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CHAQUE MOIS
UN DOSSIER
THÉMATIQUE
POUR
LES DÉCIDEURS
-

LE CAHIER DE LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DU POITOU ET DES CHARENTES

Portraits de femmes
de pouvoir

AU SOMMAIRE
Nicole Merle met l’humain
au cœur des actions. PAGE III
Gisèle Jean agit au niveau
local. PAGE III
Marie-Jeanne Bellamy ou
la politique comme moyen
d’action. PAGE IV
Séverine Vachon aime
la politique comme
école de la vie. PAGE IV
Léonore Moncond’Huy,
de l’associatif
à la politique. PAGE IV
Nicole Bonnefoy,
une sénatrice contre
les injustices. PAGE V
Pascale Guittet s’investit
à 100% au quotidien. PAGE VI
Magali Barc, une élue
vigilante. PAGE VI
Eléonore Cazal allie
réflexion et action. PAGE VII
Sonia Sourice, la femme
de l’ombre. PAGE VII

Soyez fières !
Les femmes en politique, c'est dur
mais c'est possible ! Harcèlement,
sexisme, sous-représentation,
sous-exploitation des
compétences, l'actualité nous
montre malheureusement une
difficile réalité à accepter, une
réalité souvent connue qui
explose aujourd'hui. L'égalité
femme-homme, l'égalité de
carrières, l'égalité de salaires, la
parité, sont des questions que
l'Union européenne compte bien
résoudre et je continuerai d'y
contribuer. Inspirons-nous des
initiatives européennes pour y
arriver car le chemin reste long, et

il ne faut rien lâcher. Le monde
politique et le marché de l'emploi
sont toujours plus exigeants avec
les femmes ; jouer des coudes,
trouver sa place, la garder,
s'imposer, finalement pour y
arriver, nous avons un avantage de
plus et de taille : le travail. Votre
reconnaissance, notre
reconnaissance, nous l'obtenons
parce que nous sommes
déterminées, nous sommes des
bosseuses, des travailleuses, et qui
pourrait dire le contraire ? Soyezen les premières convaincues, et
soyez-en fières. Nous redoublons
d'audace et d'ambition pour

atteindre nos objectifs ; que ce
soit en politique ou sur le marché
de l'emploi, c'est notre force. Alors
Mesdames, en ce mois de mars (et
pas seulement !) prenez confiance
en vous, en vos compétences, en
votre travail, en votre carrière et
en votre réussite. Vous serez
d'autant plus capables de
communiquer cette assurance et
de la diffuser à votre entourage,
c'est un cercle vertueux.
Mesdames, soyez cet exemple
pour vous-même et vos proches ! 
Européennement vôtre. 
Elisabeth Morin-Chartier
Députée européenne

INFO-ÉCO 2 Les femmes de pouvoir
I II I Info-éco 2

Mars 2018

STATISTIQUES — POITIERS / 86

Egalité femmes-hommes :
Grand Poitiers vise la certification
Recrutement, rémunération, profil, temps de travail ... le personnel de Poitiers et Grand Poitiers est passé
au crible du rapport égalité femmes-hommes. Un diagnostic nécessaire pour faire avancer les choses.

A

près les entreprises, c'est aux collectivités de présenter un rapport sur la
situation en matière d'égalité professionnelle
entre les femmes et les
hommes au sein de leur
structure. Ainsi, avant le
débat d'orientations budgétaires, les collectivités et
les communautés de communes de plus de
20 000 habitants, doivent
passer en revue les différents indicateurs.
Au 1er janvier 2018, Poitiers compte 799 agents,
dont 426 femmes (soit
53 % des effectifs) et
373 hommes (soit 47 %).
Grand Poitiers totalise
1 607 agents dont 630 femmes et 977 hommes. « Sur
les rémunérations, à poste et
statut égaux, mais également
si l'ancienneté et le grade sont
les mêmes, il n'y a pas de différence de salaire », rappelle
Nicole Bordes, conseillère
municipale de Poitiers,
déléguée au personnel. Il y
a une égalité stricte en
matière de rémunération. »

Priorité à la motivation
Côté
recrutement,
depuis longtemps, il est
réalisé par un jury. « Toutes
les candidatures sont examinées. Il y a d'abord une première sélection, en essayant
d'avoir une proportion égale
de femmes et d'hommes dans
les cv retenus. » Les candidats passent ensuite un
entretien de motivation.
« Nous prenant en compte
l'intérêt et la motivation, en
faisant abstraction du sexe de
la personne. » Ainsi, pour un
poste d'accueil et de surfaceur à la patinoire de Poitiers, sur une soixantaine
de candidatures, neuf femmes ont postulé. « A l'issue
des auditions, nous avons
retenu une femme, car c'est
elle qui a été la plus convaincante. Aujourd'hui, elle est
ravie. Autre exemple, ces dernières années, nous avons
recruté deux femmes à un
mois de leur congés maternité. C'est un détail, mais cela
montre notre volonté de donner une opportunité à toutes
et tous. Tout le monde peut
candidater pour n'importe

quel poste, nous n'avons pas
d'a priori. »

Plus d’hommes dans
les métiers techniques
C'est quand on regarde
la répartition des agents
par filière et par sexe, que
l'on constate un déséquilibre dans les effectifs.
Ainsi à Poitiers, la filière
technique représente
63,7 % des métiers exercés
à la ville (agent d’entretien
au sein des groupes scolaires, agent polyvalent de
restauration collective, jardinier) et compte 318 hommes pour 191 femmes.
« Parmi les freins constatés,
nous recevons un grand nombre de CV qui ne sont pas

adaptés, notamment par rapport à la professionnalisation
des métiers. » A l'inverse, il
y a une « surreprésentation »
des femmes au sein de la
filière médico-sociale. Ce
sont des agents territoriaux spécialisés des écoles
maternelles, métier quasi
exclusivement exercé par
des femmes (4 hommes
pour 85 femmes). Les
métiers administratifs
sont également très représentés chez les femmes
(109 pour 22 hommes).
C'est au sein de la police
municipale, que les effectifs sont les plus équilibrés
avec 11 femmes pour
10 hommes.
Concernant Grand Poi-

tiers, il y a une prépondérance des hommes. Ce
chiffre est lié essentiellement aux compétences
exercées par la communauté urbaine (voirie, eau,
déchets ...). La filière technique représente ainsi
55 % des effectifs, dont une
majorité
d'hommes
(752 pour 133 femmes).
« Peu de femmes s'engagent
dans ces voies. » La filière
administrative (26 %) est
plus féminisée (315 pour
101 hommes). Les services
communs (finances, ressources humaines, commande publique, assemblées, juridique …) sont
toujours des services où
les femmes sont très
représentées.
Sur les postes de catégorie A, les postes de direction, Poitiers compte
autant de femmes que
d'hommes : 19 femmes
pour 15 hommes, tout
comme Grand Poitiers :
123 femmes
pour
124 hommes. « Si nous désignons une femme directrice,
nous veillons la fois d'après à

recruter plutôt un homme.
Cette inversion est nécessaire
pour garder l'équilibre. »
Le temps partiel
concerne 33 femmes et
6 hommes à Poitiers et
83 femmes et 23 hommes
pour Grand Poitiers. « Les
femmes sont plus représentées, mais nous rappelons toujours que c'est également
ouvert aux hommes. Après,
cela reste un choix personnel,
intime. »
Poitiers et Grand Poitiers
se sont engagés dans une
démarche de labellisation
pour l’égalité professionnelle entre les femmes et
les hommes. Ce label
Afnor vise à promouvoir
l’égalité et la mixité professionnelles. « Nous avons
ainsi 15 points de contrôle
pour tendre vers cette égalité
professionnelle entre les femmes et les hommes. Le projet
de labellisation avance. C'est
un dossier complet à présenter faisant la synthèse de nos
indicateurs, de ce qui est en
place, des actions en cours, de
notre stratégie. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

STATISTIQUES — VIENNE

Le conseil départemental de Vienne s’engage
pour l’égalité professionnelle
Garantir l’égalité femmes-hommes au sein de la collectivité, mais plus largement au sein du Département,
c’est l’enjeu du plan d’actions mis en place par la Vienne.

