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f
REVUE DE GÉOLOGIE DYNAMIQUE ET DE GÉOGRAPHIE PHYSIQUE

VOL. 27, FAse. 2, p. 95·103, PARIS, 1986


Le Pléistocène terminal et l'Holocène en
Languedoc rhôdanien; domaines continental,
littoral et marin
par Frédéric BAZILE*, Evelyne BAZILE-ROBERT**, Evelyne DEBARD*** et Philippe GUILLERAULT**

RÉSUMÉ. - Les auteurs proposent 'un tableau synthétique de
l'évolution paléoclimatique du Languedoc rhôdlll1ien depuis l'interstade
Würm II-III jusqu'à la période Atlantique d'après, essentiellement, les
remplissages karstiques stratifiés, ouverts vers l'extérieur. Des corrélations
sont envisagées avec d'une part les variations du niveau de la mer (littoral
et plateau continental) et d'autre part avec les données isotopiques
obtenues en Méditerranée.

Mo18-clés: Languedoc, Pléistocène, Holocène, Corrélations conti·
nent-littoral·marin.
ARSTRACT. - The Upper Pleistocene and the Holocene in the
Languedoc RMdo.nien. Continentalshelf. shoreline and marine areu :
The authors show a synthe.is of the paleoclimatic evolution in the
Languedoc Rhôdanien area from the Würm II-III interstadial to the
Atlantic Period mainly IlCcording to the rock shelters fillings. Correlations
are considered on the one hand with the sealevel variations (shoreline
and continental shelf) and the other hlll1d with the isotopie data yielded
in the Western Mediterranean sea.
Kcy-""onb! : Llll1gUedoc area. Pleistocene, Holocene, Continental·
shelf·shoreline-marine correlations.

Introduction.
Le Languedoc rhôdanien du Bas Vivarais à la Médi­
terranée a fait l'objet durant ces dix dernières années de
recherches nombreuses, la plupart dans un esprit pluri­
disciplinaire, qui autorisent une première approche globale
de l'évolution paléoclimatique de cette région durant les
35 derniers millénaires. En domaine continental, ce sont
surtout les remplissages stratifiés (porches de grottes et

• E.R. 46 C.N.R.S. et Laboratoire de Préhistoire de Vauvert, 4, Av.
R. Gourdon, 30600 Vauvert.
• * Laboratoire de Préhistoire de Vauvert.
... V.A. Il C.N.R.S., Département des Sciences de la Terre,
Université Claude Bernard, 69622 Villeurbanne Cedex.

-95­

abris sous roche) qui fournissent le maximum d'éléments,
étayés par de nombreuses datations absolues. La séquence
des gorges du Gardon, avec les sites de l'Esquicho­
Grapaou et de la Salpêtrière, reste la plus importante (F.
Bazile et Ph. Guillerault, 1981 a) complétée et confirmée
par des stratigraphies plus courtes, quelqu~fois en marge
de la région considérée (F. Bazile et Ph. Guillerault,
1981 b). L'important remplissage de la Baume d'Oullins en
Bas Vivarais, étudiée récemment (E. Debart et al., 1985),
apporte un ensemble de données nouvelles, également
précisées, pour le Pléistocène terminal et le début de
l'Holocène, par d'autres gisements des gorges de l'Ardèche,
aux remplissages plus limités (fig. 1).
En parallèle, un renouvt'~u des études paléobotaniques
tant anthraco-analytiques (E. Bazile-Robert, 1979, 1981)
que pollenanalytiques en milieu non archéologique (Basse
Vallée du Rhône (H. Triat-Laval, 1978), et lagunes langue­
dociennes (N_ Planchais, 1982, 1984» fournit des élé­
ments essentiels pour la fin du Tardiglaciaire et le
Postglaciaire.
Par contre, les rares données palynologiques en milieu
archéologique se sont révélées relativement décevantes
notamment pour la transition Paléolithique moyen/Paléou­
thique supérieur (S. Farbos, 1982 et 1984), sauf dans
l'abri sous-roche de la Laouza (Sanilhac-Sagriès, Gard­
France) (J, RenauIt-Miskovsky, 1981).
Enfin, les résultats obtenus pour le plateau continental
(précontinent) aussi bien languedocien que roussillonnais
(J,-C!. Aloïsi et al_ 1975, 1978; J,-C!. Aloïsi, 1986) et sur
le domaine margino-littoral (A. L'Homer et al., 1981)
établissent une stratigraphie assez détaillée du Quaternaire
terminal marin, en précisant les variations eustatiques de
la Méditerranée durant la période concernée. L'ensemble
des recherches marines et littorales en Languedoc Roussil­
lon doit aussi beaucoup au regretté J. Thommeret et à son
épouse Y. Thommeret.

