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La trilogie des Syyrs T1 Chap18 .pdf



Nom original: La trilogie des Syyrs_ T1_Chap18.pdf
Auteur: Le Presbytère

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La trilogie des Syyrs - Tome 1 : la prophétie de Nokomis
Chapitre 18

Chapitre 18

Lianne avait l'impression que tout son corps criait tant ses muscles la faisait souffrir. Elle aurait
voulu rester là sans bouger, mais une main la secoua et une vive lumière pénétra à travers ses
paupières closes. Elle tendit l'oreille aux sons encore indistincts dans la brume du réveil, prenant
conscience de son estomac qui criait famine. Elle finit par ouvrir les yeux pour découvrir un Ubio
paniqué.
 Dépêche-toi, tu as dix minutes pour t'habiller et pour manger un morceau.
Le garçon la poussa hors du lit et lui tendit un bout de pain en même temps qu'il sortait un t-shirt
propre de l'armoire. Lianne dévisagea le jeune homme qui n'avait pas bonne mine. Il avait passé les
dernières heures assis contre la porte de la chambre de peur qu'Arutha ne s'en aille en douce.
C'est en ouvrant ce matin que le Syyr noir l'avait réveillé. En fait, il s'était littéralement étalé à ses
pieds, s'était fait enjamber sans un pardon et ordonner de la réveiller immédiatement. Le jeune
homme avait attrapé un morceau de pain puis était venu ici ouvrir les rideaux et la secouer.
Arutha.
Avait-elle réussi ?
S’il l’atte dait ’ tait sa s doute u’elle avait pass le test. Les v e e ts de la veille lui
revinrent en mémoire, mais elle avait beau chercher, elle ne se rappelait pas avoir finalement atteint
le S ava t de s’ t e va ouie. So a i la a e a à la alit .
 Il t'atte d deva t l'a ad ie, fa e à la fo t. G ouille, il ’a pas l'ai o
ode.
La jeune femme bondit, elle n'avait pas intérêt à être en retard. Mordant dans le pain, elle partit
en courant sans prendre le temps de se changer. Ses vêtements collaient encore de la crasse et de la
transpiration de la nuit précédente mais elle ne pouvait rien y faire. Elle se retourna vers Ubio avant
de disparaître et le remercia la bouche pleine.
 Merci! A tout à l'heure.
Tout en engloutissant le morceau qui lui restait, Lianne courut jusqu'à l'entrée. Le soleil bas du
petit ati pei ait à hauffe l’at osph e et faisait ti ele l’he e ha g e de os e.
P s de l’e t e, Ast e et Elio dis utaie t à voi asse, fi a t la lisi e de la fo t où se te ait
Arutha, adossé à un arbre, les bras croisés da s l’o
e. La jeune femme salua son prince et le chef

