
3-1- Puissance du transformateur HT/BT (PT) :…………………………………………...48
3-2- Choix du transformateur :……………………………………………………………..
48
3-3- Emplacement du poste transformateur :……………………………………………....
48
3-4- Choix de l'emplacement du T.G.B.T :………………………………………………...
49
4°/ DETERMINATION DE LA SECTION MINIMALE D'UNE CANALISATION :……....
49
4-1- Définitions :…………………………………………………………………………...
49
4-2- Protection des circuits :………………………………………………………………..
50
4-3- Procédure de calcul de la section minimale d'une canalisation :……………………...
51
4-4- Détermination de la chute de tension :………………………………………………...
59
4-5- Disjoncteur de protection……………………………………………………………...
60

Chapitre 3 : Plomberie
A/ DISTRIBUTION D’EAU CHAUDE ET D’EAU FROIDE :……………………………....
62
1- Terminologie :…………………………………………………………………………..
62
2- Schéma de principe :……………….…………………………………………………...
63
3- Base de calcul :………………………………………………………………………....
65
B/ EVACUATION DES EAUX :……………………………………………………………...
71
1- Terminologie :…………………………………………………………………………..
71
2- Schéma de principe des évacuations :…………………………………………………..
71
3- Méthode de calcul :……………………………………………………………………..
72

Chapitre 4 : Coût et Planning
A/ COUT DES TRAVAUX :…………………………………………………………………..
78
a)- Surface Hors Œuvre (SHO) :…………………………………………………………...
78
b)- Eléments de calcul du coût des travaux :……… …………………………………… 78
B/ COUT DES ETUDES :……………………………………………………………………..
79
1) Honoraires de l’architecte :……………………………………………………………..
79
2) Honoraires de l’ingénieur topographe :………………………………………………...
79
3) Laboratoire :…………………………………………………………………………….
80
4) Bureau d’étude :………………………………………………………………………...
80
5) Bureau de contrôle :…………………………………………………………………….
80
B/ PLANNINNG DES ETUDES :……………………………………………………………..
81
C/ PLANNINNG DES TRAVAUX :………………………………………………………….
82

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Mémo-Guide

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Driss ELHACHMI

2ème partie : ETUDE DE CAS
EXAMENS D’APTITUDE PROFESSIONNEL
POUR ACCES AU GRADE D’INGENIEUR PRINCIPAL
OPTION BATIMENT
► MINISTERE

DES TRAVAUX PUBLICS
SESSION DU 18 ET 19 OCTOBRE 1995 ………………………………………………... 84

► MINISTERE

DES HABOUS ET DES AFFAIRES ISLAMIQUES
SESSION DU 3 ET 4 JANVIER 2001……………………………………………………...122

► MINISTERE

DES HABOUS ET DES AFFAIRES ISLAMIQUES
SESSION DU 27 ET 28 DECEMBRE 2003………………………………………………..162

► MINISTERE

DES HABOUS ET DES AFFAIRES ISLAMIQUES
SESSION DU 25 ET 26 JUIN 2005……………………………………………………….. 225

Liste des tableaux……………………………………………………………………………..248
Liste des figures……………………………………………………………………………….249
Bibliographie………………………………………………………..………………………...250

.
Mémo-Guide

.
Driss ELHACHMI

-7-

-8-

Chapitre 1 : Béton armé
A) CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX ET ETATS LIMITES :
A-1) caractéristiques des matériaux
a)- Unités :
1 Kg = 10 N
1 T = 104 N
1 MN = 106 N
1 MPa = 10 bars = 1 N /mm2 = 1MN /m2 = 100 T/m2
b)- Béton :
Résistance à la compression à 28 jours fc28 = 25 MPa = 250 bars (cas courant).
Si j ≠ 28 jours la résistance à la compression peut être estimée par les formules suivantes :
fcj = 0,685.fc28.log(j+1)
fcj = 1,10.fc28

si j ≤ 28
si j >28

La résistance caractéristique du béton à la traction est prise égale à :
ftj = 0,6 + 0,06.fcj (fcj et ftj en MPa)
La résistance limite à la compression du béton est égales à :
0,85.f c 28
b
0,80.f c 28
 bc 
b

 bc 

pour les sections rectangulaires ou en T
pour les sections circulaires

 b est un coefficient de sécurité, a pour valeur :
 b = 1,15 pour les situations accidentelles (séismes, chocs).
 b = 1,50 pour les autres cas.
Contrainte limite du béton est :  b = 0,6.fc28.
c)- Aciers :
c-1) caractéristiques des aciers :
fe = limite d’élasticité de l’acier.
 s = coefficient de sécurité ayant pour valeurs :
 s = 1 dans le cas des situations accidentelles (séismes, chocs)
 s = 1,15 dans les autres cas.
Es = module d’élasticité de l’acier, Es = 200 000 MPa.
L’allongement maximal de l’acier est limité à 10 ‰.

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

-9-

Valeur limite de la déformation  l 

fe
E s . s

Valeurs des contraintes de calcul pour les états limites ultimes :
1000. l 

fe
3,5
et  l 
et  l  0,8 l (1  0,4 l ) et  l  1  0,4 l
200. s
3,5  1000 l

si  >  l on a :  s  200(1000 s ) avec s en MPa.
si  ≤  l on a :  s 

fe
s

Pour  s = 1,15 on a :

Barres HA

Nuance
FeE400
FeE500

fe(MPa)
400
500

1000εl
1,739
2,174

αl
0,668
0,617

μl
0,392
0,372

βl
0,733
0,753

Tableau B1 : valeur de 1000εl, αl, μl et βl suivant la nuance de l’acier.

La contrainte limite de l’acier est s
2
3
s  Min (0,5f e et 110) si la fissuration est très préjudiciable.

Avec : s  Min ( f e et 150) si la fissuration est préjudiciable.
 = 1 pour les armatures Ronds lisses.
 = 1,6 pour les armatures Hautes adhérence.

c-2) ancrage et enrobage des armatures :
α) Enrobage des armatures :
L’enrobage des armatures doit être au moins égale à :
4 cm : pour les ouvrages à la mer, ou exposés aux embruns ou au brouillards salins, ainsi
que les ouvrages exposés à des atmosphères très agressives.
3 cm : pour les parements non coffrés soumis à des actions agressives (faces supérieures
des hourdis des ponts, faces inférieures des semelles de fondation).
2 cm : pour les parements exposés aux intempéries, aux condensations, ou situés au
contact d’un liquide (réservoirs, canalisations).
1 cm : pour les parois situées dans des locaux couverts et clos et non exposées aux
condensations.
β) Ancrage des armatures :
β -1/- Valeur limite de la contrainte d’adhérence pour l’ancrage des armatures en barres :
2

s  0,6. s .f t 28

ψs coefficient de scellement pris égal à :
1 pour les Ronds Lisses.
1,5 pour les Hautes Adhérence.
β -2/- Longueur de scellement droit :
Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 10 -

- pour une barre isolée ou une barre faisant partie d’un paquet de deux barres :
 f
ls  . e
4 s

Aussi les règles B.A.E.L admettent, à l’article A.6.1,22 qu’à défaut de calculs plus
précis, on adopte les valeurs forfaitaires suivantes :
50  pour les ronds lisses FeE215 et FeE235.
40  pour les aciers HA FeE400.
50  pour les aciers HA FeE500.
- pour une barre faisant partie d’un paquet de 3 barres :
La valeur calculée, ci-dessus, pour ls est à multiplier par 1,5 ; soit ls1 = 1,5.ls
ls1 représente la longueur d’ancrage de la première des trois barres du paquet.
A-2) Etats limites
a/- Caractéristiques d’exposition :
Elles permettent de définir les trois degrés de nocivité des ouvertures de fissures :
Fissuration peu préjudiciable (peu nuisible) :
- pour des éléments situés dans des locaux couverts et clos, non soumis à des
condensations.
- pour des parements non visibles ou pour lesquels des conditions spécifiques
d’ouverture de fissures n’ont pas été requises.
Fissuration préjudiciable :
- pour des éléments exposés aux intempéries, ou à des condensations, ou
alternativement noyés et émergés en eau douce.
Fissuration Très préjudiciable :
- pour des éléments exposés à un milieu agressif (eau de mer, embruns, brouillards
salins, eau très pure, gaz ou sols corrosifs) ou devant assurer une étanchéité.
b-/ Les Etats-limites :
On appelle état limite, un état particulier au-delà duquel une structure cesse de remlir les
fonctions pour lesquelles elle a été conçue. On distingue :
- les états limites ultimes (ELU) : correspondent à la valeur maximale de la capacité
portante de la construction et dont le dépassement entraînerait la ruine de l’ouvrage.
Ces états sont relatifs à la limite :
Soit de l’équilibre statique de l’ouvrage ;
Soit de la résistance de l’un des matériaux utilisés ;
Soit de la stabilité de forme de l’un ou de plusieurs des éléments de la construction.
- les états limites de service (ELS) : constituent les limites aux delà desquelles les
conditions normales de la construction ne sont plus satisfaites.
On est ainsi amené à considérer :
Une limite pour la valeur de la compression du béton ;
Une limite pour l’ouverture des fissures ;
Une limite pour les déformations des éléments d’une construction.
Combinaisons d’actions :
G : charges permanentes ;
Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

