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Qu’est ce qui excite les enfants instables .pdf



Nom original: Qu’est-ce qui excite les enfants instables.pdf
Titre: 1Cairn.info
Auteur: 2Cairn.info

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Enf&Psy n°14 (049à099) 11/05/05 14:54 Page 93

Alexandrine Saint-Cast

Qu’est-ce qui excite
les enfants instables ?

Alexandrine Saint-Cast,

En se décrivant ainsi, ce garçon intelligent, en grande
difficulté d’adaptation sociale et scolaire, évoque directement son manque corporel, son incapacité à percevoir
immédiatement et spontanément son corps dans sa réalité
physique, en relation avec les objets et les personnes qui
l’entourent et face auxquels il doit se situer.

l’unité européenne de formation

psychomotricienne, est directrice
de l’ ARDP , coordinatrice de

permanente de l’ ISRP (Institut
supérieur de rééducation
psychomotrice et de relaxation).

C’est bien de la manière dont chacun a l’intime conviction de sa présence qu’il s’agit ici. Ce que Ajuriaguerra a
défini comme le schéma corporel, « cadre de référence sans
cesse remanié des données actuelles et du passé », sentiment
de soi indispensable à l’action cohérente et fructueuse et à
la présence rassurée.
EXPÉRIENCE

DU CORPS
ET EXCITATION

Cette interrogation sur la nature de l’expérience corporelle et sur un des rôles de l’excitation semble devoir être
réactualisée par la rencontre avec ces enfants qui nous apparaissent à la fois hyperréactifs aux stimuli et incapables de
s’organiser en fonction des paramètres extérieurs car, que
l’information soit visuelle, auditive, tactile ou kinesthésique, ils réagissent par spasme moteur.
Leur fond tonique, qui est la base et la trame de la perception et de l’expression corporelles, est instable. Les blo-

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André, 11 ans, rentre de vacances : « Il n’y a qu’en voiture que je m’endors bien. Je n’ai pas besoin de bouger,
parce que la voiture bouge… Avec les vibrations, je me sens
bien, je m’endors, je sens mon corps, sinon je me sens vide,
j’ai besoin de bouger surtout les mains… »

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L’enfant excité

cages musculaires (dystonies) semblent jouer, entre autres expressions symptomatiques, ce rôle de compensation du manque de perception du corps. Comme si ces contractions musculaires et ces
mouvements incontrôlés, en lui créant des sensations, permettaient à
l’enfant dont la conscience du corps est défaillante, de se récapituler,
dans une tentative infructueuse sans cesse rééditée de se percevoir
pour se positionner.
L’enfant est toujours « au-devant » de lui, car l’activité entraîne
l’excitation et, dès lors, les perceptions corporelles ne sont pas intégrées et mises en perspectives pour être représentées et organisées
avec cohérence.

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Les conditions actuelles de
vie de nos enfants offrentelles cette opportunité ?
Dès le plus jeune âge, un
souci excessif de stimulation
guide les choix de certains
adultes, trop soucieux d’offrir
le maximum. Prenons
l’exemple du hochet.
Ce simple jouet a atteint un
tel degré de sophistication
que l’action du bébé est
démultipliée par
l’électronique. Une simple
pression du doigt entraîne
des lumières et des bruits,
sans que l’enfant se soit
déplacé, sans qu’il ait fourni
d’effort corporel, donc sans
s’être créé à lui-même de
correspondance entre ses
sensations proprioceptives
et extéroceptives. Cela ne
risque-t-il pas de favoriser
un décalage, un déséquilibre
entre la perception des
muscles, des articulations et
les informations visuelles et
auditives ?
Ce type de situation se
renouvelle souvent,
notamment face aux écrans.
Lorsqu’il regarde un dessin
.../...