T

out comme les
grandes entreprises, depuis le
1 er janvier 2016, chaque
département doit produire
un rapport sur le traitement de l'égalité femmeshommes au sein de la collectivité. Ainsi, les femmes
restent majoritaires au
sein du Département de la
Vienne. Sur 1 598 agent(e)s
récencé(e)s au 31 décembre 2016, 1 035 sont des
femmes (soit 64,77 %) et
563 sont des hommes (soit
35,23 %). Les femmes sont
plus représentées dans les
filières administrative
(84,33 %), sociale (89,09 %)
et
médico-sociale
(97,10 %), à l'inverse les
hommes sont majoritairement représentés dans la

filière technique (69,75 %).
La filière culturelle reste la
plus équilibrée.
Sur 1 263 agent(e)s qui
occupent un emploi permanent, les femmes sont
majoritaires dans les catégories A (151 femmes pour
61 hommes) et B (230 femmes pour 81 hommes),
mais strictement égalitaire
au sein de la catégorie C. En
comparaison avec les chiffres de 2015, il y a une tendance à l'équilibrage des
effectifs.
En
2016,
192 agents sont en position
d'encadrement dont 167
sont des encadrant(e)s
intermédiaires avec pratiquement autant de femmes (84 agentes) que
d'hommes (83 agents). Sur
les 25 directeurs (trices),

Aller plus loin

17 sont des hommes et
8 des femmes (dont une
directrice générale adjointe
sur quatre).
« Pour un recrutement, nous
essayons toujours de constituer un jury avec un représentant de la direction des ressources humaines, un responsable
du service concerné voire le
vice-président en charge du
domaine et j'essaye également
d'être présente, explique
Marie-Renée Desroses,
vice-présidente au Département de la Vienne en

charge du personnel. C'est
le profil avant tout qui retient
notre attention. Les femmes
sont autant légitimes qu'un
homme. A compétences égales,
c'est la motivation qui va faire
la différence. »
A poste identique, les
bases de la rémunération
sont les mêmes pour tous
les agents, le montant
varie ensuite suivant le
grade et l'échelon de la
personne. L'avancement et
la formation concernent
aussi tous les agents.

« Notre objectif est de signer
la charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes », souligne Marie-Renée
Desroses. Un plan d'actions
a été mis en place au sein
de la collectivité il concerne
la lutte contre les stéréotypes, la mixité des recrutements, un accès facilité aux
formations, une meilleure
articulation entre vie professionnelle et personnelle
et la prévention des violences. « Nous avons des efforts
à faire sur le retour après un
congé maternité. Nous devons
aussi favoriser l'aménagement
du temps et des conditions de
travail, notamment en favorisant le télétravail et l'adaptation des horaires. » Des formations spécifiques sur le

harcèlement sexuel et
moral sont également
mises en place. Le Département de la Vienne souhaite
promouvoir l'égalité femmes-homes dans sa structure, mais également à l'échelle du territoire. Ainsi, un
groupe de travail inter-collectivités pourrait voir le
jour pour dégager des axes
communs et mutualiser
des actions comme la lutte
contre les stéréotypes
sexués dès le plus jeune
âge, la promotion de l'égalité dans l'exercice de la
parentalité, soutenir les
associations œuvrant pour
la défense des droits des
femmes et encourager la
pratique sportive des
filles. ◆
M. W.

INFO-ÉCO 2 Les femmes de pouvoir
I III I Info-éco 2

Mars 2018

COMMUNE — QUEAUX

COMMUNE — SÈVRES-ANXAUMONT

Gisèle Jean :
Nicole Merle : mettre
l’humain au cœur des actions agir au niveau
L’être humain est au cœur des actions de Nicole Merle. Maire de
local
Sèvres-Anxaumont depuis 23 ans, elle suit les évolutions de la société
à travers son mandat, mais aussi ses engagements,
notamment pour la transition énergétique.

E

lle l’avait déjà dit
dans nos colonnes
: « C’est en restant
immobile qu’on est dépassé. »
A 73 ans, Nicole Merle
semble en être bien loin.
Maire de Sèvres-Anxaumont depuis 1995, elle est
plutôt fière de dire qu’elle
n’appartient à aucun
parti. Elle avait pourtant
suivi à l’époque René
Monory aux élections cantonales et Jean-Pierre Raffarin pour les régionales.
Aujourd’hui, elle se dit
« estomaquée » par la jeunesse de Macron et lui
reconnaît des valeurs
qu’elle apprécie. « J’apprécie la qualité de l’être humain
avant les idées politiques »,
confirme Nicole Merle. En
siégeant à la communauté
urbaine de Grand Poitiers
elle a bien l’intention d’affirmer l’importance de l’échelon communale sur
des thématiques comme

Nicole Merle : « La qualité de vie communale est bonne pour l’être
humain. »

la culture et les services de
proximité. « La qualité de vie
communale est bonne pour
l’être humain », assure
Nicole Merle.
Présidente depuis près
de 4 ans du syndicat Energies Vienne, elle fait de la
transition énergétique un
de ses combats au sein du
groupement intercommu-

nal qui vient de lever un
prêt de 70 millions auprès
de la Banque Européenne
d’Investissement pour
investir sur le territoire.
Elle a d’ailleurs trouvé
dans Energies Vienne des
valeurs qu’elle aime porter
au quotidien. « La proximité,
le service, la collaboration et
les relations humaines en

général, cite Nicole Merle.
Quand je vais au marché le
dimanche matin, je passe
beaucoup de temps à acheter
une baguette de pain et un
morceau de poisson. L’être
humain a besoin de présence
et de proximité et j’y tiens
beaucoup », confirme la
maire des Sadébriens.
Etre une femme ? Cela
ne semble pas lui avoir
posé de problèmes. Entrée
à 18 ans au Crédit Agricole,
elle est devenue directrice
d’agence et se souvient
qu’elle n’a pas dû se battre
pour y arriver. Face aux
assemblées masculines
des coopératives agricoles
non plus elle n’a pas souffert d’être souvent la seule
femme. « Se battre pour affirmer ses idées et ses positions
est-ce que ça n’est pas la vie
tout simplement ? », conclut
Nicole Merle sans jamais
perdre son sourire. ◆
MARINE NAULEAU

COMMUNE — POITIERS

S. Delhumeau-Didelot : la
politique est un sport de combat
Sans mettre de côté sa vie familiale et professionnelle, Stéphanie
Delhumeau-Didelot est engagée en politique, élue dans l’opposition à
Poitiers et Grand Poitiers. Elle reconnaît les difficultés à tout concilier.

