Chap 1 Croissance et théories précurseurs 2015 .pdf



Nom original: Chap 1 Croissance et théories précurseurs 2015.pdf

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01/03/2015

Université de Thiès
Licence 3 Sciences Economiques
Cours de Théories de la croissance
Dr Yero BALDE
Chapitre 1 : La croissance économique et les théories
précurseurs
I- La croissance économique
1- Définition de la croissance économique
 Accroissement soutenu pendant une ou plusieurs périodes du PIB réel.
 Pour mesurer l’effet de l’augmentation sur la population, on utilise le PIB réel par
habitant
 La croissance fait partie de la branche de la macroéconomie qui comprend deux
grands domaines de pensée : l’un keynésien [où tout part de la demande] et l’autre
néoclassique [où tout part de l’offre].
 La croissance est un phénomène de long terme. Si dans le court terme l’activité
économique fluctue, elle a tendance à croitre dans le long terme.
1

Calcul du taux de croissance économique
Taux de croissance d’une période
 Possibilité de calculer le taux pour une année, un semestre ou un
trimestre…
 Généralement, le taux de croissance d’un pays est calculée sur une année
(taux de croissance annuel) ou sur un trimestre (taux de croissance
trimestriel).
 Son calcul se base sur le PIB réel par tête avec comme formule pour le
taux de croissance annuel :
PIB t  PIB t 1
PIB t
tc a 

PIB t 1

 En temps discret, on peut écrire : tc a 



PIB t 1

1

 PIB
PIB

 Et en temps continu : tc a  DPIB
PIB

 Remarque : Le taux de croissance est toujours en pourcentage. Nous
avons omis de multiplier par 100 dans tout le document pour simplifier
les manipulations.
2

1

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Taux de croissance global :
PIB t  PIB t  n
PIB t

1
 Calculé sur n périodes de temps : tc g 
PIB t  n
PIB t  n
avec n = période finale – période initiale
1

Taux de croissance annuel moyen : tc am

 PIB t
 
 PIB t  n

n
  1


2- Le PIB, mesure de la croissance économique
 Le PIB (Produit intérieur brut) constitue la mesure de la production
globale de tous les résidents d’un pays (nationaux et étrangers compris).
 C’est donc la production à l’intérieur des frontières d’un pays
 PIB différent du PNB qui lui est la production de tous les nationaux d’un
pays (résidents et expatriés compris)
 PIB utilisé pour calculer le taux de croissance car ce dernier cherche à
mesurer l’évolution de la production intérieure.
3

Calcul du PIB : Il y a plusieurs façons de concevoir le PIB d’un pays :
Du côté de la production :
 PIB = valeur des biens et services finaux produits dans l’économie ou somme
des valeurs ajoutées créées dans l’économie au cours d’une période donnée :

PIB   VA
avec VA= CA – CI;
CA= Chiffre d’affaire et CI= Consommations Intermédiaires, c’est dire la
valeur des biens et services achetés auprès d’autres entreprises qui rentrent dans
le processus de production. Exemple : le fer acheté à une autre entreprise pour
produire une voiture, ou encore l’électricité…
 Cette formule du PIB est simplifiée car elle omet les impôts, droits de douane et
subventions.
 La formule complète est : PIB   VA  impôts sur produits  subvention s

Du côté des revenus distribués :
 PIB = sommes des revenus distribués dans l’économie au cours d’une période
donnée : revenu du travail (revenus salariés) + revenus du capital (qui va dans
les caisses des entreprises) + impôts payés aux administrations publiques
 C’est pourquoi le PIB d’un pays est assimilé au revenu de ce pays (PIB=Y)
4

2

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Du côté de la demande ou des dépenses :
 PIB=C+I+G+X-M
- C= dépenses de consommation des ménages (en biens et services
nationaux et étrangers)
- I= dépenses d’investissement des ménages (en maisons, appartements)
et des entreprises (machines, bâtiments, matériels…) (comprend des
biens nationaux ou étrangers)
- G= dépenses gouvernementales: achats de biens et services nationaux ou
étrangers par les autorités locales ou nationales
- X= biens et services nationaux vendus à l’étranger
- M= biens et services étrangers achetés dans le pays
5

Limites du PIB :
Le PIB ne prend pas en compte :
 le secteur informel
 Les activités bénévoles
 le travail domestique
 l ’économie souterraine ( travail au noir, activités illégales: drogue…)
 La dégradation de l’environnement, la pollution… Au contraire, des
accidents augmentent le PIB à travers les travaux de reconstruction
 Les inégalités dans un pays, car le PIB par tête n’est qu’une moyenne qui
n’indique pas comment les revenus sont répartis
 L’accès aux soins de santé, l’éducation, le bien être, …