Q : charges d’exploitation.
..
Driss ELHACHMI

- 11 -

ELU : 1,35 G + 1,50 Q

ELS : G + Q

Transmission des charges :
La transmission des charges se fait selon le cheminement suivant :
Charges sur hourdis - - - Nervures - - - Poutres - - - Poteaux - - - Fondations - - - Sol.
B) Prédimensionnement des éléments D’une structure en Béton Armé
B-1/ - Poteaux :
Soit un poteau rectangulaire axb avec a ≤ b.
a) Condition de stabilité de forme :
  3,46.

Lf
 50
a

Avec : Lf = 0,7 lo si le poteau à ses extrémités
- soit encastrées dans un massif de fondation.
- soit assemblées à des poutres de plancher ayant au moins la même raideur
que lui dans le sens considéré et le traversant de part en part (cas d’un
poteau intérieur).
Lf = lo dans tous les autres cas.
b) Condition de résistance à la compression :
Pour une section rectangulaire axb :
Pour une section circulaire (d) :

Nu
  bc
a.b

Nu
  bc
d2
.
4

Longueur libre lo du poteau :
- entre faces supérieures de deux planchers consécutifs.
- entre la face supérieure de la fondation et la face
supérieure du premier plancher.

Dalle en BA

Poutre

lo

Poteau
Dalle en BA

Poutre

lo

Poteau

Semelle

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 12 -

B-2/ - Semelles :
a) Semelle Rectangulaire sous poteau rectangulaire :
Nu

b

b
a

A
da

e
B

db

h
d

B

Les conditions à satisfaire sont les suivantes :
A a

B b

-

Condition d’homothétie :

-

Condition de non rupture du sol :
Soit

B

Nu
  sol
A.B

b Nu
.
a  sol

-

Enrobage des armatures : d ≥ 3 cm.

-

Rigidité de la semelle : h ≥ d + Max (

-

Epaisseur au bord libre : e ≥ 6  max + 6 avec (  max en cm et e en cm).

Aa Bb
)
,
4
4

Il faut vérifier que les efforts appliqués sur la semelle plus son poids propre et le
poids propre du remblai n’entraînent pas de dépassement de la contrainte du sol.
Soit à vérifier l’inégalité suivante :
Nu

N u  1,35(G o  G 1 )
  sol
AxB
G1

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

G0

..
Driss ELHACHMI

- 13 -

b) Semelle Circulaire sous poteau Circulaire :
Nu
Dp

Dp

h

e
D

-

D

Condition de non rupture du sol :

d

Nu
  sol
D2
.
4

4 .N u
. sol

Soit D 
-

Enrobage des armatures : d ≥ 3 cm.

-

Rigidité de la semelle : h ≥ d +

-

Epaisseur au bord libre : e ≥ 6  max + 6 avec (  max en cm et e en cm)

D  Dp
4

N u  1,35(G o  G 1 )
  sol
D2
.
4

Il faut vérifier que :

c) Semelle filante sous mur ou sous poteau :
Nu

b

d

h
B

On doit vérifier : B 

Nu
1000. sol
Bb
Bb
 enrobage
soit h 
4
4

-

Hauteur utile à l’aplomb du mur : d 

-

Hauteur au bord libre e ≥ 6  max + 6 avec (  max et e en cm)

-

vérifier aussi

N u  1,35(g o  g1 )
  sol
B

Avec go poids propre de la semelle (B x1,00 m)
g1 poids propre du remblai surmontant la semelle.

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 14 -

B-3/ - Poutres :
a) Poutres à section rectangulaire :
L
L
 h 
généralement on prend
10
15
- Largeur bo : 0,3 h  b o  0,4 h

- Hauteur :

L

h  12 

bo

h

bo peut être déterminer par les contraintes architecturales.
b) Poutres à section en T :
b
ho
b  bo
2

hvariable
bo

- h et bo sont déterminées comme en section rectangulaire.

b  bo
doit être inférieur aux valeurs suivantes :
2
L
-- le dixième de la portée de la travée
10

- Largeur de la table :

-- la moitié de la distance entre les faces voisines de deux nervures consécutives.
2
de la distance de la section considérée à l’axe de l’appui extrême le plus rapproché.
3
1
de la somme des portées encadrant l’appui intermédiaire le plus rapproché,
-40
2
augmenté de de la distance de la section considérée à cet appui.
3

-- le

B-4/ - Hourdis en Corps Creux :
Pour la hauteur du hourdi (Corps creux + dalle de compression), on prendra une
dimension normalisée proche de : h 

L
22,5

Parmi les dimensions normalisées on trouve :
15 + 5, 20 + 5, 16 + 4, 12 + 4.
B-5/ - Dalles pleines :
L’épaisseur de la dalle eo doit être ≥ 4 à 5 cm.
-

Dalles portant sur deux cotés :

-

Dalles portant sur quatre cotés :

lx
l
l
 0,4  x  e o  x
ly
35
30
lx
l
l
 0,4  x  e o  x
ly
45
40

Avec lx ≤ ly
Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 15 -

C) CALCUL DE FERRAILLAGE VERIFICATION DES SECTIONS
C-1/ - Poteaux :
Les armatures longitudinales des poteaux sont prévues essentiellement pour assurer
la résistance des poteaux au flambement (stabilité de forme).
Même si la section de béton est capable de résister seule à l’effort de compression
centrée, il est nécessaire de prévoir une section minimale d’armatures longitudinales dont le
but est de pouvoir donner au poteau une résistance à une flexion parasite. Ces armatures ne
peuvent être efficaces que si elles sont maintenues par des armatures transversales qui
s’opposent à leur flambement vers l’extérieur de la pièce.
a) Valeur minimale des armatures : Amin
Dans le cas d’une section rectangulaire, de dimensions a x b, on doit avoir :
A  A min  Max (

8(a  b) 0,2.a.b
et
) Avec a et b en cm ; Amin en cm2.
100
100

b) Valeur maximale des armatures : Amax
Dans le cas d’une section rectangulaire, de dimensions a x b, on doit avoir :
A  A max 

5.a.b
avec a et b en cm ; Amax en cm2.
100

Si le calcul conduisait à un pourcentage supérieur à celui indiqué, il serait nécessaire
de modifier les dimensions de la pièce.
c) Disposition des aciers :
- La distance entre axes de deux armatures voisines d’une même face doit être au
plus égale à : 40cm et a + 10cm (a≤b)
- Pour les sections polygonales, on place une armature à chaque angle, et si
nécessaire des armatures intermédiaires.
- Pour les sections circulaires, les armatures sont uniformément réparties sur tout le
contour, avec un minimum de six armatures.
- Enrobage : c ≥ max(  l max , Cg).
Jonction de barres comprimées : lr ≥ 0,6 ls ≥ 24 
lr longueur minimale de recouvrement;
ls longueur de scellement droit ls=40  (H.A).
≤ (40cm et a+10cm )

a

(40cm et a+10cm ) ≥
b

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 16 -

d) Organigramme de calcul des armatures longitudinales d’un poteau :
Données : fe ; fc28 ; Nu ; a ; b ; lf avec (a ≤ b)
Br = (a-2)(b-2)
3,46 lf
a

avec a et b et lf en cm
Br en cm2

  50
1 

Hors du domaine
de validité

  70

0,85

1  0,2( ) 2
35

 50 
1  0,6 
  

plus de la moitié des
charges appliquées
après 90jours

2

plus de la moitié des
charges appliquées
après 28 jours

α = α1 ; fcj=fc28




1 ;f =f
cj
c28
1,10

B .f  
N
A '   u  r cj . s
  0,9  b  f e
A max 

Changer a ou b
augmenter la section

5.a.b
100


1 ;f
cj
1, 20

Nu en N
fc28, fe en MPa
Br mm2
A’ en mm2 à transformer en cm2
a et b en cm
Amax en cm2

A’≤ Amax
 8(a  b) 0,2ab 
A min  Max
;

100 
 100

A = Max (A’ ;Amin)

Section circulaire : B r 



a et b en cm
Amin en cm2

Choisir A normalisée
avec  l≥12

 4d 0,2 .d 2 
 ( d  2) 2
5 .d 2

; A max 
;A
 Max
;
min
 100 100 4 
4
100 4



Avec d en cm et sections en cm2.