J

e suis tombée dans la marmite de
la politique toute petite. Mon
papa était un militant plutôt de
centre droit, comme moi. A la maison, les
conversations à table portaient beaucoup
sur la politique et je le voyais souvent
avec des affiches partir en réunion », se
souvient Stéphanie DelhumeauDidelot comme une sorte d’hommage à son père, décédé récemment. Il a été de tous ses combats et
de ses campagnes. Elle suit son chemin et c’est sans doute la raison qui
l’a poussée vers le droit. Devenue
avocate, son métier ne lui permettra
pas de s’engager, en tout cas pas à
Paris, où elle exerce au départ. De
retour à Poitiers, elle décide de s’investir à l’UMP qui vient d’être fondé.
Sa première campagne se fera aux
côtés d’une femme, Jacqueline Daigre pour les élections législatives.
« J’ai adoré rencontrer les gens », précise
Stéphanie Delhumeau-Didelot. Les

échecs et les défaites ? « C’est la vie,
répond-elle d’emblée. La politique
c’est un sport de combat. Il faut être prêt
à ça d’autant que parfois on va sur des
circonscriptions où ce n’est pas gagné.
C’était le cas pour les législatives et les
dernières cantonales. Chaque fois, je me
suis dit ce n’est pas grave, j’ai appris et
sans doute aussi engrangé des voix pour
les prochaines fois. »
Elue dans l’opposition au conseil
municipal de Poitiers et Grand Poitiers, Stéphanie Delhumeau-Didelot
ne veux pas pour autant n’être
qu’une élue. « Je veux garder ma vie
civile même si c’est très clairement difficilement conciliable. Encore plus quand
vous êtes une femme et encore plus
quand vous avez des jeunes enfants »,
convient la mère de famille qui a
toujours du mal à comprendre pourquoi, même en mettant son numéro
de téléphone en deuxième position
sur les fiches de l’école, c’est toujours

Maire de Queaux dans
le Montmorillonnais depuis
quatre ans, Gisèle Jean affirme
ses valeurs de gauche et confirme
la difficulté d’être maire en 2018.

Gisèle Jean : « Nous sommes des remparts de la vie sociale. »

C

’est dans les syndicats lycéens, étudiants puis
enseignants, mais aussi dans les associations
telles que le Mouvement contre le Racisme et
pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) que naît le goût
des combats pour ses idées. Gisèle Jean s’engagera forcément pour l’avortement et la pilule tout en se disant
que les batailles ne sont jamais vraiment gagnées. « Les
femmes de mon époque ont pu vivre une jeunesse heureuse
et surtout libre. C’est à la fois décourageant de se rendre compte
que ces questions reviennent régulièrement, mais ça fait plaisir
aussi de voir que d’autres générations se mobilisent toujours »
confirme Gisèle Jean.

Entre joies et difficutés
De sa première campagne électorale, les régionales
de 2009, elle retient le challenge et l’élan du front de gauche. Cinq ans plus tard, elle est élue maire de la commune qu’elle habite depuis 1980 : Queaux. Dans son joli
village de 500 âmes dans la campagne montmorillonnaise, sa volonté quotidienne est de : « faire du lien, œuvrer
pour que les activités continuent d’exister, intégrer les nouveaux
habitants », décrit Gisèle Jean. Elle confie ses joies, mais
ne cache pas ses difficultés. « Aujourd’hui, l’autonomie
financière et donc des décisions est au cœur de nos problématiques. Mais je suis convaincue que nous sommes des remparts
de la vie sociale. On réduit nos dépenses pour tenir. On investit
pour garder des services, nos écoles, mais c’est difficile alors
que la qualité de vie est en jeu. »

Agir et peser

elle qu’on appelle en premier. « Heureusement, je suis très aidée par ma
famille. Mais j’ai beau être au travail ou
en réunion politique, j’ai toujours une
partie de mon cerveau qui pense à l’organisation familiale. » ◆

Celle qui est aujourd’hui la seule femme vice-présidente de la communauté de communes Vienne et Gartempe convient aussi que la principale difficulté pour
une femme aujourd’hui est d’accéder aux responsabilités. Une chose est sûre, Gisèle Jean n’est pas prête à
mettre de côté ce qu’elle glisse en première place dans
sa liste des valeurs de gauche. « L’égalité de traitement entre
tous les Hommes et la solidarité avec les aînés et leurs familles,
mais aussi avec les jeunes couples ou encore les migrants. »
Son ambition ? « Réussir ce que je fais et agir car tout
n’est pas écrit au niveau national. Nous avons la possibilité
de peser et j’ai bien cette volonté. » ◆

M. N.

M. N.

Stéphanie Delhumeau-Didelot : « Tout est
difficilement conciliable. Mais encore plus
quand vous êtes une femme et que vous
avez des jeunes enfants. »

INFO-ÉCO 2 Les femmes de pouvoir
I IV I Info-éco 2

Mars 2018

DÉPARTEMENT — VIENNE

DÉPARTEMENT — DEUX-SÈVRES

La politique comme
moyen d’action
pour M.-J. Bellamy

Séverine Vachon : la politique,
une belle école de la vie

La politique et Marie-Jeanne
Bellamy, c’est une histoire de plus
de 20 ans. Loin d'être une novice
dans la matière, c'est une femme
tenace qui a su imposer sa
personnalité dans un milieu
d'hommes parfois hostiles.

A

u début de sa
carrière, rien
ne prédestinait Marie-Jeanne Bellamy à devenir une
femme politique. Diplômée en comptabilité,
elle se dirige vers les
assurances. Installée
aux Trois-Moutiers, elle
décide de se mettre en
parenthèse pendant
sept ans pour élever ses
trois enfants. Une
parenthèse qu’elle va
mettre à profit en parta- Marie-Jeanne Bellamy : « J'ai envie
geant son intérêt pour la de continuer dans cette voie. »
vie de la commune. « En 1995, Dominique Réant est venu
me chercher pour être sur sa liste, j'ai franchi le pas et j'ai été
élue. Nous n’étions que deux femmes et j'étais dans l'opposition. La rivalité entre les hommes n'était pas simple à gérer.
J'étais une jeune femme qui posait beaucoup de questions et
cela semblait les gêner. Certains m'ont dit, tu ne comprendras
pas. » C'était sans compter sur la persévérance de MarieJeanne Bellamy qui a vite pris à cœur sa nouvelle mission. Au bout 6 ans, l'ambiance patriarcale lui pesait lourdement, elle décide de continuer, mais impose ses
conditions. « Le maire Claude Fontaine décide d'accorder une
place à l'opposition, il me choisit comme 4e adjointe. Là, je ne
suis plus un mouton, j'agis réellement pour la scolarité, j'instaure plus de dialogue, je m'affirme ! » 2008, l'élection municipale se prépare, le maire pousse Marie-Jeanne Bellamy
à se présenter comme tête de liste. Elle suit son conseil
et est élue dès le premier tour, pour la première fois, il
n'y avait pas d'opposition. « Il a fallu jouer des coudes, mais
nous avons trouvé un consensus. J'étais la première femme à
être élue aux Trois-Moutiers. »