6

3

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PIB nominal, PIB réel
 Pour mesurer la valeur de la production d’une économie, la comptabilité
nationale multiplie les quantités produites (ou volume de production) par
les prix courants unitaires. Ce qui donne ainsi la production ou PIB
nominale, appelée également production ou PIB en valeur ou à prix
courant: PIB
 prix courant  quantité  p  q
no min al

c

 Toute augmentation de la valeur de la production (production ou PIB
nominale) sera donc soit le résultat d’une augmentation des quantités
produites (effet volume), soit le résultat d’une variation des prix (effet
prix), soit le résultat des deux.
 Les variations des prix (inflation ou déflation) peuvent ainsi gonfler la
valeur du PIB (PIB nominal) sans pour autant que le volume de la
production (quantité réelle produite) n’ai augmenté dans le pays.
 Exemple: production en 2013 = 10 vendue au prix unitaire de 10.
Production en 2014 = 7 vendue au prix unitaire de 16. Il y a donc eu une
variation des prix à la hausse appelée inflation qui a entrainé une baisse de
la quantité (volume) de production de 10 à 7. Or, en calculant le PIB
nominal (ou valeur du PIB ou PIB au prix courant) pour les 2 années, on a :
PIB13  pc  q  10  10  100 et PIB14  pc  q  16  7  112

7

 Constat : le PIB nominal a augmenté (donc le taux de croissance de
l’économie a augmenté) alors même que la quantité ou volume de
production a baissé dans le pays. Le PIB nominal a été gonflé par
l’inflation.
 Autre exemple : cas d’une baisse des prix ou déflation: production 2013
=10 vendue au prix unitaire 10; ce qui donne un PIB nominal en 2013 de
10x10=100. Production en 2014=12 vendue au prix unitaire de 8 (donc
la baisse des prix a augmenté la demande et au final la production, ici on
suppose que la baisse des prix n’est trop forte au point de décourager les
producteurs de produire), ce qui donne un PIB nominal en 2014 de
12x8=96.
 Constat: ici aussi, on voit que la baisse des prix donne une fausse
interprétation du PIB nominal qui a baissé (de 100 à 96) alors même que
la quantité ou volume de production a augmenté de 10 à 12.

8

4

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 C’est pourquoi pour calculer la véritable hausse de la production de biens
et services d’un pays au cours d’une année, c’est-à-dire sa croissance
économique, il faut éliminer l’effet de la variation des prix en fixant ces
derniers sur une année dite de base ou de référence.
 Les quantités produites chaque année seront ainsi multipliées par un prix
identique, et donc constant qui est le prix de base ou de référence. On
obtient ainsi la production (ou PIB) réelle, appelé production en volume
ou à prix constant :
PIBréel  prix de référence quantité  pr  q

 PIB réel = PIB après déduction de l’inflation, connu également comme PIB
constant ou PIB en volume ou PIB ajusté de l’inflation ou PIB déflaté
 PIB nominal = PIB au prix courant (influencé par les variations de prix)
appelé aussi PIB en valeur
 Le rapport entre le PIB nominal et le PIB réel donne le déflateur du PIB
qui est un indice des prix ou coefficient multiplicateur des prix :
déflateur 

PIB nominal
PIB réel

9

Il existe deux types d’indice des prix : le déflateur du PIB et l’IPC (indice des
prix à la consommation)
 Le Déflateur est calculé annuellement sur l’ensemble des biens produits
dans le pays (donc contenus dans le PIB) (biens consommés par les
ménages, biens industriels et d’équipement, mais aussi les biens exportés)
 Tandis que l’IPC est calculé mensuellement sur un panier de biens qui sont
les biens les plus représentatifs de la consommation des ménages d’un pays.
 Si en théorie, le déflateur est admis plus adapté car prenant en compte tous
les biens produits par les résidents (excluant donc les biens importés), le
problème est qu’il inclut les prix des biens exportés qui ne concernent pas
les ménages nationaux.
 C’est pourquoi, en pratique, c’est l’IPC qui est utilisé pour mesurer la
variation des prix (inflation ou déflation) dans un pays car c’est lui qui
reflète plus la consommation des ménages en ne ciblant que les prix des
biens que ces derniers consomment même si ces biens comprennent des
biens importés.
10

5

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 Mais en réalité, il n’y a pas de différence significative entre le déflateur et
l’IPC: ils ont les mêmes variations la plupart du temps et leurs valeurs
différent de moins de 1% la majorité des années.
PIB nominal

PIB

Pour généraliser, on peut écrire : PIBréel  indice des prix  ip n
 L’indice des prix, qui le déflateur ou l’IPC, mesure la variation des prix
(ou de combien les prix sont multipliés d’une période à une autre
période): c’est donc un coefficient multiplicateur des prix qui a pour
définition théorique :
prix courant prix final
p
ip 

prix de base



prix initial



c

pb

 Si l’indice est supérieur à 1 (ou 100 si l’indice est exprimé en %), on a
une inflation (ou un taux de croissance des prix positif=hausse des prix)
avec :
inflation  i p  1 ou inflation  i p en %  100

 Si l’indice est inférieur à 1 (ou 100 si l’indice est exprimé en
%), l’inflation est négative, signifiant une déflation (ou un taux de
croissance des prix négatif = baisse des prix).
11

 Dans la pratique, l’IPC est obtenu en calculant l’indice de Laspeyres des
prix du panier de biens les plus consommés par les ménages, ou le Paasche
des prix ou encore le Fisher des prix.
 C’est l’indice de Laaspeyres des prix qui est le plus utilisé :
IPC  L ( p ) 

i i
t 0
i i
0 0

pq
pq

 100

Chiffres de l’inflation au Sénégal :
2010 2011 2012 2013 2014
1,3% 3,4% 1,4% 0,7% -1,1%

