1792 1795, Révolution et Terreurs, exécution de Louis XVI et Marie Antoinette, proclamation de la 1ère République, victoires de Valmy, Jemmapes, Tourcoing et Fleurus, exécution de Robespierre et Directoire .pdf



Nom original: 1792-1795, Révolution et Terreurs, exécution de Louis XVI et Marie-Antoinette, proclamation de la 1ère République, victoires de Valmy, Jemmapes, Tourcoing et Fleurus, exécution de Robespierre et Directoire.pdfTitre: Microsoft Word - 1792-1795.docx

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1792-1795,

Révolution et

« Terreurs » en France, arrestation et exécution de Louis
XVI et Marie-Antoinette, massacres de septembre (1792), proclamation
de la République, victoires de Valmy et Jemmapes, assassinat de Marat,
guerre de Vendée, siège de Toulon, victoires de Tourcoing et Fleurus,
exécution de Robespierre, 13 vendémiaire et création du Directoire.
Épisode 2 de la série « Révolution et 1er Empire » du même auteur.
(356 pages, 446 illustrations avec légendes et quelques commentaires)

Charles Deseilligny, 2021

Maurice Toussaint, soldats de la Révolution (1792)

Introduction et résumé
Ce document traite de la période 1792-1795 correspondant aux années les plus noires de la
Révolution française. Il fait partie d’une série de 15 dossiers couvrant successivement les
années révolutionnaires et le 1er Empire, intitulés : 1) 1789-1791, 2) 1792-1795, 3) 1796-1799,
4) 1800-1804, 5) 1805, 6) 1806, 7) 1807, 8) 1808-1809, 9) 1810-1812 (I), 10) 1812 (II), 11)
1812 (III), 12) 1813-1815, 13) Résumé, et, hors cette chronologie annuelle, 14) « Marat
assassiné par Charlotte Corday (1793) » et 15) Élisabeth Vigée-Lebrun. L’ensemble
comprend environ 3500 pages et 4000 images HD et est déjà ou sera publié sur ‘fichier-pdf.fr’.
Le principe général et original de ces dossiers est de présenter un maximum d’illustrations,
peintures et gravures, anciennes ou récentes, dans l’ordre chronologique des évènements, jour
après jour et parfois heure après heure, comme dans une bande dessinée. Ces images sont
accompagnées de légendes et de quelques commentaires synthétiques pour permettre la
compréhension du fil historique. Si les aspects militaires ont été nettement privilégiés, les
principaux évènements civils ont aussi été traités. Les images sont dans la plus haute définition
possible disponible sur Internet, mais certaines ont été photographiées sur des documents
papiers et les gravures en noir et blanc ont été coloriées par l’auteur. Toutes ces images ont
été revues par informatique pour améliorer leur définition et leur aspect, en éliminant les
diverses imperfections liées au vieillissement. Il ne s’agit donc pas d’une reproduction fidèle
des œuvres originales. Il peut en outre subsister quelques approximations ou erreurs
historiques involontaires dans la partie écrite.
La période de 1792-1795 de ce dossier correspond au tournant le plus dramatique de la
Révolution française, avec l’arrestation et l’emprisonnement de la famille royale en 1792, les
massacres et « Terreurs » successives de 1792 à 1794, les guerres de Vendée, le tout ayant fait
plusieurs centaines de milliers de morts civiles en quelques années en France. Il y a eu aussi
l’exécution du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette en 1793, l’assassinat de Marat
(par Charlotte Corday) en 1793, le guillotinage des Girondins, de Danton, de Robespierre et
de bien d’autres révolutionnaires jusqu’en 1795, après celui de nombreux aristocrates,
royalistes, religieux réfractaires ou simples « contre-révolutionnaires ». Cependant, cette
période a vu aussi la proclamation de la 1ère République (1792) et, après la mort de
Robespierre, l’avènement du Directoire (à la fin de 1795), un nouveau régime qui a mis fin à
la Révolution sanglante et aux condamnations politiques arbitraires.
Parallèlement à ces atrocités civiles diverses, la guerre, qui n’avait concerné que des
colonies lointaines depuis plus d’un siècle, est venue sur le sol français. Des autrichiens et
prussiens, menés par le duc de Brunswick ont envahi le Nord-Est de la France dès l’été 1792
avec pour objectif principal d’aller à Paris afin de rétablir tous les droits de la royauté absolue
française. Mais, après une grande mobilisation de volontaires républicains partout en France,
les armées révolutionnaires ont gagné une série de batailles décisives -- Valmy, Jemmapes,
Tourcoing, Fleurus -- qui ont chassé toutes les armées étrangères hors de France, bien au-delà
du Rhin, et, sur leur élan, les français ont même envahi la Belgique et la Hollande, qui étaient
auparavant sous domination autrichienne et anglaise. Les armées étrangères n’ont foulé à
nouveau le sol français que 22 ans plus tard, en 1814, à la chute du 1er Empire. Entre temps,
ce sont les armées françaises menés par un général d’exception devenu Empereur, Napoléon
Bonaparte, qui ont parcouru toute l’Europe.
Il est hautement recommandé de voir ce dossier, comme les autres, en mode ‘2 pages’ (+
‘page de garde’ pour les PC) et ‘plein écran’ (F11 pour les PC) car la présentation a été conçue
pour ce type de visionnage, les 2 pages étant complémentaires dans l’imagerie et le texte.