,
F. BAZILE et al.

A. Le domaine continental.
1. L'interstade Würm II-Ill et le début du Würm III.
L'interstade Würm II-III apparaît clairement comme le
dernier épisode de réchauffement marqué avant l'Actuel.
Il s'agit d'un épisode sans doute complexe d'assez longue
durée (environ 5 000 ans) mis en évidence dans les Gorges
du Gardon à la grotte de l'Esquicho-Grapaou (Sainte
Anastasie, Gard-France) et à l'abri sous-roche de la Laouza
(Sanilhac-Sagriès, Gard-France) (F. Bazile, 1976 et 1977;
F. Bazile et al., 1981; F. Bazile et Ph. GuiUerault, 1981a,
1981b et 1984-85).
L'interstade au sens strict se manifeste par une pro­
fonde altération et/ou le concrétionnement intense des
derniers dépôts du Würm Il, induisant une coupure
sédimentaire majeure séparant les niveaux contenant les
industries moustériennes de ceux livrant les premières
manifestations du Paléolithique supérieur.
FIG. 1.

Principales séquences stratÏfp"aphiques uti.1i8ée8 dans
le texte.

1; Abri du Bois des Brousses
2; Grotte de Laroque
3;
L'Esquicho-Grapaou - 4; La Laouza - 5 ; La Salpêtrière: - 6:
Baume de Valorgues - 7 ; Baume de Monclus - 8 : Baume d'Oullins
9 ; Abri Dumas - 10; Abri du Colombier - Il : Le Plaisir.

FIG. J. -

Main """ipuphieal .eq_ _ quoted III the

,ezt,

Une accumulation remarquable des cations (Ca, Mg, K,
et "'{a) paraît être en liaison avec le concrétionnement et
l'augmentation de la fraction argileuse. Une migration
sélective des cations monovalents (K et Na) semble
impliquer une 'ambiance climatique humide, sans doute
assez longue comme l'atteste une accumulation en paliers.

• See abave for detai/s.

Ce faisceau de données (pas toujours convergentes)
permet de proposer un tableau synthétique provisoire du
Quaternaire terminal du Languedoc rhô danien et de
confronter les résulta~ d'une région limitée géographique­
ment à ceux, plus généraux, des carottes marines de la
Méditerranée occidentale.
Pour des raisons de commodité nous conserverons, la
division quadripartite du Würm selon le cadre chronologi­
que établi par F. Bordes en 1953 dans son étude sur les
limons quaternaires du Bassin de la Seine. Ce travail est
néanmoins limité à la partie supérieure du Würm (In­
terstade Würm II-HI, Würm III, Würm IV) et au début de
l'Holocène jusqu'à la période Atlantique à partir de
laquelle il n'est pas toujours facile de séparer l'Anthropique
du Climatique.
Notre acceptation du Würm récent n'est pas incompati­
ble avec la récente proposition de la Sous-Commission de
stratigraphie du Quaternaire Européen de l'INQUA (J.
Chaline et H. Jerz, 1983); elle correspondrait au terme
Würmien récent proposé par la Sous-Commission.

- A la grotte de l'Esquicho-Grapaou, les cailloutis
cryoclastiques du Würm II sont fortement concrétionnés
au sommet sur une épaisseur pouvant atteindre 50 cm
(Couche BR2); on note à ce niveau une augmentation du
taux des colloïdes ainsi qu'un fort lessivage des oxydes
métalliques.

L'étude de la fraction grossière, délicate en raison d'un
concrétionnement généralisé, permet néanmoins d'obser­
ver un accroissement de l'altération de la base au sommet
avec les éléments altérés à très altérés, voire réduits à l'état
de fantômes.
Au niveau des minéraux argileux (infériepr à 2 J.lm) on
observe une très mauvaise cristallinité, avec la seule
présence de l'illite issue de l'encaissant, traduisant des
conditions hydrolisantes.
Cet épisode est antérieur à 34 500 ± 2 000 ans BP
(MC. 2162) (1) datation obtenue pour la couche SLClb
livrant un Aurignacien primitif. L'analyse pollinique (S.
Farbos, 1984) n'enregistre pas d'amélioration elimatique
au niveau de l'ensemble BR!.

(1) Les sigles M.C. et Ly suivis d'un numéro d'ordre correspondent
Il la nomenclature internationale utilisée en matière de datation IIC; M.C.
= Centre Scientifique de Monaco; Ly = Centre de datation radiocar­
bone de Lyon. Le numéro correspond à l'ordre des mesures IIC réalisées
par le laboratoire.