12

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 L’inflation est ainsi une hausse généralisée et durable des prix.
 En déduisant la variation des prix, on obtient un taux de croissance réel
du PIB qui est égal au taux de croissance des quantités produites ou taux
de croissance en volume :
tcr 

PIBrf  PIBri
PIBri



pb q f  pb qi
pb qi



q f  qi
qi

 tcq

Les Causes de l’inflation
 Inflation induite par la demande : Une demande forte (qui peut
être causée par une hausse des salaires, ou des allocations sociales, un
accès moins cher aux crédits avec un taux d’intérêt faible) par rapport à
l’offre prévue entraine une hausse des prix des biens qui deviennent plus
rares dans ce cas. La production qui s’en suit pour satisfaire la demande
provoque à termes une baisse des prix qui rétablit l’équilibre selon la loi
de l’offre et de la demande.
 Inflation par excès de masse monétaire : une création monétaire
excessive , avec des crédits accordés aux agents entraine une abondance
de monnaie en circulation avec comme conséquence une demande forte
et une hausse des prix si l’offre ne suit pas à la hauteur de la quantité de
monnaie dans l’économie.
13

 Inflation par les coûts de production : la hausse des coûts de
production (salaires, capital, matières premières, énergie…) est
répercutée par les producteurs , d’où la hausse des prix pour les
consommateurs.
 Inflation importée : la situation économique à l’extérieur comme la
hausse des coûts de production, des matières premières importées ou
autres entraine la hausse des prix des biens importés et donc une inflation
 Inflation induite par des éléments structurels : la hausse des prix
est induite par exemple par une situation de monopole
 Inflation par la fiscalité : l’augmentation des impôts et taxes sur les
producteurs peut entrainer une hausse des prix lorsque ces derniers
répercutent cela sur le prix de vente au consommateur.

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Le PIB par tête
 Pour mesurer le niveau de vie d’un pays, c’est le PIB réel par tête (ou par
personne ou encore par habitant) qui est utilisé pour calculer le taux de
croissance économique.
 En effet une croissance du PIB réel global d’un pays ne signifie pas
forcément une évolution du niveau de vie des habitants du fait que ce taux
de croissance du PIB global peut être absorbée par un taux de croissance
similaire de la population à la même période.
 Donc le revenu global d’un pays peut augmenter sans pour autant que le
revenu par habitant n’augmente sur la même période de temps.
 Exemple : - en 2013; revenu global = 200 et habitants = 2; donc le
revenu par habitant est de 100 (revenu global divisé par nombre
d’habitants).
- en 2014; augmentation du revenu global qui est maintenant
de 300; et augmentation des habitants à 3; le revenu par habitant sera
toujours de 100 (300/3).
15

 On voit ainsi que le revenu global a bien augmenté sans pour autant que
le revenu par habitant n’augmente. L’augmentation du revenu global a été
absorbée par une augmentation similaire de la population.
 Si on note y le revenu ou PIB par tête, Y le revenu ou PIB global et P la
population, on a :
Y
y
P
 Ce qui montre bien que plus la population est importante, plus le revenu
global sera partagé entre un nombre plus important de personnes, ce qui
réduit le revenu par personnes y.
 On peut donc lier la croissance du PIB par tête à la croissance du revenu
global et à la croissance démographique :
y

Y
 log y  log Y  log P
P
 D log y  D log Y  D log P
Dy DY DP



y
Y
P

16

8

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-

Dy
y

-

DY
Y

est le taux de croissance du revenu global

-

DP
P

est le taux de croissance de la population

est le taux de croissance du revenu par tête

 La croissance du revenu par tête (par habitant) est d’autant plus élevé que
la croissance de la production globale est importante et la croissance
démographique est faible.

17

Croissance du revenu global, croissance démographique et croissance du revenu par tête au Sénégal
Taux de croissance annuel du PIB global du Sénégal (%)
10
8
6
4
2

19 60
19 62
19 64
19 66
19 68
19 70
19 72
19 74
19 76
19 78
19 80
19 82
19 84
19 86
19 88
19 90
19 92
19 94
19 96
19 98
20 00
20 02
20 04
20 06
20 08
20 10
20 12

0
-2
-4
-6
-8
Taux de croissance du PIB par tête du Sénégal (%)
8
6
4
2
0
1
6
-2
9
1

4
6
9
1

7
6
9
1

0
7
9
1

3
7
9
1

6
7
9
1

9
7
9
1

2
8
9
1

5
8
9
1

8
8
9
1

1
9
9
1

4
9
9
1

7
9
9
1

0
0
0
2

3
0
0
2

6
0
0
2

9
0
0
2

2
1
0
2

-4
-6
-8
-10
-12

18

9

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3- Coefficient multiplicateur de la production et croissance
Lien entre coefficient multiplicateur et PIB
 Un coefficient multiplicateur (appelé aussi multiplicateur et noté m) est un
paramètre auquel on multiplie une valeur pour obtenir une autre valeur.
 Lorsqu’on a des périodes de temps, la valeur à laquelle on multiplie le
coefficient est appelé valeur initiale noté vi, le résultat obtenu est appelé
valeur finale vf :
vf
vt
v f  mv i  m 

vi



v t 1

 On peut ainsi calculer le multiplicateur annuel, le multiplicateur global et
le multiplicateur annuel moyen de la production par tête :
- multiplicateur annuel : il y a une période de temps (ici une année) entre la
valeur initiale et la valeur finale :
yt
ma 

yt 1

- multiplicateur global : il y a n périodes de temps (n années) entre la valeur
initiale et la valeur finale : m  yt
g

