Les territoires ultramarins de l'UE et leur développement .pdf



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(Thème 3) Chapitre 2 : Les territoires ultramarins des Etats de l’Union
européenne
Introduction :
Plusieurs Etats membres de l’UE (France, RU, Pays-Bas, Danemark, Espagne, Portugal)
exercent leur souveraineté sur des territoires situés hors du continent européen, la plupart à grande
distance des métropoles.
Le terme « territoires ultramarins de l’UE » regroupe 30 territoires aux statuts différents :
 Il désigne les RUP (Régions ultrapériphériques) = DROM français (Guadeloupe,
Martinique, Guyane, Réunion) + les Açores et Madère (Portugal) + les Canaries
(Espagne)

DIAPO 2 +
carte p. 286287 manuel

 Ces territoires font partie intégrante du territoire européen et
bénéficient donc des aides européennes
 Il aussi les PTOM (Pays et Territoires d’Outre Mer) = COM françaises (Saint-Pierre-etMiquelon, Wallis et Futuna…), Iles Féroé (Danemark), Antilles néerlandaises…
 Ces territoires, bien que possessions des pays membres de l’UE, ne font
pas partie des territoires de l’UE (sont simplement associés mais ne sont
pas soumis aux règles de l’UE) mais bénéficient d’aides
Quelles sont les spécificités socio-économiques de ces territoires ? Pourquoi leur développement
constitue-t-il un enjeu pour l’UE ?
I.

Des territoires marqués par l’éloignement de l’UE et l’insularité
A) Des territoires lointains essentiellement insulaires

L’insularité, la distance, les discontinuités, sont autant de facteurs ayant un impact sur les
territoires. Ces territoires ultramarins présentent ainsi des caractéristiques qui les distinguent
nettement du reste de l’UE.

Carte p 286287

- L’outre mer est composée d’un ensemble d’îles
La plupart sont très petites, à l’exception de la Guyane (continentale mais bordée par la mer sur un
de ses côtés et par la forêt amazonienne sur les 3 autres, l’isolant ainsi nettement du reste de
l’Amérique du S.)
Cette insularité constitue une véritable discontinuité, dont certains problèmes découlent.
- L’éloignement géographique est un handicap majeur
Exemple : Paris-La Réunion : 9 300 km !
Si le transport aérien a réduit les temps de liaison (pour se rendre en avion à Saint-Denis de la
Réunion, il faut environ 12h), la discontinuité géographique a engendré des coûts économiques
supplémentaires (coûts de transport très élevés).
 Faiblesse des relations avec l’extérieur : isolement
 Etroitesse du marché : problèmes économiques et sociaux (économie fragile, taux de
chômage élevé…)
 Toutefois, si la distance crée des handicaps pour les liaisons, ces territoires ultramarins
offrent un intérêt stratégique.
Exemple : pour la France, assure sa présence sur 3 océans et permet de bénéficier
d’importantes ZEE (Zone exclusive économique : cf. Thème 2, chapitre 1)

Repère A p.
288

- A la distance géographique, s’ajoute la petitesse des territoires insulaires
Ils n’atteignent pas la moitié de la superficie d’un département métropolitain !
Emiettement insulaire renforce les discontinuités

B) Des territoires à hauts risques
1) L’exemple de la Guadeloupe

p. 274-275

La Guadeloupe est un bon exemple de ces territoires ultramarins intégrés à la France en tant
que DROM et dans l’UE en tant que RUP. On parle ici de territoire ultrapériphérique en référence à
l’éloignement géographique de la Guadeloupe par rapport à l’UE.
La Guadeloupe est constituée d’une grande île principale (Basse-Terre et Grande-Terre) et
d’îles annexes (Marie-Galante, Les Saintes, La Désirade).
Pourquoi les milieux fragiles du territoire guadeloupéen sont-ils à la fois un handicap mais aussi
une richesse pour le développement ?
- Risques naturels : archipel volcanique (La Soufrière est en activité, la dernière éruption date
de 1976), climat tropical humide mais risque de cyclones dans la saison la plus chaude
(juillet-novembre)
- Eléments du milieu naturels qui présentent une biodiversité à protéger : végétation (forêt
tropicale, mangrove  déf. p. 280…), récifs coralliens, lagons, biodiversité marine,
paysages…
- Moyen de protection du milieu mis en place : Parc naturels régionaux
- Atout pour le développement : atout touristique  climat chaud, attraction pour les
touristes en hiver, diversité des paysages, lagons bordés de plages de sable blanc…
2) Généralisation : des aléas qui fragilisent le développement mais des atouts
indéniables
-

