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Observation de la terre par les satellites
Enseignante : Myriam ARMAND-FARGUES

LA CRUE DU FLEUVE NIGER - 2012
Th´
eo LEFLOCH, Neil AMHIS

Sommaire
Figures

2

I

Introduction
I.1 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
I.2 Dynamique du fleuve Niger . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
I.3 La crue de 2012 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

3
3
3
4

II Contraintes locales et r´
egionales
II.1 La question r´egionale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
II.2 Le cas particulier de Niamey . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

4
4
5

III Technologie `
a l’oeuvre
III.1 Outils d’acquisition . . .
III.1.1 COSMO-Skymed
III.1.2 KOMPSAT 2 . .
III.1.3 SPOT 5 . . . . .
III.2 Quelles contributions ? .

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4
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7
7
7
7
8
8

IV Traitement des donn´
ees
IV.1 Analyse . . . . . . . . .
IV.2 Aide `
a la d´ecision . . . .
IV.2.1 Ville de Niamey
IV.2.2 Echelle r´egionale

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9
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16
16

V Conclusion

17

A Reseau de drainage

18

B Station hydrom´
etrique

18

C Equipement de KOMPSAT-2.

19

D Equipement de COSMO-Skymed 4

19

E Equipement de SPOT5

19

F Tableau des sources

20

1

Figures
1

2
3
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5
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13
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17

Le bassin du Niger et les zones d’origine des deux crues principales enregistr´ees en aval du
delta int´erieur du Niger (DIN). A) Fouta Djalon, origine de la crue noire ; B) Bassin du
Niger moyen, origine de la crue rouge (Secheresse 2013) . . . . . . . . . . . . . . . . . .
G´eographie du fleuve Niger . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Administration de la ville . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
G´eologie de la ville de Niamey . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Caract´eristiques de COSMO Skymed . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Configuration nominale de la constellation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Niger - Niamey, image optique du CNES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Niger - Niamey - Flood impact map - Detail - Observation the 29/08/2012 . . . . . . . .
Niger - Niamey Flood extent map - Detail - Observation the 1st of September 2012 . . . .
Nombres de personnes affect´es par la crue du fleuve Niger . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Niamey - Niger Flood - 24/08/2012 Delineation Map - Detail 01 Niamey . . . . . . . . . .
Niamey - Niger Flood - 24/08/2012 Reference Map - Detail 01 Niamey . . . . . . . . . . .
Niger - Gaya Flood extent map - Overview . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Niamey - Niger Flood - 24/08/2012 Reference Map - Overview . . . . . . . . . . . . . . .
Hydrogramme compar´es . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
R´eseau de drainage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
R´eseau de station hydrom´etrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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17
18
18

I
I.1

Introduction
Objectifs

Le but de l’exercice consiste `
a pr´eparer une synth`ese de cartes et images de diff´erentes natures, de
fa¸con `
a mettre en valeur les applications diverses des outils modernes d’acquisition et introduire le Geoint
comme outil de gestion de crises1 . L’information sera collect´ee `a l’aide de sources ouvertes que nous
d´etaillerons par la suite. Il s’agit donc d’une initiation `a la cartographie d’urgence appliqu´ee au th´eˆatre
suivant : Les inondations de l’´et´e 2012 `
a Niamey au Niger. Il convient de garder `a l’esprit qu’un tel outil
est un pr´e-requis `
a une intervention sur le terrain, il est donc n´ecessaire de connaˆıtre les asp´erit´es qui
caract´erisent le territoire d’int´erˆet, notamment d’un point de vue g´eopolitique et culturel.

I.2

Dynamique du fleuve Niger

La dynamique du fleuve Niger moyen - situ´e en aval du delta int`erieur- est divis´ee en deux crues(voir
figure 1). La crue rouge qui doit sa sp´ecificit´e `a sa forte densit´e due aux sols lat´eritiques, intervient durant
les mois d’aoˆ
ut et septembre. Ceci est la cons´equence de l’apport des affluents dans cette partie du fleuve,
notamment rive droite via Gorouol, Dargol, et Sirba. Ces affluents prennent leur source au Burkina-Faso.
Les cours d’eaux r´egionaux aux r´egimes torrentiels, coupl´es au cours principal du fleuve Niger induisent
une ´evolution quasi-erratique des hydrogrammes, ceux-ci ´evoluant au gr´e des pr´ecipitations locales qui
peuvent s’av´erer tr`es abondante.