-96­

,
PLÉISTOCÈNE ET HOLOCÈNE DU LANGUEDOC

Dans l'abri sous-roche de la Laouza, les cailloutis de
base (couche C.3), immédiatement sous-jacents à l'Auri­
gnacien primitif (couche C.2b), présentent une altération
nette qui peut, dans ce gisement quasiment de plein-air,
être assimilée à une pédogénèse de « type brun calcaire »
(F. Bazile et Ph. Guillerault in F. Bazile et al., 1981). Le
pH supérieur à 7, la présence de calcaire actif dans tout
le profil, la migration de l'argile et l'individualisation du
fer en 3b vont dans le sens de cette interprétation.

al., 1985) livrant un Moustérien réputé tardif (J. Combier,

1967) et récemment daté, par la méthode de racémisation

des aeides aminés, de 31 750 ± 580 ans BP (R. Lafont

et al., 1984; F. Bazile, 1984-1985).

- Phase froide d'abord sèche, puis humide. Un bref

épisode froid relativement sec (sédimentation éolienne,

faible cryoclastisme) est enregistré à la Laouza (couche 2a)

(F. Bazile et Ph. Guillerault in F. Bazile et al., 1981)
fossilisé par un encroûtement, non daté, dont la flore
(pollen) témoigne d'un épisode nettement tempéré (J.
Renault-Miskovsky in F. Bazile et al., 1981).

Les minéraux argileux, à très mauvaise cristallinité,
montrent une évolution normale, «type sol », avec une
altération croissante des minéraux de bas en haut (L.
Roger in F. Bazile et al., 1981).

L'ensemble des cailloutis très cryoclastiques livrant
l'Aurignacien ancien classique à la Balauzière (Vers
Pont-du-Gard, France) et à la Salpêtrière (Remoulins,
Gard-France) marque une coupure nette dans la sédi­
mentogénèse qui pourrait correspondre à la phase initiale
du Würm III proprement dit. Un froit humide règne aors
sur le Languedoc oriental et le renne, qui refait son
apparition, devient l'élément dominant de la faune (J.-Ph.
Brugal, 1981).
- Réchauffement vers 28 000 ans BP. Un épisode de
réchauffement est enregistré à la Salpêtrière (couche
CG5/SLC4, LY 1804 : 28 180 ± 1 000 ans BP) au som­
met des niveaux caillouteux du début du Würm HI; les
actions de gélivation sont en nette diminution et un
accroissement de l'humidité est responsable d'une vidange
du karst. La végétation, d'après les charbons de bois (E.
Bazile-Robert 1979 et 1984/85), témoigne de conditions
encore plus tempérées que celles enregistrées dans la
couche SLCla de l'Esquicho-Grapaou. La faune de grands
mammifères comprend, à côté du renne et du cheval. le
cerf et le cheval hydruntin (J.-Ph. Brugal, 1981). L'avi­
faune diversifiée est également en faveur d'un froid modéré
avec une proportion équivalente des formes d'espaces
découverts froids et d'espaces découverts tempérés (Ph.
Vilette, 1983).

La comparaison avec des pédogénèses de durée connue
sur roche-mère équivalente permet d'envisager pour la
formation d'un tel sol une période que l'on peut situer
entre 3 et 5 millénaires.
Pour l'ensemble de la couche 3, la palynologie montre
une légère évolution d'un climat froid et sec à la base, à
un climat un peu plus humide et un peu moins froid au
sommet (J. RenauIt-Miskovsky in F. Bazile et al., 1981).
Comme pour l'Esquicho-Grapaou, l'épisode tempéré mis
en évidence par l'étude des sédiments n'est pas nettement
individualisé (phénomènes de « non-dépôts », lacune de
sédimentation et/ou érosion).
La phase suivante qui peut entrer dans la partie
terminale de l'interstade (phase catathermique) ou au tout
début du Würm III apparaît complexe avec des oscillations
sans doute de grande amplitude dans un temps relative­
ment court.