-

Doc. 1 p. 274
DIAPO 3 et 4

DIAPO 5, 6 et
7

La violence de certains aléas peut expliquer la précarité de la vie insulaire : volcanisme actif,
relief vigoureux, ouragans tropicaux (Martinique, Guadeloupe, Réunion), séismes, épisodes
de fortes pluies qui peuvent engendrer des glissements de terrain (Madère en 2010)  les
conséquences peuvent être catastrophiques malgré la gestion des risques
Mais l’outre-mer européen est principalement situé dans la zone intertropicale ou
subtropicale = climat doux ou chaud toute l’année
Conditions climatiques + richesse de la biodiversité favorables au tourisme et expliquent son
développement, notamment dans les territoires les plus proches de l’Europe car moins chers
à atteindre  Canaries et Madère

C) Insularité, discontinuité, isolement : atouts ou obstacles au développement ?
1) L’impact des caractères géographiques sur l’organisation du territoire
guadeloupéen
Où se situe la population ?
- Sur le littoral
- A Pointe-à-Pitre et dans l’espace qu’elle organise
Comment expliquer ces localisations?
- Contraintes du relief : la majorité du territoire de Basse-Terre est occupée par un relief assez
élevé en raison des volcans

Carte 1 +
doc. 3 p. 274

-

Les littoraux, eux, offrent la possibilité de s’installer (plaines)
Population s’installent également dans les grandes villes (capitale), le long des axes de
communication (une seule route permet de traverser Basse-Terre, les autres sont concentrés
sur le littoral) et à proximité des infrastructures portuaires et aéroportuaires  bonne
desserte pour les hommes et les activités, les échanges

Comment la Guadeloupe fait-elle face à son isolement et aux discontinuités ?
-

La Guadeloupe bénéficie de bonnes relations aériennes avec la métropole, ce qui représente le plus
gros du trafic de Pointe-à-Pitre (tourisme)
Afin de faire face à l’éparpillement de ses îles, l’archipel guadeloupéen est relativement bien équipé
en infrastructures de transport : nombreux aérodromes (comme aux Saintes), intense réseau de
liaisons inter-îles par bateau. Cependant, les discontinuités au détriment des îles secondaires les
marginalisent un peu, en particulier dans le domaine touristique où elles jouent surtout le rôle de
destinations d’excursions.

2) Généralisation : les caractères géographiques, entre handicaps et potentialités ?
-

Les discontinuités, les difficultés de circulation façonnent l’organisation des territoires
Le littoral permet d’assurer leur ouverture et de faire le lien avec l’Europe mais aussi avec
l’environnement régional
Ce rôle d’interface explique la littoralisation du peuplement et de l’économie
L’insularité peut devenir une potentialité de développement : si pour les habitants, cette
position d’insulaire est souvent vécue comme un facteur d’isolement, pour d’autres, elle
peut faire rêver ! (ce qui attire de nombreux touristes, à la recherche de territoires
paradisiaques, ensoleillés et à l’opposé de leur vie quotidienne)

SCHEMA de l’organisation de la région Guadeloupe : à connaitre par cœur (peut être demandé au
bac !)

DIAPO 8
(exemple de
la Réunion)

DIAPO 9

 De ces caractères, découlent des spécificités socio-économiques et des aides.

II. Des territoires ultramarins en quête de développement
A) Etude de cas : la Guadeloupe en quête de développement
Quelle est l’activité économique traditionnelle de l’île ?
- Economie traditionnelle = canne à sucre
- Due à l’histoire de la Guadeloupe : la France a colonisé la Guadeloupe en 1635 afin de
développer des plantations de produits tropicaux qui lui manquaient : tabac puis surtout
canne à sucre  le but est d’alimenter les marchés français et européens.
Pour cela, faute de main-d’oeuvre locale, elle a eu recours à l’importation d’esclaves noirs «
achetés » sur les côtes africaines (dans le cadre du commerce triangulaire).
Quelle est la situation actuelle de cette activité ? En quoi marque-t-elle encore l’île ?
- Aujourd’hui, cette activité, autrefois moteur économique de l’île, est en crise
- Elle ne se maintient que grâce aux subventions qu’elle reçoit de la métropole et de l’UE
- Cette activité, héritage de la colonisation, reste importante dans l’île. La mémoire de
l’esclavage reste présente dans l’espace guadeloupéen par tout ce qu’évoquent les
paysages : la canne à sucre est encore très présente (cultures, rhumeries, friches industrielles
d’anciennes sucreries…)

Doc. 9 p 277

Quel est le poids respectif de chacun des secteurs économiques ?
- Secteur primaire : poids très faible en raison de la crise, à peine 2% des emplois
- Secteur secondaire : faiblesse de l’emploi industriel (13% des emplois), a été peu développé
par la colonisation, efforts industriels concentrés en métropole, que la Guadeloupe n’a pas
pu développer (reste seulement des activités de transformation des produits agricoles)
- Secteur tertiaire : secteur prépondérant, près de 86% des emplois ! Plus élevé qu’en
métropole.