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 17 -

e) Armatures transversales d’un poteau :
Ces armatures sont constituées de barres dont le diamètre  t est tel que :
t 

l
avec  l diamètre maximal des armatures longitudinales.
3

Leur espacement est tel que :
15  l1

st ≤

(avec  l1 diamètre de la plus petite armature longitudinale)

40 cm
a + 10 cm a ≤ b

C-2/ - Semelles :
a) Semelle rectangulaire sous poteau rectangulaire :
α) Notations :
N

b

b
a

A
da

db

e
B

B

h
c

Soient :
N : La charge à transmettre au sol.
a et b : les dimensions du poteau (a ≤ b)
A et B : les dimensions de la semelle.
c : enrobage ≥ 3.
on doit avoir :

 Aa Bb
;
  d a et d b  Min A  a ; B - b 
4 
 4

Max 

β) Calcul de ferraillage :
ELU : N = Nu = 1,35 G + 1,50 Q
- Choisir db à partir de l’inégalité précédente.
fe
s

-

prendre  s 

-

Armatures Ab parallèles au coté B :

-

Calculer da = db -  b

-

Armatures Aa parallèles au coté A :

A

b



N u .(B  b)
8.d b . s

 b



N u .(A  a )
8.d a . s

 a

ELU

A

a

ELU

ELS : N = Ns = G + Q
- Calculer suivant le cas de la fissuration.

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 18 -

-

Calculer Aa et Ab par les formules précédentes tout en remplaçant Nu et σs par Ps et
s .
Donc les sections des armatures sont :
Ab = Max( A b , A b ) et Aa = Max( A a , A a ).
ELU

ELS

ELU

ELS

γ) Disposition des armatures, longueur des barres :
Pour déterminer la longueur des barres, en pratique, on compare la longueur de
scellement droit aux cotés A et B de la semelle.
Concernant les barres parallèles au côté B :
si ls > B/4 Toutes les barres doivent être prolongées jusqu’aux extrémités de la semelle et
comportent des ancrages courbes.(fig1)
B/8 < ls ≤ B/4 : Toutes les barres doivent être prolongées jusqu’aux extrémités de la semelle
mais peuvent ne pas comporter des crochets.(fig2)
ls ≤ B/8 : on n’utilise pas de crochets et on peut arrêter une barre sur deux à la longueur de
0,71B ; ou alterner des barres de longueur 0,86B.(fig 3 ; 4)
(De même pour les armatures parallèles au coté A).
0,71A ou 0,71B

0,86A ou 0,86B

fig 3

fig 4

fig 1

fig 2

δ) Condition de non poinçonnement :
Nu 

( N u  1,35G o ).(a  2h )(b  2h ) 0,13h
.(a  b  2h ).f c 28

A.B
b

Avec Go poids propre de la semelle



Pour la semelle précédente on a : G o  2,5A.B.e 

h e

(A.B  a.b  A.B.a.b )
3


Unités : Nu, Go en T ; a, b,e, h, A et B en m ; fc28 en MPa

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 19 -

b) Semelle circulaire sous poteau circulaire :
α) Notations :
Nu
Dp

Dp

dx

e
D

D doit vérifier : D 

h
d
D

4 .N u
Nu
 1,13
. sol
 sol

dx doit être tel que d x 

D  Dp
4

β) Calcul de ferraillage :
La section des armatures du lit inférieur : A 1 

N.(D  D p )

La section des armatures du lit supérieur : A 2 

3..d x . s

N.(D  D p )
3..d y . s

 A1 .

dx
dy

γ) Répartition des armatures :

0,10A2

0,25A2 0,50A2 0,25A2

0,30A2
0,10A2
0,25A2
0,25A2

Les armatures seront munies de crochets et disposées comme indiqué ci-après :
si D ≤ 1m : Les barres sont uniformément réparties, on ne prend pas en compte dans la
valeur trouvée pour A1 (ou A2) les deux barres d’extrémités que l’on considère
comme des barres de répartition.
1m < D ≤ 3m : On divise deux diamètre perpendiculaires en trois parties égales et on place :
- 0,50A1 et 0,50A2 dans la zone centrale.
- 0,25A1 et 0,25A2 dans chaque zone latérale. (fig 5)
D > 3m : On divise deux diamètre perpendiculaires en cinq parties égales et on place : fig 6
- 0,30A1 et 0,30A2 dans la zone centrale.
- 0,25A1 et 0,25A2 dans chaque zone intermédiaire.
- 0,10A1 et 0,10A2 dans chaque zone latérale.

0,25A 0,50A1 0,25A1

Figure 5

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

0,10A1
0,30A1
0,10A1
0,25A1
0,25A1

Figure 6

..
Driss ELHACHMI

- 20 -

δ) Condition de non poinçonnement :
Nu 

N u .(2h  D p ) 2
D

2



0,065.h.
.(2h  D p ).f c 28
b

C-3/ - Poutres :
a) - Etats Limites Ultime :
- Poutres à section rectangulaire : voir Organigramme 1 de Calcul des armatures de section
rectangulaire en flexion simple.
- Poutres à section en T : voir Organigramme 2 de Calcul des armatures de section en T en
flexion simple.
b) - Etats Limites de Service :
α) Vérifications des contraintes :
Dans l’ELS on devra vérifier que  b  b  0,6.f c 28 et si la fissuration est
préjudiciable ou très préjudiciable on doit vérifier aussi  s  s .
On peut se dispenser de vérifier  b   b pour les sections rectangulaires en flexion
simple avec armatures FeE400 si l’on a :  
Avec  

Mu
Ms

  1 f c 28

2
100

et α (voir organigramme de calcul des armatures) ; fc28 en MPa.

Si les contraintes ne sont pas vérifiées, on calcul la section des armatures à l’ELS et
on retient la plus grande section trouvée A = Max( A s ; A u ).
β) Calcul des contraintes :
- Section en T en Flexion Simple (voir organigramme 3)
- Section rectangulaire en Flexion Simple (voir organigramme 3)

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 21 -

c) Calcul des armatures de section rectangulaire en flexion simple à l’Etat limite Ultime
Organigramme 1

Données : Mu ; b ; d ; d’ ; fc28 ; fe ; γb ; γs



  l

Non

A=Armatures Tendues
A’=Armatures comprimées

Oui

1000ε’s < 1000εl

f
s  e
s

fe
s

 s' = 200.(1000ε’s)

M 1f = μl.σbc.b.d2

A' 

A

M

fe
s

  1,25(1  1  2 )

1000ε’s=3,5(1-d’/d) -1000εl.d’/d

 s   s' 

Oui

s 

μl, βl, 1000εl
voir ci-dessous

Non

Mu
 bc .b.d 2

  1  0,4
A

Mu
.d. s

Vérifier
A  0,23.b.d .

f t28
fe

 M 1f 
(d  d' ). s'
u

 s'
M 1f

A
'.
 l .d. s'
s

Unités :
- Mu et M 1f en Nm ; b, d et d’ en cm ; fc28, ft28, fe, σs, σ’s et σbc en MPa.
- A et A’ en cm2.
FeE400 : μl=0,392 ; βl = 0,733 ; 1000εl=1,739
FeE500 : μl=0,372 ; βl = 0,753 ; 1000εl=2,174

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 22 -

d) Calcul des armatures de section en T en flexion simple à l’Etat limite Ultime
Organigramme 2

Données : Mu ; b ; bo; ho ; d ; d’ ; fc28 ; fe ; γb ; γs
M t   bc .b.h o .(d 
Non

ho
)
2

Mu ≤ Mt

Oui

Section rectangulaire
bxd

Section en T
Mn  M   bc .(b  b o ).h o .(d 


Non

ho
)
2



Mn
 bc .b o .d 2

  1,25(1  1  2 )

Oui

  l

  1  0,4

Armatures
comprimées

Sans Armatures
comprimées

1000ε’s=3,5(1-d’/d) -1000εl.d’/d
Non

 s   s' 

s 

A

Mu
.d. s

  1,25(1  1  2 )

Oui

1000ε’s < 1000εl
fe
s

Mu
 bc .b.d 2

  1  0,4

fe
s

 s' = 200.(1000ε’s)

A


1 MR
  bc (b  b o ).h o 

 s   l .d


MR = μl.bo.d2.σbc

M

 MR 
A' 
(d  d ' ). s'
n

MR

  bc (b  b o ).h o 

 l .d
 s'


A
 A'.
s
s

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

Unités :
- Moments en Nm ; b, bo, d, d’, ho en cm
- fc28, fe, σs, σ’s et σbc en MPa.
- A et A’ en cm2.