Auteur : Myriam LEMOINE

La trilogie des Syyrs - Tome 1 : la prophétie de Nokomis
Chapitre 18
de la ga de sa s s’atta de su les i es so
es u’ils a o aie t, puis se pressa jus u’à so
nouveau maître avant que celui-ci ne fi isse v ai e t pa s’i patie te .
En s’app o ha t du S
oi , so œu attait à tout o p e. Il avait l’ai si s v e et l’on
a o tait telle e t de hoses su les e t aî e e ts des l ves S s da s l’E pi e u’elle se
demanda soudain si elle avait fait le bon choix.
Il était trop tard pou e ule ai te a t, aussi elle s’i li a deva t lui et ussit à a ti ule u
bonjour. Le regard glacial du soldat la paralysa plus sûrement que si elle avait été taillée dans la
pierre, et déjà il lui tournait le dos.
 On y va.
Lianne était atterrée. Elle tait a iv e e eta d et avait ussi à l’aga e d s so p e ie ou s
e ui, ave sa ha e, laissait p sage d’u e s a e d’e t aî e e t plutôt us l e. L’app e tie
massa son dos en soupirant et se lança dans la forêt à la poursuite de son maître.
Elle e vit pas la silhouette v tue de eige ui la ega da dispa aît e d’u oi du pa . Da s u
soupi , Esp io s’e etou a à ses e e i es, salua t Elio au passage. Le prince se tourna vers son
bras droit qui avait réussi à le convaincre une nouvelle fois de la laisser partir avec Arutha.
Il tait i uiet à l’id e de e plus ja ais evoi l’E fa t et de pe d e la seule ha e pou le
Ro au e de d fai e e fi l’E pi e. Mais le Syyr avait pris Lianne pou l ve, Lu o l’avait o fi
,
et il ne pouvait pas lui interdire de se e d e aup s de so
aît e. D’ailleu s, Arutha avait bien passé
la uit à l’a ad ie o
e il l’avait e ig . Ap s tout, il ’avait au u
o e de uitte la pla te
puisque son chasseur avait été détruit à son arrivée. Au as où l’id e lui se ait ve ue de vole u
vaisseau, Elio avait fait aug e te la su veilla e de l’ast opo t, aussi d ida-t-il de laisser la situation
suivre son cours.
Un autre point le travaillait : son père lui avait ordonné de renvoyer Arutha et Léanne dans un
o voi ieu a
, ais s’il avait el et ie u espio à l’a ad ie alo s le résultat serait le même.
Il ne pouvait pas prendre ce risque. Le résultat était pourtant là : l’E fa t avait dispa u e o pag ie
d’u soldat i p ial et il e vo ait vraiment pas comment il allait pouvoir expliquer la situation à son
p e. Il e estait plus u’à esp e u
i a le.
Le este de la jou e passa le te e t, la pe dule g e a t les heu es jus u’au soi sa s u’il
ait de nouvelles de Lianne et de so
aît e. Ast e o se vait les toiles tout e ga da t u œil su les
deux jeunes élèves qui faisaient les cent pas devant la porte depuis la fin de leur journée de cours.
Inquiet pour son amie, Ubio avait comme toujours le regard vague, sans doute perdu dans le
œud des possibilités qui se tissaient devant lui.
Lianne reviendrait-elle ?
Trahirait-elle le Royaume pour suivre son nouveau maître ?
Qua t à Esp io , il passait le te ps e joua t ave u sa e d’e t aî e e t, visa t ses passes
et faisant rouler ses muscles dans un calme olympien. Le garçon était également très préoccupé par
la situatio . E plus de ses se ti e ts pou Lia e, il s’i ui tait de la savoi ave u ho
e ui
pouvait la tuer sans sourciller. Pour ne rien arranger, le p i e leu avait i te dit de t op s’app o he
de l’assassi i p ial. Seul U io avait eu l’o d e de veille su Lia e. Esp io tait u peu jalou ,
mais il hoisissait de e pas le o t e de peu d’a goisse e o e plus so o pag o d jà ie
tendu.
Astre sourit de la complicité naissante entre les jeunes gens et se demanda si Espérion avait
fi ale e t t ouv u
aît e. E l’e vo a t ve s Nui ave Lianne, son prince avait espéré que la jeune

Auteur : Myriam LEMOINE

La trilogie des Syyrs - Tome 1 : la prophétie de Nokomis
Chapitre 18
femme choisirait le chef de la garde. Le Syyr était le candidat id al puis u’il pa tageait o seule e t
la même spécialité dans sa pratique du Don mais aussi car il était un modèle parfait de garde royal,
aux dires de son prince. A v ai di e, il ’avait ja ais souhait e seig e à u e l ve à la pe so alit
si comple e et p f ait de loi le p ag atis e de elui ui s’e e çait deva t lui.
U
uit atti a so atte tio , ais e ’ tait ue Lu o ui venait le rejoindre à la fin de sa
s a e d’e t aî e e t. E pa talo l ge et u pied, le ga de e o e hu ide de la dou he u’il
ve ait de p e d e jeta u œil su Esp io .
- Déjà là, toi ? Tu ’es
e pas ha g ! Allez, ouste. Et toi aussi Ubio, va donc avec lui.
Les deu jeu es ho
es h sit e t u i sta t, puis ’ ta t pas de taille à o t edi e u S
le salu e t ava t de s’e alle , d çus.

ils

-

Ah je vous jure ! Il est t tu e gosse. Qua d il a u e id e e t te, i possi le de la ha ge …
Tu le verrais en combat, une tuerie.

-

Espérion ?

Il ’ e a pas u ui lui siste. Tu pe ses ie , ave tous es us les. Du oup, ’est oi ui
suis obligé de me le coltiner.
Ast e sou it e oi . So a i avait eau âle , il savait u’u o at au sa e ave u adve sai e
un peu résistant lui faisait toujours plaisir.
-

-

Il est

otiv , ’est ie .