Doc 7 p. 277
(dernières
colonnes)

Quelle différence entre France et Guadeloupe ?
- Taux de chômage beaucoup plus élevé que dans la métropole (23,5% en 2009 contre 9,1%)
- D’où un malaise social très important…
Comment expliquer le poids du tertiaire ? (colonne finale et doc 13 p 279)
- Poids du tertiaire s’explique par la dépendance de la Guadeloupe vis-à-vis de l’activité
touristique  hôtels, restauration, vente, transport…
- Le secteur public (fonctionnaires) occupe également une large part du secteur tertiaire
Quels sont les atouts et les handicaps du tourisme guadeloupéen ?
- Atouts touristiques : climat tropical, plages de sable et récifs coralliens, richesse de la
végétation, variété des paysages, patrimoine historique et culturel important (en rapport
avec le passé colonial)
- Handicaps : n’est qu’une destination secondaire dans l’espace caraïbe car :
 Elle doit faire face à la concurrence d’îles où la main-d’œuvre est meilleur marché
(ce qui ce répercute sur les prix, plus attractifs pour les touristes)
 De plus, les conflits sociaux (cf. chômage, inégalités avec la métropole…) qui
secouent souvent la Guadeloupe ne rassurent pas les touristes
 Enfin, le faible nombre des dessertes aériennes nord-américaines et européennes
(hors Paris), sont autant d’obstacles au développement de cette activité

Doc. 13 p 279

B) Généralisation : Des territoires aux économies fragiles
1) Un développement incomplet
-

-

L’agriculture de plantations (canne à sucre, banane, ananas), héritée de la colonisation, est
en crise car très concurrencée (Exemple : bananes produites dans les Antilles largement
concurrencées par banane d’Amérique centrale) et secteur peu compétitif (coûts salariaux
plus élevés)
Pêche très peu développée malgré l’importance des ressources
Secteur industriel d’une grande faiblesse (industries agroalimentaires, distilleries) : maind’œuvre chère, marché local étroit, peu de débouchés.
Seule exception : plateforme spatiale de Kourou (Guyane), basée sur le développement des
hautes technologies
Secteur tertiaire surreprésenté : services publics, petits commerce, tourisme

 Il en résulte un fort taux de chômage

DIAPO 10 et
11

PWPT

2) Le tourisme un pari risqué ?
-

Ressource majeure, rapporte de l’argent
Mais danger de la monoactivité, secteur très concurrentiel  d’autres îles offrent toujours
de meilleurs marchés
Impact environnemental : pollutions, problème du traitement des eaux usées et des déchets
3) Quelques paradis fiscaux

-

Paradis fiscal (cf. p. 278) : territoire où le régime fiscal est avantageux pour les capitaux
étrangers (très faible imposition)
Exemple : doc. 2 p. 293  L’archipel des Bermudes (territoire d’outre-mer du Royaume-Uni
situé au large de l’Amérique du N.) : poids du tourisme, énorme paquebot de croisière,
impression de luxe en lien direct avec son statut de paradis fiscal.

Doc. 11 p.
278

C) Des territoires très aidés par leurs métropoles
1) EDC : la Guadeloupe, un territoire relativement prospère
-

-

La carte présentant le PNB/hab. montre bien que la Guadeloupe, comme la Martinique, est
un îlot de prospérité en comparaison avec les îles de l’arc antillais
 PNB > 20 000 voire 30 000 dollars / an
 Le reste des îles présente des PNB/hab./an assez bas : entre 4 400 et 15 000 dollars
Pourtant, la Guadeloupe n’a que peu de ressources  cf. doc. 12 : faible importance des
exportations (peu de production à vendre) par rapport aux importations (niveau de vie exige
l’importation de nombreuses marchandises)

Docs 11 p.
278 + 14 p.
279

 Grande dépendance envers la métropole
-

Explications de cette prospérité : importance du soutien apporté par la France  hauts
salaires, prestations sociales, fonds de soutien
2) Généralisation : des territoires aidés, des « isolats de richesse » dans l’aire
régionale

-

Transferts financiers importants des métropoles, d’où des aires de prospérité relative dans
les aires régionales
RUP et PTOM ont donc peu d’ancrage régional, relativement coupés du reste des territoires
voisins  les échanges se font vers leurs Etats d’appartenance (cf. direction des flux aériens)
Cette relative richesse devient un handicap pour les DROM à cause du coût plus élevé de la
main-d’œuvre, par rapport à leur environnement régional
Cela explique l’attractivité pour les populations pauvres venues de pays voisins  engendre
des flux d’immigration, souvent illégaux
Exemple : Africains aux Canaries, Surinamiens et Brésiliens en Guyane…

