Boyer cahier d'archi NEIGER PLAZA 07 2013 .pdf


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Nom original: Boyer cahier d'archi NEIGER PLAZA 07 2013.pdf
Auteur: Dorian

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ARCHITECTES DU MAROC

Emmanuel NEIGER – Pascal PLAZA

Marius BOYER

Document réalisé par nos soins et publié sur le Groupe « Casablanca Histoire et Architecture » de Facebook - © juillet 2013

TABLE DES
MATIERES
Photographies récentes
Biographie et Réalisations
Styles et Evolutions
Photographies
Influences et Tendances
Photographies d’archives

1
7
11
17
24
35

Régie des Tabacs - Bd Moulay Idriss
M. Boyer - 1932
E. Brion – 1948
(Photo E.NEIGER)

Immeuble les Studios – Bd Hassan II
M. Boyer - 1936
(Photo E.NEIGER)

Couverture : BCM – rue Driss Lahrizi - M.
Boyer 1929
(Photo E.NEIGER)

1

Dispensaire La Maternelle – Bd Ziraoui
M.Boyer - 1936
(Photo E.NEIGER)

Hôtel Volubilis, rue Abdelkrim DIouri
M.Boyer - 1920
(Photo E.NEIGER)

2

Villa Le Glay, BD Moulay Hassan I
M.Boyer - 1920
(Photo E.NEIGER)

Immeuble du Comte d’Harcourt- Rue Al Araar
M. Boyer et Balois -1928
(Photo E.NEIGER)

Hôtel Particulier – Rue d’Alger
M. Boyer – 1930
(Photo E.NEIGER)

immeuble Bensimhon - Rue Ibn Batouta
M. Boyer – 1928
(Photo E.NEIGER)

3

BANQUE COMMERCIALE DU MAROC
rue Driss Lahrizi
M.Boyer - 1929
(Photo E.NEIGER)

4

Immeuble angle Lalla Yacout et Chaouïa
M.Boyer - 1928
(Photo E.NEIGER)

5

Immeuble du Comptoir des Mines
rue Tahar Sebti
M.Boyer - 1923
(Photo E.NEIGER)

6

Par Emmanuel NEIGER

BIOGRAPHIE
& REALISATIONS

Nom
Prénom (s)
Né le
A
Décédé le
A

BOYER
Marius, Germinal
12 Mars 1885
Marseille
25 Décembre 1947
Casablanca

Entre à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris en 1904, élève de Gabriel Héraud (1966-1941). Reçoit plusieurs
prix, entre autres, en 1910, le prix de reconnaissance des Architectes Américains et en 1913, le prix Deschaumes
(décerné par l’Institut de France, Académie des Beaux-Arts).
Mobilisé en 1914, engagé dans le Génie jusqu’en 1919.
Devient chef de service à la Chefferie du Génie de Casablanca.
Participe au concours pour la construction du Théâtre Municipal en 1919 et obtient le second prix. Le théâtre sera
réalisé par Hippolyte Delaporte.
Associé à Jean Balois de 1925 à 1929. Emile Duhon reprend son agence à sa mort.
Professeur d’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca.

7

Réalisations connues
1.

Casablanca :

a.

En tant que membre de la Chefferie du génie.

-

Manutention militaire.
Cercle des officiers, Place Mohamed V (place administrative), 1925.
Cercle des sous-officiers, Bd Hassan II (Amade) et Rachidi (Gouraud). DETRUIT
Aménagement du Camp Cazes (aéroport d’Anfa).
Aménagement du camp d’Aïn Bordja.
Cercle militaire de Kasba Tadla.

b.

Années 1920.