- Phase de ravinement immédiatement postérieure à
l'Înterstade (Esquicho-Grapaou).
- Phase de froid-sec vers 34 500 ans BP à l'Esquicho­
Grapaou (couche SLClb, MC. 2161: 34500 ±
2 000 ans BP) marquée entre autre par une végétation
microtherme héliophile à pin sylvestre (E. Bazile-Robert,
1979; S. Farbos, 1984).
,
- Amélioration climatique vers 32 000 ans BP distinguée
à l'Esquicho-Grapaou (couche SLCla: MC. 1181,31850
± 1 700 ans BP) par l'étude des sédiments (altération,
apport allochtone), l'anthracoanalyse (végétation plus fores­
tière) et la paléontologie (absence du renne en particulier;
J. Ph. Brugal, 1981). La palynologie n'enregistre pas cette
amélioration climatique (S. fàrbos, 1984). Cet épisode se
retrouve dans la couche 2b de l'abri sous-roche de la
Laouza livrant un Aurignacien primitif identique à celui
de la couche SLC 1a de l'Esquicho-Grapaou, les données
de la sédiment9logie (F. Bazile et Ph. Guillerault in F.
Bazile et al. 1981), de l'anthracoanalyse (E. Bazile-Robert
in F. Bazile et al., 1981), de la palynologie (J. Renault­
Miskovsky in F. Bazile et al., 1981) et de la paléontologie
(.J .-Ph. Brugal in F. Bazile et al., 1981) sont convergentes.
Ce réchauffement pourrait également se manifester dans
les couches Ra-Rb de la Baume d'Oullins (E. Debard et
-

2. Le Wünn fIl de 28 000 ans B.P. à l'oscillation de
Laugerie.
De 28000 à 20 000 ans BP, ce qui pourrait correspon­
dre au Würm III sensu stricto, le climat froid devient de
plus en plus sec, entrecoupé par de brèves oscillations plus
humides surtout, sinon tempérées.
- Une première phase est enregistrée à Oullins et à la
Salpêtrière dans l'étude des sédiments (altération) juste
avant les niveaux du Périgordien supérieur, vers
23000 ans BP (E. Debard et al., 1985; F. Bazile et Ph..
Guillerault, 1981 a).
- Une deuxième phase est sensible à Oullins à la base
du cycle Solutréen (altération, lessivage) et à la Salpêtrière
antérieurement à l'Aurignacien terminal (diminution de
l'action éolienne, légère altération) vers 22 000 ans BP (E.
97­

,
F. BAZILE et al.

Un premier épisode favorable est enregistré vers
16 000 ans BP marqué par une recrudescence des flores
méditerranéennes (couche lA du Bois des Brousses,
MC. 2247: 15 800 ± 300 ans BP). Il semble difficile à
corréler, en l'état des travaux, avec l'oscillation de Lascaux
de la zonation pollinique (E. Bazile-Robert, 1981 et 1983).
- Un deuxième épisode tempéré est clairement marqué
vers 13 000 ans BP dans plusieurs gisements (Salpêtrière,
Laroque Il, Oullins) enregistré à la fois par les sédiments,
les flores et les faunes. Il correspondrait au Bolling
classique de la zonation pollinique (couche 3 de la
Salpêtrière, MC. 919 : 13 100 ± 300 ans BP et couche b
de Laroque Il, MC. 2448: 13 100 ± 300 ans BP) (E.
Bazile-Robert, 1981; F. Bazile et Ph. Guillerault, 1981b).
- Postérieurement, la récurrence froide du Dryas moyen,
sans doute assez courte est parfaitement individualisée
dans les remplissages karstiques comme un épisode froid
et humide à très fort cryoelastisme, contemporain du
Magdalénien supérieur à Harpon.
- Un Allerod également assez court, enfin, se distingue
surtout sur le plan de la végétation vers Il 500 ans BP
comme un épisode tempéré humide (Valorgues - Le
Colombier) dans un contexte général plus sec et de plus
en plus tempéré (E. Bazile-Robert, 1981b et travaux en
cours). La « crise» du Dryas Ill, sensible dans plusieurs
diagrammes polliniques de la valIée du Rhône (H. Triat­
Laval, 1978) n'est pas marquée par une coupure majeure
en cavités karstiques sauf peut-être dans les gorges de
l'Ardèche au Colombier et à l'abri Dumas dans les niveaux
médians de l'Azilien (J.-L. Brochier, 1978; E. Bazile­
Ifobert, en cours).

Debard et al., 1985; F. Bazile et Ph. Guillerault, 1981a).
Une troisième phase, enfin, vers 20 000 ans BP,
marquerait la fin du Würm III et correspondrait à
«l'inlerstade Würm III-IV» qui pour nous est sans
commune mesure avec l'inlerstade Würm II-III et qu'il
convient de replacer au rang d'une simple oscillation, plus
humide surtout, au sein du Pléniglaciaire.
Les niveaux du Solutréen supérieur de la Baume
d'Oullins (couche 9 = D: LY. 1984: 20 100 ± 500 ans
BP, LY. 1985: 20060 ± 450 et MC. 2358:
20 290 ± 350) s'individualisent du reste du remplissage
par l'importance des phénomènes d'humidité (concrétions,
« solifluxion» limitée) accompagnés d'une altération faible
des sédiments traduisant une amélioration climatique
limitée sur le plan thermique (E. Debard et al., 1985).
L'analyse anthracologique témoigne d'une recrudescence
de la végétation forestière avec en particulier la présence
de chênes caducifoliés et de nombreuses compagnes de la
chênaie pubescente (F. Bazile et E. Bazile-Robert, 1979).