Figure 1: Le bassin du Niger et les zones d’origine des deux crues principales enregistr´ees en aval du delta int´erieur
du Niger (DIN). A) Fouta Djalon, origine de la crue noire ; B) Bassin du Niger moyen, origine de la crue rouge
(Secheresse 2013)

Il convient n´eanmoins de signaler une tendance nette de mont´ee des eux remarquable sur les hydrogrammes d´ecennaux.La seconde crue, surnomm´ee crue guin´eenne est la r´esultante d’´ecoulements en
amont , intervient de novembre `
a mars.Cette crue est nettement plus importante que la premi`ere cit´ee en
volume. Notons que la crue guin´eenne de 2010 ´etait d´ej`a la plus forte jamais observ´ee depuis 1929. Elle
appartient `
a un nouveau type de crues qui sont la cons´equence des changements de r´egime des cours d’eau
et qui se produisent durant les ann´ees pluviom´etriques moyennes.Signalons par ailleurs que du fait de
l’itin´eraire du fleuve, le Niger connaˆıt plusieurs r´egimes pluviom´etriques, du sub-d´esertique au tropical.
La changement de nature des sols est aussi un facteur d’influence. Par ailleurs, il serait int´eressant de
1 Catastrophe

naturelle dans notre cas

3

mettre en ´evidence la pression d´emographique accrue autour du fleuve (ce qui rappelle ´evidemment le
cas du Nil).

I.3

La crue de 2012

Nous nous cantonnerons ici au cas de la crue exceptionnelle de 2012. Il est n´ecessaire de rappeler
l’influente toute relative de l’amont sur la crue locale. En effet, le d´ebit du Niger en amont du confluent
de Gorouol est tr`es faible durant la mousson. Par ailleurs, l’augmentation du coefficient de ruissellement
des sols est un facteur d´eterminant dans le ph´enom`ene ´etudi´e.
La crue exceptionnelle des mois d’aoˆ
ut et de septembre 2012, dans les secteurs moyen et inf´erieur du
fleuve Niger a donc provoqu´e de fortes inondations dans la r´egion de Niamey et dans d’autres localit´es
en aval. Le pic de la crue `
a lieu le 21 aoˆ
ut avec un d´ebit record2 : 2500 m3 s. De la mˆeme fa¸con, la
mont´ee des eaux s’est effectu´ee `
a une vitesse record en comparaison des ann´ees ant´erieures, le passage de
3
1000m s au niveau records ayant eu lieu en seulement une semaine. Les inondations qui en ont r´esult´e
dans Niamey et ses environs ont caus´e des d´egˆats humains et mat´eriels colossaux. Le nombre de sinistr´es
est ´evalu´e `
a 520 000, 81 pertes en vies humaines sont ´egalement `a d´eplorer.

II
II.1

´gionales
Contraintes locales et re
La question r´
egionale

La R´epublique du Niger est un pays enclav´e d’Afrique de l’Ouest partageant ses fronti`eres avec
l’Alg´erie, la Libye, le Tchad, le Nig´eria, le B´enin, le Burkina Faso et le Mali. Au niveau de la coop´eration
r´egionale, le Niger est membre de la CEDEAO3 et de l’UEMOA4 . Zone charni`ere entre l’Afrique du
Nord et l’Afrique subsaharienne, le Niger est une zone de transit privil´egi´ee,son territoire s’´etend sur
1267000km2 , dont deux tiers d´esertique. Le Niger demeure un des pays les pauvres du monde : selon
l’indice de d´eveloppement du PNUD5 le Niger se classe dernier6 et est l’un des pays avec le taux de croissance d´emographique les plus ´elev´es (une moyenne de 7,6 enfants par femme). L’´economie nig´erienne
est essentiellement fond´ee sur l’agriculture7 . La proportion d’individus vivant sous le seuil de pauvret´e
d´epasse 60 %. Par ailleurs, le contexte de crises des pays voisins -notamment le Mali, la Libye et le
Nig´eria notamment- les nombreux ph´enom`enes climatiques, ainsi que le protocole de libre circulation de
la CEDEAO font du Niger un point crucial des flux migratoires. La position g´eographique du Niger est
en effet strat´egique dans les mouvements migratoires en provenance d’Afrique sub-saharienne.
Le Niger est aussi une des places fortes dans le domaine de l’uranium. La mine d’uranium d’Imouraren
a ciel ouvert -projet d’AREVA- ouvre de nouvelles perspectives ´economiques pour le pays. Si ceci n’est
`
pas en lien direct avec les inondations, il est n´ecessaire de le mentionner dans l’´etude g´eopolitique.
Les caract´eristiques hydrographiques du Niger en font donc un cas d’´ecole hydro-politique tr`es particulier. Le fleuve est - `
a l’instar du Nil, une lame d’eau absolument cruciale pour l’irrigation d’espace
d´esertiques. N´eanmoins, `
a la diff´erence d’autres fleuves, le Niger termine sa course dans un pays qui
dispose d’autres approvisionnements. Ainsi, si les fronti`eres lin´eiques trac´ees par l’Homme ignorent les
asp´erit´e climatiques, l’am´enagement de l’espace est in-fine contraint par le temps dans la mesure ou le
d´ecalage entre le pic de la saison des pluies sur le haut cours et la crue sur le cours inf´erieur d´etermine
des activit´es de contre-saison qui font vivre une proportion colossale d’individus.
Ainsi, au vu de l’enjeu que repr´esente le fleuve Niger, les ´etats riverains ont rapidement tent´e de
2 Depuis