De l'ombre à la lumière
Alors qu'elle est maire depuis un an, on vient lui
susurrer à l'oreille que le groupe Pierre & Vacances cherche son prochain terrain pour installer un Center Parcs.
En catimini, Marie-Jeanne Bellamy s'active pour répondre à leur requête. En août 2010, le dossier est validé,
« Banco ! Notre travail avait payé, notre commune allait devenir
une nouvelle adresse du géant du tourisme. » Le chantier en
cours, elle veille au bon déroulement des travaux comme
au confort de ses administrés. Sans surprise, elle est
réélue dès le premier tour en 2014. En juin 2015, le Center
Parcs Domaine du Bois aux daims des Trois-Moutiers
est inauguré, Marie-Jeanne Bellamy est propulsée sous
les projecteurs. Timide, elle peut compter sur Jean-Pierre
Raffarin pour la mettre à l'aise. « Il m'a pris par la main et
m'a dit, tu iras loin. » Et depuis, elle poursuit son ascension
politique. Cette même année, elle devient le binôme de
Bruno Belin aux élections départementales et présidente
du SDIS, mais également vice-présidente de la communauté de communes du Pays Loudunais en charge du
développement économique et suppléante du sénateur
Alain Fouché. « Désormais, je suis encouragée et je m'enrichis
de toutes ces expériences. J'ai envie de continuer dans cette
voie, mais rien n’est programmé, je vais là ou le vent me
mène. » ◆
LYDIA DE ABREU

A 37 ans, Séverine Vachon a déjà un parcours politique bien rempli. La
collaboratrice parlementaire est devenue vice-présidente du conseil
départemental des Deux-Sèvres.

E

tre jeune et
femme ne sont
sans doute pas les
meilleurs atouts pour
réussir dans la politique.
Qu’importe, Séverine
Vachon en fait des richesses bien évidentes pour
aller à la rencontre des
Deux-Sèvriens. Elle a surtout à cœur d’agir et de
donner des perspectives
nouvelles à son territoire.
A la vice-présidence du
conseil départemental elle
a en charge l’environnement. « Un sujet ambitieux
à la recherche de solutions. »
Chef de cabinet du maire
de Niort dans le travail,
elle est aussi adjointe au
maire de Beauvoir-surNiort, la commune où elle
a grandi et qu’elle avait
quitté pour ses études à
Sciences Po puis en école
de commerce à Paris complétant sa formation de
droit à Poitiers.
Née dans une famille

Séverine Vachon : « S’engager en politique, c’est se préparer et
accepter les défaites. »

qu’elle qualifie « plutôt de
gauche », ses premiers pas
professionnels et dans la
vie politique se feront au
côté de Roger Karoutchi.
Elle est son attachée parlementaire au Sénat puis sa
conseillère technique au
Ministère des relations
avec le Parlement. C’est
ensuite aux Ministères du
travail, puis de l’intérieur
et de l’écologie qu’elle offi-

cie. Une trajectoire sans
doute observée dans son
département d’origine.

Apprendre
de ses erreurs
Elue dès 2008 comme
suppléante du conseiller
général Jean-Claude Aubineau, elle revient vivre en
Deux-Sèvres en 2014 et
sera élue dès 2015 sur le
canton redécoupé de

Mignon et Boutonne. « Les
nouveaux binômes femmeshommes ont été une opportunité. Je souhaitais y aller,
mais la difficulté tenait plus
du fait de rapprocher trois
cantons et donc autant de
candidats potentiels. » Le
chemin est tout tracé alors
pour se lancer dans les
élections législatives qui
suivront. Comme l’eau qui
coule, Séverine Vachon
suit son cours et affronte
les obstacles qui ne l’arrêtent pas. Face à la bien
ancrée députée sortante
Delphine Batto. « Je savais
que ça serait compliqué. S’engager en politique c’est se
préparer et accepter les défaites. Après, la vie reprend. Il
faut relativiser », reconnaît
Séverine Vachon qui avoue
aussi se servir de ses
erreurs. Mais la politique
est surtout pour Séverine
Vachon « une belle école de
la vie ». ◆
M. N.

RÉGION — NOUVELLE-AQUITAINE

Léonore Moncond’Huy,
de l’associatif à la politique
Membre du groupe Ecologiste et citoyen, déléguée à la vie
associative et au volontariat, à 27 ans, Léonore Moncond'Huy est la
plus jeune conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine.

I

mpliquée dans des associations
d'éducation populaire, Léonore
Moncond'Huy a souhaité prolonger cet engagement par la politique. Ayant grandi à Poitiers, elle
suit une licence de lettres à Sciences
Po Poitiers puis continue par un
master des affaires publiques à
Sciences Po Paris. Elle est aujourd'hui chargée de projets dans les politiques éducatives européennes pour
un bureau d'études basé en Bretagne. « C'était important pour moi de
revenir à Poitiers. Oui, on peut s'engager
sur les territoires. Il y a un besoin de
renouvellement ici aussi. Cette ville, ce
territoire sont importants pour moi, je
peux faire bouger les choses. Pour moi,
c'est un engagement local qui a du sens.
J'avais envie de construire, de m'impliquer dans l'éducation de demain et plus
largement dans les solutions face aux
enjeux climatiques. C'est par mon engagement associatif local qu'Europe Ecologie Les Verts est venu me solliciter. J'ai
accepté par curiosité et opportunité. »

Léonore Moncond’Huy a été élue
en décembre 2015. « C'est mon premier
mandat, il a fallu trouver sa place dans
un contexte aussi de fusion. Pour tous les
nouveaux élus et même pour les autres,
il y a eu un temps de découverte. Aujourd'hui, je maîtrise mieux l'ensemble des
compétences et politiques régionales, le
fonctionnement du conseil. La distance
aussi engendre des liens particuliers, qui
ont nécessité une adaptation. »

Occuper l’espace politique
Aujourd'hui, l'hémicycle régional
est à parité. « Je l'ai parfois entendu qu'il
était plus compliqué de trouver une
femme pour s'engager. Certes, les femmes mettent peut-être plus de temps à
se décider, mais nous sommes là. Aujourd'hui, il n'y a pas de difficulté spéciale à
siéger. Comme tout nouvel élu, il faut
acquérir de l'expérience, construire sa
légitimité. Le plus dur est d'occuper
l'espace politique à la même hauteur que
les hommes. Sur le budget par exemple,
nous avons remarqué que les hommes

Léonore Moncond’Huy : « Le plus dur est
d'occuper l'espace politique à la même
hauteur que les hommes. »

prennent la parole plus longtemps. Estce par auto-censure des femmes ou des
hommes qui veulent trop s'imposer, nous
devons rester vigilantes pour occuper à
temps égal l'espace politique. Avec l'engagement des femmes, ce sont les deux
enjeux qu'il faut faire progresser. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

INFO-ÉCO 2 Les femmes de pouvoir
I V I Info-éco 2

Mars 2018

ASSEMBLÉE NATIONALE — VIENNE

SÉNAT — CHARENTE

Sylvie Aubert :
« Croire
en soi »

Nicole Bonnefoy, une élue
contre les injustices
Fidèle au groupe socialiste au Sénat, Nicole Bonnefoy utilise ses
mandats locaux et nationaux pour combattre les injustices.