Juin 1792, JOB. Bonaparte (23 ans), capitaine au 1er régiment de Corse,
en permission à Paris avec son ami Bourrienne, tous deux invectivés
par une commerçante car ils étaient venus sans le sou.

1792,

envahissements des Tuilerie par la foule, pacifique le 20

juin mais sanglant le 10 août, avec arrestation de Louis XVI et de la famille royale,
massacres de septembre, victoire de Valmy, proclamation de la République,
victoire de Jemmapes, procès et condamnation du roi.

Un tournant dramatique dans la Révolution française.

La future reine Marie-Antoinette (1755- 1793), ici archiduchesse à
15 ans, qui a été très mal traitée ainsi que le roi Louis XVI et leur
famille à partir de 1792. J. Ducreux (1769), 64x49cm, Versailles.

Louis XVI (1754-1793) en costume de sacre.
Joseph Siffred Duplessis (1777), 256x174cm, Versailles.

Marie-Antoinette avec ses 3 enfants en 1786, E. Vigée Le Brun (1787), 275x215cm,
Versailles : à gauche, Marie-Thérèse (« Madame Royale »), à droite, Louis Joseph,
alors dauphin mais décédé de tuberculose en 1789 (à 8 ans), et, sur les genoux, le futur
dauphin et futur Louis XVII, mort en 1795 (à 10 ans) dans la prison du Temple.

20 juin 1792, envahissement des Tuileries.

20 juin 1792. Caricature anonyme de Louis XVI lors de la journée du 20 juin

Depuis le 14 septembre 1791, Louis XVI était devenu un monarque « constitutionnel » (et
non plus absolu), gouvernant avec l’Assemblée Législative. Depuis sa tentative manquée de
fuite le 20 juin 1791, son arrestation à Varennes et son retour forcé à Paris, il a été assigné à
résidence aux Tuileries, et non plus Versailles. Il est resté néanmoins le principal
« représentant » de la France et il gardé ses pouvoirs exécutifs de nomination des ministres et
ambassadeurs, de validation des décrets de l’Assemblée ou d’opposer son véto, enfin de
déclarer la guerre si nécessaire aux puissances étrangères. Le roi a opposé un premier véto à
la fin 1791 sur le décret de l’Assemblée demandant aux émigrés (royalistes) de rentrer en
France sous peine d’être considérés comme conjurant contre la France et être passibles de
mort. Sous une forte pression de l’Assemblée, le roi a ensuite déclaré en avril 1792 la guerre
à l’Autriche, hostile au nouveau régime de gouvernement français. Le roi a opposé aussi son
véto à la création d’un camp de 20 000 soldats fédérés près de Paris, afin de ne pas dégarnir
les frontières, et à un décret de déportation des prêtres « réfractaires ».
Le 20 juin 1792, jour anniversaire du serment du jeu de paume de 1789, les députés
majoritairement mécontents des vétos divers du roi ont organisé une vaste manifestation allant
aux Tuileries pour forcer Louis XVI à renoncer à ces vétos. Le roi a alors accepté de coiffer
le bonnet phrygien et de boire à la santé de la « Nation », mais il n’a pas retiré ses vétos. La
foule hostile est repartie insatisfaite, mais elle est revenue en force le 10 août suivant, avec
alors des conséquences fatales pour la royauté.

20 juin 1792, ci-dessus et pages suivantes, J. Bulthuis (1800), Musée de la Révolution, Vizille
(Isère). La foule armée et hostile, mais non (encore) agressive physiquement, a envahi les
Tuileries pour trouver le roi et la reine et obtenir le retrait des « vétos ».