-

Recette municipale, avenue Mers Sultan, derrière l’hôtel de ville.
Immeuble Guedj, rue Allal ben Abdallah (Horloge). ?
Hôtel Volubilis, rue A. Diouri (Védrines), 1920, avec Lemonnier.
Immeuble El Glaoui, Bd Mohamed V (de la Gare), rue Brahim el Amraoui (Nolly) et rue Allal ben Abdallah
(de l’Horloge), 1922-1927. Avec Jean Balois.
Pavillon El Glaoui, rampe d’Anfa, environ 1922.
Hôtel Atlas, Bd Khouribga (Monod), rue Marakat ait Abdellah (Beneli), Farad (Caillaux), 1922-1923.
Immeuble du Comptoir des Mines, rue Tahar Sebti (Guynemer) n. 36 et rue Ameziane (Branly), 1923.
Hôtel particulier Boyer, rue d’Alger n. 54, 1923.
Immeuble de La Vigie marocaine, Bd Mohamed V (de la Gare), 1924.
Immeuble de la société mobilière et immobilière franco-marocaine, Av Lalla Yacout (Marseille) et rue
Chaouia (Colbert), 1924. Avec Jean Balois.
Villa Bénazéraf, Bd Rachidi (Moinier), environ 1925. ?
Immeuble, rue Abdelkader Mouftakar (Clémenceau) n. 38 et Moulay Abdallah (Bouskoura, Pascal). ?
Comptoir métallurgique marocain, Bd de Paris et rue Laymouna (Poggi), 192.
Villa du grand vizir El Mokri, Allée des Mûriers, Anfa Supérieur, 1928. DETRUITE
Immeuble Lévy-Bendayan, Av Lalla Yacout (Marseille), rue Ferhat Hachad (Lassalle) et Bd du 11 janvier
(Liberté), 1928.
Immeuble Pereire et Cohen, rue El Mediouni (Coli), 1928.
Villa Raphaël Bénazéraf, rue d’Alger, 1928. DETRUITE
Villas jumelles Le Glay et Houel, Bd Hassan I (Moinier), 1928. Une DETRUITE sur 2.
Immeuble Benbarom et Hazan, rue Tata (Poincaré), 1928
Immeuble Bensimhon, rue Ibn Batouta (Prom) et rue Boured (Mézergues), 1928. Avec Jean Balois.
Immeuble du Comptoir immobilier, rue du Prince Moulay Abdallah (Bouskoura et Pascal) n. 11, 1928.
Immeuble du Comte d’Harcourt, rue Mostapha el Maani (Ouled Harriz, Aviation française), rue Al Araar
Gay Lussac) et Essedik (Toul), 1928. Avec Jean Balois.
Hôtel de ville, place Mohamed V (Place administrative), 1928-1936.
Maison basque, Bd d’Anfa, environ 1928. DETRUITE
Villa Laurent, Bd Moulay Youssef, 1928. DETRUITE
Villa Canas, 1929, localisation et état inconnus.
Immeuble Nehlil, rue Ibn Batouta (Aviateur Prom). ?
Immeuble de la société mutuelle hypothécaire sud-américaine, rue Ibn Batouta (Prom), 1929. Avec Jean
Balois.

-

8

c.

Années 1930. Seul.

-

Villa Pierre Grand, rues Jean Jaurès, Abou Chouaib Doukkali (Dumas) et Sebou (Montesquieu), 1930.
DETRUITE
Villas jumelées Gouvernet et Lorentz dite « Les tourelles », Bd Rachidi (Gouraud) et rue d’Alger, 1930.
Immeuble Moses Assayag, rue Allal ben Abdallah (Horloge) n. 155, 1930-1932.
Orphelinat Laïc, Ain Sebaa, allée des Figuiers, 1932. Actuellement Ecole Française des Affaires.
Banque commerciale du Maroc, rues Driss Lahrizi (Galliéni) et Tahar Sebti (Guynemer), 1930.
Hôtel Plaza, Bd Houphouet Boigny (IV ème zouave), réaménagé en 1930.
Immeuble, Place du 20 août avec Jean BALOIS, 1930.
Immeuble Duffau, rue du Commandant Terves n. 18, 1930.
Immeuble, Avenue Mers Sultan n. 95 et rue Halab (Condorcet).
Immeuble, Bd 11 Janvier (Liberté) n. 108-112 et rue de la Drôme, avec Jean BALOIS.
Villa Bonan, Bd Moulay Youssef, 1930. DETRUITE
Manufacture de Tabac, Bd Moulay Idriss I (Bonaparte), 1932. Surélevée par E. Brion en 1948.
Hotel Transatlantique, rue Chaouia (Colbert), 1932. Agrandissement de la partie gauche de l’Hôtel dû à
Edmond Gourdain, 1922.
Immeuble, rue Mostafa el Maani (Ouled Harriz, Aviation française) n. 198, 1933.
Immeuble Shell, Bd Mohamed V (de la Gare), Rond-point Patton, 1934.
Villa Bensimhon, Avenue Mers-Sultan, 1935. ?
Dispensaire La Maternelle, Bd Ziraoui (Régiments coloniaux), 1935.
Cinéma Vox, Place Maréchal (square Louis Gentil), 1935. DETRUIT
Immeuble Boyer dit « Les Studios », Bd Hassan II (Amade) et rue Omar Slaoui (Bouskoura, Pascal), 1936.
Villa Plas, rue Réaumur, 1937. ?
Station service Wallut, Bd Mohamed VI (rte de Médiouna), 1937. DETRUIT
Hôtel d’Anfa, aire d’Anfa, deuxième version, 1938. Extension en 1948, achevée par Emile Duhon.
DETRUIT
Immeuble pour l’O.C.H. et station service, Bourgogne, Bd Ain Taoujtate (Jouffroy) et rue des Ait Ishaq
(Sauvage), 1947.
Garage Liauzu, rue El Wouroud (Pont-à-Mousson), achevé par Emile Duhon.