1929, ann´
ee du d´
ebut des mesures
´
economique des ´
etats de l’Afrique de l’Ouest
4 Union ´
economique et mon´
etaire ouest-africaint
5 Programme des nations unies pour le d´
eveloppement
6 Sur 187 pays
7 Malgr´
e les projets de grande mine d’uranium `
a ciel ouvert dans les massifs du Nord
3 Communaut´
e

4

Figure 2: G´eographie du fleuve Niger

mettre en oeuvre un travail commun avec la cr´eation en 1964 de la CFN8 qui devint en 1981 l’ABN9 .
Ces institutions demeurent n´eanmoins `
a ce jour bien peu efficaces et entreprenantes. Pourtant, les enjeux
climatiques autour du fleuve Niger risquent de frapper de plein fouet les pays de la r´egion. Ainsi, il est
impossible d’ignorer le facteur additionel de crise qui se dessine en filigrane : La guerre de l’eau. Ajout´e
aux multiples cellules d’AQMI qui prosp`erent dans la r´egion delta¨ıque, la r´egion drain´ee par le fleuve
Niger risque de se retrouver dans une situation tragique du fait de la multiplicit´e des facteurs de crises.
Dans le cadre d’une cartographie d’urgence pr´ealable `a une intervention sur-place, le contexte s´ecuritaire
est sans aucun doute l’´el´ement g´eopolitique le plus important. Dans le cas du Niger, les humanitaires sur
place sont relativement en s´ecurit´e si ces derniers cantonnent leur intervention `a la ville de Niamey.

II.2

Le cas particulier de Niamey

La Communaut´e urbaine de Niamey cr´e´ee par la est une des huit r´egions du Niger. Situ´ee entre 2010 43”
et 2140 05” de longitude Est et 13250 45” et 13360 16” de latitude Nord, Niamey couvre une superficie de
239, 263km2 . Avec une altitude variant de 180 `a 250m, la ville est coup´ee en deux par le fleuve Niger ce
qui a fa¸conn´e l’´etalement urbain. Ci-dessous la subdivision administrative de la ville, n´ecessaire dans la
perspective d’effectuer une intervention d’urgence afin de cibler les zones les plus vuln´erables.

Figure 3: Administration de la ville
8 Commission
9 L’Autorit´
e

du fleuve Niger
du bassin du Niger

5

Il est int´eressant, dans la perspective d’effectuer une cartographie d’urgence, d’´etudier la construction
de l’habitat ainsi que la g´eologie de la ville. L’urbanisation de la ville s’est fait de fa¸con brutale et
totalement incontrˆ
ol´ee, et une rivalit´e existe entre les logements officiels et clandestins. En r´esum´e, on
distingue quatre type d’habitats dans la ville: habitats en dur (uniquement pour les plus ais´es), habitats
en bancoHabitats en semi-dur et paillottes
Ainsi, la ville est tr`es vuln´erable aux inondations. L’habitat en banco est le plus utilis´e, celui-ci ´etant
parfaitement adapt´e `
a la rudesse du climat sah´elien. Malheureusement, ces lotissements ne r´esistent
absolument pas `
a la pluie. Ceux-ci ´etant situ´es en bordure du fleuve ou sur les bras morts de ce dernier.
Ainsi, de nombreux habitants de la ville de Niamey sont extrˆemement vuln´erables en cas d’inondation.
Il est n´eanmoins n´ecessaire de rappeller que l’urbanisation sauvage et l’absence d’am´enagement `a la
protection durable n’est pas l’apanage des couches les plus pauvres : La ville de Niamey est tr`es fragile
dans son ensemble. Ainsi, la ville n’est desservie que par 150 km de caniveaux de drainage10 pour la
plupart v´etustes. Le seul facteur att´enuant est la g´eologie de la ville, puisque les lotissements de la rive
gauche sont situ´es dans une ou le sol permet une bonne infiltration11 (en dehors des terrains situ´es entre
Gamkall´e et Talladj´e) :