DIAPO 12 et
13

III. L’UE et les territoires ultramarins
A) Les territoires ultramarins souffrent d’un sous développement par rapport à un
standard européen
1) EDC Guadeloupe : les spécificités sociales
-

-

-

-

Doc. 7 p. 276

Population guadeloupéenne plus jeune et plus féconde que celle de la métropole (nombre
moyen d’enfants par femme plus élevé, tout comme la part des moins de 20 ans dans la
population  près d’1/3 de la population guadeloupéenne)
Malgré ce dynamisme démographique, on constate une mortalité infantile bien supérieure à
celle de la métropole  souligne un sous-encadrement médical, des conditions de vie plus
précaires
Société également marquée par de grands écarts sociaux entre populations noires et
populations blanches de l’île (descendants des planteurs)
Les difficultés sociales rencontrées par les Guadeloupéens (chômage, vie chère…) sont
souvent perçues comme un héritage de la colonisation, accusée d’être responsable de ces
fortes inégalités au sein de la société et de la dépendance économique vis-à-vis de la
métropole
Conséquences : malaise social qui s’exprime notamment par des révoltes
Exemple : en 2009, une grève générale lancée par le LKP, un collectif contre l’exploitation, a
bloqué l’île pendant 44 jours afin d’obtenir de meilleurs salaires, plus de justice sociale et
une diminution du coût de la vie, rendu trop cher par l’éloignement et l’insularité

DIAPO 14

2) Généralisation : des difficultés économiques et sociales qui persistent
-

-

-

-

Ces territoires ultramarins sont marqués par la pluriethnicité, avec des cultures locales fortes
(créole pour les DROM)  créole = métissage qui découle du contact entre colonisateurs
européens et esclaves africains
Le niveau de vie est faible si l’on compare à la moyenne européenne
Dans le cas des territoires ultramarins français, le taux de chômage peut être parfois 3 fois
supérieur à celui constaté dans l’UE
 Exemple : UE : 8,2% de la population active au chômage en 2009 / 27, 3% à la
Réunion !
La cherté de la vie et le manque d’emploi, surtout pour les jeunes provoquent des conflits
sociaux qui fragilisent encore plus les économies de ces territoires
 Exemple : révoltes de la Réunion en février 2012, contre la vie chère

DIAPO 15

Ces mouvements sociaux sont parfois couplés avec la revendication d’indépendance 
Nouvelle Calédonie : référendum à venir (entre 2014 et 2019)

B) L’UE développe des programmes spécifiques de développement pour ces territoires
ultramarins
1) Le cas de la Guadeloupe
-

Outre la métropole, l’UE intervient par ses aides financières  cf. programme FEDER
Il s’agit de participations à divers investissements d’infrastructures : transport, éducation,
santé
Le but est de favoriser le développement économique par une politique active de
modernisation

Doc. 15 p.
279 + DIAPO
16

 Exemples : aéroport international « Pôle Caraïbes » financé en grande partie par le
FEDER (près d’un tiers des financements), création d’une aile psychiatrique dans un
centre hospitalier, …
2) Généralisation : des aides qui dépendent du statut du territoire
-

-

-

Seuls les RUP font partie intégrante de l’UE (ont la citoyenneté européenne, font partie de la
zone euro)
Ont donc accès aux fonds européens  aides conséquentes avec le FEDER
L’UE reconnait les « handicaps » des RUP  les fonds visent à compenser les contraintes
géographiques (les aides vont notamment aux infrastructures de désenclavement comme
les aéroports, les routes…) et à rattraper les retards de développement
A cela s’ajoute un fonds spécial pour les îles = POSEI (Programme d’options spécifiques à
l’éloignement et à l’insularité)
Pour les PTOM, les aides sont bien moins importantes  ils ne sont qu’associés à l’UE et la
législation européenne ne s’y applique pas, ce qui explique qu’ils n’aient pas accès aux fonds
structurels européens.

Conclusion :
Les territoires ultramarins connaissent un développement paradoxal : leur éloignement, leurs
caractères géographiques, leur histoire en font des territoires au niveau de développement plus
faible que celui de l’UE à laquelle ils appartiennent de façon administrative et politique. Leurs
économies tertiaires sont très dépendantes des aides diverses ; Cependant ils apparaissent comme
des « isolats de richesse » dans leurs aires régionales dans lesquelles ils sont mal insérées.
Ne pourrait-on pas envisager un développement régional des ces aires lointaines qui bénéficierait à
tous (essor des relations commerciales et politiques..).

DIAPO 17


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