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Les enfants qui ne peuvent pas se contenir sont nombreux. Leurs
histoires individuelles sont différentes et les facteurs qui entraînent
leurs souffrances aussi divers qu’intriqués. Il est intéressant de focaliser notre intérêt sur cet aspect de l’excitation chez l’enfant instable
affectivo-caractériel, dans la mesure où il ne s’agit pas d’une
recherche de causalité directe et immédiate, mais d’une tentative de
représentation de la globalité de l’enfant.
Il est banal de rappeler qu’au fil de ses expériences l’enfant
découvre son corps en associant et intégrant toutes ses perceptions et
sensations. Cette mise en relation est subtile et fragile, soumise aux
conditions de l’environnement et, surtout, à l’entourage humain. Elle
est vécue dès la naissance dans le dialogue tonico-émotionnel, qui
est un échange corporel affectif.
ENGAGEMENT

CORPOREL ET
ENVELOPPE AFFECTIVE

Chaque situation est un bain de sensations et de perceptions,
c’est une expérience constituante si l’enfant y est actif corporellement. S’il est soutenu et protégé du risque de trop-plein émotionnel,
il pourra mémoriser progressivement et mettre en relation entre elles
ses diverses sensations.
L’engagement corporel est complet. Il ne peut pas se dérouler
sans engagement émotionnel, en dehors des affects, car il n’existe
pas de situation purement motrice. L’expérience corporelle est une
communion qui engage l’être tout entier.
L’accent est souvent mis, et à juste titre, sur la défaillance de la
constitution de l’enveloppe corporelle chez ces enfants. Or, pour que
cette limite se construise, elle doit contenir des perceptions internes,
kinesthésiques, musculaires, osseuses, viscérales, associées aux
vécus visuels, auditifs, gustatifs, olfactifs.
Trop engagé, lancé au-devant de lui, l’enfant excité nous apparaît
bien sûr dans une quête de limites mais aussi d’intériorité ; peut-être

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Des enfants stimulés
ou sur-stimulés ?

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Qu’est-ce qui excite les enfants instables ?

Ce qui peut également paraître surprenant chez ces enfants, c’est
leur fréquent manque de précision gestuelle. Les enfants instables
sont souvent dyspraxiques. Ils agissent vite, réagissent trop vite,
remuent et se déplacent, mais leur activité reste dans le registre de
l’agitation. Les observations réalisées grâce aux tests de niveau
moteur mettent en évidence la précarité de leur contrôle volontaire.
Leurs manières de faire, leurs attitudes corporelles correspondent à
celles d’enfants plus jeunes. Ils ne savent pas ajuster leurs déplacements et leur force musculaire à l’action en cours, les anticipations
sont défaillantes.
ACTIVITÉ

OU AGITATION

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Pour être adapté, le mouvement doit être organisé en fonction de
deux pôles, l’un interne, l’autre externe. Une action motrice est fructueuse quand elle atteint son but réel. Elle apporte alors satisfaction
à celui qui l’a effectuée et lui permet d’échanger avec l’autre. Pour
cela, la personne doit, automatiquement, intégrer les paramètres
extérieurs de la situation et les mettre en relation immédiate avec les
informations intéroceptives mémorisées et réactualisées. Sans cette
dynamique inter-sensorielle, l’activité devient une agitation stérile :
les situations ne donnent pas lieu à des expériences, les sensations ne
sont pas intégrées et mises en relation entre elles car elles sont trop
nombreuses, trop rapides et superficielles. Le bruit de fond intéroceptif est cacophonique.
Pour que l’intégration constituante puisse se dérouler, il semble
nécessaire qu’il y ait une mise en relation directe entre l’activité et
le résultat ainsi que des possibilités de répétition et de retour en
arrière.
Les enfants excités manquent d’aisance gestuelle, leur motricité
impulsive est souvent imprécise. S’ils peuvent donner une fausse
impression d’aisance quand ils marchent et courent, leurs réalisations motrices complexes (dissociations) sont décalées, ce qui
témoigne de leurs difficultés à établir un projet moteur précis et performant.
L’expression corporelle est d’autant plus freinée que le fond
tonique musculaire est instable. La trame émotionnelle qui sous-tend
et permet le geste et l’action est déséquilibrée dans le sens du trop ou
du trop-peu.
La rythmicité est perturbée sans doute parce qu’ils ne peuvent
pas faire la simple mise en relation entre leur objectif immédiat et le
temps nécessaire à le réaliser pratiquement. L’orientation gestuelle