..
Driss ELHACHMI

- 23 -

e) Calcul des Contraintes aux Etats Limites de Service
Organigramme 3

Données : Ms ; b ; bo; ho ; d ; d’ ; A ; A’
bh o2
H
 15A ' (h o  d ' )  15A(d  h o )
2
Non

Oui

H≥0

Section en T

Section rectangulaire
D

(b  b o )h o  15(A  A' )
D
bo

E
E

(b  b o )h 2o  30(A' d' Ad)
bo

30(A' d' Ad)
b

Y1  D  D 2  E

Y1  D  D 2  E

I

15(A  A' )
b

I

bY13
 15A' (Y1  d ' ) 2  15A(d  Y1 ) 2
3

bY13  (b  b o )(Y1  h o ) 3
 15A' (Y1  d ' ) 2  A(d  Y1 ) 2 
3

Unités :
- Moments en Nm
- b, bo, d, d’, ho en cm
- σs, σ’s et σb en MPa.
- A et A’ en cm2.

K

Ms
I

σb = KY1
σs’ = 15K(Y1-d’)
σs = 15K(d-Y1)

La section ainsi déterminée sera transformée en nombre de barres suivant le tableau B6.

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 24 -

16

14

12

10

8

6

2,466

1,578

1,208

0,888

0,617

0,395

0,222

4,91

3,14

2,01

1,54

1,13

0,78

0,50

0,28

1

16,08

9,82

6,28

4,02

3,08

2,26

1,57

1,00

0,56

2

37,70

24,12

14,73

9,42

6,03

4,62

3,39

2,35

1,50

0,85

3

50,26

32,17

19,63

12,56

8,04

6,15

4,52

3,14

2,01

1,13

62,83

40,21

24,54

15,70

10,05

7,69

5,65

3,92

2,51

1,41

75,39

48,25

29,45

18,84

12,06

9,23

6,78

4,71

3,01

1,70

87,96

56,29

34,36

21,99

14,07

10,77

7,92

5,49

3,51

1,98

100,53

64,34

39,27

25,13

16,08

12,31

9,05

6,28

4,01

2,26

8

113,09 125,65

72,38

44,18

28,27

18,09

13,85

10,18

7,06

4,52

2,54

9

80,42

49,09

31,41

20,10

15,39

11,31

7,85

5,02

2,82

10

- 24 -

Tableau B2 : Poids et sections des barres.

20
3,853

8,04

25,13

Sections en centimètres carrés
pour un nombre de barres égal à :
4
5
6
7

25
6,313

12,56

Diamètre Poids du
nominal
mètre
(mm)
(kg)

32

9,865

..
Driss ELHACHMI

40

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

.
Driss ELHACHMI

.
Formulaire Béton Armé suivant BAEL 83

- 25 -

C-4/ - Planchers:
a) - Hourdis à nervures préfabriquées :
Armatures de la dalle de compression

Entrevous

Nervures

) Nervures :
Les nervures préfabriquées sont choisies en fonction de la charge et la hauteur du
plancher à partir d’abaques établis par le fournisseur.
) Tables de compression :
D’après l’article B.6,8.423 des règles BAEL, les armatures de la dalle de
compression sont formées d’un quadrillage de barres dont les dimensions de la maille sont
inférieurs à :
- 20 cm pour les armatures perpendiculaires aux nervures A (ex 15 cm).
- 33 cm pour les armatures parallèles aux nervures A// (ex 25 cm).
D’autre part la section des armatures doit vérifier :
- A  4.l / fe
Où ‘ l ‘ est la distance entre axes de nervures exprimée en cm
fe la limite élastique de l’acier en MPa.
A en cm2/ml
- A//  A / 2.
b) - Hourdis traditionnel :
Dans ce type de plancher les nervures sont coulées sur place.

La nervure est calculée comme étant une poutre à section en Té simplement appuyée
à ses extrémités et de longueur l et une table de compression de largeur b = 50 cm.
Les charges transmises aux nervures sont dues à la charge permanente G et à la
charge d’exploitation Q.
Les armatures sont calculées suivant l’organigramme de calcul des armatures de
section en Té en flexion simple.

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 26 -

D) DEGRESSION DES CHARGES D’EXPLOITATION
D-1)- Loi de dégression des charges d’exploitation en fonction du nombre d’étages
NM 10.0.021
Condition : Bâtiments à usage d’habitation ou de bureaux à étages (plus de 5 en général).
Principe de calcul : L’occupation des locaux est indépendante d’un niveau à l’autre.
Utilisation : Calcul des éléments porteurs de la structure (poteaux, murs, fondation…).
Charge appliquée
sur le niveau

Charge à prendre en compte pour le calcul des éléments porteurs sous
le plancher considéré Σi
Charges identiques
Qo = Q1=… = Q

Charges différentes

Terrasse Qo

Σo = Qo

Σo = Qo

Σ1 = Qo + Q

Σ1 = Qo + Q1

Σ2 = Qo + 1,9Q

Σ2 = Qo + 0,95(Q1+Q2)

Σ3 = Qo + 2,7Q

Σ3 = Qo + 0,90(Q1+Q2+Q3)

Σ4 = Qo + 3,4Q

Σ4 = Qo + 0,85(Q1+Q2+Q3+Q4)

Plancher 1 Q1

Plancher 2 Q2

Plancher 3 Q3

Plancher 4 Q4

Plancher 5 Q5

Σn = Qo +
Plancher n Qn

n≥5

3n
2

Q

Σn = Qo +

3n n
 Qi
2n 1

n≥5

TN

Remarques :
- Lorsque des locaux industriels ou commerciaux occupent certains niveaux, ces
derniers ne sont pas comptés dans le nombre d’étage intervenant dans la loi de
dégression, et les charges sur les planchers correspondants sont pri en compte sans
abattement.
- La dégression des surcharges n’est pas admise pour les hôpitaux, locaux scolaires,
archives, boutiques et magasin, salle de spectacles, lieux publics, entrepôts et ateliers
garage.

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 27 -

D-2)- Majoration forfaitaire des charges appliquées sur les poteaux :
Pour le calcul des charges agissant sur les poteaux on admet que les poutres
reposent à appuis simples sur les poteaux, cette façon d’opérer sous estime un peu la charge
des poteaux centraux, mais par contre surcharge les poteaux de rives.
On peut appliqué une majoration forfaitaire pour tenir compte de la continuité
des travées. Ainsi, les charges calculées en admettant la discontinuité des travées doivent
être majorées de :
- 15% pour les poteaux centraux dans le cas de bâtiments à deux travées.
- 10% pour les poteaux intermédiaires voisins des poteaux de rive dans le cas de
bâtiments comportant au moins trois travées.

15%

10%

10%

Si le poteau est traversé de part et d’autre par les poutres, la majoration sera appliquée dans
les deux sens.

10%

15%

A

10%

10% suivant le sens A.
15% suivant le sens B.