1

yt n

1
 yt n
- multiplicateur annuel moyen : sur n périodes de temps : mam  y   mg n
 t n 

 On voit ainsi que le multiplicateur annuel moyen est une moyenne
19
géométrique du multiplicateur global

Lien entre multiplicateur et taux de croissance
 Taux de croissance annuel : tca 

yt  yt 1 yt

1  ma 1
yt 1
yt 1

 Taux de croissance global : tcg 

yt  yt n
y
 t 1  mg 1
yt n
yt n
1

1
 yt  n
 1  mg n 1  mam 1
 Taux de croissance annuel moyen : tcam  
y 
 tn 

 Remarque : Il faut multiplier ces équations par 100 obtenir le
pourcentage, nous l’avons omis dans tout le document pour simplifier les
manipulations.

20

10

01/03/2015

4- Croissance, fluctuations et cycles économiques
 L’activité économique d’un pays est caractérisée par des périodes de hausse
et de baisse qui conduisent à une instabilité de la croissance de la
production.
 A des périodes de hausse succèdent souvent des périodes de ralentissement
voire de recul de l’activité économique, d’où les fluctuations et cycles qui
caractérisent fondamentalement la croissance économique : on dit que la
croissance n’est pas régulière mais instable et cyclique
Fluctuations économiques
 Les fluctuations économiques sont donc l’ensemble des mouvements
d’accélération et de ralentissement du rythme de la croissance économique sur
plusieurs périodes de temps
 Pour mettre en évidence les fluctuations, on fait appel aux données
statistiques (mensuelles, trimestrielles, annuelles) du pays qui portent sur
le volume de la production, le taux de croissance, les prix, le chômage, le
niveau des stocks, les carnets de commande des entreprises, etc et qui sont
collectées par les agences statistiques et économiques comme la Direction
de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE) ou l’Agence Nationale
des Statistiques et de la Démographie (ANSD)
21

Fluctuations de la croissance Sénégalaise

Taux de croissance du PIB par tête du Sénégal (%)
8
6
4
2
0
-2961 964 967 970 973 976 979 982 985 988 991 994 997 000 003 006 009 012
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
2
2
2
2
2
-4
-6
-8
-10
-12

22

11

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 On constate une succession de phases de hausse et de baisse de la
croissance (ralentissement, voire recul de l’activité productive)
 La phase de hausse de la croissance est appelée phase d’expansion
(augmentation soutenue de la production)
 La phase de baisse de la croissance est appelée récession ou dépression
 Le passage de la phase d’expansion à la phase de récession ou dépression
est appelé crise ou tension même si d’une façon générale, on utilise le
terme crise pour désigner l’ensemble de la période de
récession/dépression
 Le passage de la phase de récession/dépression à la phase d’expansion est
appelé reprise ou creux

Remarque : Habituellement, on ne parle de récession/dépression ou de crise
que lorsque la baisse de l’activité économique est observée sur plusieurs
périodes de temps (plusieurs trimestres ou années). Lorsque la baisse n’est
observée que sur quelques périodes de temps (moins de deux
trimestres), on parle simplement de ralentissement ou de recul de
l’activité économique.
23

Remarque : Récession est différent de dépression même si les deux sont
souvent assimilés dans le langage courant :
 Récession : ralentissement de l’activité éco (croissance éco) après une
période d’expansion, donc baisse du taux de croissance (sans être négatif)
qui veut dire que les augmentations de revenu sont de moins en moins
importantes.
 Dépression (ou contraction) : signifie des taux de croissance négatifs
(production finale inférieure à la production précédente initiale), donc
baisse du revenu
ATTENTION ! Faites bien la différence entre taux de croissance du revenu
et niveau du revenu
 Quand on dit que le taux de croissance a baissé, cela ne veut pas
forcément dire que le (niveau du) revenu a baissé :
Exemple :
- on passe de 40000 en 2010 à 43000 en 2011 soit un taux de
croissance de 7,5%
- puis de 43000 en 2011 à 44000 en 2012 soit un taux de
24
croissance de 2,3%

12

01/03/2015

 On voit donc que le revenu a augmenté mais le taux de croissance a baissé :
cela signifie que le revenu a augmenté mais pas autant que la précédente
augmentation. Donc même si le revenu augmente, le rythme ou la vitesse
de cette augmentation a baissé.