3. Le Würm IV et le Tardiglaciaire.
Le maximum du froid est atteint vers 18 000 ans BP
(La Salpêtrière) en parfait accord avec les données isotopi­
ques et en correspondance avec le maximum de la
régression würmienne. Postérieurement à 18 000 ans BP
s'amorce un réchauffement et sans doute une amélioration
générale du climat avec le balancement d'un climat
continental, prédominant depuis la dernière partie du
Würm Ill, à un climat à tendance plus méditerranéen (E.
Bazile-Robert et F. Bazile, 1978).

On observe donc pour la fin du Tardiglaciaire quelques
légères distorsions, avec la zonation pollinique établie dans
la vallée du Rhône. Le Bolling et l'Allerod sont clairement
distingués, séparés par une courte mais nette péjoration
climatique (Dryas moyen), alors qu'ils sont la plupart du
temps confondus dans les diagrammes polliniques de la
basse vallée du Rhône. Au contraire, le Dryas récent mal
perçu en cavité karstique est lui clairement individualisé
dans les diagrammes polliniques (H. Triat-Laval, 1978).

Différentes données, floristiques, sédimentologiques et
faunistiques tendent à situer une coupure chronoclimatique
majeure aux environs de 18 000 ans BP qui marquerait
le début du Tardiglaciaire en Languedoc rhôdanien (E.
Bazile-Robert et al., 1983).
Cette coupure es1l en accord avec les données isotopi­
ques et en correspondance avec l'amorce de la transgres­
sion postwürmienne.

Ces divergences méritent d'être soulignées et posent
indirectement la question des décalages du temps de
réponse aux variations climatiques selon les domaines et
les disciplines envisagées, et surtout selon la sensibilité des
enregistrements.

Le Tardiglaciaire proprement dit apparaît comme une
période généralement froide et de plus en plus humide
avec un maximum d'humidité, atteint vers 12 500 ans BP :
d'une façon générale, on assiste à un accroissement du
cryoclastisme dans les remplissages alors que graduelle­
ment l'action du vent est en régression.

Par ailleurs, se pose également le problème du choix
d'une coupure chronoclimatique marquant la fin des
«Temps Glaciaires ». Pour de nombreuses raisons, et
indépendamment de la gêne eréee par un double système
chronologique, la coupure Pleistocène/Holocène nous
semble préférable à la coupure Tardiglaciaire/Postglaciaire,
en vigueur surtout chez les palynologues.

Nos informations sont néanmoins limitées pour la
période 17 000/15 000 ans BP en raison d'une lacune
d'érosion dans la plupart des gisements languedociens
(Salpêtrière, Oullins). Cependant l'étude sédimentologique
préliminaire du site de plein-air de Fontgrasse (vers
Pont-du-Gard, Gard-France) laisse envisager une action
éolienne encore importante pour le début du Tardigla­
Claire.

En effet, la tranche de temps entre 12 500 et
Il 500 ans BP est marquée en Languedoc oriental par une
98 ­

f
PLÉISTOCÉNE ET HOLOCÈNE DU LANGUEDOC

série d'événements floristiques, faunistiques et sédimento­
logiques (E. Bazile-Robert et al., 1983):
sur le plan de la végétation, l'anthracoanalyse montre
pour cette période la disparition de l'argousier, l'effacement
du bouleau et l'apparition de l'amandier;
- les faunes de grands mammifères témoignent d'un
effacement puis d'une disparition du renne vers 12 000 ans
BP, ainsi que d'une nette diminution du cheval;
- dans la sédimentogénèse, on assiste à une diminution
puis à une disparition quasi-totale de la crvoclase au
bénéfice du colluvionnement qui devient l'agent· prépondé­
rant de la sédimentation en milieu karstique.