B

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 28 -

E)- METHODE FORFAITAIRE
E-1/- Domaine d’application :
a) Construction :
Bâtiment à usage d’habitation ou de bureaux, écoles, hôpitaux et souvent aux
magasins, boutiques, salles de spectacles, construction pour lesquelles les conditions
ci-après sont, la plupart du temps, remplis.
b) Eléments fléchis :
Poutres de planchers : poutres principales, secondaires, poutrelles.
Dalles calculées en flexion dans un seul sens.
c) Conditions d’application de la méthode :
1- Plancher à charge d’exploitation modérée :
c-à-d Q ≤ 2G ; 5000 N/m2. Q et G sans pondération.
2- Les moments d’inertie sont les mêmes dans les différentes travées.
3- Les portées successives des travées sont dans un rapport compris entre 0,8 et 1,25.
4- La fissuration est considérée comme non préjudiciable.
E-2/- Principe de la méthode :
Elle consiste à évaluer les valeurs maximales des moments en travées et sur appuis à
des fractions, fixées forfaitairement, de la valeur maximale du moment fléchissant Mo dans
la travée indépendante de même portée que la travée considérée et soumise aux mêmes
charges.
Soit :
Mo : le moment maximal dans la travée indépendante.
Mt : le moment maximal dans la travée étudiée.
Mw et Me : les valeurs absolues des moments sur les appuis de gauche et de droite
respectivement.
a) Valeur absolue du moment sur appui :
La valeur absolue de chaque moment sur appui intermédiaire ne doit pas être
inférieure à :
0,60Mo : dans le cas d’une poutre à 2 travées.
0,50Mo : pour les appuis voisins des appuis de rives d’une poutre à plus de 2 travées.
0,40Mo : pour les autres appuis intermédiaires d’une poutre à plus de 3 travées.
0,60Mo

0,50Mo

0,50Mo

0,40Mo

0,50Mo

0,50Mo

de part et d’autre de chaque appui intermédiaire, on retient pour la vérification des
sections la plus grande des valeurs absolues des moments Mo évalués à gauche et à
droite de l’appui considéré.
Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 29 -

b) Valeur du moment en travée :
Valeurs des coefficients :


Q
Avec Q charge d’exploitation et G charge permanente.
GQ

La valeur du moment en travée doit satisfaire les inégalités suivantes :
Mw  Me
 Max1,05Mo; (1  0,3)Mo
2
(1  0,3)
Mt 
Mo Dans le cas d’une travée intermédiaire.
2
(1,2  0,3)
Mt 
Mo Dans le cas d’une travée de rive.
2

Mt 

E-3/- Détermination forfaitaire de la longueur des chapeaux et arrêts des barres
inférieures de second lit :
a) On peut se dispenser du tracé des courbes enveloppes si :
- Q≤G
- Les charges appliquées peuvent être considérées comme uniformément réparties.
b) Longueur des chapeaux et des barres inférieures de second lit :
Les longueurs des chapeaux et des barres inférieures de second lit sont conformes à la
figure suivante :
≥ Max(l1 ;l2)/4

≤ l1/10

≥ Max(l2 ;l3)/5 ≥ Max(l2 ;l3)/5

≥ Max(l1 ;l2)/4

≤ l1/10

l1

≤ l2/10

≤ l2/10

l2

≤ l3/10

l3

BAEL E.1.3
Remarques :
L’attention des projeteurs est appelée sur les points suivants :
- La moitié au moins de la section des armatures inférieures nécessaires en travée est
prolongée jusqu’aux appuis et les armatures de second lit sont arrêtées à une distance
des appuis inférieures ou égale à 1/10 de la portée.
- Dans une poutre continue comportant des travées inégales ou inégalement chargées,
les chapeaux doivent s’étendre dans les travées les plus courtes et les moins chargées
sur une longueur plus grande que dans les travées les plus longues et les plus
chargées.
- En règle générale dans le cas des planches, des armatures supérieures doivent être
disposées sur appuis pour équilibrer un moment égal au moins 0,15Mo même dans
l’hypothèse d’un calcul sur appuis simples.
c) Effort tranchant :
Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 30 -

En admettant la discontinuité des différents éléments, à condition de majorer les
efforts tranchants calculés pour une travée indépendante de :
15% pour l’appui intermédiaire d’une poutre à 2 travées.
10% pour les appuis intermédiaire les plus proches des appuis de rive dans le cas
d’une poutre comportant au moins trois travées.
Pour une travée de rive prolongée par une console, il y a lieu de tenir compte du
moment provenant de la présence de la console. Sinon on peut utilisé la formule suivante
pour calculer l’effort tranchant :
Vx  x 

Me  Mw
l

θx effort tranchant dans la section d’abscisse x de la poutre isostatique.
Me, Mw : Moment sur appuis de droite et de gauche à prendre avec leurs signe.

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 31 -

F)- METHODE CAQUOT :
F-1/- Domaine d’application :
Calcul des poutres continues des planchers :
a) A charge d’exploitation (Q) relativement élevée :
Q > 2G ; 5000 N/m2
b) A charge d’exploitation modérée :
Si l’une des trois conditions 2, 3 et 4 de la méthode forfaitaire n’est pas remplie.
F-2/- Principe de la méthode :
La méthode consiste à calculer le moment sur chaque appui d’une poutre continue en
considérant uniquement les travées qui encadrent l’appui considéré.
On détache de chaque coté des appuis des travées fictives de longueur :
l’e : travée fictive de droite.
l’w : travée fictive de gauche
l’w (ou l’e) est égale à : - l pour une travée de rive.
- 0,8l pour une travée intermédiaire.
A

B

l1

C

l2

E

D

l3

»»»

l4

A

B
l’w=l1

B

C

C
l’w=0,8l2

l’e=0,8l2

Calcul du moment en B

D
l’e=0,8l3

Calcul du moment en C

F-3/- Calcul du moment sur appuis :
a) Poutres à moments d’inertie égaux :
Cas de charge uniformément répartie (P) par unité de longueur :
Soit : Pw la charge sur la travée à gauche de l’appui considéré.
Pe la charge sur la travée à droite de l’appui considéré.
Le moment d’appui est égal en valeur absolue à :
3

Mi 

Pw . l' w  Pe . l'e
8,5 (l' w l'e )

3

Cas de charge concentrées pw ou pe :

Pw

pw

aw

Pe

ae

pe

Soit : pw charge concentrée sur la travée de gauche.
aw distance de pw au nu de l’appui considéré.
pe charge concentrée sur la travée de droite.
ae distance de pe au nu de l’appui considéré.
Le moment d’appui est égal en valeur absolue à :

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 32 2

k p w l'w
k p e l'e
Mi 

l'w  l'e
l'w  l'e

2

avec : k 

1 a  a 
a
. ' 1  '  2  ' 
2,125 l  l 
l 

a = aw et l’=l’w pour la travée à gauche de l’appui.
a = ae et l’=l’e pour la travée à droite de l’appui.
b) Poutres à moments d’inertie variables :
Soit : Iw Moment d’inertie de la travée de gauche.
Ie Moment d’inertie de la travée de droite.


I w . l' e
I e . l' w

Une charge uniformément répartie (Pw et Pe) :
Le moment d’appui est égal en valeur absolue à :
2

Mi 

Pw . l' w   . Pe . l'e
8,5 (1  )

2

Une charge concentrée pw (ou pe) :
Le moment sur appui est égal en valeur absolue à :
k p w l'w
ou
1 

k p e l'e
1 

k est définie en haut.

F-4/- Moment en Travée :
Il y a lieu de considérer les combinaisons d’action qui introduisent les sollicitations
les plus défavorables.
Cas d’une charge uniformément répartie (q) sur la travée :
l
2

Le moment en travée est maximal en x o  

Mw  Me
ql

Mw  Me (Mw  Me) 2

Soit : M t  M o 
2
16M o

F-5/- Combinaison d’actions :
Travées sans consoles :
Travées chargées
Travées déchargées
Travées prolongées par des
Travées chargées
Travées déchargées

1,35G + 1,50Q
1,35G
consoles :
1,35G + 1,50Q
G + 1,50Q
1,35G
G

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 33 -

Calcul des moments sur appuis et en travées :
Poutre continue :

A

Moment max sur appui
Chargement des travées
encadrant l’appui

1

Appui B

A

C

D

4

E

Moment min en travée
Travée considérée non
chargée. Travée voisines
chargées.
Travée AB

C

B

A

Travée BC

D

B

C

Travée BC

1,35G + 1,50Q

1,35G

1,35G + 1,50Q

1,35G

1,35G

B

A

Appui C

C

3

Travée AB
1,35G + 1,50Q

1,35G + 1,50Q

B

C

Moment max en travée
Chargement de la travée
considérée. Travées
voisines non chargées.