Cycle économique
 Un cycle économique est une alternance d’une phase d’expansion et d’une
phase de récession/dépression ou l’inverse.
 Un cycle comprend donc quatre phases : la tension (pic ou crise), la
récession/dépression, la reprise et l’expansion comme le montre la figure :

25

 Plusieurs types de cycles ont été identifiés depuis le 19ème siècle par des
économistes en fonction de leur durée

Types de cycles économiques :
 les cycles courts appelés cycles Kitchin, du nom du statisticien anglais
Joseph Kitchin qui les a mis en évidence en 1923 et qui ont une durée de
3-4 ans
 les cycles moyens, appelés cycles Juglar, mis en évidence par Clément
Juglar, économiste Français, en 1862 et qui ont une durée de 7-11 ans ;
 les cycles longs, appelés cycles Kondratiev, du nom de l’économiste russe
qui les a mis en évidence en 1926 et qui ont une durée de 40-60 ans
Causes des fluctuations et cycles économiques (ou causes de
l’instabilité de la croissance) : les chocs économiques
 Passage de l’expansion à la récession et vice versa dû à un choc
économique
26

13

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 Choc : événement exogène ou endogène positif ou négatif, interne ou
externe qui modifie la situation d’une économie (modifie l’activité de
production)
 Choc exogène : bouleversement de l’activité provenant de facteurs qui
sont hors de notre contrôle ou de nos décisions à l’intérieur de notre pays.
Exemple : catastrophe naturelle
 Choc endogène : bouleversement de l’activité provenant de nos actions ou
décisions : Exemple : politiques économiques (fiscale, monétaire,…)
 Choc interne : qui a lieu dans le pays
 Choc externe : qui a lieu hors du pays (baisse du prix du pétrole)

Ces chocs affectent l’offre (choc d’offre: exemple: politique fiscale de
réduction des taxes sur les producteurs, baisse ou hausse des prix de
l’énergie…) ou la demande (choc de demande: exemple: politique sociale
distribuant des allocations aux ménages, baisse des taux d’intérêt du
crédit…)

27

Exemple d’enchainement conduisant à un cycle
 Un choc positif favorise la production et déclenche une expansion
 un excès d’investissement est effectué pendant la phase d’expansion par les
entreprises pour faire face à la concurrence
 Cela entraine une hausse des taux d’intérêt qui augmentent face à une forte
demande de la monnaie (crédit pour investir)
 Conséquences : effet de saturation des consommateurs, baisse de la demande
de biens, excès d’offre de biens, baisse des prix, et déclin de l’activité
économique, licenciements et chômage: on a une crise qui conduit à la
récession/dépression
 Au final on a une baisse de la consommation et des investissements, entraînant
une baisse de la demande de monnaie en termes de crédits, d’où une baisse des
taux d’intérêt; ce qui entraine un nettoyage du système économique avec la
faillite des entreprises qui ne s’adaptent pas et poussent les autres à d’autres
innovations qui intéressent les consommateurs, préparant ainsi l’économie
pour une nouvelle phase de hausse de la croissance et d’expansion: c’est la
reprise
28

14

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Sources des fluctuations de la croissance Sénégalaise
 Travail de recherche à faire par les étudiants!

29

5-Rendements, productivité et croissance
L’efficacité des facteurs de production est mesurée par les rendements ou
productivité des facteurs qui sont de plusieurs sortes :
On distingue :
Y
Y
et PML 
 La productivité moyenne d’un des facteurs notée PM : PMK 
K

L

 La productivité (moyenne) totale ou globale des facteurs notée PTF ou
PGF appelée aussi productivité multifactorielle avec :
PGF ou PTF 

Production
Quantité totale de tous les facteurs utilisées

C’est cette PGF qui mesure le progrès technique comme nous le verrons
dans la partie théorie de la croissance néoclassique.
 La productivité marginale d’un des facteurs appelée aussi rendement d’un
facteur ou rendement factoriel est la variation de la production suite à la
variation de la quantité d’un des facteurs d’une unité avec :
Productivité marginaled' un facteur 

Variationde la production
Variationde la quantitédu facteur considéré
30

15

01/03/2015

Ou encore :
Y
Y
et PmL 
K
L
On raisonne en termes de variation s unitaires des facteurs, d' où
PmK 

PmK  Y si K  1 et PmL  Y si L  1
En termes de dérivée, on peut écrire :
PmK 

Y
Y
et PmL 
K
L

31

 La productivité marginale (totale ou globale) de tous les facteurs appelée
aussi rendements d’échelle : c’est la variation de la production résultant
de la variation de tous les facteurs de production avec :
rendementsd' échelle 

Variation de la production
Variation de la quantitéde tous les facteurs

 C’est la nature des rendements des facteurs qui donne la forme de la
fonction de production
 Ainsi, selon que les rendements ou productivité marginale d’un des
facteurs est constante, croissante ou décroissante, la fonction de
production sera différente

Productivité marginale d’un des facteurs et fonction de
production
Notez Bien : dans cette partie, on utilisera la productivité
marginale du facteur capital, mais le raisonnement est le même
32
si on utilisait le facteur travail.