20 juin 1792, en haut, le roi a été forcé de coiffer un bonnet phrygien et de boire à la santé de
la « Nation ». Les pancartes sont explicites sur les intentions des émeutiers. En bas, JOB,
Bonaparte (23 ans), simple capitaine en Corse, était alors en permission à Paris et habitait près
des Tuileries. Il a été témoin des évènements du 20 juin, puis du 10 août 1792 (plus loin).

20 juin 1792. Même scène que précédemment.
Page de droite, en haut, 20 juin 1792, J.B. Vérité. Mme Élisabeth, sœur du roi, essaye de se
faire passer pour la reine afin de la préserver des émeutiers, mais un chambellan leur a indiqué
que ce n’était pas elle. En bas, Alfred Elmore (1860), Vizille (Isère). La foule haineuse a
trouvé la reine, entourée de ses 2 enfants (14 et 7 ans) et de Mme Élisabeth (contre la fenêtre).

20 juin 1792, en bas, Bouillon et Vérité (1796). Le roi, sommé de renoncer à ses vétos, a
tenu bon et la foule est repartie après quelques heures. Mais, elle est revenue 7 semaines
plus tard, cette fois en force et lourdement armée.

20 juin 1792. Détail du tableau précédent où on voit Louis XVI prendre la main d’un soldat
et la mettre contre son cœur en disant : « Vous sentez bien que je n’ai pas peur ». Il est vrai
qu’il est resté d’un calme olympien pendant toutes ces heures tragiques.

Des armées étrangères ont pénétré
sur le sol français en juillet 1792

Début juillet 1792. Une armée de 80 000 prussiens, menée par le duc de
Brunswick, a franchi le Rhin au début de juillet 1792 pour envahir la France. Ils
avaient pour objectif d’aller à Paris pour rétablir la monarchie française dans tous
ses droits. Des autrichiens ont fait de même au nord, venant de Belgique, qui leur
appartenait alors.

La carte ci-contre montre l’importance territoriale en 1790 de la Prusse et
surtout de l’Empire Autrichien, avec ses multiples possessions en Belgique,
Italie du nord et Europe orientale.

Les armées révolutionnaires « amateurs », faites majoritairement au début de
civils volontaires ayant répondu à l’appel de la « Patrie en danger », ont eu à
combattre des armées professionnelles essentiellement prussiennes et
autrichiennes jusqu’en 1797, en les boutant d’abord hors de France qu’elles
avaient commencé à envahir en 1792. Puis, de 1793 à 1797, ces mêmes armées
françaises, pourtant encore très démunis en vêtements et matériels, mais avec un
nouveau patriotisme fort pour la « République » et un esprit combatif de plus en
plus énergique et efficace, ont continué à avancer bien au-delà de nos frontières :
à l’Est du Rhin, dans différents petits états allemands contrôlés par l’Autriche,
mais aussi en conquérant au Nord deux pays entiers, la Belgique et la Hollande,
dès 1795. Les conquêtes ne feront ensuite que se poursuivre avec Bonaparte et
elles ne prendront fin qu’en 1812, après la désastreuse campagne de Russie.
Aux armées du Nord et du Rhin, les généraux qui se sont illustrés ont été
Kellermann, Dumouriez*, Jourdan, Pichegru*, Desaix°, Kléber°, Marceau°,
Hoche°, Davout, Masséna et Moreau*. Certains* ont ensuite mal tourné. D’autres°
sont morts avant de pouvoir exprimer tous leurs talents. Napoléon Bonaparte s’est
largement occupé de l’Italie à partir de 1796 et, devenu Empereur en 1804, a
ensuite complètement modifié pendant une décennie la carte de l’Europe à son
profit, malgré les interventions supplémentaires de l’Angleterre et de la Russie.
Le puissant empire autrichien (« Saint Empire Romain Germanique ») a
finalement disparu et n’a pas pu se reconstituer après 1815, étant réduit
définitivement à une peau de chagrin. En revanche, la Prusse, après une défaite
majeure en 1806 (à Iéna-Auerstedt) est sortie renforcée après 1815 et est devenue
la puissance européenne dominante ensuite jusqu’au milieu du XXème siècle.

10 août 1792, prise sanglante des
Tuileries et arrestation du roi.