-

Station Service pour l'OCH, Bd Ain Taoujtate et rue des Ait Ishaq, BOYER, 1947

9

2.

Autres villes

a.

Agadir : hôtel Transatlantique. Maison du commandement militaire.

b.

Ben Ahmed (Chaouia), contrôle civil, vers 1930. (Bâtir n. 2 p. 19)

c.

Fès.

-

Immeuble Danan, rue Poeymirau et rue de la Martinière, 1919-1921
Immeuble des grands régionaux, Place Lyautey, 1928-1930, avec Jean Balois,
Immeuble de l’Urbaine et de la Seine, 1929-1932, avec Jean Balois.
Projet d’aménagement des Places Lyautey, Galliéni, Gambetta et de l’Avenue de France.
Immeuble Auto-Hall, Bd Paul Doumer, 1928-1931

d.

Mohammedia (Fedala) : Hôtel de ville, 1936.

e.

Rabat.

-

Abattoirs municipaux, avec Jean Balois.
Immeuble avec Jean Balois, 6 rue Kerbala, 1925.
2 immeubles rue Karbala, avec Jean Balois.

f.

Safi : Hôtel Transatlantique (Marhaba), 1938.

SAFI - Hôtel Marhaba (l’Atlantide aujourd’hui) - 1938

10

Par Emmanuel NEIGER

STYLE
& EVOLUTIONS
1.

Les premières réalisations.

Exemple : Hôtel Atlas, Bd Khouribga (Monod), rue Marakat ait Abdellah (Beneli), Farad (Caillaux), 1922

Le bâtiment, sur 3 rues, destiné à un hôtel dans ce qui est en 1922 un tout nouveau quartier proche de la nouvelle
Gare de Casa-Voyageurs, s’inspire des hôtels de la côte d’Azur française ou de Paris par ses dimensions
impressionnantes. Composé de quatre étages carrés, agrémenté de 2 coupoles à ses angles, de deux oriels sur les 3
façades.
Pour l'élévation, Boyer souligne l'ordonnancement par les balustrades, par la corniche entre les troisième et
quatrième étages.
La verticalité est mise en valeur par les travées
des oriels et leurs pilastres ainsi que par les
deux tourelles d’angle, grâce aux colonnes qui
rejoignent les premier et quatrième étages,
comme il le fera dans l’immeuble El Glaoui.
On note deux oculi au troisième étage de la
façade centrale. La décoration reprend la
figure grecque dans la frise qui domine la
partie centrale de la façade et un liseré sculpté
géométrique tout au long du troisième étage.

11

2.

Le néo-marocain.

Exemple : Immeuble de La Vigie marocaine, Bd Mohamed V (de la Gare), 1924.
Ce bâtiment du quotidien La vigie marocaine, se situe dans le cœur de la ville nouvelle, près de la poste, du marché
central et de la bourse du Boulevard de la Gare dans un style approchant
C’est déjà donner de l’importance à ce journal du
Protectorat,
comme
l’indique
sa
tour
monumentale. On note d’ailleurs qu’il entre dans
l’esprit des bâtiments officiels de la place
administrative quant à son style comme le
prouvent les tuiles vertes. La galerie relève de la
servitude imposée par la municipalité. Dans la
décoration, on relève de nombreux éléments
empruntés à l’architecture néo-mauresque : vastes
panneaux sculptés en relief dessinant une étoile à 6
branches, auvents à tuiles vertes, colonnettes au
premier étage dont le chapiteau stylise dans la
décoration les lettres V et M et reliées deux à deux
par un arc brisé agrémenté de lambrequins.

3.

L’art déco.