N

icole Bonnefoy
avoue facilement
tirer son caractère « bien trempé » de son
enfance et de son éducation. A 14 ans, son père,
ouvrier, décède sur un
chantier. « J’y vois une profonde injustice et même si
nous avons une enfance heureuse, sans doute que ce goût
pour combattre les injustices
est resté en moi », confie
Nicole Bonnefoy. Sans
ambition au départ, c’est
au gré de rencontres et
d’échanges avec des personnes encartées au parti
socialiste qu’elle découvre
l’engagement politique à
30 ans. Elle élève seule ses
enfants et a sans doute
d’autres choses à penser.
« C’est peut-être aussi un trait
de caractère des femmes de
ma génération. Nous ne sommes pas vraiment portées
naturellement sur le devant
de la scène », précise Nicole
Bonnefoy. En 1998, elle se

Nicole Bonnefoy : « En politique, une femme doit avoir une énergie
dingue pour être entendue, quitte à forcer le trait au risque de
passe pour une emmerdeuse. C’est épuisant. »

lance pourtant dans les
élections régionales et siègera dans l’opposition de
Jean-Pierre Raffarin. En
2004, il lui faudra jouer des
coudes et s’affirmer face à
une Ségolène Royal qui ne
souhaite pas de sortant
sur sa liste. « Injustice »,
pense-t-elle alors qu’elle
estime avoir beaucoup travaillé pendant six ans. Elle
obtiendra même une viceprésidence, mais découvre

que dans la vie politique,
les femmes peuvent être
aussi dures que les hommes.

Une épreuve après
l’autre
Nicole Bonnefoy remettra son mandat régional en
2008, une année charnière.
Elue aux élections cantonales, sa première élection
remportée sur son propre
nom est une fierté qui la

pousse vers les sénatoriales. « Comme une sportive de
haut niveau qui remporte les
épreuves au fur et à mesure. »
Depuis et après sa
réélection au Sénat en
2014, elle confirme toujours combattre les injustices. N’hésitant pas face
aux lobbies, notamment
aux côtés de Paul François
dans la bataille contre
Mosanto, elle vient de faire
adopter au Sénat sa proposition de loi visant à
créer un fonds d'indemnisation pour les malades
des pesticides. En tant que
membre de la commission
aux droits des femmes et
à l’égalité, elle n’a pas
oublié les harcèlements de
son premier patron,
quand elle avait 18 ans. « Je
comprends que certaines gardent le silence et que d’autres
parlent », confirme Nicole
Bonnefoy. ◆
MARINE NAULEAU

DÉPARTEMENT — CHARENTE-MARITIME

Françoise de Roffignac,
son mandat, sa mission
Pour son premier mandat départemental, Françoise de Roffignac s'est
fixée des objectifs agricoles élevés et veut faire bouger les lignes.

J

e veux que les agriculteurs vivent
de leur métier. Je veux développer
le circuit court alimentaire et je
veux résoudre les problèmes liés aux usages de l'eau. Ce sont mes chevaux de
bataille. » Alors ne vous mettez pas
en travers de son chemin ! D'autant
que « je dis ce que je pense, je suis
directe. Je n'enrobe pas. Si j'arrive à faire
ce que je veux, tant mieux et je referai
peut-être un autre mandat. Si je n'y
arrive pas, je m'en irai. » Une attitude
qui détonne dans l'ambiance feutrée
d'une administration et qui peut
surprendre certains élus de longue
date. Heureusement le sourire quasi
permanent et la voix douce de la
vice-présidente du conseil départemental en charge de l'agriculture et
de l'aménagement rural contre
balancent sa détermination. Car
Françoise de Roffignac n'a pas quitté
son poste de prof' de math au collège Notre-Dame-de-Nazareth de
Cozes en septembre dernier pour
pantoufler. « Je ne suis toujours pas
encartée, rappelle-t-elle. Et la politique
politicienne m'insupporte. Heureusement
il n'y a pas que ça. »

Pas de carrière
La quinquagénaire, qui n'envisage
aucune carrière, se situe aux antipodes de ces pratiques. Elle veut juste
mener à bien la mission que lui a
confiée le Département, la mission
qu'elle s'est confiée. Ingénieure agricole de formation, épouse d'un agriculteur à Grézac, elle connaît son
affaire. Depuis le début de son mandat, cette mère de deux enfants s'attache à rabibocher des parties en
conflit au sujet de l'usage de l'eau et,
si possible, à régler la question des
réserves de substitution, que les
environnementalistes rejettent.

« J'ai peur d'user les gens »
Précédée de sa réputation de faire
les choses à fond, elle applique sa
vision. « Le circuit court est un sujet transversal. Il implique l'agriculture, les collèges,
la population ... » Alors elle s'attache à
convaincre tout le monde. « D'après un
sondage que j'ai commandé, les Charentais-maritimes sont prêts à acheter local.
Les trois cinquièmes des collèges le font
déjà et voudraient en acheter plus mais on
manque de producteurs. Des agriculteurs

Conseillère, puis adjointe au
maire à Fontaine-le-Comte, Sylvie
Aubert est aujourd'hui également
suppléante du député Sacha
Houlié. Un rôle qu'elle fait évoluer
par son travail et son écoute.

V

endéenne, Sylvie
Aubert
arrive
en
Vienne pour le travail et
s'installe à Fontaine-leComte. Active dans le
réseau associatif, elle
rejoint la liste de Philippe
Brottier en 2001. « C'était
pour son deuxième mandat,
il y avait des choses sympas
à faire. Ça a été une première expérience riche de
découvertes qui m'a permis
de comprendre le fonctionnement d'une mairie, ses Sylvie Aubert concilie engagement
lourdeurs, ses dyna- politique et activité à temps plein.
miques. » Pour son deuxième mandat, elle devient adjointe
à la communication et aux associations. « Je travaillais pour
et avec elles en proximité, l'enjeu était de monter des projets
ensemble et de créer du lien social. Ça a été un mandat révélateur.
Philippe Brottier fait confiance à ses adjoints, il délègue et nous
travaillons bien en équipe. Il y a une bonne dynamique. » Une
ambiance qui pousse Sylvie Aubert à accepter le poste de
première adjointe aux finances et au personnel en 2014.
« Je me suis posé la question de savoir si je serais à la hauteur
de ce poste. C'était pour moi un nouveau challenge, mais aussi
une source d'épanouissement. Par ailleurs, j'ai toujours souhaité
concilier mon engagement en tant qu'élue et mon activité professionnelle à temps plein. C'est important pour moi de ne pas
me déconnecter. » De conseillère à la chambre de commerce
et d'industrie de la Vienne, elle change en 2009 pour devenir accompagnatrice en santé au CHU de Poitiers. « C'était
une création de poste au pôle de cancérologie qui demandait de
l'écoute, de faire remonter les informations, de faire évoluer l'accueil du patient. Une belle découverte qui a nourri aussi mon
engagement politique, un nouvel équilibre. »