1,35G + 1,50Q

B

2

B

1,35G + 1,50Q

1,35G

C

D

B

1,35G + 1,50Q

1,35G

C

D

F-6/- Caquot minoré :
Si la charge d’exploitation est modérée, et l’une des conditions 2, 3 et 4 de la
méthode forfaitaire n’est pas remplie, il est alors admis d’atténuer les moments sur appuis
dus aux seules charges permanentes par application aux valeurs trouvées d’un coefficient
compris entre 1 et 2/3.
Dans ce cas les combinaisons de charges à considérer sont :
1,35 (

2
G)
3

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

et

1,35 (

2
G) + 1,50 Q
3

..
Driss ELHACHMI

- 34 -

G)- EFFORT TRANCHANT
G-1/- Contrainte tangente conventionnelle :  u
La contrainte tangente conventionnelle est définie par la formule suivante:
u 

Vu
b o .d

avec :
- Vu : effort tranchant à l’ELU dans la section étudiée.
- bo : largeur de la nervure (ou de la poutre si la section est rectangulaire).
- d : hauteur utile de la section.
G-2/- Valeur limite de la Contrainte u :
Si les armatures d’âmes sont droites, u doit être limitée aux valeurs suivantes :
- Si la fissuration est peu nuisible :
u  Min (0,13 fc28 et 4 MPa).
- Si la fissuration est préjudiciable ou très préjudiciable :
u  Min (0,10 fc28 et 3 MPa).
Si les armatures d’âmes sont inclinées à 45° sur l’axe de la poutre u doit être limité
aux valeurs suivantes :
u  Min (0,18 fc28 et 5,5 MPa).
G-3/- Détermination des armatures d’âme :
Les armatures d’âme (ou armatures transversales) doivent satisfaire aux conditions
suivantes :
-

Diamètre t :

t  Min (

b
h
,l , o )
35
10

Avec, h : hauteur totale de la section.
bo : largeur de la section.
l : diamètre minimal des armatures longitudinales.
- Espacement st :
L’espacement st des cours successifs d’armatures d’âme doit être :
st  Min (0,9 d et 40 cm)
avec, d : hauteur utile de la section.
Cet espacement doit être inférieur à la valeur minimale :
st 

A t .f e
0,4.b o

avec, At : section d’un cours d’armatures d’âme.
At en cm2, bo et st en cm , fe en MPa.
En ce qui concerne la calcul proprement dit des armatures d’âme, dans le cas
fréquent de la flexion simple avec armatures droites, on doit avoir :

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 35 -

- s’il n’y a pas de reprise de bétonnage et si la fissuration n’est pas très
préjudiciable :
st 

0,8.A t .f e
b o ( u  0,3f tj )

Avec : u, ftj et fe en MPa.
At en cm2 ; bo et st en cm.
- s’il y a reprise de bétonnage sans indentations, ou si la fissuration est très
préjudiciable :
st 

0,8.A t .f e
b o . u

G-4/- Cas particulier des dalles :
Aucune armature transversale n’est nécessaire si la dalle est bétonnée sans reprise et
si u  0,05 fc28.
S’il n’y a pas de reprise de bétonnage et si u  0,05 fc28, on détermine les armature
transversales comme dans le cas des poutres, mais les valeurs limites de u (données en 2)
sont à multiplier par :
10
h o si 0,15 m < ho < 0,30 m.
3

1 si
ho  0,30 cm.
ho épaisseur de la dalle en mètres.
G-5/- Influence de l’effort tranchant au voisinage des appuis :
-

Sur un appui de rive on doit vérifier que l’on a :
Vu  0,267.a.bo.fc28
bo : largeur de la nervure.
a : distance indiquée sur la figure ci dessous, avec au maximum a = 0,9d.

Poutre à nervure rectangulaire reposant sur un poteau ou un mur :

a

a

2cm

2cm

Poutre à nervure rectangulaire reposant sur un appareil d’appui :
a

a

45°

45°
45°

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

45°

..
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- 36 -

Poutre à talon reposant sur un appareil d’appui :

a
45°

45°

-

Au droit d’un appui simple, la section A des armatures longitudinales inférieures doit
être telle que l’on ait :
A  1,15.

Vu
fe

Et ces armatures doivent être ancrées au delà du nu de l’appui pour pouvoir
équilibrer un effort égal à Vu.
-

Au droit d’un appui où existe un moment M (moment de continuité ou moment
d’encastrement), la section A des armatures inférieures doit être telle que l’on ait :
A

M 
1,15 
 Vu  u 
0,9d 
fe 

Et ces armatures doivent être ancrées au delà du nu de l’appui pour pouvoir équilibrer
un effort égal à : Vu +

Mu
0,9d

Mu étant pris avec son signe (généralement négatif).
G-6/- Contrainte de cisaillement  1u à la jonction de la table et de la nervure des
section en T :
1u 

Vu (b  b o )
1,8bdh o

1u doit être inférieure aux valeurs limites données pour u au paragraphe 2.

On doit avoir aussi pour la table de la section en T :
A1 

Vu .b1
0,8.b.d.f e

A1 section des armatures du hourdis (inférieures et supérieures) par unité de
longueur.
b1 

b  bo
2

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
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- 37 -

H)- ETUDE D’UN ESCALIER
H-1/- Prédimensionnement :
a) Notations :
Mur
d’échiffre
Palier
g

emmarchement

h

H

E

Volée
L1
Limons

Jour

Palier

Paillasse

L

H : hauteur de l’escalier.
n : nombre des contremarches.
L : longueur de l’escalier.
n-1 : nombre des marches.
G : largeur d’une marche.
H : hauteur d’une contremarche.
Volée : ensemble des marches qui réunissent deux palier.
Limon : la poutre qui porte la volée du côté du vide.
Jour : distance entre les projections horizontales de deux limons consécutifs.
Mur d’échiffre : Mur qui borde l’escalier.
Paillasse : la dalle située sous l’escalier.
Echappée (E) : la distance entre la partie de la construction située au dessus de
l’escalier et la marche qui se trouve à l’aplomb de cet obstacle.
Emmarchement : Largeur de la marche.
b) Prédimensionnement :

Avec :

2h + g  60 à 64 cm ; n.h = H ; (n-1).g = L
64n2 – n (64 + 2H + L) + 2H = 0
16 cm  h  18 cm ; g  23 cm
Largeur palier  3g ; E  2,20 m.

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
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- 38 -

H-2/- Méthode de calcul :
a) Escalier à limon :
g
Étrier

Étrier

a1

a2

Dans ce cas les marches sont considérées comme encastrées sur le mur et le limon.
La marche sera calculée en l’assimilant à une section rectangulaire de largeur g et de
hauteur (a1+a2)/2.
La section d’acier obtenue est décomposée en 3 barres liées entre elles par des
étriers.
Le limon est considéré comme encastré aux deux extrémités et il reçoit la réaction
des marches, P par ml.
L
P est à décomposer en :
P
P
Une charge  au limon : P1 = P.cos
P
α
Une charge // au limon : P2 = P.sin
1

2

1

-

calcul des armatures :
La poutre limon est calculée en flexion simple en considérant le moment dû à P1 :

M

P1 .L21
soit Af la section des armatures.
10

La force P2 provoque un effort de compression sur la moitié inférieur du limon et un
effort de traction sur sa moitié supérieure, ces efforts sont égaux à

P.L1
. sin  .
2

Les armatures correspondantes sont déterminées à partir des deux conditions
suivantes :
P.L1 . sin 
210

-

résistance à la traction : A t1 

-

condition de non fragilité : B.ft < At2.fe soit A t 2 

B.f t
.
fe

Les armatures correspondantes à P2 seront : At = Max(At1 , At2)
-

Disposition des armatures :
Lit supérieur, on met : At/2.
Lit inférieur, on met : At/2 + Af.