Immeuble du Comptoir des Mines, rue Tahar Sebti (Guynemer) n. 36 et rue Ameziane (Branly), 1923.
Cet immeuble de 5 niveaux constitue le siège social de l’entreprise d’explosifs. Le quatrième étage est mis en valeur
par une galerie d’arcades soulignée par un auvent, ce qui donne un effet impressionnant au bâtiment ; cette galerie
est interrompue par les 2 travées qui mettent en valeur la verticalité.
Les façades sont agrémentées d’une pierre ocre en
redents ou en frise pleine de volutes qui accentue les
effets d’ombre et de lumière, dans un style qui rappelle
l’art nouveau viennois. Un liseré sculpté en vrille surligne
également le couronnement. On notera que la
ferronnerie propose un dessin présent également dans
l’immeuble Glaoui, preuve, s’il en est, que l’architecte
conçoit son bâtiment dans son intégralité fonctionnelle et
esthétique. L’arrière laisse voir une cour intérieure
ouverte qui permet de faire entrer la lumière.

12

Immeuble El Glaoui, Bd Mohamed V (de la Gare), rue Brahim el Amraoui (Nolly) et rue Allal ben Abdallah (de
l’Horloge), 1922-1927. Avec Jean Balois.

Immeuble monumental du boulevard principal de la ville européenne, agrémenté d’un passage qui rejoint le
boulevard à la rue Allal ben Abdallah et d’arcades.
Les 4 entrées sont mises en valeur par des tourelles dont les
zellij verts et rouges (en forme de losanges comme dans la
décoration almohade) ainsi que les auvents soulignent la
verticalité. Cet effet permet de rompre l’horizontalité de
même que les colonnes qui rejoignent les premier et
quatrième étages. On note la variation dans les ouvertures
qui agrémente la façade : au premier étage, la forme du plein
cintre est accentuée par des carreaux de mosaïque bleus et
jaunes, aux deuxième et troisième étages, la forme est
rectangulaire, en retrait et au quatrième, un moucharabieh en
arc angulaire tronqué reprend les motifs de la ferronnerie des
entrées.
La cour intérieure est occupée au rez-de-chaussée par le passage recouvert de deux coupoles et de pavés de verre
pour permettre l’éclairage naturel. A l’intérieur de ce passage, on notera les luminaires art déco d’origine.

Villa du grand vizir El Mokri, Allée des Mûriers, Anfa Supérieur, 1928. DETRUITE
Villa de style art déco jouant des alternances entre les courbes du couvrement en auvent et des tourelles (Influence
de l’exposition de 1925 à Paris et qu’on retrouve dans l’immeuble Glaoui, dans l’hôtel d’Anfa version des années
1920) et les angles des ouvertures.

On notera la présence des zellijs décoratifs, bleus et verts,
soulignés par des liserés de pierre de Salé, les redents des
fenêtres repris dans les marches d’escaliers des deux travées
latérales. Une loggia à balustre et arcades entoure le
bâtiment au premier étage. Une coupole et une terrasse sont
visibles sur le toit.

© photo Christian Magnanou

13

4.

Le Moderne

En 1929, dans le revue La construction moderne, citée par Jean Louis Cohen et Monique Eleb dans Mythes et figures
d’une aventure urbaine p. 153, Marius Boyer affirme : « Les façades se débarrassent des blocs de moulures ou de
décors péniblement accrochés aux murs qui se passeraient bien de ces surcharges d’un goût déplorable – les
couleurs chantent plus gaies sur des surfaces saines, sans tortures inutiles – les lignes s’apurent – les yeux sont
reposés. Voilà du vrai et surtout du simple. »

Banque commerciale du Maroc, rues Driss Lahrizi (Galliéni) et Tahar Sebti (Guynemer), 1930.
Dans cette banque monumentale tout en angles et lignes géométriques, Boyer joue des volumes, grâce à la
présence des deux tours qui encadrent la façade et aux couleurs alternées de la pierre jaune de Salé et du blanc.
Ces tours couronnées de cette même pierre et d’un auvent semblent
s’inspirer des greniers de l’Atlas et confèrent à cet édifice une
solennité presque officielle pour cet établissement bancaire. La
verticalité est renforcée par l’encadrement des ouvertures deux à
deux de la façade dans ce même matériau et par les panneaux de
métal et de verre des travées latérales qui éclairent les cages
d’escalier. L’horizontalité, quant à elle, est renforcée par la galerie
avec auvent agrémentée de colonnettes qui surplombe l’entrée
classique et sobre en marbre et par les balcons en porte-à-faux, en
peu en retrait par rapport aux deux tours.
L’arrière du bâtiment demeure plus sobre avec une symétrie constructiviste.

5.