.../...
animé, le spectateur voit
défiler des images simples
et rapides, souvent violentes.
Les expressions corporelles, et
donc les émotions, sont peu
variées, les visages sont figés.
Le rythme et le niveau sonore
s’associent pour créer une
excitation captivante. L’effet
hypnotique est accentué par la
surstimulation visuelle, parfois
renforcée par le passage
d’images psychédéliques et
la répétition de séquences
simples.
L’enfant est passif dans le
sens où il ne bouge pas. Il est
stimulé sans que son corps
puisse jouer son rôle
d’exutoire émotionnel et de
moyen d’expression et d’action
sur l’environnement, sans que
son imaginaire s’associe à sa
créativité et s’exprime dans
son action sur la réalité.
Devant la télévision,
l’enfant, captivé (ou captif de
l’image) semble stable, ses tics
disparaissent. En revanche,
lorsqu’il se retrouve à nouveau
immergé dans la réalité
physique, ne sachant pas
utiliser ce corps méconnu,
il se désorganise et tente
maladroitement de compenser
ses manques.

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comme si ses mouvements et ses gestes étaient producteurs de sensations dont l’immédiateté devait compenser pour un bref temps son
sentiment de perte de soi.

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L’enfant excité

« Il faut la rencontre de
deux séries, motrice et
sensorielle, pour que la vie
de relation puisse offrir ses
propres éléments à l’action
discriminative de la
conscience. »
Henri Wallon

est approximative. L’espace corporel interne et l’ordonnancement
extérieur ne s’articulent pas, ne coïncident pas. Il semble ainsi que
leur symptôme résulterait à la fois d’un trop-plein de stimulations
extéroceptives et d’un manque de vécu intéroceptif. D’autant plus
que ces « habitudes » de vivre en mettant le corps à distance apparaissent dès la naissance, par exemple, dans la difficulté de certains
parents à porter l’enfant dans leurs bras.
Le geste harmonieux, abouti et adapté, source de plaisir, naît à
partir des sens et des perceptions. Il s’étoffe et se densifie en prenant
du sens. A contrario, le mouvement exacerbé, hyper-réactif, impulsif est comme décollé de son ancrage réel, entièrement soumis à
l’état psychique immédiat de l’enfant. Jamais abouti, il ne produit
alors, ce qui peut paraître paradoxal chez l’instable, que de l’impuissance.
LE

TRAVAIL EN PSYCHOMOTRICITÉ
AVEC ANDRÉ

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Sa mère le décrit comme nerveux, les enseignants se plaignent de
sa désorganisation et de son chahut. Il est peu sportif et, dans un
souci « élitiste », il n’a pas suivi de grande section de maternelle
pour gagner un an à l’école.
André est grand, poli. Sa morphologie est celle d’un enfant plus
jeune. Sur un fond musculaire hypotonique apparaissent de nombreuses paratonies et réactions de prestance qui donnent à sa corporéité une expression théâtrale. Son regard vif semble sauter d’un
objet à l’autre. Lorsqu’il cesse de remuer, il bloque sa respiration par
un tic nasal ou se mord les lèvres.
Son vocabulaire se veut précis, mais André laisse l’impression de
ne pas répondre exactement aux questions, de sortir toujours un peu
du sujet de l’échange.
Le bilan psychomoteur
Il marche sans poser ses talons au sol, le haut du buste bloqué. Sa
motricité est désadaptée, car les dissociations se désorganisent vite.
Sa dominance latérale n’est pas homogène, ce qui concourt à son
déséquilibre tonicomoteur. Ses élans rythmiques sont trop rapides
pour être réguliers, il ne se freine pas volontairement. L’adaptation
spatiale lui demande réflexion. Les imitations de gestes sont
approximatives et témoignent du manque d’intégration de l’axe du

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André, aîné de trois enfants, vit avec sa mère et ses sœurs. Il a
peu de contact avec son père, qui souffre de PMD. André ne tient pas
en place, ne se concentre pas, sauf quand il joue sur l’ordinateur où
il peut passer des heures. Il est ensuite irritable, hyper-émotif jusqu’à
vomir.