4. L'Holocène.
Globalement l'Holocène débute par une période sèche
et tempérée (Le paramètre « sécheresse» marquant
peut-être en partie le Dryas III), marquée sur le plan de
la végétation par une association originale (E. Bazile­
Robert, 1980). Parallèlement à l'extension des pineraies,
subsiste dans les diagrammes polliniques jusqu'à 8 000 ans
BP au moins, une courbe importante de cupressacés,
Juniperus vraisemblablement (H. Triat-Laval, 1978; N.
Planchais in J.-C. Aloisi et al., 1978). C'est vraisembla­
blement au sein de ces fruticés à genévrier que l'anthra­
coanalayse met en évidence la présence de rosacées, dont
l'amandier, d'oléacées, de rhammacées, de cista.cées et
d'érables de Montpellier. Il s'agit là d'un stade de recoloni­
sation de la végétation ind~isant des caractères secs, sinon
steppiques à tonalité nettement thermophyle.
Postérieurement, vers 7 500 ans BP, les chênes caduci­
foliés déjà présents, se généralisent, le genévrier et
l'amandier persistent encore avant le passage effectif à la
chênaie caducifoliée vraie au début de la période Atlanti­
que vers 7 000 ans BP (E. Bazile-Robert, 1983b).
La faune sauvage, antérieurement aux premières
manifestations certaines de rélevage, est banale et relati­
vement forestière. Le cheval persiste jusqu'à au moins
9 500 ans BP accompagné du cheval hydruntin (Le Plaisir,
Beauvoisin-Gard) (F. Bazile et al., 1982).
Au niveau des sédiments, le colluvionnement est l'agent
de sédimentation dominant dans les gisements karstiques,
traduisant au début de l'Holocène du moins, des rythmes
saisonniers contrastés, plutôt qu'une augmentation globale
de l'humidité. Après 7 000 ans BP, les sédiments dans les
habitats sont largement dominés par les apports anthropi­
ques masquant bien souvent la composante climatique.
Hors des grottes, nonobstant des problèmes chronologi­
ques aigus, on observe dans un premier temps des apports
torrentiels et violents suivis vers l'Atlantique d'une bios­
tasie relative, très vite rompue par l'accentuation de la
pression anthropique.

-99

B. Le pré«!ontinent et le domaine margino­
littoral.
Sans envisager a priori des relations de eause à effet
climat/variations eustatiques, des corrélations ou plutôt des
eorrespondances limitées peuvent être envisagées entre la
«séquence continentale », et les domaines marin (pré­
continent) et margino-littoral.
Un épisode transgressif est très vraisemblable aux
environs de 30 000 ans BP, détecté sur le précontinent
(MC. 250 : 27 200 ± 1 000 ans BP) et ayant atteint la
cote minimale de - 47 m N.G.F. (A. Monaco et al., 1969;
,J.-L. Labeyrie et al., 1976). Le problème de l'amplitude
et de la datation précise de ce mouvement transgressif se
pose dans notre région. En effet un niveau littoral, proche
du 0 m N.G.F. actuel (environ - 2 m) est connu à la
Grande-Motte et a fait l'objet de quatre datations au 14C
convergentes tournant autour de 30 000 ans BP: MC.
673 : 29650 ± 1 600, MC. 773 : 28 750 ± 1 800, MC.
ii8 : 30700 ± 2000 et MC. 1 119 : 28 450 ± 900 (F.
Bazile et al., 1976). Sans épiloguer sur les dates, à écarts
statistiques forts, nous remarquerons que ce mouvement
transgressif s'intègre dans une période (35 000 à 28 000
ans) où trois épisodes tempérés sont enregistrés sur le
continent.
Postérieurement, s'amorce un stade régressif important
qui atteindta une cote inférieure à - 100 m N.G.F. vers
18000 ans BP, en étroite correspondance avec le maxi­
mum du froid du Würm récent.
Après 18 000 ans BP débute la transgression {( post­
würmienne» également en accord avec une coupure
chronoclimatique majeure enregistrée sur le continent. A
partir de 12 000 ans BP le phénomène transgressif
s'accélère (,J.-C. Aloisi et al., 1978); le rivage, à la cote
60 m N.G.F. vers 10500 ans BP, puis - 20 m N.G.F.
vers 8 000 ans BP, atteint une cote sensiblement inférieure
à l'actuel (environ - 1 m) vers 7200 ans BP au début
de la Période Atlantique (cordon des Dix Portes Nord à
St Laurent d'Aigouze, Gard, A. L'Homer et al., 1981).
Postérieurement, durant La Période Atlantique et le
Subboréal, des variations du niveau de la mer sont
enregistrées sur le littoral languedocien (par exemple
régression vers 5 000 ans BP, haut niveau vers 4400) (A.
L'Homer et al., 1981) peut-être en liaison avec des
événements climatiques mineurs non directement décelés
sur le continent.
Ces phases de faible amplitude trouvent confirmation
dans les données (environnementales surtout) déduites de
l'analyse pollinique en milieu lagunaire (N. Planchais,
1982).