Le Principe des cours ouvertes

Boyer s’inspire entre autres d’immeubles parisiens comme nous le verrons.
Immeuble Lévy-Bendayan, Av Lalla Yacout (Marseille), rue Ferhat Hachad (Lassalle) et Bd du 11 janvier (Liberté),
1928.
Dans ce monumental immeuble îlot contenant 45 appartements, Marius Boyer met en valeur la façade du Bd Lalla
Yacout (Marseille), de 7 étages, sous la forme d’une proue de navire ouverte pour pouvoir faire entrer la lumière à
l’intérieur du bâtiment, où les formes s’incurvent pour y exposer les ouvertures
Les 3 façades latérales utilisent la même idée, grâce à des redents en dégradé.
Le jeu de la lumière et de l’ombre est souligné par des auvents qui ponctuent
les formes tantôt droites, tantôt arrondies de l’édifice. Les décorations
extérieures disparaissent et la surface est lisse, seulement ponctuée par des
oculi et les ouvertures de fenêtres. L’architecte souligne la verticalité de
l’immeuble par les alignements de fenêtres étroites et les panneaux de
lamelle métalliques qui servent à éclairer les escaliers. Les ferronneries
extérieures sont tout en simplicité, à l’exception du portail de la seule entrée,
rue Ferhat Hachad (Lassalle). L’intérieur met en valeur un type d’escalier
circulaire identique à celui mis en œuvre dans l’immeuble Assayag.

14

© photo Emmanuel Neiger

immeubles sur le même principe :
.Immeuble, Avenue Mers Sultan n. 95 et rue Halab (Condorcet).
.Immeuble Duffau, rue du Commandant Terves n. 18, 1930.
.Immeuble, rue Mostafa el Maani (Ouled Harriz, Aviation française) n. 198, 1933.
.Immeuble non attribué avec certitude mais relevant du même principe, rue Othmane Ben Affan (Bouskoura, Pascal)
n. 7-9.

Le plus ancien dans la structure : l’Hôtel Volubilis, rue A. Diouri (Védrines), 1920

15

L’Immeuble Lévy-Bendayan : agencement en redans

Sources bibliographiques
-

COHEN Jean-Louis, ELEB Monique, Casablanca, Mythes et figures d’une aventure urbaine, Hazan, Paris, 1998.
MEFFRE Gislhaine, DELGADO Bernard, Un urbanisme expérimental, Les villes nouvelles du Maroc (1912-1965), Senso
Unico - 2012
L’Afrique du Nord Illustrée, numéro spécial « Le Maroc en 1932 », 22 mai 1932.
Bâtir, revue marocaine d’architecture, supplément illustré de L’entreprise au Maroc, n. 1 à 7, de février 1932 à avril
1933.
Guide des architectures du XXe siècle de Casablanca, par Casamémoire et Mutual Heritage, éd. Revue Maure et
Graphely - 2011

16

Immeuble – Place du 20 Août
M. Boyer et Balois – 1930
(Photo E.NEIGER)

17

Immeuble Société Mutuelle Hypothécaire Sud-Américaine
Rue Ibn Batouta
M. Boyer et Balois -1929
(Photo E.NEIGER)

Comptoir Métallurgique - Bd de Paris
M. Boyer et Balois -1927 ?
(Photo E.NEIGER)

18

Orphelinat d’Aïn Sebaa
M. Boyer – plan de 1931
(Photo E.NEIGER)
Immeuble rue Mostafa el Maani (aviation française)
M. Boyer – 1933
(Photo E.NEIGER)

19

Immeuble El Glaoui - Bd Mohammed V
M. Boyer et Balois – 1922 à 1927

20

Immeuble de la Vigie Marocaine
Bd Mohammed V
M. Boyer – 1928
(Photo E.NEIGER)

Immeuble SHELL – Rond-point Patton
M. Boyer – 1934
(Photo E.NEIGER)

Hôtel PLAZA – Bd Houphouet Boigny
M. Boyer – 1930
(Ancienne Banque Commerciale de l’architecte
Gourdain 1922- Modification Et extension)
(Photo E.NEIGER)

21

Immeuble – Bd du 11 Janvier
M. Boyer et Balois
(Photo E.NEIGER)

immeuble Pereire et Cohen, rue El Mediouni (Coli)
M. Boyer - 1928
(Photo E.NEIGER)

Immeuble – 95, avenue Mers Sultan
M.Boyer
(Photo E.NEIGER)

22

Immeuble Assayag – rue Allal ben Abdallah (Horloge)
M. Boyer et Balois – 1930
(Photo E.NEIGER)

Similitudes au niveau des escaliers : Immeuble BenDayan et Immeuble Assayag (Photo E.NEIGER)