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
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- 39 -

b) Escalier sans limon :
Pour ce type d’escalier la paillasse porte de palier à palier et l’élément résistant est
constitué par une dalle d’épaisseur eo semi encastrée aux deux extrémités.
Les marches au dessus de la dalle sont considérées comme une surcharge et
n’interviennent pas dans la résistance.
-

calcul des armatures :
► Calcul à la flexion simple :

L21
La dalle est soumise au moment : M  P. cos(). par mètre linéaire de la largeur
10

de la marche (emmarchement), soit Id cette largeur.
On calcul les armatures à la flexion simple pour une section rectangulaire de la dalle
de largeur 1 m et de hauteur eo. Soit A cette section.
La section totale des armatures est donc : Af = A.Id.
► Calcul à la traction :
La partie supérieure de la dalle est soumise à l’effort de traction N 

P.L
sin() par
2

mètre de largeur.
Section d’armature due à la traction : A t1 

N
10

Section assurant la condition de non fragilité : A t 2 

B.f t
avec B = 1.e (m2)
fe

Soit alors: At = Max (At1, At2)
-

Disposition des armatures :
Lit supérieur, on met : At/2.
Lit inférieur, on met : At/2 + Af.

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
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- 40 -

I)- FORMULES DE CALCUL DES SOLLICITATIONS DES POUTRES DROITES
1) poutres isostatiques :
a) Cas de charge uniformément répartie :
VB

VA

P.L2
Moment maximal M o 
8

P/m
A

B

L

Effort tranchant aux appuis : VA  VB 

P.L
2

b) Cas de charge Triangulaire symétrique :
Soit q la charge uniformément répartie par m2 sur un Triangle (q/m2).
S = surface du Triangle.
P
Soit P = q x S.
VA

P.L
Moment maximal M o 
6

VB

A

B

L

Effort tranchant aux appuis : VA  VB 

P
2

c) Cas de charge en Trapèze régulier:
Soit q la charge uniformément répartie par m2 sur un Trapèze (q/m2).
S = surface du Trapèze.
P
Soit P = q x S.
VA

VB
A

B

a

b

a
L

Moment maximal M o 

P.(3L  4a )
24(L  a )
2

2

Effort tranchant aux appuis : VA  VB 

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

P
2

..
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- 41 -

2) poutres hyperstatiques :
q/ml

Ai-1

Ai

Li-1

Ai+1

Li

Mi

Mi+1

Li+1

Mx
Ai

Ai+1

x
μx

M x   x  M i .(1 

Vx   x 

x
x
)  M i1 .
Li
Li

M i1  M i
Li

Mi et Mi+1 sont à considérer avec leurs signes.
μx et θx, le moment de flexion et l’effort tranchant dans la section d’abscisse x, par rapport à
l’appui Ai, dans la travée indépendante AiAi+1 de même portée et soumise aux mêmes
charges que la travée considérée.
Exemple :
Prenons l’exemple précédent d’une poutre continue à charge q/ml uniformément répartie.
x 

q.L
q
q.L
.x  .x 2 et  x 
 q.x
2
2
2

Soit M w  M i et M e  M i 1 alors M i   M i et M i 1   M i 1
Soit, en remplaçant dans les formules précédentes :
Mx 

M  Me
q.L
q
.x  .x 2  M w  w
.x
2
2
L

Et Vx 

M  Me
q.L
 q.x  w
2
L

Formulaire Béton Armé Suivant BAEL 83

..
Driss ELHACHMI

- 42 -

Chapitre 2 : Electricité

1°/ LES PRINCIPALES ARCHITECTURES DE LE DISTRIBUTION BT :
La division en circuits d'une installation, permet :
- de limiter les conséquences d'un défaut au seul circuit concerné.
- de faciliter la recherche d'un défaut;
- de permettre les opérations d'entretien sur un circuit sans couper toute l'installation.
D'une manière générale, il faut prévoir des circuits différents :
- pour l'éclairage (siège de la majorité des défauts d'isolement).
- pour les prises de courant;
- pour les appareils de chauffage et de climatisation;
- pour la force motrice,
- pour l'alimentation des auxiliaires (circuits de contrôles, commandes);
- pour les circuits de sécurité (éclairage de sécurité, circuits de service d'incendie,…).
Les principales configurations de distribution basse tension sont : la distribution radiale
arborescente et la distribution radiale pure.
1-1- Distribution radiale arborescente :
Avantages : - seul le circuit en défaut est mis hors service.
- localisation facile du défaut.
- opération d'entretien sans coupure générale.
Inconvénients : - un défaut au niveau des départs principaux A, affecte les niveaux des
départs divisionnaires et des départs terminaux B et C.

Départs primaires
(niveau A)

TGBT

Départs secondaires
(niveau B)

Départs terminaux
(niveau C)
circuits

Figure E1 : Distribution radiale arborescente

.
Formulaire Electricité dans le Bâtiment

.
Driss ELHACHMI

- 43 -

1-2- Distribution radiale pure (dite en peigne):
Elle est surtout utilisée pour la commande centralisée de process ou d'installations dédiées à
une application précise, leur gestion, leur maintenance et leur surveillance.
Avantages : - sur défaut autre qu'au niveau général (A), coupure d'un seul circuit.
Inconvénients : - surabondance de cuivre due à la multiplicité des circuits.
- les caractéristiques de l'appareillage de protection des départs (B) doivent
être élevées (proximité de la source).

TGBT

Figure E2 : Distribution radiale pure

2°/ PUISSANCE D'UNE INSTALLATION :
2-1 – Puissance installée :
C'est la somme des puissances nominales de tous les récepteurs de l'installation.
Cette puissance peut être estimé suivant l’utilisation par le tableau ci-dessous.
Utilisations (locaux tertiaires)
Eclairage
prises de courant
Chauffage direct
Chauffage de base
Chauffage d'appoint
Ventilation
Froid
Force diverse
Ateliers
Cuisine collective

Puissance Installées
(VA/m2)
30
25
90
120
60
6
30
5 à 30
150 à 500
500 à 1000 VA/repas

Tableau E1 : approche des ratios de puissance au m2 construit (souvent utilisé aux Avant-projets)

.
Formulaire Electricité dans le Bâtiment

.
Driss ELHACHMI

- 44 -

La norme marocaine 7-11-CL006 donne quelques précisions dans le cas de logement à
usage d’habitation.
Locaux à desservir
Usage d’habitation
- 1 pièce principale
- 2 à 3 pièces principales
- 4 à 5 pièces principales
- 6 pièces principales
> 6 pièces principales

Puissance MIN/ à prévoir KW
3
4
5,5
6,5
6,5 KW + 30W par m2 pour
chaque pièce principale en sus

Tableau E2 : puissance minimale à prévoir dans le cas de logement à usage d’habitation

2-2- Puissance absorbée :
La puissance absorbée tient compte du type d’exploitation et du cosφ de l’installation
dans une moindre mesure.
On peut donner Cosφ pour les récepteurs suivants :
- Lampe Fluo
- Lampe à incandescence
- Convecteur
- Prise de courant
- Chauffe eau
- Cuisinière
- Lave linge

Cosφ = 0,86 (approximatif)
Cosφ = 1
Cosφ = 1
Cosφ = 0,86 (approximatif)
Cosφ = 1
Cosφ = 0,86
Cosφ = 0,86 (approximatif)

Note : Facteur de puissance : rapport entre la puissance active et la puissance apparente.
La puissance en VA (S) se déduit de celle en W (P) moyennant le facteur de puissance Cosφ
Soit : P (W) = S (VA) x Cosφ
2-3- Puissance d'utilisation :
Tous les récepteurs ne sont pas utilisés forcément à pleine charge ni en même temps.
Les facteurs d'utilisation maximale (ku) et de simultanéité (ks) permettent de déterminer la
puissance d'utilisation maximale qui sert à dimensionner l'installation.
La puissance d'utilisation peut être déterminé par la formule suivante :
P
installée(kw )
P (kVA) 
.k .k
u
u s
cos 

■ Facteur d'utilisation maximal ku :
Il s'applique individuellement à chaque récepteur, comme suit :
ku = 1 pour l'éclairage, le chauffage et les prises de courant.
ku = 0,75 pour les moteurs.

.
Formulaire Electricité dans le Bâtiment

.
Driss ELHACHMI

- 45 -

■ Facteur de simultanéité ks :
Il s'applique à chaque regroupement de récepteur (exemple au niveau d'un tableau terminal,
d'un tableau divisionnaire, d'une armoire…).
○ Facteur de simultanéité suivant le nombre de circuits :
Nombre de circuits

Facteur de simultanéité

Ensembles entièrement testés

2 et 3
4 et 5
6à9
10 et plus

0,9
0,8
0,7
0,6
Ensembles partiellement testés 1
choisir dans tous les cas

Tableau E3 : facteur de simultanéité pour armoire de distribution (norme NFC 63-410).