F. BAZILE et al.

diagrammes polliniques de la basse vallée du Rhône (H.
Triat-Laval, 1978) peut-être amplifiés par « un hruit de
fond » difficilement appréciahle.

C. Essai de corrélation avec le domaine marin
profond.
Les tentatives de corrélation pour le Pléistocène supé­
rieur entre les domaines continental et marin profond dans
le Sud de la France ont longtemps souffert (et souffrent
encore en partie) de l'absence d'une bonne carotte de
référence au large des côtes françaises de la Méditerranée.
La carotte 735 = l.MO.67, prélevée à 70 milles
au large du Cap Sieié, bien étudiée, (minéraux argileux par
H. Chamley, 1971, et micropaléontologie, par 1.. B1anc­
Vernet et al., 1969; J. Bernard, 1972) n'a malheureuse­
ment fait l'objet ni de datations absolues, ni de mesures
des isotopes 180 et 160. L'interprétation chronologique
proposée repose presque uniquement sur la comparaison
avec la courbe paléoelimatique déduite du remplissage
d'un seul gisement, la grotte de la Salpêtrière (M. Escalon
de Fonton, 1967).
- La carotte C3 = 1202 (Villefranche) prélevée sur
le sommet du Dôme Alinat, entre la Provenee et la Corse,
également bien étudiée (minéralogie, micro fossiles, isoto­
pes de l'oxygène) n'a pas fait l'objet, à notre connaissance
de datations absolues (F. Rotschy et al., 1972).
Comme la carotte précédente, les datations sont extra­
polées des résultats des travaux de M. Escalon de Fonton
( 1967).
Ces deux carottes ne permettent donc pas des compa­
raisons de détails, en l'absence d'un système de datation
autonome et autorisent seulement d'apprécier des phéno­
mènes généraux et de grande amplitude (maximum de
froid, début de l'Holocène).
L'ensemble des carottes étudiées, en micropaléontologie
surtout, dans le cadre du programme «ECOMED»
(Ecomed, 1984) pré,sentent quelques datations absolues,
peu nombreuses et assez peu précises pour la période
35000/25000. Globalement, et en l'absence d'un artiele
de synthèse chronopaléoclimatique, il est possible d'établir
des correspondanees pour les phénomènes les plus
marquants (maximum du froid, début de l'Holocène).
Les corrélations de détails sont plus délicates en
particulier pour la période 40 000/28 000 ans BP. Nous
retiendrons cependant l'évidence d'une division tripartite
du Würm revenant à minorer sinon à rejeter la notion
« d'interstade Würm III-IV», et le caraetère modéré des
péjorations climatiques tardives et postglaciaires, et en
particulier du Dryas III.
Cet épisode, réputé drastique, n'apparaît que comme un
incident mineur, sans doute exacerbé par le réchauffement
de l'Allerod au sein d'un réchauffement généralisé de
18000 ans BP à la Période Atlantique. Il est donc légitime
de s'interroger sur la représentativité du Dryas 1II dans les
-

- Plusieurs carottes de Mer Tyrrhénienne, étudiées
récemment (M. Paterne et al., 1984/85), nous permettent
des corrélations plus précises basées sur des événements
isotopiques datés. La carotte Ket 8022 paraît la plus
propice aux comparaisons dans la mesure où elle a fait
l'objet par ailleurs d'une étude micro paléontologique et
minéralogique, antérieure aux données isotopiques et
radiométriques (1.. Blanc-Vernet et al., 1983).
Il convient de noter cependant que les datations
absolues obtenues depuis modifient l'interprétation chrono­
logique déduite de la minéralogie et de la micropaléontolo­
gie, sans bouleverser pour autant le schéma paléoclimati­
que déjà établi en conformité entre les différentes appro­
ches.
Nous proposons (fig. 2) un ensemble de corrélations qui
ne peuvent représenter qu'un état de la recherche actuelle;
certaines reslent très hypothétiques et exigent d'être
confirmées ou infirmées.
Dans les grandes lignes, les deux séquences peuvent
être mises en parallèle sans distorsions notables.
- On remarquera en particulier une bonne concor­
dance pour la période 40 000/28000 ans BP avec un
épisode tempéré marqué, antérieur à 34 000 ans BP
(épisode isotopique 3·04 et 3-1) suivi de deux oscillations
tempérées, l'une vers 31 000 (épisode 3-01) et l'autre,
moins nette, vers 28/29 000. Cet ensemble pourrait
correspondre à l'interstade Würm II-Ill et aux oscillations
dégressives qui lui font suite.
- «L'interstade Würm Ill·IV» (Laugerie de la zo­
nation pollinique) ne s'individualise pas dans l'analyse
isotopique, rejoignant ainsi notre interprétation de minimi­
ser cet épisode et de le rejeter au rang d'une simple
oscillation humide (non perçue par les isotopes) sans
amélioration thermique marquée.
- L'accord est parfait pour le maximum du froid et
l'amorce du réchauffement quasiment continu jusqu'à
l'épisode isotopique 2-0 qui représente vraisemblablement
les oscillations de Bolling et d'Allerod distinguées sur le
continent dans les sédiments, mais souvent confondues par
la palynologie.
- Le Dryas III est bien indi"vidualisé dans l'échelle
isotopique sans cependant atteindre les caractères drasti­
ques enregistrés lors des épisodes froids du Würqi récent.
Il faut sans doute relativiser la signification de cette
oscillation froide au sein d'une courbe thermiquement
ascendante depuis 18000 ans BP. A notre point de vue,
aucune coupure chrono climatique majeure ne saurait être
située à ce niveau, mais plutôt antérieurement (Allerod),
où, sur le continent, différentes données s'accordent pour
100­