23

Par Pascal PLAZA

INFLUENCES
& TENDANCES
Vouloir parler d'influences revient à chercher à décoder l'œuvre de Boyer au travers de ses réalisations et à les corréler
aux "mouvances" stylistiques du moment.
Marius Boyer sort de l'école prestigieuse parisienne, et comme ses confrères il est au cœur des grandes mutations qui
ont marqué l'architecture du début du 20ème siècle et fixé en particulier le courant "moderne". A l'époque tous les
regards sont tournés vers la capitale d'où tout ce qui est "nouveau", et à la mode émerge et fascine les nouvelles
générations d’architectes, au grand dam de ceux qui militent pour une architecture plus traditionnelle et ancrée dans le
classicisme. Paris devient donc un véritable laboratoire à ciel ouvert, où les étudiants du moment vont pouvoir côtoyer
ces "nouveautés" et leurs créateurs.
C'est en pleine période Art Nouveau, et dans un Casablanca en pleine effervescence que Boyer débarque au Maroc.
Quand il arrive, il découvre sur la Place de France l’œuvre des frères Perret, l'immeuble Paris Maroc fraichement
construit, îlot présentant d'étranges ressemblances avec le Théâtre des Champs Elysées et décoré sobrement
d'éléments d’inspiration marocaine. Il pourra suivre l'évolution de cette place où se mêle architecture moderne voulue
par Lyautey, approche néo mauresque dictée par la bâtisse de l'Alhambra, suivie par une touche plus "marocaine" avec
l'Excelsior. En parallèle, les rues et artères naissantes de Casablanca se bordent de petites maisons et immeubles
d'influences diverses, néoclassique portugais ou typiquement parisien, sans compter les bâtisses inclassables issues du
grand désordre antérieur au plan Prost.

Immeuble Paris Maroc –Place de France - Perret et Delaporte - 1914

24

Banque d’Etat – Alhambra – Compagnie Algérienne – Place de France - 1914 à 1915

Hôtel Excelsior –Place de France - Hippolyte Delaporte - 1914

C'est probablement avec une certaine perte de repères que Boyer va signer ses premières
réalisations à Casablanca. Il va alors rester dans la lignée des immeubles parisiens de
dernières générations qui ont marqué son séjour à Paris ; en particulier ceux qui sont en
rupture avec la tradition haussmannienne libérés par les règlements d'urbanisme de la
capitale de 1884 et 1902, qui autorisent plus de "fantaisie" en terme de bow-windows et
d'organisation des toitures. L'architecte qui va probablement marquer le plus Boyer tout
au long de son œuvre est Auguste Perret, et son immeuble de la rue Franklin.
Avec l'Hôtel Volubilis, il reprend les grands principes d'immeuble à redans pensé par
Perret, restant également sur la même lignée en termes de décoration que l'immeuble de
la rue Franklin (Perret ayant fait une entorse à sa philosophie du béton nu). En termes
d'agencement, il reprend le principe des arcades et loggia des derniers niveaux de
l'immeuble Paris-Maroc. En lieu et place du béton, Boyer utilise la pierre sculptée et la
céramique bleue, ainsi que les tuiles vertes comme l'Excelsior. Il reprendra plus
tardivement le concept des redans et cour ouverte sur rue pour nombre de ses réalisations
majeures.
Comme Perret et les modernistes, Boyer prônera un peu plus tard l'absence de décoration
et la sobriété des lignes, mais pour le moment il est plutôt en phase avec un style art
nouveau - art déco à la marocaine. Avec l'immeuble du Comptoir des Mines, Boyer étendra
les loggias à tout le dernier niveau, véritable coursive à arcades et colonnes. De nombreux
immeubles de Casablanca reprendront l'idée, comme plus tardivement l'immeuble Escot
de l'architecte Cottet. Avec l'hôtel Atlas, Boyer renoue avec l'architecture parisienne
certainement sur les bases classiques de l'immeuble de l'avenue Niel, toujours de Perret,
auquel il apporte une touche plus art nouveau, comme les immeubles du bd des italiens,
avec une coupole à chaque angle de la façade de l'immeuble.