Figure 4: G´eologie de la ville de Niamey

Si l’action anthropique a rendu la rive gauche plus vuln´erable, c’est la rive droite qui est la v´eritable
zone de danger. L’infiltration est peu profonde du fait du manque de profondeur de la nappe qui est
dailleurs tr`es expos´ee `
a la pollution. Zarmagandey-Karadj´e-Ganda est le triangle le plus expos´ee, et donc
celui ou il faudra focaliser l’effort d’intervention. Les inondations ont g´en´eralement lieu durant la saison
pluvieuse, en particulier au mois d’aoˆ
ut qui est donc le mois le plus critique. Finalement, les inondations
sont la causes de l’action anthropique et des ph´enom`enes pluvieux tr`es abondants et peu espac´ees de la
saison de pluies. Notons que les inondations peuvent se diviser en deux cat´egories : Les inondations dues
au d´ebordement du fleuve de son lit mineur, assez lentes et les inondations brutales, dues `a des averses
rapides aux effets d´evastateurs.
Enfin, comme soulign´e pr´ec´edemment, la ville de Niamey ne poss`ede pas de r´eseau de drainage efficace. Ainsi, comme le souligne la figure suivante, nous sommes dans le cas d’une ville extrˆemement
fragile et un grand nombre de sinistr´es est `a pr´evoir, y compris sur les rives dont la g´eologie des sols
poss`ede un coefficient d’infiltration ´elev´e. La crue de 2012 ayant particuli`erement touch´e la ville de Niamey, les ´el´ements pr´ec´edemment d´evelopp´es sont , avant l’observation par les satellites, des pr´e-requis
indispensables `
a une intervention et `
a la r´edaction d’un rapport d’urgence. Les technologies que nous
allons d´etailler dans la partie suivant ne peuvent pas fournir -en milieu urbain- d’´el´ements g´eologiques
aussi pr´ecis qu’une ´etude de terrain. Ainsi, la connaissance pr´ealable du terrain est compl´ementaire de
l’observation satellitaire qui est irrempla¸cable dans le cadre de la cartographie d’urgence.
10 Voir

annexe A
si l’urbanisation non maˆıtris´
ee `
a rendu la ville totalement incapable de faire face `
a une grande crue

11 Mˆ
eme

6

III
III.1

` l’oeuvre
Technologie a
Outils d’acquisition

L’utilisation de constellation de satellites apporte une immense plus-value et permet la cartographie
d’urgence, il convient de d´etailler les diff´erents outils utilis´es. Nous utiliserons 8 sources diff´erentes qui
proviennent de 3 satellites : COSMO-Skymed4, KOMPSAT2 et SPOT5.
III.1.1

COSMO-Skymed 4

COSMO-Skymed12 est une constellation de satellites italienne qui offre une possibilit´e de r´eponse
efficace. Ce sont des satellites en orbite terrestre basse.

Figure 5: Caract´eristiques de COSMO Skymed

Les satellites sont capables d’´evoluer en position nominale ou en position dite d’interf´erence. La figure
ci-dessous d´ecrit la position nominale, les quatre satellites sont dans le mˆeme plan orbital (618km) :

Figure 6: Configuration nominale de la constellation

Cette configuration permet un excellent rapport coˆ
ut/performance, puisqu’elle permet la cartographie
d’urgence grˆ
ace `
a une couverture terrestre optimale. La position interf´erom´etrique concerne naturellement
la cr´eation d’image 3D et n’est pas dans le cadre de notre ´etude. En un mot, COSMO Skymed 4 va nous
permettre d’´etudier l’´evolution `
a l’´echelle r´egionale de la crue du fleuve.
III.1.2

KOMPSAT 2

KOMPSAT-2 s’inscrit dans la nouvelle g´en´eration de satellites tr`es haute r´esolution. Evoluant sur une
altitude moyenne de 685 km, l’objectif de ce satellite est d’acqu´erir des images tr`es hautes r´esolutions. Il
va donc nous mettre en position d’´etudier les effets locaux de la crue du fleuve Niger, c’est probablement
l’outil d’acquisition le plus utile pour les unit´es qui interviennent sur le terrain. L’instrumentation
embarqu´ee13 est destin´ee `
a l’acquisition d’images `a haute r´esolution. Le radiom`etre permet ainsi d’offir
des images couvrant un champ d’observation de 15 km par 15 km, avec une r´esolution spatiale de 1 m
en mode panchromatique et de 4 m en mode multispectral. L’acquisition peut s’effectuer simultan´ement
en mode panchromatique et en mode multispectral.
12 Constellation
13 Voir

of small Satellites for Mediterranean basin Observation
annexe B

7

III.1.3

SPOT 5

SPOT-5 est le cinqui`eme satellite de la constellation SPOT du CNES. Il permet une acquisition haute
r´esolution d’une r´esolution de 2,5m `
a partir de deux images de cinq m`etres. Les bandes panchromatiques
sont les mˆemes que celles utilis´ees par SPOT 1-2-3 afin d’assurer une continuit´e des images.

III.2

Quelles contributions ?

Si un d´esastre majeur intervient (inondation, tremblement de terre, tsunami, incendie de forˆet,
tempˆete ...), les autorit´es et les organisations en charge de la gestion des catastrophes, telles que la
protection civile ou les institutions humanitaires et des organisations non gouvernementales, ont des besoins imm´ediats d’informations. Les images satellites, issues de constellations de plus en plus denses
et pourvues d’instruments dont la pr´ecision progresse permettent un suivi dynamique des effets d’une
catastrophe. Les algorithmes de traitement d’image permettant la reconstitution sont d´esormais au point,
et le SERTIT `
a fourni `
a de nombreuses reprises des outils clefs en main en moins de 7 heures. Dans
notre cas, la cartographie d’urgence est indispensable. Le suivi sur place dans une r´egion aussi pauvre
est quasi-inexistant, et les images satellites r´ecentes sont le seul moyen d’obtenir des informations fiables
en l’absence de service techniques fiables sur place.