Ouais… vive e t u’il t ouve so maître. Il est têtu et borné, mais ferait un très bon garde
s’il pouvait t e at u peu.
Le Syyr eut un regard en coin vers son compagnon. Aurait-il pu deviner ce à quoi il réfléchissait ?
No , à sa t te, e ’ tait u’u e e a ue e l’ai . Il d ida tout de même de tâter le terrain.
-

Lu

Et pou uoi e t’e o upes-tu pas ?
o le ega da o
e s’il ve ait des te itoi es i fest s.

La flemme ! Bie sû , s’il e de a dait je e di ais pas o pa e u’il a esoi de ep es e
petit gars. Mais prendre un élève... Non, ça ne me tente vraiment pas. Pourquoi ? Tu t’
intéresses ?
Astre prit un moment avant de répondre.
-

- Je ne sais pas. Peut-être.
Le sile e s’i stalla e t e les deu a is ui o te plaie t les toiles,
Après quelques minutes, le chef de la garde reprit la parole :

outa t le al e de la uit.

- Tu penses que Lianne a bien fait ?
Le Syyr essuya de sa main quelques gouttes qui perlaient sur son épaule puis secoua ses cheveux,
arrosant au passage copieusement son voisin.
Elle l’a hoisi, o ’ peut ie . Et lui a a ept alo s auta t s’ fai e,
e si o ’ai e pas
ça. Je pe se ue s’il avait voulu la tue ou la kid appe , il au ait pu le fai e ie des fois d jà ...
Ast e essu a du eve s de la ai l’eau ui avait atte it su sa veste.
-

- Et cette histoire de test ?
Il haussa les épaules.
-

Bah, il ’au ait ja ais d si elle ’avait pas p opos le test. Et puis je ois u’il voulait
su tout voi si elle tait v ai e t otiv e, pa e ue f a he e t
e oi j’au ais eu du
mal à le rattraper ce gars. Il ’est pas aussi i offe sif u’il ai e ait ie ous le fai e oi e si

Auteur : Myriam LEMOINE

La trilogie des Syyrs - Tome 1 : la prophétie de Nokomis
Chapitre 18
tu veu
o avis. Mais o , il a vu u’elle s’a
’a a do ait pas et ça l’a sa s doute d id .
Le chef de la garde médita un moment sur ces paroles.
-

o hait jus u’au

out et

u’elle

Et aujourd'hui?

-

C'est sa première leçon. Il voudra certainement donner le ton de son entraînement. Et ça ne
sera pas une partie de plaisir vu le gars.
Inquiet, Astre soupira en guettant la lisière de la forêt.
- On est d'accord.
Comme souvent, le pragmatisme du garde l’avait aid à fai e le poi t su la situatio .
***
Lianne suivait à g a d pei e so ouveau aît e à t ave s les ois. L’ho
e se glissait e t e
les arbres sans un bruit, sans un mouvement superflu. Derrière lui, les racines semblaient surgir de
nulle part, le sol cédait sous ses pas comme pour entraîner la jeune fe
e ui l’a o pag ait. Les
ou atu es dues à la s a e d’hie att apaie t l’app e tie, e ui e dait ha ue ouve e t assez
doulou eu . Elle s’effo çait de e pas perdre de vue le Syyr ta dis u’elle ega dait où elle posait ses
pieds, mais il avait une fâcheuse tendance à disparaître entre deux arbres pour réapparaître à la
limite de son champ de vision.
Une branche un peu plus basse que les autres lui heurta le tibia et Lianne étouffa une
e la atio doulou euse. Lo s u’elle eleva la t te, A utha tait deva t elle, l’o se va t l’ai aga .
La jeune femme se redressa avec empressement, frottant sa jambe une dernière fois pour dissiper la
douleu et se ti t d oite, atte da t l’o age ui p o ettait de s’a att e.
Arutha était atterré. Il se demandait e o e uel oup de folie l’avait pouss à a epte pour
élève celle qui se tenait devant lui. Maladroite, naïve... Il lui faudrait beaucoup de travail pour
deve i u assassi o p te t, si elle ’a a do ait pas ava t. Le soldat réprima un grognement
sou ieu . Da s uoi s’ tait-il embarqué ? Elle ’avait pas l’ toffe.
Pou ta t elle tait là, de out et sa s t e le sous so ega d s utateu . L’E fa t. Ta t de
questions pourraient trouver une réponse. Que ferait-elle ?
Malgré son inexpérience, la jeune femme ne manquait pas de cran. Il fallait le lui reconnaître.
Elle l’avait so ti de so hasseu e feu, il e l’avait pas ou li . Chez les valands elle avait été
e du a te, patie te… Elle tait pe spi a e aussi, e t oig aie t es eu u ieu ui he haient
toujours à le déchiffrer, comme maintenant. Autant de qualités qui la servaient bien. Oui. Peut-être
pourrait-il fai e uel ue hose d’elle ap s tout.
Laissa t sa jeu e app e tie s’i te oge su e u’il pouvait pe se , A utha s’e fo ça à
nouveau dans les bois. Soupirant, Lianne s’e gagea da s les t a es de so
aît e.
La lai i e da s la uelle ils s’a t e t tait de fo e allo g e, suiva t u petit ou s d’eau
qui se perdait dans les arbres en amont et en aval. Chauff pa le soleil d’auto e, un rocher à la
surface lisse formait u e su fa e ag a le à la uelle s’adosse , à deu pas de l’eau uissela te. U
f o do ait su la pie e ti de, oul e u e oule ouleu d’o . Ses o eilles se d ess e t à leu
a iv e et il s’assit, d oula t sa lo gue ueue g a ieuse ava t de l’e oule autou de ses pattes
d li ate e t us l es. Lo s ue la jeu e fe
e s’ava ça da s le sillage de so
aît e, l’a i al
pe ha la t te de ôt . So ega d u ieu se posa su elle u i sta t, puis il dispa ut d’u o d
gracile dans la forêt.