16

01/03/2015

 La productivité marginale du capital peut être constante, croissante ou
décroissante

La PmK constante peut être définie à partir de trois manières :
Du côté du multiplicateur :
 La productivité marginale du capital est constante si en multipliant le capital par
un paramètre multiplicateur  , la production est aussi multipliée par le même
paramètre (  est forcément supérieur à 1 car il s’agit d’une augmentation du
capital, donc le capital est multiplié par plus que 1). On dit qu’en augmentant le
capital, la production augmente de façon proportionnelle.
Si la fonction

de production

alors, PmK constante

est : Y  F(K, L),

si : F(  K, L)  Y1   Y   F ( K , L )

En supposant Y  F(K, L)  K  L  ;  étant la part du capital dans la production
et  la part du travail dans la production
on a : F(  K, L)    K  L     Y avec   1
On voit ainsi que pour avoir la condition de la PmK constante,
il faut que  soit égal à 1 .
Conclusion : Si Y  F(K, L)  K  L  ; PmK constante si   1
C' est dans ce cas qu' on aura bien F(  K, L)  Y1   Y   F ( K , L )

33

Du côté de la dérivée de la fonction de production ou de la PmK
 La productivité marginale du capital est constante si la dérivée de la PmK
est nulle (cela veut dire dans ce cas que la PmK est bien une constante car
c’est la dérivée d’une constante qui est nulle) ou si la dérivée seconde de la
fonction de production est nulle.
PmK  2Y

0
K
K 2
Si la fonction de production est : Y  F(K, L)  K  L ;
PmK constante si

Y
PmK  2Y
 K  1 L ;

  (  1) K   2 L
K
K
K 2
On voit ainsi que pour avoir la condition de la PmK constante, c' est à dire la nullité
PmK 

PmK  2Y

  (  1) K   2 L ; il faut que  soit égal à 1
K
K 2
(on aura ainsi PmK  L qui est une constante, L étant supposé fixe selon la formule

de

" toute chose égale par ailleurs" ).
 et  étant respective ment la part du capital et du travail dans la production ;
on peut supposer logiquement que     1; donc si   1, cela suppose que
la production est obtenue avec comme seul facteur le capital (   0); donc la
fonction de production devient Y  K

34

17

01/03/2015

Du côté de la représentation graphique de la fonction de
production
Avec la fonction de production : Y  F(K, L)  K  L ;

 et  étant respectivement la part du capital et du travaildans la production;
on peut supposer logiquement que     1; donc si   1, cela suppose que
la production est obtenue avec comme seul facteur le capital (   0); donc la
fonction de production devient Y  K. La representation graphique de cette fonction
est une droite croissante (car sa dérivée première est positive et sa dérivée seconde est nulle)
qui divise le plan en deux parties égales.
Y
Variations
de Y =
variations
de K
K
Variations unitaires de K
Delta K=1 à chaque fois

35

La PmK croissante peut être définie à partir de trois manières :
Du côté du multiplicateur :
 La productivité marginale du capital est croissante si en multipliant le
capital par un paramètre multiplicateur  , (qui est supérieur à 1 car il
s’agit d’une augmentation du capital) , la production est multipliée par
plus que  . Lorsqu’on augmente le capital, la production augmente de
façon plus que proportionnelle.
Si la fonction de production est : Y  F(K, L),
alors, PmK croissante si : F(  K, L)  Y1   hY   h F ( K , L ) ; avec h  1





donc  h   , d' où F(  K, L)  Y1   hY   h F ( K , L )   Y   F ( K , L ) 




En supposant Y  F(K, L)  K L ; on a : F(  K, L)   K  L   Y avec   1
On voit ainsi que pour avoir la condition de la PmK croissante , il faut   h  1 .
Conclusion : Si Y  F(K, L)  K  L ; PmK croissante si   1
C' est dans ce cas qu' on aura bien F(  K, L)  Y1   hY   h F ( K , L ) ; avec  h  
car h  1
36

18

01/03/2015

Du côté de la dérivée de la fonction de production ou de la PmK
 La productivité marginale du capital est croissante si la dérivée de la PmK
est positive (ou si la dérivée seconde de la fonction de production est
positive).
 PmK  2Y

0
K
K 2
Si la fonction de production est : Y  F(K, L)  K  L ;
Y
PmK 
  K  1 L ;
K
PmK  2Y

  (  1) K   2 L
K
K 2
On voit ainsi que pour avoir la condition de la PmK croissante , c' est à dire
PmK croissante si

PmK  2Y

  (  1) K   2 L  0; il faut que   1
K
K 2
Ce cas de situation est possible grâce à la présence de progrès technique ,
ou d' une meilleure organisati on de la production avec notamment la division
37
du travail .

Du côté de la représentation graphique de la fonction de
production
 

Si la fonction de production est : Y  F(K, L)  K L ;
Supposons PmK croissante , donc   1
Y
  K  1 L  0 ; Y est croissante
K
 2Y
  (  1) K   2 L  0 ; Y est convexe
K 2



Y
Variations de
Y de plus en plus
Importantes
et supérieures
aux variations
de K

K
Variations unitaires de K
38

19

01/03/2015

La PmK décroissante peut être définie à partir de trois manières :
Du côté du multiplicateur :
 La productivité marginale du capital est décroissante si en multipliant le
capital par un paramètre multiplicateur  , (qui est supérieur à 1 car il
s’agit d’une augmentation du capital) , la production est multipliée par
moins que  . En augmentant le capital, la production augmente de
façon moins que proportionnelle.
Si la fonction de production est : Y  F(K, L),





alors, PmK croissante si : F( K, L)  Y1   hY  h F ( K , L) ; avec h  1 mais  0





donc h   , d' où F( K, L)  Y1  hY  h F ( K , L )  Y  F ( K , L ) 