Ci-dessus :
Immeuble de la rue Franklin – Paris 16e.
Perret Frères – 1903
Ci-contre :
Immeuble du Comptoir des Mines et Hôtel Atlas

25

Après 1925, et son association avec Balois, un nouveau sursaut dans la créativité des architectes casablancais est
visible. Nous ne savons pas si Boyer se rend à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris en 1925,
mais il semble que cette exposition déclenche un nouvel élan chez Boyer et son confrère, ainsi que chez de
nombreux architectes au Maroc. L'ensemble des courants architecturaux seront présents à Paris en 1925,
articulés pour la plupart sur une base art déco, même si on y rencontre des représentants plus modernes
comme Le Corbusier, Melnikov ou...Perret (notons l'absence de l'Allemagne et des Etats Unis). Nous pensons
que cette exposition renforcera également l'éloignement de Boyer de la "décoration" et sa séparation avec
Balois ?

Exposition Internationale des Arts Décoratifs - Paris - 1925

La presse spécialisée reprend donc les principales réalisations de cette exposition, et rien d'étonnant à ce que
l'on retrouve par exemple les Tours de Charles Plumet, ou le jeu de colonnes du Salon Primavera (Levard archi)
et leur influence dans le paysage architectural casablancais. Jusqu'aux années 30, Boyer et Balois vont réaliser
un certain nombre de bâtisses où l'on note cette influence : l'extension de l'Hôtel Anfa (2ème version) ,
l'immeuble place du 20 Août, l'immeuble El Glaoui démarré en 1922 (et probablement modifié après 1925 !),
Villa El Mokri... D'autres architectes feront de même comme Cottet (Immeuble du Crédit Marocain), Manassi
(Immeuble Ettedgi et Shriqui)... Globalement cette seconde moitié des années 20 sera une période très
productive pour l'Art Déco marocain.

Exposition Internationale des Arts Décoratifs - Paris – 1925
Ci-dessus :
Pavillon Asturienne des Mines – Tronchet Architecte
Ci-contre :
l’une des 4 Tours Plumet

26

Exposition Internationale des Arts Décoratifs - Paris - 1925
Ci-dessus :
Cour des Métiers – Plumet Architecte, Fontaine – Lalique
Ci-contre :
Hall du Pavillon Primavera – Levard Architecte

Immeuble place du 20 Aout
Boyer et Balois

Tours Plumet

Immeuble El Glaoui – Bd Mohammed V
M. Boyer et Balois – 1922 à 1927

Immeuble du Crédit Marocain
Carrefour Mers-Sultan
Cottet - 1928

Villa El Mokri – Anfa
M. Boyer – 1928
© Christian Magnanou

27

Anfa Hôtel (seconde version)
M. Boyer -192 ?

A la fin des années 20, Boyer semble se rapprocher des travaux de Mallet Stevens et des volumes cubistes. La
Villa Gouvernet-Lorentz "des tourelles" semble aller dans ce sens et dans celui d'un rapprochement des travaux
précurseurs de Josef Hoffman avec le Palais Stoclet. Les volumes de la bâtisse sont quasiment identiques aux
volumes de la partie arrière du Palais. Seuls les tours et les toits de tuiles vertes à la marocaine rappellent que
nous sommes à Casablanca....

Palais Stoclet – Bruxelles -Josef Hoffman – 1903 – Ci-dessous : vue arrière du Palais

Villa Gouvernet Lorentz « Les Tourelles » (Photo E. Neiger)

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Mallet Stevens toujours semble inspirer la réalisation de l'Hôtel Marhaba d'Agadir avec des structures proches du
Casino de Saint-Jean-de-Luz...ou comme les auvents et agencements en aile d’avion que Boyer reprendra comme
par exemple sur l’immeuble de la Société Mutuelle Hypothécaire Sud-Américaine, rue Ibn Batouta (Aviateur Prom).

Casino de Saint Jean de Luz –Robert Mallet Stevens – 1928

Ci-dessus :Hôtel Marhaba – Agadir – Boyer 193 ?
Ci-contre : Immeuble Société Mutuelle Hypothécaire SudAméricaine- Boyer et Balois - 1929

S’il s’inspire fortement de Mallet Stevens, il semble suivre également l’une des sources de l’architecte Parisien :
Willem Dudok. Dudok en 1927 a dessiné et signé plusieurs œuvres dont le Collège Néerlandais dans la Cité
Internationale de Paris, dont les travaux sont arrêtés en 1928 et repris plus tardivement. Boyer semble rebondir
sur cette bâtisse, en dessinant et réalisant en 1928 l’immeuble Levy Bendayan, étonnant compromis entre
immeuble à redans de Perret et tour d’angle arrondie comme celle du Collège parisien, marqué de fortes
corniches, chères à Perret, et reprises également par Dudok, et par Henri Sauvage très peu de temps avant
(Immeuble rue des Amiraux – Paris 18ème)

Hôtel de ville de Hilversum – Willem Marinus DUDOK - 1923-1931

Collège néerlandais dans la Cité internationale universitaire de Paris Willem Marinus DUDOK - 1928

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Boyer et Balois vont également approcher un cubisme plus poussé, peut être sur les traces de Josef Gočár
(présent à l’Exposition de Paris de 1925) et du cubisme Tchèque, avec de rares projets comme l’Immeuble du
Courrier du Maroc à Fez (Immeubles des Grands Régionaux réalisé et en plus dépouillé par rapport au projet
initial), ou le projet de la Tour de la future Wilaya de Casablanca qui sera néanmoins révisé et simplifié.
Tentatives sans suite pour un cubisme extrême à la marocaine ?