Suppléante, mais pas que ...

hésitent à se lancer dans le maraîchage.
Ils veulent l'assurance que leur production
sera écoulée ou attendent que le marché
se développe. Moi, je me bats pour savoir
qui partira en premier et je pousse la
Chambre d'agriculture pour qu'elle
m'aide. » Pourtant elle nourrit une
crainte : « J'ai peur d'user les gens. » ◆

En 2017, arrive Emmanuel Macron. « Avec La République
En Marche les échanges m'ont tout de suite correspondu. Il y
avait cette écoute, la place des femmes, un renouveau. » Elle
rencontre Sacha Houlié. « Le courant est bien passé. Cette
fois-ci, je ne me suis pas posé de questions, j'y suis allée. Je ne
suis pas que sa suppléante, il y a une confiance réciproque. Je
suis plus particulièrement les sujets liés à la santé et à la LGV.
Nous échangeons régulièrement dès qu'il y a une question et
il m'associe aux rendez-vous importants. » Les quatre suppléantes se retrouvent également au moins une fois par
mois. « Nous essayons de bousculer un peu les choses. On
nous a souvent reproché l’absence de femme parmi les quatre
députés, mais nous sommes là, derrière eux, avec un véritable
accompagnement. Nous les représentons, mais pas seulement.
Je ne suis pas à aller au devant de la scène, mais je travaille,
j'écoute, je rencontre. » Elle voit les choses évoluer. « A celles
que craignent de ne pas être à la hauteur, de ne pas pouvoir
tout gérer, il faut trouver son équilibre, mais c'est possible. Parfois, quand sur certains courriers, il n'y a que la mention monsieur, je rajoute madame. Les choses avancent doucement. Des
hommes aussi sont ouverts, prêts à la co-construction. Il faut
montrer que ça peut fonctionner, qu'en mettant ensemble nos
idées nous pouvons avancer. Il faut poser les choses, croire en
soi et relever la tête, être fière de ce qu'on réalise. » ◆

O. G.

M. W.

En plus de sa vice-présidence, Françoise de
Roffignac est également chargée des
relations avec la Région et du Plan ÉtatRégion. Elle préside aussi trois syndicats
mixtes, ceux du SMIDDEST, des réserves de
substitution et du musée gallo-romain du Fâ.

INFO-ÉCO 2 Les femmes de pouvoir
I VI I Info-éco 2

Mars 2018

DÉPARTEMENT — VIENNE

DÉPARTEMENT — VIENNE

Pascale Guittet,
M.-R. Desroses
un investissement au quotidien
assume
Pascale Guittet est une compétitrice dans l'âme. Investie en politique
son travail depuis
23 ans, la maire de Pouillé et conseillère départementale, est tous
Conseillère départementale
depuis 2015, vice-présidente en
charge du personnel et des
moyens généraux, Marie-Renée
Desroses a découvert un rôle qui
la passionne.

D

'abord élue au
conseil municipal de Civaux
de 2008 à 2014, MarieRenée Desroses est candidate aux élections
départementales de
2015. « Je ne connaissais
pas du tout le fonctionnement du Département. Je
pensais que je serais suppléante, mais non ! » Elle
se renseigne alors sur
les
missions
du
conseiller départemenMarie-Renée Desroses : « Nous
tal en allant voir Annie avons pris nos postes, nous les
Lagrange, maire de Lus- avons découvert, nous avons
sac-les-Châteaux et travaillé et nous les assumons. »
Séverine Saint-Pé, maire de Neuville-du-Poitou. « Je ne
connaissais pas non plus François Bock. La campagne a été
une belle aventure et l'occasion d'apprendre à se connaître, à
échanger. Il y a eu de belles rencontres aussi. Entre les deux
tours, lors de la réunion à Lussac-les-Châteaux, j'ai senti un
réel engouement et j'étais fière déjà de nos résultats. » Elue,
elle est alors nommée vice-présidente en charge du personnel et des moyens généraux. « Je me suis appuyée sur
les services. J'ai voulu aller à la rencontre des agents, dans
leur activité, pour mieux les connaître. Collège, voirie, administration, action social … j'ai appris tous les métiers représentés. Cela m'a aussi permis de les informer. » Elle effectue
aussi des permanences dans les 25 communes de son
canton. « Nous ne sommes pas trop de deux pour ce territoire !
Nous couvrons des domaines différents avec François Bock,
nous nous complétons bien. Nous avons des échanges réguliers
pour donner les bonnes réponses. Quand on s'engage, il faut
aussi donner de son temps. »

Trouver le bon équilibre
Ce temps, elle le partage avec le Crédit Agricole, où
elle est à temps partiel en tant que conseillère professionnelle à la banque privée, en centre-ville de Poitiers.
Une entreprise où elle est rentrée en 1995 et dont elle a
gravi les différentes marches au cours des années : du
guichet de Saint-Savin, elle est passée conseillère commerciale à Montmorillon, puis pour les professionnels
à Lussac-les-Châteaux et adjointe au directeur d'agence
de Montmorillon avant de rejoindre Poitiers en 2012.
« Pour mon épanouissement personnel, j'ai besoin de me fixer
des objectifs tout en prenant le temps qu'il faut pour y arriver.
Après, il faut trouver un équilibre. Quand il y a une sollicitation
du Département et que je suis disponible, j'y vais. C'est un
vrai enrichissement, mais on ne se rend pas compte de ce quotidien. Je n'hésite pas à expliquer, faire de la pédagogie sur le
rôle de conseiller départemental, mais j'ai encore beaucoup à
apprendre. Il n'y a jamais de routine. Oui j'ai parfois entendu :
« Vous êtes là grâce à la parité », mais nous avons pris nos
postes, nous les avons découvert, nous avons travaillé et nous
les assumons. » Un équilibre qu'elle a aussi dans sa vie
personnelle. « J'ai deux grands enfants et un mari qui me
soutiennent. Je suis quelqu'un de dynamique, je cours beaucoup. Il faut aussi des pauses, pour souffler, des moments simples à partager, mais qui rechargent. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

les jours présente sur le terrain. Son engagement politique, elle le vit
comme une passion, telle une sportive.

J

eune, le sport a toujours été sa passion,
pas de spécialisation, juste le plaisir du jeu
et de l'effort. Née à Quimper, Pascale Guittet est arrivée à Châtellerault pendant ses années collège.
Après un bac scientifique,
elle s'inscrit à la faculté des
sports. « Au lieu de poursuivre vers le Capes, je me suis
orientée vers une nouvelle
maîtrise, gestion sportive. Rien
n'arrive par hasard. »
A 21 ans, elle décroche son
diplôme et devient maman
l'année suivante. « En 6 ans,
j'ai élevé mes quatre enfants
et le soir je donnais des cours
de gym autour de ma commune. » Et cela pendant
près de 20 ans. En 1995, elle
souhaite rejoindre le
conseil municipal de
Pouillé, mais le maire en
poste ne lui répond pas.
Elle ne s'arrête pas là et