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corps comme pivot dans l’organisation proche et lointaine. La représentation du personnage dans le dessin est simple, figée, les vêtements sont représentés en transparence : « un extraterrestre ».
Cette situation de bilan met en évidence les difficultés d’André à
être en relation par l’intermédiaire de son corps et à maîtriser sa gestualité en fonction de son environnement.
Malgré ses tentatives pour la masquer, son expression émotionnelle est exacerbée. Cette dyspraxie est sans doute en lien avec des
défaillances anciennes dans son développement psychomoteur. Au
travers du discours de la maman et de l’observation des dysharmonies psychomotrices (décalage dans les âges de réussite aux différents items du bilan), on peut envisager qu’avant l’âge de 5 ans,
André n’a pas connu de situation lui permettant d’intégrer des
repères corporels propres, dans le temps et l’espace. Il a sans doute
eu peu d’expériences répétées et adaptées à son âge telles que des
activités de jeux moteurs, de manipulations simples, dans un climat
d’échange et de plaisir avec ses parents. En revanche, ceux-ci lui
proposaient des jeux « éducatifs ».

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Le travail individuel en psychomotricité avec André associe plusieurs approches complémentaires. Il se déroule en même temps
qu’une psychothérapie verbale. Des activités dynamiques favorisent
l’enrichissement des perceptions corporelles dans l’action adaptée et
précise. La relaxation doit lui permettre de découvrir son corps dans
l’immobilité pour une expérience approfondie et un repérage de
base. Les situations médiatisées d’expression (corporelle globale,
graphique, modelage) soutiennent son expression à partir de la description des vécus.
L’objectif est qu’André puisse modifier, affiner, la perception de
son corps, engagé dans une relation tonico-émotionnelle où la psychomotricienne tente de recevoir et de contenir l’enfant par son
propre engagement et positionnement, par son contact, son regard et
ses variations toniques.
Le travail de renforcement des fonctions psychomotrices de base
(motricité, organisation corporelle dans l’espace et le temps) lui permet également d’asseoir ses actes sur leurs conséquences pratiques
directes.
Les difficultés d’André ne viennent pas uniquement du manque
de stimulations corporelles dans sa petite enfance, des apprentissages trop précoces auxquels il a dû faire face ou des habitudes
d’une famille qui se considère comme « intellectuelle ». Si son
entourage n’a pas su répondre à ses besoins, c’est, sans doute, l’expression d’un dysfonctionnement familial dont une des consé-

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Le travail en psychomotricité

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L’enfant excité

quences est le sentiment de décalage ressenti dans les échanges avec
ce garçon qui réagit trop et cependant semble surfer.
La psychomotricité peut lui offrir l’opportunité de tisser des liens
autour d’une expérience corporelle unifiante.
RÉFLÉCHIR

AVEC LES PARENTS

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L’enfant excité réagit trop, comme dans une attitude sensorimotrice où le stimulus entraîne une réponse immédiate et diffuse qui
ne laisse pas le temps ni l’espace à la représentation. Face aux flux
de perceptions et de sensations que constitue toute situation relationnelle, il ne possède pas les cadres de référence psychomoteurs de
base (charpente tonique, schéma corporel, repérage spatio-temporel)
qui permettent d’associer les informations et leurs significations et
d’organiser des attitudes régulées. Il se laisse entraîner dans l’agir, se
lance avec d’autant moins de retenue que ce qu’il ressent de l’intérieur est désorganisé et parcellaire.
Se poser la question des influences des expériences quotidiennes
sur les réactions des enfants aide certainement à saisir la dynamique
des symptômes et à les prévenir par un accompagnement des
parents. Cela peut permettre de mener avec eux une réflexion sur
leurs habitudes et leurs choix de vie, dans leurs aspects les plus
concrets, pour les aider à identifier les besoins de leur enfant mis en
regard de leurs désirs et de leurs difficultés à échanger avec lui.

BIBLIOGRAPHIE
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Les conditions matérielles, physiques, dans lesquelles l’enfant
évolue sont dépendantes des choix, des investissements, des représentations, des fantasmes et des difficultés des parents. Elles inscrivent l’enfant dans son histoire familiale et son environnement social.
Elles ont des conséquences directes parce qu’elles sont vécues et
mémorisées, qu’elles le façonnent physiquement et construisent son
sentiment corporel.

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RÉSUMÉ
Les enfants excités bougent beaucoup. Pourtant, leur gestualité
est souvent peu organisée, peu harmonieuse et peu performante.
Ce manque de maîtrise peut être mis en relation avec des carences
intéroceptives. L’expérience du corps en psychomotricité et
relaxation semble pouvoir les aider à réguler leur réactivité
tonico-émotionnelle.

Mots-clés
Expérience corporelle,
émotion, conscience du
corps, repérage spatiotemporel,
psychomotricité.

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