10 août 1792, JOB (page de gauche). Les parisiens étaient inquiets de l’envahissement depuis
le début de juillet du Nord-Est de la France par des armées prussiennes et autrichiennes, aidées
de troupes d’émigrés royalistes français. Ces armées en voulaient ouvertement au régime
révolutionnaire mis en place et soutenaient la monarchie française (absolue), ayant pour
objectif de venir à Paris pour la rétablir dans tous ses droits. La patrie a été déclarée « en
danger » par la Convention à la mi-juillet mais, devant l’inaction du roi interprétée comme
une collusion avec ces armées étrangères, 20 000 émeutiers se sont rassemblés à Paris et sont
retournés aux Tuileries (ci-dessous). Cette fois, ils avaient des intentions beaucoup plus
guerrières vis-à-vis de la royauté. Ils étaient dotés d’armes à feu et avaient obtenu la
collaboration d’une partie de la garde nationale, qui avait lâché le roi et disposait de canons.
Bonaparte a été pris à partie le 10 août (ci-contre) par des « sans-culotte » aux abords des
Tuileries, où il se trouvait à nouveau. Ils lui ont reproché son costume de « bourgeois » et l’ont
obligé à dire « Vive la Nation », ce qu’il a fait sans difficulté (lire plus bas). Puis, il a assisté
en témoin horrifié mais impuissant à la prise des Tuileries par ces émeutiers surarmés. Les
900 suisses de la garnison ont été décimés, avec 300 tués le 10 août + 150 autres assassinés
en prison quelques jours plus tard. La royauté a été abolie à l’Assemblée ce jour-là. Le roi et
sa famille ont été arrêtés et conduits à la prison du Temple. Des massacres, marquant les débuts
de la première « Terreur », ont eu lieu dans toute la France au début de septembre, touchant
les nobles, des ecclésiastiques et royalistes par dizaines de milliers et ils n’ont diminué un peu
qu’après la bataille de Valmy (20 septembre). Le roi a été jugé et condamné en décembre lors
d’un « procès », bien sûr non équitable, et il a été guillotiné le 21 janvier 1793.

10 août 1792. Arrivée des 20 000 émeutiers armés devant le palais de Tuileries, dont
beaucoup de gardes nationaux, n’obéissant plus aux consignes de maintien de l’ordre.
Page suivante, Pierre Berthault Gabriel.

Témoignage de Napoléon Bonaparte, dans ses mémoires de Sainte-Hélène :
« Au bruit du tocsin et à la nouvelle que l'on donnait l'assaut aux Tuileries, je
courus au Carrousel chez Fauvelet, frère de Bourrienne, qui y tenait un magasin
de meubles. Il avait été mon camarade à l'école militaire de Brienne. C'est de cette
maison que je pus voir à mon aise tous les détails de la journée. Avant d'arriver
au Carrousel, j'avais été rencontré, dans la rue des Petits-Champs, par un groupe
d'hommes hideux promenant une tête au bout d'un pique. Me voyant passablement
vêtu et me trouvant l'air d'un monsieur, ils étaient venus à moi pour me faire crier
« Vive la Nation ! » ce que je fis sans peine comme on peut le bien croire. Le
Château (Tuileries, NDLR) se trouvait attaqué par la plus vile canaille. Le Roi
avait assurément pour sa défense au moins autant de troupes qu'en eut, depuis, la
Convention au 13 vendémiaire, et les ennemis de celle-ci étaient bien autrement
disciplinés et redoutables. La plus grande partie de la garde nationale se montra
pour le Roi : on lui doit cette justice... Le palais forcé et le Roi rendu dans le sein
de l'Assemblée, je me hasardai à pénétrer dans le jardin. Jamais, depuis, aucun
de mes champs de batailles, ne me donna l'idée d'autant de cadavres que m'en
présentèrent les masses des Suisses ; soit que la petitesse du local en fît ressortir
le nombre, soit que ce fût le résultat de la première impression que j'éprouvais en
ce genre. J'ai vu des femmes bien mises se porter aux dernières indécences sur les
cadavres des Suisses. Je parcourus tous les cafés du voisinage de l'Assemblée ;
partout, l'irritation était extrême, la rage était dans tous les cœurs. »

10 août 1792, Bonaparte a assisté, en témoin accablé par la violence,
à l’attaque des Tuileries par les révolutionnaires.

10 août 1792, en haut. Idem, en bas, ci-contre et pages suivantes, Jean Duplessis-Bertaux,
1793, 124x192cm, Versailles. On voit les gardes suisses en rouge (à gauche) essayer de
défendre la porte d’accès, mais ils ont dû céder face aux canons (à droite).