Pascale Guittet : « J'aime ce que je fais et je ne suis effrayée ni par le
travail, ni par les campagnes. »
propose alors sa propre dat, à chaque fois sa liste est
liste.
réélue à 100 %. « J'adore mon
engagement et le travail effectué pour mon territoire, mais je
Plus jeune maire
sais aussi que je suis sur un
de la Vienne
« A 32 ans, j'ai été élue siège éjectable. » Engagée
maire de Pouillé, j'étais la plus dans sa nouvelle mission
jeune maire à cette époque. J'ai politique, elle intègre le
appris la fonction, c'était comité régional du touextraordinaire. Pour moi, c'est risme en 1998 et elle rejoint
le plus beau mandat. Pour être la communauté de commuélu, il faut aimer les gens et nes de Vienne et Moulière
savoir écouter. » Aujourd'hui, en 1999. En 2010, elle se
elle entreprend son 4e man- retrouve en 4e position sur

la liste d'Olivier Chartier et
est élue conseillère régionale en Poitou-Charentes.
« En 2014, je deviens la présidente de la communauté, mais
en sachant que nous allions
intégrer Grand Poitiers en
conséquence de la loi NOTRe.
Je décide de gérer les négociations. » Eternelle optimiste,
elle se présente en 2015 aux
élections départementales
pour le canton de Chasseneuil-du-Poitou, avec
Claude Eildenstein. « J'aime
ce que je fais et je ne suis
effrayée ni par le travail, ni par
les campagnes. » Elue en
charge de la jeunesse et des
sports, elle dit revenir « à ses
premiers amours », si elle
tient à souligner qu'elle
consacre 100 % de son
temps à ses missions politiques, elle reste très attachée à la journée du dimanche en famille. ◆
LYDIA DE ABREU

DÉPARTEMENT — VIENNE

Magali Barc,
une élue toujours vigilante
Conseillère départementale de Poitiers dans l'opposition, Magali Barc
a toujours souhaité conserver son travail à temps plein.

C

'est par une rencontre que
Magali Barc décide de s'engager en politique, celle
avec Jean-Luc Gaboreau. Il lui propose de s'engager avec lui aux côtés
de Jacques Santrot. « Mon père était
déjà élu au conseil départemental, mais
ce n'était en aucun cas une obligation de
suivre ses pas. » La liste est élue en
2001. « C'était la première fois où la
parité était obligatoire, j'ai donc souvent
entendu : « C'est grâce à la parité que
vous êtes là. » C'est dur quand on arrive,
mais j'ai été entourée de gens avec beaucoup d'expériences, notamment Catherine Coutelle. » Elle devient conseillère
déléguée en charge des comités de
quartier. « Il y a eu beaucoup de découverte, mais aussi d'expérience acquise. »
En 2008, elle rejoint la liste d'Alain
Claeys et devient adjointe à la jeunesse et à la vie étudiante. « J'ai toujours été directe et mis les pieds dans le
plat quand cela était nécessaire. » La
même année, Jean-Marie Paratte
vient la solliciter pour être sa suppléante aux élections départementales. « Je ne m'y attendais pas. A l'é-

poque, il y avait une blague pour résumer
la situation des femmes au Département : quelle est le féminin de candidat ?
Suppléante. » Au décès de Jean-Marie
Paratte, en 2011, elle rejoint les bancs
du conseil général, elles sont alors
cinq femmes sur 38. « J'ai mis du
temps à oser me mettre à sa place. Au
début, je ne me trouvais pas légitime,
c'est lui qui avait été élu. Et puis, j'ai eu
le soutien des autres élus et de mon
père. »
En 2014, ne souhaitant pas cumuler les mandats et voulant conserver
son temps plein, elle ne se représente pas en tant qu'élue municipale
à Poitiers. « En 2015, s'est posée la question si je faisais un second mandat au
Département. J'étais connue sur le canton
et je voulais être élue pour moi-même.
Alors oui, merci à la gauche d'avoir
imposé des binômes paritaires. Catherine
Coutelle avait raison, si ce n'avait pas
été imposé, on ne l'aurait pas eu. Avec la
parité, il y a eu un renouvellement des
femmes, mais pas seulement, pour un
certain nombre d'hommes aussi. Aujourd'hui, nous avons pris notre place, mais

Magali Barc est cheffe de bureau à la
section examens et concours au Rectorat
de Poitiers.

il faut rester vigilante. J'ai parfois
entendu : oui mais on ne trouvera pas de
femmes pour ce poste … Oui, il faut peutêtre aller les chercher, mais elles sont là.
Est-ce que j'aurais les compétences, le
temps ... un homme ne se pose pas ses
questions là. Il met son nom, même s'il
ne le fait pas. Au contraire, il faut tenter. » ◆
M. W.

INFO-ÉCO 2 Les femmes de pouvoir
I VII I Info-éco 2

Mars 2018

COMMUNAUTÉ URBAINE — GRAND POITIERS

DÉPARTEMENT — VIENNE

Eléonore Cazal allie
réflexion et action
La directrice de cabinet d'Alain Claeys vit à 100 à l'heure. Pour cette
passionnée du terrain, ce poste lui permet d’allier réflexion et action.

S

i elle a toujours le
sourire aux lèvres,
derrière Eléonore
Cazal se cache une jeune
femme avec un solide
caractère. A 31 ans, elle est
la directrice de cabinet
d’Alain Claeys, maire de
Poitiers et président de
Grand Poitiers. Une ascension éclair pour la Tourangelle, qui après son bac
entre à Sciences Po Lyon
puis continue sur une
école d’urbanisme. Pour
son premier emploi, elle
travaille à Only Lyon — cellule de marketing territorial rassemblant Lyon, le
Grand Lyon, la Chambre de
commerce et d'industrie et
l’aéroport.
En 2011, elle postule
alors comme attachée de
presse à Poitiers et Grand
Poitiers. « C'était l'époque de
Cœur d'Agglo, la dynamique
me plaisait, ainsi que les prises de position d'Alain
Claeys. » Si petite fille, elle

s'intéressait déjà à la politique, c'est pendant la
campagne de Lionel Jospin
que son engagement
prend corps. Elle continuera pendant ses années
d'études et c'est à Poitiers
qu'elle rejoindra le parti
socialiste « pour donner aux
gens la possibilité d’agir ». En
2014, elle s’investit dans la
campagne et notamment
en gérant le site internet
et les réseaux sociaux.
Réélu, Alain Claeys lui propose le poste de chef de
cabinet. Elle fonce. Et en
2016, au départ de Matthias Aggoun, elle prend
alors la place de directrice
de cabinet. « Ce que j'aime
surtout, c'est l'action, aller
sur le terrain. Je n'ai pas
perdu cet aspect là avec ce
poste, tout en y alliant la
réflexion. C'est la liberté d'avoir ses idées, tout en ayant
la possibilité de les pousser,
d'amener un regard nouveau. » Les thématiques de