Auteur : Myriam LEMOINE

La trilogie des Syyrs - Tome 1 : la prophétie de Nokomis
Chapitre 18
Sa s s’ to e du o po te e t u ieu du f li , A utha se tou a ve s so app e tie. Il
oisa les as, d tailla t la jeu e fe
e do t l’e t aî e e t lui i o ait à p se t.
- Qu’as-tu appris ?
Lianne bafouilla. Depuis le départ du Syyr, les cours avaient surtout abordé la théorie et elle
e vo ait pas ie e u’elle pouvait lui p se te . So
aît e dût s’e e d e o pte a il d oisa
les as et s’ava ça ve s elle e soupi a t puis tou a autou de la jeu e fe
e.
- Où est ton sabre ?
Elle rougit, se rendant compte de son oubli.
- Dans la chambre.
Dégainant une de ses propres armes, il la lui tendit. Le reflet de la lame était argenté sous le
soleil, suiva t la ou u e l ga te du
tal. Le sa e ’avait pas de ga de, ais u e e roissance en
forme de demi-lune retournée ornait le bord inférieur, protégeant la main du porteur en bloquant la
lame adverse avant que celle- i e l’atteig e. C’ tait u e t s elle a e.
- Met-toi en garde.
La jeune femme obtempéra, se plaçant un pied en ava t et l’aut e e et ait, sa e d ess .
Saisissant le sabre qui lui restait, Arutha se plaça devant elle.
- Tend ton bras.
Elle o it, po ta t l’a e à uel ues e ti t es de la poit i e de l’assassi . Te da t so
bras à son tour, il posa la sienne sur so paule, la poi te d passa t de p s d’u e ai la u ue de
l’app e tie. Se ta t l’a ie f oid o t e sa joue, le œu de la jeu e fe
e s’a l a et elle p it
o s ie e du lieu e ul da s le uel ils se t ouvaie t. Quel u’u l’e te d ait-elle si elle se mettait à
crier ?
- Ton allonge est trop faible. A partir de maintenant tu utiliseras un sabre long.
Le S laissa eto e so a e et aissa d’u geste elle de so l ve.
- Veille à t’e p o u e u .
Réfléchissant tout haut, il continua.
- Il te faut des dagues. Celles- i, ’est oi ui te les p o u e ai.
Surgi de nulle part, il lui tendit cette fois-ci un poignard.
- En attendant, prend ça. Nous allons voir ce que tu as appris hier.
Lianne leva des yeux étonnés vers lui.
- Maître ?
L’ho
e soupesait u e ourte lame extraite de sa manche gauche. Son ordre claqua tandis
u’il fi ait toujou s l’a e.
- Tu as trois minutes pour disparaître.
Elle hésita juste un instant, suffisant pour que la dague ue te ait l’assassi se pla te à ses
pieds, la faisa t su saute . La jeu e fe
e s’ lança dans la forêt, entamant une pa tie d’u jeu do t
elle ne connaissait pas les règles.
Il fallut au Syyr moins de quelques minutes pour la retrouver la première fois. Lianne s’ tait
gliss e da s la sou he euse d’u a e, e ouv a t l’ouve tu e de a hes pa ses. A pei e s’ taitelle cru e s u it u’u e main gantée de noir avait surgi du feuillage, l’ag ippa t pa le ol et la
p opulsa t ho s de so a i. L’apprentie tomba lourdement, son poignet heurtant une pierre sous le
tapis de feuilles mortes.
De l’aut e ai , elle voulut saisi so poig a d ais d jà u pied lui
asait les doigts, la
fo ça t à lâ he l’a e. Le te e t, A utha se pe ha su la jeu e fe
ei
o ilis e jus u’à e
u’elle se te l’a ie f oid de sa la e o t e sa go ge.