Ci-dessus : Projet pour l’Hôtel de Ville de Casablanca – M.BOYER
ci-contre : Immeuble des Grands Régionaux – Fez – M. Boyer et
Balois – 1928 1930

Au début des années 30, Casablanca s’ouvre sur les grands ensembles et les projets d’une plus grande
dimension. Boyer dessine un certain nombre de projets et de réalisations toujours dans les pas d’Auguste Perret.
Perret déclarait en 1920 : « Voici la cité que je me plais de concevoir. Des avenues de 250 mètres de large, et, de
part et d’autre, des maisons qui touchent aux nuages, des tours si vous voulez, des blocs espacés entre eux,
communiquant par des passerelles … » Perret ira jusqu’à définir des plans cruciformes pour ses gratte-ciels. Sur
ces bases Boyer dessinera un projet (non retenu) pour les immeubles de la cité rue de Reims ou encore les
projets d’aménagement du quartier du port. Avec l’immeuble Assayag, Boyer toujours sur des bases cubistes
mettra plus en pratique les travaux de Perret : toits terrasses, immeubles à redans. Dans une subtile
combinaison de redans, il élargira le concept du plan cruciforme au plan plus « floriforme ».

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Immeuble Assayag - Boyer – 1930 – 1932 : outre l’influence de Perret et de Mallet Stevens, il est probable que Boyer se soit
également inspiré des constructions populaires du constructivisme comme ces 2 immeubles de Moscou (à droite ci dessus)

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Sur les traces du Bauhaus, Marius Boyer réalisera des bâtisses plus « streamlines modernes », comme l’Hôtel
Anfa (3ème version), très proche de celui par exemple de la cité jardin de Francfort Rommerstadt réalisé en
1929 par May et Rudloff. On peut également se demander si avec l’immeuble de la Shell, Boyer n’a pas voulu
moderniser la façade de l’Imcama de Greslin, sur des bases d’Erich Mendelsohn. Boyer est un peu en rupture
avec ses autres réalisations, se rapprochant du courant fonctionnaliste, abandonnant les fenêtres hautes et peu
larges qu’il dessinait par ailleurs, pour un fenêtrage plus en bandeau.

Anfa Hôtel (Version 3) - Boyer – 1938 (Extension en 1948 terminée par Duhon)

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Immeuble SHELL- Rond-point Patton – M. Boyer - 1934

Opportuniste copieur Marius Boyer? …un peu ! Mais malgré tout largement tempéré d’une forte créativité qui
va donner la spécificité des bâtisses marocaines et révéler un certain génie. Nous parlerons donc plus
d’inspiration que de plagiat avec un évident parti pris (loin de la vision moderniste de Le Corbusier). Casablanca
n’est pas en marge du monde, mais un véritable vivier de créateurs qui se renouvelle fortement, toujours à la
pointe, ce qui se traduit par des créations originales dans un contexte où tout est à faire et à défricher. Les
architectes Casablancais sont donc, et font toujours en sorte d’être, informés de ce qui se fait ailleurs en termes
de tendances, de nouveautés, de « pensées » architecturales, ce qui fait alors de Casablanca, et plus largement
du Maroc, un formidable laboratoire.

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De haut en bas :
Banque Commerciale du Maroc
Hôtel de Ville, future Wilaya de Casablanca
Hôtel ATLAS

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De haut en bas :
Hôtel PLAZA
Cinéma VOX

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De haut en bas :
Villa El Mokri
Villa Bonan
Villa Gouvernet-Lorentz dite « des tourelles »

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De haut en bas :
Cercle des Officiers
Immeuble de la place du 20 Août

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De haut en bas :
Fez : L’urbaine et l’Immeuble des Grands Régionaux
Fez : Plan initial de l’Urbaine par Boyer (Modifié par la suite)
Safi :Hôtel Marhaba

39

Agadir : Hôtel MARHABA

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