En supposant Y  F(K, L)  K L ; on a : F(K, L)   K  L   Y avec   1
Pour avoir la condition de la PmK décroissan te, il faut   h  1 .
Conclusion : Si Y  F(K, L)  K  L ; PmK décroissan te si   1





C' est dans ce cas qu' on aura bien F( K, L)  Y1   hY  h F ( K , L) ; avec h  
car h  1

39

Du côté de la dérivée de la fonction de production ou de la PmK
 La productivité marginale du capital est croissante si la dérivée de la PmK
est positive (ou si la dérivée seconde de la fonction de production est
positive).
PmK  2Y

0
K
K 2
Si la fonction de production est : Y  F(K, L)  K  L ;
PmK décroissante si

Y
 K  1 L ;
K
PmK  2Y

  (  1) K  2 L
K
K 2
Pour avoir la condition de la PmK décroissante, c' est à dire
PmK 

PmK  2Y

  (  1) K  2 L  0; il faut que   1
K
K 2
Ce cas de situation   1 qui est l' hypothèse de la théorie de
la croissance néoclassique est la plus utilisée dans la théorie économique
qui repose plus sur la fonction de production néoclassique (Cobb - Douglas).
Il laisse supposer que   1 (PmL décroissante) de sorte que
    1, ce qui donne des rendements d' échelle constants comme
nous le verrons dans la partie rendements d' échelle.

40

20

01/03/2015

Du côté de la représentation graphique de la fonction de production
Y
Variations de Y de moins
en moins importantes
et inférieures aux variations
Unitaires de K. Les variations
de Y finissent par s’annuler
au fur et à mesure que le capital
augmente : c’est l’état
stationnaire.
K
Variations unitaires de K

Remarque : Au début, une augmentation de K entraine une augmentation de Y plus
importante du fait de l’effet de manque, c’est-à-dire qu’au début, le capital
permet de combler le manque de machines par personnes avant que ne
survienne la saturation progressive.
41

Rendements d’échelle
Ils peuvent être constants, croissants ou décroissants
Rendements d’échelle constants :
 Les rendements d’échelle sont constants si en multipliant tous les facteurs
par un paramètre multiplicateur  , la production est aussi multipliée par
le même paramètre  . On dit qu’en augmentant tous les facteurs, la
production augmente de façon proportionnelle.
Si la fonction de production est : Y  F(K, L), les rendements d' échelle sont constants si :

F(K, L)  Y1   Y  F ( K , L)  ou bien si F(K, L)  Y1   hY  h F ( K , L),


avec h  1



En supposant Y  F(K, L)  K L ;
on a : F(K, L)   K   L     K  L     Y     F ( K , L); avec   1
On voit ainsi que pour avoir la condition de la PmK constante, il faut que    soit égal à 1.
Conclusion : Si Y  F(K, L)  K  L ; les rendements d' éhelle sont constants si     1
C' est dans ce cas qu' on aura bien F(K, L)  Y1   Y   F ( K , L)
C' est cette hypothèse de rendements d' échelle constants qui est utilisé dans la théorie
économique basée sur l' analyse néoclassique.
42

21

01/03/2015

Rendements d’échelle croissants :
 Les rendements d’échelle sont croissants si en multipliant tous les facteurs
par un paramètre multiplicateur  , la production est multipliée par moins
que  (  est forcément supérieur à 1 car il s’agit d’une augmentation des
facteurs, le capital et le travail sont donc chacun multiplié par plus que 1). En
augmentant tous les facteurs, la production augmente de façon plus que
proportionnelle.
Si la fonction de production est : Y  F(K, L),
rendements d' échelle croissants si : F( K,  L)  Y1  hY  h F ( K , L) ; avec h  1





donc h   , d' où F( K, L)  Y1  hY  h F ( K , L)  Y  F ( K , L) 




En supposant Y  F(K, L)  K L ; on a : F( K, L)   K   L     F ( K , L)     Y
avec   1
Pour avoir la condition des rendements croissants , il faut     h  1 .
Conclusion : Si Y  F(K, L)  K  L ; rendements d' échelle croissants si     1
C' est dans ce cas qu' on aura bien F( K, L)  Y1  hY  h F ( K , L) ; avec h  
car h  1

43

Rendements d’échelle décroissants :
 Les rendements d’échelle sont décroissants si en multipliant tous les
facteurs par un paramètre multiplicateur  , la production est multipliée
par moins que  (  est forcément supérieur à 1 car il s’agit d’une
augmentation des facteurs, le capital et le travail sont donc chacun
multiplié par plus que 1). En augmentant tous les facteurs, la
production augmente de façon moins que proportionnelle.
Si la fonction de production est : Y  F(K, L),
rendements d' échelle décroissants si : F(K, L)  Y1  hY  h F ( K , L) ; avec h  1 mais  0





donc h   , d' où F(K, L)  Y1  hY  h F ( K , L)  Y  F ( K , L )