,

PLÉISTOCÈNE ET HOLOCÈNE DU LANGUEDOC

5 180 (par mil)

2.0_12.6±O.5/Alle,od Valo.gues C 10
1Bolling Sai p C 2

- 2.2 _______ '7. 5±O.3Muimum du F.oid(la Salpetri.re)
2

Oullins C 9:d Sul. Su,," Interstade W IiI !Yu
___________22.5± 1.5 Salp.Couche Dl

4

EG
SLC.lb

Sai". CG 5/SLC41

_3.0 _ _ _ _ _29.6± 0.4

3.01
31 ±1.5EG.SlCh
_ _ _ 3.03
33.4:!:: 1.6
3.04
34.4:!:: 1.9 l'Wurm] ID"
3.1
37.5 ± 2 h.G. BR1_

3.13
_ _~_3.31
3.33

6

8
m

FIG. 2 - Hypothèses de oorrélalÎon sédiments marins, sédi­
menls oontinenlalU. Ca:rot1e KET 8022 d'après Paterne el aL
(1984/1985).
Dates X 1000 ans BP. Abréviations utilisées: E.G. - Esquicho·Grapaou
- Salp. : La Salpêtrière - Sol. Sup. : SoIutréeen supérieur.

FIG. 2.
Hypolh_ of colTelation oolrHen marine""" conti­
nental records. Core K.ET 8022 acronli"IJ 10 Pa'erne el aL

(1964/1985).
Years B.P. x 1000. Used abbreL'iatians : E-G. : Esquicho·Grapaou cave
Sol. Sup. : Upper Solutrean.
Sap. : La Salpêtrière cave

-101­

f
F. BAZILE et al.

noter un changement important en accord avec la coupure
traditionnelle Pléistocène/Holocène.
- L'Holocène, peu détaillé ne permet pas de corré­
lations très poussées sauf pour « l'optimum atlantique» qui
pourrait nettement s'individualiser à la cote 0,40 m. Des
épisodes sans doute mineurs (sur le plan thermique)
passent totalement inaperçus dans une courbe des tem­
pératures sans cesse croissante jusqu'à l'Atlantique.

Conclusion.
Le tableau présenté ci-dessus n'est ni immuable, nI
définitif, il se veut un état de la recherche, base de départ
indispensable à de nouveaux travaux. La synthèse pro­
posée permet de mettre l'accent sur les difficultés à corréler
les différentes approches mises en œuvre sur le continent
mais également le domaine continental et le domaine marin
profond. Dans l'ensemble cependant, on constate une
concordance satisfaisante entre les données du domaine
continental et celles de l'échelle des variations isotopiques
enregistrées en Méditerranée.
Sans envisager a priori des relations de cause à effet
climat/variation eustatique, des corrélations Oll plutôt des
correspondances sont possibles avec les variations du
niveau de la Méditerranée (littoral et précontinent) mais
restent plus délicates à établir.
Dans le détail, la corrélation des sédiments quaternaires
continentaux et m'arins en Languedoc rhôdanien souffre
encore de l'absence d'une carotte marine de référence, à
longue séquence, étudiée le plus largement possible
(isotopes, pollens et autres microfossiles) et surtout bien
datée, au large des côtes méditerranéennes françaises.

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Manuscrit déposé le 16 janvier 1986
accepté le 10 septembre 1986


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