8

IV
IV.1

´es
Traitement des donne
Analyse

Figure 7: Niger - Niamey, image optique du CNES

La tr`es haute r´esolution spatiale permet une cartographie pr´ecise essentielle dans les zones critiques
telles que les paysages urbains ou les infrastructures sensibles, la possibilit´e d’acquisition journali`ere et la
livraison rapide des donn´ees constituent des atouts majeurs pour les applications spatiales, notamment
pour la gestion des risques. Il est primordial de poss´eder une image de r´ef´erence de la zone d’int´erˆet.
L’image ci-dessus est une image optique haute r´esolution qui est fournie par le satellite SPOT5, prise le 29
Juillet 2002. Elle permettra d’estimer les d´egˆats dus aux inondations. Cette estimation sera n´eanmoins
grossi`ere. Les probl`emes de temporalit´e et de g´eor´ef´erencement ne pourront pas ˆetre ignor´es au moment
de comparer cette image avec des spatio-cartes ayant un fort niveau de traitement. Il est donc n´ecessaire
de ne pas sur-apprendre des acquisitions satellites mais simplement pointer avec discernement les points
cruciaux qui serviront de rampe de lancement aux interventions dans le cadre de l’intervention d’urgence.

9

Figure 8: Niger - Niamey - Flood impact map - Detail - Observation the 29/08/2012

Le 29/08/2012, KOMPSAT 2 a effectu´e cette acquisition selon un proc´ed´e multispectral. Cette image
a bien ´evidemment ´et´e trait´e afin de faire apparaˆıtre l’extension des inondations en bleu. On constate le
29 aoˆ
ut la pr´esence d’une route inond´ee, ainsi qu’une ´ecole et un hˆopital dans le quartier S´ebangay. La
priorit´e absolue est de pr´eserver les installations de sant´e. L’hˆ
opital du quartier S´
ebangay est donc
a ce stade de l’´etude et de l’analyse des acquisitions la cible prioritaire.
`

Figure 9: Niger - Niamey Flood extent map - Detail - Observation the 1st of September 2012

10

Grˆ
ace aux acquisitions effectu´ees, toujours via KOMPSAT 2, le 1er Septembre 2012, on constate que
l’´
ecole du quartier ABGHRYMET est d´esormais en zone inond´ee. Il est donc crucial de permettre la
relocalisation des ´el`eves. Notons que la crue n’a pas sensiblement ´evolu´e en deux jours. Une intervention
efficace a donc du permettre de de sauver un maximum de vies humaines. N´eanmoins, la pr´esence
continue d’eau dans une ville peu adapt´es doit pousser les ´equipes d’intervention `a ce focaliser sur les
points suivants :
• Continuit´
e des services scolaires
• Apport d’eau saine et soutien sanitaire et m´
edical massif afin d’´
eviter la propagation
de maladies via l’eau
• Point sur la vuln´
erabilit´
e des batiments du fait de l’inondation, notamment en bordure
du fleuve. Les habitants dans des habitations fragiles doivent ˆ
etre evacu´
es rapidement,
si ceci n’a pas ´
et´
e fait au pr´
ealable.
Les interpr´etations sur les images pr´ec´edentes doivent rester parcimonieuses, en effet, ce sont des
acquisitions brutes, avec un niveau de traitement qui ne comprend pas l’ajout d’une couche vectorielle.
Cette ´etape , effectu´ee par exemple par le SERTIT , est cruciale dans l’analyse. Elle permet, via l’expertise
d’un organisme comp´etent, de g´eolocaliser les points critiques avec certitude. En pratique, le syst`eme de
projection doit donc ˆetre judicieusement choisi. Pour Niamey, nous utiliserons le syst`eme U.T.M. 3 l`a 33
Nord Clarke 188.
Notons que nous nous int´eressons prioritairement `a la ville de Niamey. En effet, elle est pour des
raisons d´emographiques ´evidentes le centre n´evralgique de la crise humanitaire qui s’annonce. La densit´e
de population est un facteur de risque, et les agences d’intervention doivent selon nous se focaliser en
priorit´e sur cette localit´e. Si l’allocation des ressources ne permet pas un d´eploiement homog`ene sur
l’ensemble des territoires `
a risque de la ville. Nous pr´
econisons une intervention sur les quartiers
rive droite en bordure du fleuve. Ci-dessous la carte attestant de la forte densit´e d’individus affect´es
dans la commune de Niamey :