En supposant Y  F(K, L)  K L ; on a : F(K, L)   K   L     F ( K , L )     Y
avec   1
Conclusion : Si Y  F(K, L)  K  L ; les rendements d' échelle sont décroissants
si     h  1
C' est dans ce cas qu' on aura bien F(K, L)  Y1  hY  h F ( K , L) ; avec h  
car h  1
44

22

01/03/2015

6- Facteurs de production et croissance

45

II- Les théories précurseurs de la croissance
 Les théories de la croissance sont l’ensemble des idées, hypothèses et modèles qui
ont été développés autour de la question de la croissance
 Les précurseurs de la réflexion sur les causes de la croissance moderne sont les
économistes classiques au 18-19e siècle comme entre autres : Adam Smith, Thomas
Malthus, David Ricardo et Karl Marx
 A cette époque, la pensée économique sur la croissance était essentiellement
animée par la raison morale et les valeurs philosophiques. Les théories n’étaient
donc pas appuyés par des modèles mathématiques.

1- Adam Smith (1776)
 Livre: Recherches sur la nature et les causes de la Richesse des Nations (1776)
 Identification du travail productif (celui des ouvriers) et improductif (celui des
rois, penseurs, hommes d’églises, militaires)
La croissance économique d’un pays dépend :
 Du travail qui est créateur de valeur et de richesse,
 Mais il faut associer ce travail au capital car c’est le capital qui permet
d’augmenter la puissance productive du travail
 La part respective des travailleurs productifs et improductifs
46

23

01/03/2015

 L’habileté des travailleurs (le capital humain ) augmente avec la division du
travail : La division du travail (surplus, marché, gains de productivité ou
progrès technique) favorise la croissance par 3 voies différentes :
 En exerçant la même tâche, il y a accroissement de l’habileté de chaque
travailleur
 On a un gain de temps sur le passage d'une activité à une autre
 On favorise l'invention de nouvelles machines et donc le progrès
technique car avec la division du travail, certains individus peuvent
entièrement se spécialiser et se consacrer à la recherche scientifique et
technique
 La taille du marché et le commerce international (théorie des avantages
absolus) renforce la richesse d’un pays avec l’écoulement ou l’achat de
produits dans d’autres marchés
 Libéralisme et la liberté économique avec le marché comme régulateur est
le système le plus apte à promouvoir la croissance

Il y a la possibilité d’une croissance illimitée tant que l’on peut étendre la
division du travail et le marché.
Mais cela veut dire que l’ont peut arriver à une croissance stationnaire dès
que les possibilités du marché et la division du travail sont atteintes
47

2-Thomas Malthus (1796)
 Dans son Essai sur le Principe de population (1796), Thomas Malthus
considère que la démographie freine la croissance économique.
 La croissance importante de la population entraine un risque
d’insuffisance des ressources de subsistances; avec des famines et
l’accroissement de la pauvreté.
 Pour éviter cette situation, il faut la baisse de la natalité; c’est à cette
condition qu’il y aura une croissance économique
 Malthus évoque la demande effective de biens qui est nécessaire pour
augmenter la croissance économique (cela n’est pas contradictoire avec la
baisse de la natalité car pour Malthus, une plus grande population n’est pas
forcément synonyme de demande, c’est la quantité d’emplois qui est
importante)
Autres facteurs de la croissance selon Malthus:
 L’épargne et l’accumulation
 Les inventions et le progrès technique
 La fertilité de la terre
48

24

01/03/2015

3- David Ricardo (1817)
Dans ses Principes de l’économie politique et de l’impôt (1817), David Ricardo
évoque les facteurs de la croissance économique d’un pays, certains de ces
facteurs ayant déjà été évoqués par un autre auteur classique;Adam Smith
Les facteurs de la croissance sont ainsi :
 Le travail
 Le capital
 Le progrès technique
 Le libéralisme
 L’habileté plus grande des ouvriers
 La découverte de nouveaux marchés et le commerce international
 L’accroissement de la division du travail
 Il souligne que la croissance est limitée par la loi des rendements décroissants
qui conduisent à l’économie l’état stationnaire
 Afin de retarder cette situation, Ricardo préconise d’augmenter les gains de
productivité dans l’agriculture grâce au progrès technique et de s’ouvrir au
commerce international (théorie des avantages comparatifs).
49

4- Karl Marx (1867)
 Karl Marx a parlé de la croissance qu’il considère comme limitée dans le
mode de production capitaliste en raison de la baisse tendancielle des taux
de profit (1867, Le Capital).
 En effet, la recherche d’une plus-value toujours plus importante
(notamment grâce à des salaires bas, que Marx appelle Minimum de
Subsistance) devraient provoquer une paupérisation des ouvriers; et la
concurrence entre capitalistes à la recherche de profits poussent sans cesse
les prix à la baisse, entrainant ainsi baisse des taux de profits qui tendent à
s’annuler, ce que les capitalistes essaient de compenser en baisser encore
les salaires
 La conséquence, c’est un blocage dans le développement du système
capitaliste (crise) avec des révolutions entrainées par un soulèvement des
ouvriers surexploités.
Pour avoir la croissance, il faut donc :
 Un système socialiste plus juste et équitable
 Avec comme caractéristique la propriété commune des biens et l’Etat
comme planificateur central
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