10 août 1792. Évocation stylisée du massacre des suisses sur les marches de l’escalier
intérieur des Tuileries. Ces gardes suisses étaient au service des rois de France depuis
1616, de Louis XIII à Louis XVI, et ils ont repris leur service de 1815 à 1830, où ils
ont été à nouveau attaqués pendant les « 3 Glorieuses ». Ils ont fait ici leur devoir (à 1
contre 20) et ils ont été en grande majorité massacrés. On voit ici qu’on les dénude
après les avoir tués.

10 août 1792. En haut, Les émeutiers menés par de multiples meneurs sont venus en force et
bien armés car une partie de la garde nationale (troupe régulière, en uniforme) s’est ralliée à
eux. En bas, combats contre les gardes suisses qui ont tenté une sortie mais, assaillis par le
nombre et sous le feu des canons, ils ont dû se replier avec beaucoup de pertes.

10 août 1792, en haut, Henri-Paul Motte (1892). La foule est entrée dans les Tuileries et les
gardes suisses ont essayé de résister. En bas et page de droite, les émeutiers, qui ont pénétré
en nombre dans les Tuileries, ont commencé le massacre des gardes suisses.

10 août 1792, en haut, M. Realier-Dumas. Bonaparte assiste au sac des Tuileries. Il aurait
sauvé un garde suisse. En bas, François Gérard. La foule déchainée a pénétré dans
l’Assemblée Nationale voisine et a fait proclamer la fin de la monarchie constitutionnelle.

François

Gérard.

Page de gauche, en haut, 10 août 1792. La famille royale s’est réfugiée à l’Assemblée
Nationale, voisine des Tuileries, pour échapper aux émeutiers et assiste à la proclamation de
la fin de la monarchie constitutionnelle. A gauche, Madame Élisabeth, jeune sœur du roi, qui
n’a pas quitté son frère et a partagé son sort, puis le roi Louis XVI et Madame Royale (14
ans), sa fille ainée, et la reine Marie-Antoinette avec le dauphin (7 ans), futur bref Louis XVII,
mort en prison en 1795. En bas, la famille royale a été emprisonnée ce jour-là à la prison du
Temple, dont les 3 adultes (le roi, la reine et Mme Élisabeth) ne sont sortis que pour des
simulacres de procès avant d’être guillotinés en 1793.

10 août 1792, J. Zoffany. Pillage des caves du roi aux Tuileries par la « populace »,
avec scènes d’orgie, de viol, de crime et la tête d’un garde suisse au bout d’une pique.

10 août 1792. En haut, après le départ de la famille royale et les combats, les émeutiers
lancent par les fenêtres des Tuileries les corps des gardes suisses tués, les dénudent et les
brulent juste devant le palais. En bas, Mise à sac du palais des Tuileries par les émeutiers.

10 août 1792, JOB. Bonaparte songeur en 1792 après la prise et le sac des Tuileries.
On peut lire sur les murs les slogans : « Mort aux tyrans » et « La royauté est abolie ». Il
est retourné en Corse à la fin de septembre, écœuré par toutes les atrocités qu’il avait
vues, venant de la Révolution et de la « Terreur » débutante en septembre.

Massacres de septembre 1792

2-7 septembre 1792, ci-dessus et pages suivantes, Jules Adolphe Chauvet,
27x33cm, musée Carnavalet, Paris. Massacres de septembre à la prison de
l’Abbaye à Paris par les membres de la Commune de Paris (hommes de main des
« Terroristes »).
Ces massacres ont eu lieu dans beaucoup de prisons françaises pour les « purger »
(dixit Marat) sous le prétexte que la patrie était en danger et que les « ennemis »
de l’intérieur devaient être rapidement éliminés. Ils l’ont été sur place, à l’arme
blanche, quel que soit le motif de leur emprisonnement (politique ou de droit
commun), hommes, femmes et même enfants.
On estime que la Révolution française a fait 700 000 victimes civiles en quelques
années. Les guerres napoléoniennes ont fait tuer aussi près de 700 000 combattants
français, mais en 20 ans et dont une grande partie était inéluctable du fait de
l’agressivité des puissances étrangères envers la France.

2-7 septembre 1792, en haut et pages suivantes, Etienne Béricourt, musée Carnavalet.
Transport des corps dénudés des nombreuses victimes de la « Terreur ». En bas et pages
suivantes, cortège d’un noble attaqué à Versailles. On le voit (en bleu) en train d’être
poignardé en haut, tandis que ses gardes sont massacrés aussi. Beaucoup de ceux qui n’avaient
pas encore émigré ont été ainsi sommairement exécutés à cette même période.


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