Figure 10: Nombres de personnes affect´es par la crue du fleuve Niger

11

Figure 11: Niamey - Niger Flood - 24/08/2012 Delineation Map - Detail 01 Niamey

Nous pouvons ici commencer `
a mettre en place un plan plus pr´ecis. Nous confirmons la situation
p´erilleuse de l’hˆ
opital principal de Niamey. Selon les pr´evisions de crue, il est donc n´ecessaire, si besoin
est, de consid´erer une ´evacuation totale vers les autres hˆopitaux. Nous sommes par ailleurs heureux de
constater l’´eloignement relatif de l’a´eroport de la zone inondable, celui-ci ´etant donc une porte d’entr´ee
naturelle pour les humanitaires des organisations internationales et les services de protection civile de
l’´etranger. L’int´erˆet d’une carte avec un fort niveau de traitement est donc clair. Ceci permettant, `
a
d´efaut d’ˆetre exhaustif, de cibler certains points clefs.
La densit´e du r´eseau routier, mais surtout son ´etat v´etuste pose la question suivante : l’activit´e humaine a-t-elle alt´er´e la possibilit´e d’´evacuation des eaux ? Ceci est crucial dans la perspective d’intervenir
sur place. Par ailleurs, en cas de difficult´e d’acc´es au pays, il convient de se poser la question de l’autosuffisance.Enfin, les retomb´ees d’un sinistre ne peuvent ˆetre que tragiques `a Niamey o`
u quasiment aucun
domicile priv´e n’est assur´e et o`
u les normes de construction ainsi que les mat´eriaux utilis´es ne sont presque
jamais ad´equats. Conscients du risque d’inondation, moults propri´etaires construisent leurs maisons sur
un soubassement, car sur´elever d’une cinquantaine de centim`etres aux abords du fleuve permet souvent
d’´eviter les inondations. Dans le cadre des inondations lentes, des digues (constitu´ees de sacs de sable
empil´es les uns sur les autres) sont ´edifi´ees pour contenir l’avanc´ee de l’eau ou la d´evier sur le voisin avec
tout le risque de tension que cela peut provoquer. Cet aspect n’est pas `a n´egliger. Nous privil´egions ainsi
les v´erifications suivantes :
• Assurer la solidarit´
e, ´
eviter les tensions : Dans cette optique, un appui de forces locales
est souvent n´
ecessaire
• Evaluer les terres agricoles et cultivables situ´
ees aux abords de la ville : Les prot´
eger
le cas ´
ech´
eant

12

Figure 12: Niamey - Niger Flood - 24/08/2012 Reference Map - Detail 01 Niamey

Comme sugg´er´e pr´ec´edemment, il est n´ecessaire de pr´eserver les terres agricoles afin de pr´evoir une
crue de long terme et une ´evacuation massive. Nous constatons ici l’int´erˆet de croiser les acquisitions
satellites avec des outils Open-Source. En effet, la derni`ere spatio-carte utilis´ee a ´et´e construite via des
couches vectorielles issus d’Open-street-map, Wikimapia, et Geonames. La fiabilit´e d’un tel outil n’est
pas totale, mais elle permet de dessiner les grandes tendances d’une intervention. On constate avec
quasi-certitude les faits suivants :
• Les principales routes d’acc´
es `
a la ville de Niamey sont utilisables, avec n´
eanmoins une
question sur la route trans-sah´
elienne
• Les principales terres agricoles nourrici`
eres pour la ville sont saines et sauves
• Le stade `
a proximit´
e de l’universit´
e Abdou Moumouni ne doit pas ˆ
etre utilis´
e comme
campement de fortune, celui-ci se trouvant dans une zone p´
erilleuse
Il est n´eanmoins n´ecessaire de critiquer cette approche. Comme nous l’avons vu pr´ec´edemment, la
g´eologie de la ville de Niamey n’est pas homog`ene. L’infiltration au sol n’est pas identique en tout point
de la commune. Ainsi, il conviendra de prendre en compte cet aspect au moment de la lecture des
cartes. La difficult´e est alors double : Les sols ou l’infiltration est possible sont les plus habit´ees. D´es
lors, l’urbanisation sauvage a quasi annihil´e le potentiel d’infiltration et une inondation rapide pourrait
conduire a des ph´enom`enes torrentiels d´evastateurs. L’avis de g´
eologues et d’urbanistes est donc