Eléonore Cazal : « Les femmes
sont autant légitimes que les
hommes que ce soit pour un
poste ou une prise de parole. »

travail sont variées : la culture, l'avenir de la Technopole, la voirie ... « C'est très
stimulant. Avec la compétence
économie de l’agglomération
par exemple, j’ai beaucoup
appris, notamment lors des
visites d'entreprises où l'on
voit concrètement les questions des dirigeants. C'est
important d'avoir ces retours

en direct. Positives ou négatives, c'est avec ces
remarques que je mesure ce
que nous faisons. En mettant
en relation, en répondant aux
questions, on peut pousser
des actions, des initiatives,
des entreprises pour qu'elles
se développent. C'est aussi la
satisfaction de voir les choses
se débloquer quand on a bien
fait son travail. »
Le cabinet est une place
à part dans l'entourage
d'un élu. « Il y a une confiance
réciproque et il faut des rythmes similaires pour faire avancer les dossiers. C'est aussi lui
apporter un autre point de vue,
une autre sensibilité. » Face à
des maires et des élus en
majorité masculins, il a
fallu s’affirmer. « Les femmes
sont autant légitimes que les
hommes que ce soit pour un
poste ou une prise de parole.
Mais, on m'a plus souvent
reproché le fait d'être jeune que
celui d'être une femme. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

COMMUNAUTÉ URBAINE — GRAND CHÂTELLERAULT

Stéphanie Predot,
une autodidacte déterminée
A la tête du service de la communication de Grand Châtellerault, cette
autodidacte déterminée a toujours su que la Com' était sa vocation.
Ambitieuse et créative, elle a su imposer son style franc et direct.

L

a communication est une science
difficile. Ce n'est pas une science
exacte. Ca s'apprend et ça se cultive ». Cette citation de Jean-Luc
Lagardère anime Stéphanie Predot.
Dès son plus jeune âge, elle savait
que la communication était faite
pour elle. « J'ai toujours aimé partager
l’info. » Mais après son bac, lorsqu'elle a voulu s'inscrire au BTS de
communication à Châtellerault, sa
candidature n'a pas été retenue. « Je
n'ai pas été encouragée, ça m'a blessée
alors j'ai décidé de travailler. »
A 19 ans, elle rejoint le Casino de
La Roche-Posay et s'épanouit dans cet
univers. « C'était bling-bling, je gagnais
très bien ma vie et j'ai rencontré mon exmari. » S'enchaîne une vie trépidante
de nuit comme de jour. « J'ai démarré
aux caisses, puis j’ai rejoint le service communication et au bout d'un an, on me propose de devenir membre du comité de
direction. A 24 ans, j'intégre l’équipe des
responsables des machines à sous et d'une
trentaine de salariés. » Malgré l'enthousiasme qu'elle porte à son métier, Stéphanie Prédot souhaite revenir à la

communication. Elle décide de prendre une année sabbatique. « Je pars à
Toulouse, mais au bout de 7 mois, le
Casino me rappelle. Il me propose un poste
de responsable de la communication et du
développement des produits connexes. Je
n'hésite pas. Je repars déterminée. » Communication, marketing, commercial,
Stéphanie Predot est aux commandes
du développement de l’entreprise. En
novembre 2009, elle devient la référente régionale pour le Groupe Partouche, mais la vie professionnelle
empiétant sur la vie privée, elle préfère quitter le Casino et penser à sa
propre carrière.

Du privé au public
Après avoir passé 10 ans dans le
milieu de la fête et du jeu, Stéphanie
Predot a choisi un nouveau challenge. « De la communication pour vendre, je suis passée à la communication
au service de l'usager. » La mairie de
Châtellerault l'a nommée directrice
de la communication et une nouvelle
aventure commence. « Je dois être plus
inventitive pour produire plus, mais avec

Sonia Sourice,
la femme
de l’ombre
Cheffe de cabinet
au Département de la Vienne,
Sonia Sourice travaille depuis plus
de 15 ans aux côtés du président
Bruno Belin. Discrète,
mais exigeante, elle veille.

D

ans la garde
rapprochée de
Bruno Belin, le
président du Département de la Vienne peut
compter sur Sonia Sourice, sa cheffe de cabinet.
Ce poste est un maillon
essentiel entre l'exécutif
et l'administratif du
conseil départemental.
Depuis 2015, elle s'emploie à coordonner l'emploi du temps du président, organiser les
permanences, supervi- Sonia Sourice a en charge
ser les courriers, suivre 27 agents.
les dossiers, gérer les interventions … et coordonner l’action de son équipe. « Il n'y a pas une journée qui se ressemble,
c'est cela qui est intéressant à ce poste. »
Après un DEUG de géographie à l’université de Poitiers,
cette Deux-Sévrienne, née à Bressuire se réoriente vers
un BTS assistante de direction en alternance à la Maison
de la formation. La partie stage se déroule à la mairie de
Loudun. « Depuis, je n'ai pas quitté la fonction publique. » Elle
commence à l'état civil, pendant un an. Puis poursuit
durant 7 ans, au service du réceptif touristique de la ville
de Loudun, Loudun Pays d’Accueil. Elle intègre en 2002 la
communauté de communes du Pays Loudunais, comme
secrétaire de direction et collaboratrice d'élus, auprès de
Bruno Belin. « Nous travaillons depuis plus de 15 ans ensemble
et la qualité de travail qu’il peut offrir m’a permis de m’épanouir
pleinement dans mes missions, œuvrer à ses côtés, c’est un projet
nouveau par jour. Il est essentiel d’être réactif ! »

Ouverte et simple

Stéphanie Predot aime manager.
une équipe plus importante et moins de
budget, c'est passionnant. Nous sommes
telle une agence de com', intégrée à la
collectivité qui regroupe désormais
47 communes. » Aujourd'hui, cela fait
également 10 ans que Stéphanie Predot dirige le service communication.
Sa force est dans l'organisation
d'équipe pour créer des stratégies et
définir des concepts. Obstinée et
« dévouée à sa mission », elle dit aimer
ce qu'elle fait et lorsque ce ne sera
plus le cas, elle partira. ◆

C'est donc presque naturellement qu'elle est devenue
à l'élection du conseil départemental, cheffe de cabinet
du nouveau président. « Je connaissais son fonctionnement.
Ce qu'il me fallait apprendre c'était celui de l’institution. Bruno
Belin étant auparavant premier vice-président, je n’étais pas
non plus en terre inconnue. » Au Cabinet, elle chapeaute
27 agents (secrétariat, mais aussi l'accueil, la restauration,
le courrier, les antennes de Chauvigny et Châtellerault ...).
« Il y a une belle équipe en place, qui fonctionne bien. J'ai ajouté
ma petite touche professionnelle en termes d’organisation ; une
action pas toujours aisée lorsque l’on arrive au sein d’une
équipe, mais qui finit par porter ses fruits à partir du moment
où il y a concertation avec les uns et les autres. J'estime être
ouverte et simple, mais je suis exigeante. » Son poste est « une
belle aventure », partie « d'une belle rencontre ». « Je ne me
lasse pas de mon travail. Il y a toujours à apprendre, de nouvelles personnes à rencontrer. Les échanges sont permanents,
surtout avec le Président. Les discussions sont avec lui simples,
sincères et les beaux projets ne manquent pas. »
Sonia Sourice suit Bruno Belin aux réunions, dans ses
déplacements, à la rencontre des partenaires. « Il y a une
telle variété d’actions à mener. J’aime ce que je fais, même si
parfois c'est un peu compliqué de tout concilier », avoue cette
maman de deux filles. Pour s'échapper un peu de ce travail soutenu, elle s'est investie dans trois associations.
« C'est ma respiration. » ◆

L. D. A.

M. W.

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