○ Facteur de simultanéité suivant l’utilisation :
Utilisation
Eclairage
Chauffage et conditionnement d'air
Prises de courant
Ascenseurs (2) et monte charge
- pour moteur le plus puissant
- pour le moteur suivant
- pour les autres.

Facteur de simultanéité
1
1
0,1 à 0,2 (1)
1
0,75
0,60

Tableau E4 : facteur de simultanéité en fonction de l'utilisation (Guide UTE C 15-105).
(1) dans certains cas, notamment les installations industrielles, ce facteur peut être plus élevé.
(2) le courant à prendre en considération est égal au courant nominal du moteur, majoré du tiers du courant de
démarrage.

○ Facteur de simultanéité pour immeuble d’habitation :
Nombre d'abonnés situés en aval
2à4
5à9
10 à 14
15 à 19
20 à 24
25 à 29
30 à 34
35 à 39
40 à 49
50 et au dessus

Facteur de simultanéité
1
0,78
0,63
0,53
0,49
0,46
0,44
0,42
0,41
0,40

Tableau E5 : facteur de simultanéité dans un immeuble d'habitation (Norme NFC 14-100)

.
Formulaire Electricité dans le Bâtiment

.
Driss ELHACHMI

- 46 -

Exemple E1 :
Immeuble R+4, 25 abonnés de 6kvA chacun
4ème étage

6 abonnés
36kvA

3ème étage

4 abonnés
24kvA

2ème étage

5 abonnés
30kvA

1er étage

6 abonnés
36kvA

Rez de
chaussée

4 abonnés
24kvA

0,78
0,63

0,53

0,49

0,46

Figure E3 : facteur de simultanéité pour immeuble d’habitation.

Pour une puissance installée de 36 + 24 + 30 + 36 + 24 = 150kvA la puissance nécessaire
est 150 x 0,46 = 69 kvA.
Pour les colonnes alimentées à leur partie inférieure, la section des conducteurs peut
décroître depuis le pied jusqu'au sommet. Ces changements de section doivent être espacés
d'au moins 3 étages.
150.0,46
 100 A
Le courant I au réez de chaussée : I 
400. 3
Le courant I au 3ème étage : I 

(36  24).0,36
 55 A
400. 3

.
Formulaire Electricité dans le Bâtiment

.
Driss ELHACHMI

- 47 -

- Exemple E2 :estimation des puissances.
Dans cet exemple, à la somme des puissances absorbées de 126,8kvA correspond une
puissance d’utilisation aux bornes du transformateur de 63 kW seulement.

1er niveau
utilisation

Puissance
absorbée
kvA

Atelier A
tour

n°1
n°2
n°3
n°4
perceuse
n°1
n°2
5 prises 10/16A
30 fluos
Atelier B
Compresseur
3 prises 10/16A
10 fluos
Atelier C
ventilateur

n°1
n°2
fours
n°1
n°2
5 prises 10/16A
20 fluos

Facteur
d’utilisation
maxi

Puissance
d’utilisation
maxi. kvA

5
5
5
5
2
2
18
3

0,75

0,75
1
1

1,5
18
43

15
10,6
1

0,75
1

11,2

2,5
2,5
15
15
18
2

1
1

0,75
0,75
0,75
0,75

1

3,75
3,75
3,75

Facteur de
simultanéité

2,5

1
1
1

2,5
15
15
18

1

2

Puissance
d’utilisation
kvA

Facteur de
simultanéité

3ème niveau

Puissance
d’utilisation
kvA

Facteur de
simultanéité

Puissance
d’utilisation
kvA

Coffret
divisionnaire

0,70

3,75
1,5

10,6
18
1

2ème niveau

12,6

force

prises

Armoire
d’atelier A

0,9

0,2
1

3,6
3 lumière

1
0,4
1

11,2
d’atelier B
prises
4,2
0,9
1 lumière

force

Coffret
divisionnaire

1
0,28
1

35
5
2

Force

Prises

Armoire
générale

17,28

Armoire

0,9
14,76

63
BT HT

Armoire
d’atelier C

37,8
0,9

Lumière

Estimation des puissances qui transitent à chaque niveau d’installation, y compris les puissances
intermédiaires.

Dans cet exemple j’ai considéré le ku = 0,75 pour le tour et le compresseur et perceuse et ku= 1
pour le ventilateur et four.

.
Formulaire Electricité dans le Bâtiment

.
Driss ELHACHMI

- 48 -

3°/ POSTE DE TRANSFORMATION HT/BT ET TGBT :
3-1- Puissance du transformateur HT/BT (PT) :
P
installée(kw)
.k .k .k  P (puissance totale)
u s a
u
cos 
ka : coefficient d'augmentation prévisible de puissance ( ≈ 1,2 ).
Les transformateurs normalisés en kVA :
16 – 25 – 40 – 50 – 63 – 80 – 100 – 125 – 160 – 200 – 250 – 315 – 400 – 500 – 630 – 800 –
1000 – 1800.
Si la puissance calculée ne figure pas parmi ces puissances, choisir la puissance normalisé
supérieur.

PT (kVA) ≥

3-2- Intensité nominale secondaire des transformateurs:

En Triphasé : I n 

P

U 3 cos 
P
En monophasé : I n 
U

Avec :

P : puissance du transformateur en VA
U : tension secondaire à vide.
In : intensité nominale en Ampère.

Ф angle de déphasage entre le vecteur S (puissance apparente KVA)

et le vecteur P (puissance active KW)

3-3- Choix du transformateur :
Il existe deux types de transformateurs :
- Transformateur Trihal : ce sont des transformateurs de type sec enrobé (ou encapsulé),
ininflammables et possèdent un excellent comportement en atmosphère industrielle et une
insensibilité aux agents extérieurs (poussière, humidité,…).
- Transformateurs immergés : il sont inflammables et exigent en conséquence des
mesures de protection spéciales.
3-4- Emplacement du poste transformateur :
L’emplacement du poste de transformation est déterminé en tenant compte du fait que :
- le distributeur doit avoir l'accès direct à la partie HT du poste.
- le personnel qualifié et agrée doit avoir l'accès à l'installation.
- le poste doit avoir une ventilation naturelle suffisante, puisqu'une circulation d'air
restreinte engendre une réduction de la puissance nominale du transformateur.
- le local abritant le transformateur doit être assez large pour comporter aussi les autres
équipements tels que : cellules d'arrivée et de protection, Equipements de comptage et
accessoires (voir figure E4)

.
Formulaire Electricité dans le Bâtiment

.
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- 49 -

Cellules arrivées

Cellule protection

Raccordement HT
au transformateur Transformateur

Raccordement BT

Armoire BT

100

800 mini
Collecteur des terres du poste

Accessoires de sécurité

Comptage

Figure E4 : Vue de dessus d’un poste de transformation à comptage BT de type traditionnel.

3-4- Choix de l'emplacement du T.G.B.T :
Le TGBT est de préférence doit être installé au centre de gravité des points de
consommation d'énergie. Néanmoins, d'autres considérations de génie civil interviennent sur
cet emplacement.
4°/ DETERMINATION DE LA SECTION MINIMALE D'UNE CANALISATION :
4-1- Définitions :
Courant d’emploi Ib :
- au niveau des circuits terminaux, c'est le courant qui correspond à la puissance
apparente des récepteurs.
- au niveau des circuits de distribution (principaux, secondaires), c'est le courant
correspondant à la puissance d'utilisation.
P
Ib 
en monophasé (220-230 V)
U
P
en triphasé (380-400 V)
Ib 
U 3
P est la puissance d’utilisation ou apparente.
Courant admissible Iz :
C’est le courant maximal que la canalisation peut véhiculer en permanence sans préjudice
pour sa durée de vie. Ce courant dépend, pour une section donnée, de plusieurs paramètres :
■ Constitution du câble ou de la canalisation (Cu ou Alu, isolant PVC ou PR, nombre de
conducteurs actifs).
■ Température ambiante.
■ Mode de pose.
■ influence des circuits voisins (appelé effet de proximité).
.
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.
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