ecessaire

13

Figure 13: Niger - Gaya Flood extent map - Overview

Dans la perspective d’une intervention `
a plus grande ´echelle, il est vital d’obtenir des images de bonne
r´esolution de la r´egion touch´ee avec une ´echelle basse. En effet, si les capitales et les zones de fortes
densit´es d´emographiques sont une priorit´e `a tr`es court terme, il est n´ecessaire de quantifier l’impact `
a
l’´echelle r´egionale pour les raisons suivantes :
• Quelles rechutes sont `
a pr´evoir ? Etude des bassins affluents et confluents.
• Quelles zones rurales agricoles vont ˆetre fortement impact´ees ?
• Rep´erer les axes routier en danger
• Dans un contexte s´ecuritaire tendu aux abords de la r´egion delta¨ıque, ne pas laisser une population
marginalis´ee `
a la merci de groupes peu recommendables . Les groupes arm´es de la r´egion profitant
bien souvent des catastrophes naturelles.
L’acquisition en fausse couleur ci-dessus nous permet d’observer la sortie du fleuve de son lit. Nous
constatons donc qu’une dizaine de jours apr`es les premi`eres acquisitions d’urgence, la situation reste
totalement anormale. Ce qui est int´eressant ici est le caract`ere transfrontalier du ph´enom`ene. L’enjeu
est donc d’´eviter la cr´eation de zones de gris dans lesquelles les services publics respectifs de chaque
pays n’interviennent pas pour des raisons de souverainet´e territoriale. Il est donc crucial, `a l’´echelle des
´etats qui envoient des ´equipes d’aide, de faciliter la coop´eration. Nous n’avons pas assez d’´el´ements de
cartographie d’urgence pour cibler d’autres villes que Niamey dans le cadre d’une intervention prioritaire.

14

Figure 14: Niamey - Niger Flood - 24/08/2012 Reference Map - Overview

Voici donc une deuxi`eme acquisition `
a l’´echelle r´egionale. Nous nous focalisons sur les zones urbaines
au nord de Niamey. Sans avoir l’intention d’ˆetre exhaustif, il semblerait que deux localit´es soient en grand
danger. A avoir Bangario-Zou et Say. La premi`ere est en zone inond´ee, la seconde est difficile d’acc`es car
encercl´ee d’eau. Les routes d’acc´es autour de ces localit´es ne semblent pas utilisables. Il est donc crucial
de trouver des ponts d’´evacuation. L’intervention humanitaire sera semble-t-il assez p´erilleuse dans ces
territoires, et les ´equipes qui arriveront sur place devront ˆetre autonomes sur le plan m´edical.
Dans un second temps, la ville de Dosso, qui poss`ede des infrastructures utilisables, n’a pas ´et´e touch´e
par les inondations. Les habitants des zones urbaines situ´es sur la route principale, et en zone inondable doivent profiter de la possibilit´e d’´evacuer vers Dosso avant que la situation ne devienne trop critique.
Nous ne devons pas sur-interprˆeter cette spatio-carte. Elle permet `a priori simplement de pointer des
zones d’int´erˆet. Nous avons dans notre approche d’abord ´etudi´ee l’´echelle locale avant l’´echelle r´egionale.
En pratique, il serait probablement plus judicieux de commencer par ´evaluer les risques r´egionaux afin
ensuite de concentrer l’intervention sur les points critiques. Nous pouvons n´eanmoins constater que
les diff´erentes ´echelles sont utiles et compl´ementaires dans le cadre du d´eveloppement d’un dossier de
cartographie d’urgence.

15

IV.2
IV.2.1

Aide `
a la d´
ecision
Ville de Niamey

Nous reprenons ici les objectifs ´etablis dans la partie pr´ec´edente :
• Assurer la continuit´e des services scolaires et mettre en s´ecurit´e les ´el`eves dont l’´ecole est en bordure
du fleuve
• Apport d’eau saine et autonomie des ´equipes sur place.
• Point sur la vuln´erabilit´e des batiments du fait de l’inondation, notamment en bordure du fleuve.
Les habitants dans des habitations fragiles en banco et paillotes doivent ˆetre e´eacu´es rapidement.
• Les principales routes d’acc´es `
a la ville de Niamey sont utilisables, avec n´eanmoins une question
sur la route trans-sah´elienne
• Les principales terres agricoles nourrici`eres pour la ville sont saines et sauves
• Le stade `
a proximit´e de l’universit´e Abdou Moumouni ne doit pas ˆetre utilis´e comme campement
de fortune, celui-ci se trouvant dans une zone p´erilleuse
• Etudier la possiblit´e d’averses et de torrents dans la ville qui pourraient causer de nombreuses
victimes
IV.2.2

Echelle r´
egionale

• Assurer la continuit´e transfontali`ere des services d’aide. Ceci est du ressort des organisations
internationales
• Cibler les localit´es les plus ´eloign´ees de Niamey, ´etudier la possibilit´e d’une ´evacuation par les routes
principales.
• Trouver les zones agricoles non cultivables et nourrici`eres afin d’y placer des camps d’urgence.
Notamment au nord de Niamey et `
a l’est de Bangario-Zou
• S’assurer que la commune de Dosso-epargn´ee- est en mesure d’accueillir une partie des r´efugi´es.