Auteur : Myriam LEMOINE

La trilogie des Syyrs - Tome 1 : la prophétie de Nokomis
Chapitre 18
- Tu es morte.
Libérant brusquement la forme étendue à ses pieds, le Syyr se redressa. Encore sonnée par
sa chute, Lianne s’e p essa de a asse so poig a d et se eleva. Massant sa main endolorie, elle
guettait ave
fia e l’ho
e ui se te ait à uel ues pas.
- Recommence.
Un mot de protestation se forma su ses l v es, ais l’œil sévère posé sur elle la dissuada de
l’ o e . Elle s’ loig a e ou a t de l’ho
e au ega d gla . Alo s u’elle d talait, la jeu e
fe
e o
e çait à doute du ie fo d de sa d isio . N’allait-elle pas très bientôt regretter
u’A utha ait a ept de l’e t aî e ?
La quatrième fois que le Syyr la retrouva, il ne la renvoya pas tout de suite se cacher.
Tou a t autou de la jeu e fe
e u’il avait auto is à se epose , so
aît e avait l’ai d çu.
Assise sur une pierre, Lianne reprenait son souffle en contemplant la silhouette noire qui ne semblait
pas le oi s du o de i dispos e. Qu’atte dait-il de lui ? Comme pour répondre à sa question
muette, le soldat se tourna vers elle.
- Pourquoi penses-tu que je te rattrape toujours ?
- Vous êtes plus rapide.
L’ho
e fut agacé par la banalité de la réponse.
- Pourquoi ?
Elle eut un geste las de la main, indiquant la silhouette élancée du Syyr devant elle.
- Vous êtes plus musclé.
L’ho
e se oua la t te ave d sappoi te e t.
- Espérion a plus de muscle que moi, pourtant je suis plus rapide que lui.
Craignant de le décevoir, la jeune femme osa une dernière réponse.
- Le Don ?
Son maître soupira.
- Depuis le début de la journée, as-tu seulement essayé de regarder ce que je faisais ?
Lianne ferma les yeux, concentrant tous ses sens sur le rythme qui palpitait dans ses veines.
Elargissant sa vision, elle put voir la pierre qui vivait sous elle, la terre à la mesure tranquille. La jeune
fe
e les laissa de ôt , s’ loig a t e o e jus u’à e glo e l’ho
e à ses ôt s.
La pulsation était rapide, concentrée au niveau des muscles de ses jambes, les dessinant dans
un bleu paillet à esu e u’ils se o t a taie t. C’ tait si ple et effi a e. D jà, elle agitait le Do e
elle, le forçant à se regrouper dans les nerfs et les ligaments. Elle pouvait sentir ses tissus se gonfler
sous l’afflu des pa ti ules.
Soudain, elle fut debout. Son maître eut un hochement de tête approbateur et se remit à
marcher tranquillement.
- Maintenant, comment devrais-tu fai e pou u’o e te et ouve pas ?
La jeune femme ne savait que répondre, aussi se tut-elle. Les mains dans le dos, Arutha se
pencha à son oreille pour y murmurer.
- Ecoute.
Reprenant sa marche tranquille, il expliqua.
- E oute le Do autou de toi. Pas seule e t elui de l’a e ou de la te e. Tout autou de
toi. Se s o
e leu s th es s’e t ela e t.
Ses mains caressèrent un tronc, son rega d s’a o ha t à ses a hes d ga ies. Le te ps
d’u
o e t, elle e t evit au-delà de la su fa e gla e de l’ho
e u e te d esse ue ul ’au ait
soupçonné. Puis le charme fut rompu.