16

V

Conclusion

Ce rapide aper¸cu du domaine de la cartographie d’urgence nous permet de remarquer plusieurs avantages mais aussi limites de l’acquisition satellite dans le cadre d’une intervention prioritaire. En effet,
si les images tr`es haute r´esolution fournies par certains satellites sont cruciales, elles sont tr`es coˆ
uteuses
et ne sont malheureusement pas toujours faisables. Si la zone touch´ee n’´etait pas une zone d’int´erˆet, il
est possible que les images de r´ef´erences soient obsol`etes. Dans le cadre de l’allocation des ressources, il
serait donc bien mal-venu de sur-estimer ou sous-estimer l’effet d’une inondation comme celle au Niger.
Concernant notre cas d’´etude, l’ajout d’une connaissance profonde de l’urbanisation et de la g´eologie
semble primordial afin d’analyser les diff´erents facteurs de risques. Ainsi, connaˆıtres les mat`eriaux de
construction utilis´ees dans chaque quartier peut-ˆetre d’une grande aide au moment de choisir ou intervenir. L’´etude des hydrogrammes compar´es est n´eanmoins une piste `a explorer afin d’effectuer une
cartographie d’anticipation et non d’urgence :

Figure 15: Hydrogramme compar´es

Des mesures au sols efficientes peuvent permettre d’anticiper les futures crues. Ainsi, une acquisition
satellite haute r´esolution avant le pic de crue pourrait fournir aux services publics les axes prioritaires
afin d’´eviter les d´egˆ
ats colossaux qui ont eu lieu en 2012. Ceci est une piste `a explorer afin de rendre la
cartographie d’urgence plus efficace.

17

A

Reseau de drainage

Figure 16: R´eseau de drainage

Cette figure illustre la faiblesse du r´eseau de drainage dans la ville de Niamey, ceci ´etant une des causes
de vuln´erabilit´e en cas de catastrophe. naturelle. En plus de sa v´etust´e, le r´eseau est r´eguli`erement bouch´e
par des d´ebris solides. Il est impossible de compter l`a-dessus dans le cas d’une inondation.

B

´trique
Station hydrome

Figure 17: R´eseau de station hydrom´etrique

Comme soulign´e dans la conclusion, il est n´ecessaire d’obtenir des informations au sol afin de rendre la
cartographie plus efficace. Voici le r´eseau de station hydrom´etrique. Si celui-ci fonctionne correctement,
c’est un outil efficace afin d’orienter les satellites l´eg`erement avant le d´ebut des catastrophes, et rendre
l’´etude de dynamique des crues beaucoup plus pr´ecises.

18

C

Equipement de KOMPSAT-2.

Mode

Multispectral

Canal

Bande spectrale


esolution

fauch´
ee

1
2
3
4

0.45-0.52(bleu)
0.52-0.60(vert)
0.63-0.69(rouge)
0.76-0.90(proche infrarouge)
0.50-0.90(vis et proche ir)

4m
4m
4m
4m
1m

15km
15km
15km
15km
15km

panchromatique

D

Equipement de COSMO-Skymed 4

Mode

Largeur de bande


esolution au sol

Spotlight
StripMap image
StripMap PingPong
ScanSAR Wide
ScanSAR Huge

10km
40km
30km
100km
200km

1m
3m
15m
13m*22m(Distance*Azimut)
13m*38m(Distance*Azimut)

E

Equipement de SPOT5

Mode

Multispectral
M-Monospectral
M-Monospectral

Canal

Bande spectrale


esolution

1
2
3
SWIR
PAN
PAN

0.50-0.59(vert)
0.61-0.68(rouge)
0.78-0.89(IR)
1.58-1.75(MoyenIR)
0.51-0.73
0.51-0.73

10m
10m
10m
20m
2,5m14
10m

19

F

Tableau des sources

Ci-dessous le tableau des sources concernant les acquisitions utilis´es afin d’´elaborer notre dossier. Les
pr´ecisions concernant le syst`eme de projection sont avec les images elles-mˆeme. Les spatio-cartes utilis´ees
ont ´et´e construites via des couches vectorielles issus d’Open-street-map, Wikimapia, et Geonames, retravaill´ees via SIRS.

1

2

3

4

5

6

7

8

Image

Satellite

Date

λ


esolution Echelle

Niamey - NIGER
Flood - 24/08/2012
Delineation Map Detail 01 Niamey
Niamey - NIGER
Flood - 24/08/2012
Reference Map Detail 01 Niamey
Niamey - NIGER
Flood - 24/08/2012
Reference Map Overview
Niger - Niamey Flood impact map Detail Observation the
29/08/2012
Niger - Niamey
Flood extent map Detail Observation the 1st
of September 2012
Niger - Gaya Flood extent map
Overview
Niger - Niamey
Flood extent map Detail Observation the
29/08/2012
Niger - Niamey,
image optique du
CNES

COSMOSkymed
4

23/08/12

Micro-ondes

20m

1:25000

COSMOSkymed
4

23/08/12

Micro-ondes

20m

1:25000

COSMOSkymed
4

23/08/12

Micro-ondes

20m

1:250000

KOMPSAT
2

18/04/09

Multispectral

1m

1:20000

KOMPSAT
2

01/09/12

Multispectral

1m

1:25000

KOMPSAT
2

18/04/09

Multispectral

1m

1:25000

KOMPSAT
2

18/04/09

Multispectral

1m

1:25000

SPOT5

29/07/02

Optique

2.5m

20


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