Auteur : Myriam LEMOINE

La trilogie des Syyrs - Tome 1 : la prophétie de Nokomis
Chapitre 18
Elle s’assit e tailleu , fe a t les eu pou
oute e ue so maître lui demandait. Les
paupières closes, il lui était plus facile de se concentrer sur son Don. Le monde de couleurs bariolées
faisait place à un flot de bleu scintillant, habité de pulsations enchevêtrées. Lianne avait toujours
admiré les vagues azurs ui palpitaie t, ais elle ’avait ja ais jus ue là fait atte tio au so s
u’elles p oduisaie t, fo a t u e
lodie où plusieu s i st u e ts s’e t e laie t
harmonieusement. Celle des arbres était presque chantante, les pierres une basse apaisante. Trois
oiseaux perchés étaient des instruments à la corde vibrante.
- Tu dois te fo d e da s l’o hest e, ’ ajoute au u e ote.
La jeune femme concentra son attention sur le courant qui agitait le Syyr noir et soupira
devant la beauté du spectacle. Devant elle, l’ho
e s’ha o isait ave le Do
ui l’e tou ait,
dispa aissa t à esu e u’il s’a o dait à la usi ue.
- Tu es un spectateur invisible du morceau qui se joue.
C’ tait v ai. Les vagues ui le t ave saie t pou suivaie t leu ou se sa s t e pe tu es,
gommant ses contours. Imperceptible.
- Essaie à présent.
Lia e leva ses g a ds eu to
s ve s l’assassi ui l’o se vait. Il souhaitait vraiment
u’elle le fasse. Fe a t à ouveau ses paupi es, elle se o e t a su la a opho ie a ia te.
Tellement de so s. Elle pouvait e te d e leu s la es se f a asse su le Do
ui l’ha itait.
L’app e tie se de a da u i sta t o
e t elle avait pu a ue tous es uits. Ils taie t
assourdissants.
Le te e t, elle te ta de s’app op ie u e ote, a e a t sa pulsatio au th e de l’aut e.
Puis une seconde. Celle-ci était plus faible et plus rapide. Il lui fallut du temps pour intégrer la
troisième mélodie, et elle manqua de perdre un battement. Rattrapant la note, elle put se maintenir
sur quelques battements avant de trébucher à nouveau, cette fois pour de bon.
Ouvrant les paupières, elle rencontra le regard saphir de son maître, accroupi à quelques
t es. Du oi de l’œil, elle ut voi u
lai do file e t e les a es, soulevant le tapis de
feuilles rouge et o . L’ho
e se leva.
- C’est u e e i e diffi ile. Je veu ue tu utilises ha ue o asio pou t’e t aî e . Testele da s ta ha
e, à ta le ou sous la dou he. La p o hai e fois, j’atte ds de toi ue tu
aies progressé.
Elle acquiesça sans bruit après s’ t e ise de out et A utha oisa les as.
- Bie , vo o s voi e ue tu as ete u pou l’i sta t.
La journée continua ainsi, entre courses-poursuites, sévères dérouillées et cours magistraux.
La nuit était tombée sans que son maître ne do e fi à l’e t aî e e t. Lianne désespérait de
l’e te d e di e ue cela suffisait pour la journée. Elle pouvait sentir chacun de ses muscles crier alors
u’elle te tait d’ vite u oup de poi g au ve t e. Le souffle oup , la jeu e fe
e s’a oupit. Des
toiles da saie t deva t ses eu fatigu s. A so poig et e dolo i s’ tait ajout e u e ja e ui la
faisait souffrir. Elle serrait les dents, devinant que toute plainte ne ferait que rallonger la séance.
Puis le jour se leva. La lumière du petit matin s’i filt a da s les ois, fusa t e t e les a hes
d pouill es des a es d’auto e.
Et ce fut enfin fini.

Auteur : Myriam LEMOINE


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